La symphonie pastorale

GIDE, ANDRE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 09/10/08
LES NOTES :

à partir de
7,20 €

SYNOPSIS :

« [...] je n'ai point encore dit l'immense plaisir que Gertrude avait pris à ce concert de Neuchâtel. On y jouait précisément La symphonie pastorale. Je dis "précisément" car il n'est, on le comprend aisément, pas une oeuvre que j'eusse pu davantage souhaiter de lui faire entendre. Longtemps après que nous eûmes quitté la salle
de concert, Gertrude resta encore silencieuse et comme noyée dans l'extase. - Est-ce que vraiment ce que vous voyez est aussi beau que cela ? dit-elle enfin. [...] - Ceux qui ont des yeux, dis-je enfin, ne connaissent pas leur bonheur. - Mais moi qui n'en ai point, s'écria-t-elle aussitôt, je connais le bonheur d'entendre. »
1 personne en parle

Suisse, fin du XIXe siècle. Lors d'une visite mortuaire, un pasteur découvre une jeune fille aveugle, prostrée dans un coin de la maison de la défunte. L'homme, marié et père de famille, la ramène chez lui. Il va l'éduquer, l'ouvrir au monde, lui apprendre à lire en braille et à s'exprimer.J'ai découvert André Gide au lycée, enthousiasmée par 'Les caves du Vatican', 'Les Faux-Monnayeurs', 'La symphonie pastorale' et quelques autres de ses textes. J'ai donc inscrit ces ouvrages dans ma "liste à relire", histoire de voir ce que j'appréciais à l'adolescence, et si j'y suis toujours sensible.Déception ici sur le contexte qui semble calqué sur celui de 'Victor de L'Aveyron' (Jean Itard), l'histoire de Helen Keller, et 'Le grillon du foyer' de Dickens... Déception également sur la crédibilité de l'intrigue, notamment les progrès fulgurants de la jeune femme.Le propos, en revanche, est très intéressant. L'égoïsme de ce pasteur, sa lâcheté, sa mauvaise foi représentent l'hypocrisie religieuse, telle que la perçoit Gide. La cécité et le parcours vers la "clairvoyance" (via l'éducation, la culture) évoquent les propres difficultés de l'auteur à s'affranchir d'une éducation protestante stricte, et notamment à oser vivre son homosexualité.Un grand classique à savourer en passant outre les invraisemblances, les raccourcis et les lourdeurs qu'on peut y trouver.--- Ouvrage adapté au cinéma en 1946 par Jean Delannoy. Le regard de Michèle Morgan m'y semble un peu trop expressif et mobile pour celui d'une aveugle, mais bon... Canel

Canel
26/10/13
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.12 kg

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