La tache

ROTH, PHILIP

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/09/02
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

À la veille de la retraite, un professeur de lettres classiques, accusé d'avoir tenu des propos racistes envers ses étudiants, préfère démissionner plutôt que de livrer le secret qui pourrait l'innocenter. Tandis que l'affaire Lewinski défraie les chroniques bien-pensantes, Nathan Zuckerman ouvre le dossier de son voisin Coleman Silk et découvre derrière la vie très rangée de l'ancien doyen un passé inouï, celui d'un homme qui s'est littéralement réinventé, et un présent non moins ravageur : sa liaison avec la sensuelle Faunia, femme de ménage et vachère de trente-quatre ans, prétendument illettrée, et talonnée par un ex-mari
vétéran du Vietnam, obsédé par la vengeance et le meurtre. Après Pastorale américaine et J'ai épousé un communiste, La tache, roman brutal et subtil, complète la trilogie de Philip Roth sur l'identité de l'individu dans les grands bouleversements de l'Amérique de l'après-guerre, où tout est équivoque et rien n'est sans mélange, car la tache «est en chacun, inhérente, à demeure, constitutive, elle qui préexiste à la désobéissance, qui englobe la désobéisssance, défie toute explication, toute compréhension. C'est pourquoi laver cette souillure n'est qu'une plaisanterie de barbare et le fantasme de pureté terrifiant.»
9 personnes en parlent

Tandis que l'affaire Lewinsky défraie les chroniques bien-pensantes, Coleman Silk, éminent universitaire du Massachusetts, est mis à la retraite pour avoir prétendument tenu des propos racistes envers certains étudiants. Or, il préfère démissionner plutôt que de livrer le secret qui pourrait l'innocenter ! En effet, derrière la vie très rangée de l'ancien doyen, se cache un passé inouï, celui d'un homme qui s'est littéralement réinventé, et un présent non moins ravageur : sa liaison avec la jeune et sensuelle Faunia, femme de ménage supposé illettrée et talonnée par un ex-mari vétéran du Viêt-Nam, obsédé par la vengeance et le meurtre."La tache" est un roman brutal, puissant, subtil, brillant et complexe sur le mensonge et l'identité de l'individu dans les grands bouleversements de l'Amérique de Bill Clinton en pleine affaire Lewinsky, en crise de pureté pour ne pas dire de purification. Ce roman aborde le sujet de la tolérance ou plutôt de l'intolérance, sous bien des formes : intolérance raciale, intolérance sociale, intolérance face à la liberté de disposer librement de son esprit et de son corps... Ce roman traite aussi du traumatisme de la guerre du Viêt-Nam qui, presque un quart de siècle après sa fin, marque toujours au plus profond et de manière indélébile, directement ou indirectement, bon nombre des personnages du livre.On peut reprocher quelques longueurs dans ce récit, ici ou là, des passages excessivement statiques, mais le talent de Philip Roth se fait jour dans sa maîtrise d'un humour burlesque et grave, délicieusement provocateur, et sa capacité à interrompre la satire pour entraîner son lecteur quelque part entre tristesse et sagesse, vers l'amertume et la désillusion, vers la tragédie.Philip Roth invite à la réflexion en rendant furieusement contemporaines des problématiques millénaires : changer de vie, est-ce trahir ?

Kara
14/01/09
 

La Tache, le vingt-quatrième roman de Philip Roth (sans compter ses autres travaux), ressemble à un agglomérat de thèmes et de personnages qui lui tenaient à cœur et qu’il n’était pas parvenu à caser dans un précédent roman.Coleman Silk, le doyen de l’université d’Athena, en Nouvelle-Angleterre, est un professeur reconnu de littérature antique, qui, du jour au lendemain, est accusé de propos racistes. Sans le soutien de la part des professeurs de sa génération, rejeté par les plus jeunes, il se retrouve seul sur le banc des accusés, à une époque où le racisme est fustigé. Vaincu, il prend sa retraite et vit isolé.C’est en 1998 que l’écrivain Nathan Zuckermann, le héros de quelques uns des romans de Philip Roth, rencontre Coleman, son voisin à présent retraité, et s’intéresse de près à son histoire. La narration, qui fait de Nathan le témoin du naufrage personnel d’un autre personnage, est on ne peut plus classique : parfois, le « classique » a du bon ; parfois non. Les personnages « tiennent debout » davantage parce qu’ils sont brisés par un passé tragique que parce qu’ils sont décrits avec succès par Philip Roth (et la traductrice).À travers Nathan qui raconte à la première personne, on découvre que Philip Roth ressort une énième fois la topique de l’identité : Coleman Silk n’est pas ce qu’il donne à voir. À l’âge adulte, il a enterré au fond de son être un secret, que ni sa femme ni ses enfants ne connaissent, au prix du sacrifice. Cet homme, en se réinventant, met en scène le rêve américain. Comment, lorsqu’on est défavorisé par une origine sociale ou ethnique, parvient-on à s’élever au-delà des « handicaps » et à réaliser son rêve ?Par ailleurs, l’individu qui occupe de hautes fonctions sociales ou professionnelles se doit d’avoir une vie privée irréprochable (marié et bon père de famille) ; et lorsque la vie privée entache l’image de l’homme publique, les répercussions sociales, familiales et psychologiques peuvent être irréparables. Philip Roth a su capter l’air du temps et le puritanisme américain. Mais il a également ajouté à l’ensemble une petite touche faussement contestataire (« c’était mieux avant ») surtout à partir du dernier quart, longtemps après que l’intrigue soit tassée – quand le livre tarde vraiment à se refermer.Lisez la suite de la critique sur mon blog :http://www.bibliolingus.fr/la-tache-philip-roth-a80136666

Lybertaire
15/02/13
 

La Tache a été écrit au beau milieu de l'affaire Lewinsky. Le roman permet ainsi à Philip Roth de critiquer les mœurs américaines, cette focalisation quasi-maladive sur les affaires à caractère sexuelle, focalisation qui se fait bien sûr au détriment de la critique de l'action politique des hommes au pouvoir. C'est aussi l'histoire de Coleman Silk qui a tout fait au cours de sa vie pour changer de destin, s'échapper du chemin tracé par sa famille. Ce qui entraine pour lui le port d'un lourd secret, secret pour qui pourrait le sauver de l'accusation de racisme mais qui pourrait aussi le décrédibiliser. Coleman arrive à se sortir du déterminisme vers lequel sa famille aurait pu le porter. Ce qui n'est pas le cas de Delphine Roux, française exilée aux Etats-Unis, qui en croyant pouvoir sortir de certains carcans français ne fait que rentrer dans le moule de l’hypocrisie de la pureté des actes. Donc le sujet abordé est intéressant mais je dois avouer que le milieu du livre, avec la multiplication des longs récits des histoires des personnages secondaires m'a moyennement plu.

Chiwi
31/12/12
 

Philip Roth est surprenant, il discourt pendant des pages et des pages d'un point de détail, et on se laisse totalement envoûter par sa plume. Pour autant il n'y a pas de douceur dans ses propos, c'est du brut, de l'exposé, du raffiné de haut vol. Le grand mot de La tache c'est le secret. Au delà de portraits très réussis, de la peinture au vitriol d'une Amérique hypocrite et patronnesse, tous les personnages ont un secret; Coleman bien sûr, mais aussi sa soeur (qui avait gardé le contact), Faunia, Delphine Roux, Les... Et ils sont tous si méticuleusement décrit jusque dans leurs moindres recoins, qu'une fois la dernière page tournée, on a l'impression de les avoir réellement connus, on s'est enrichis de leur histoire, et on est un peu tristes, finalement, parce qu'elle n'était pas belle. Sylvie Sagnes

SagnesSy
21/07/12
 

Lu lors de sa sortie...mais je garde un souvenir fort de ce livre où un universitaire est contraint à la retraite pour de prétendus propos racistes; il ne peut ni ne veut se défendre car il a un secret...J'aime beaucoup P. Roth en général; je me souviens du temps où on ne parlait que de Portnoy et son complexe.... berthe

afbf
10/06/15
 

Coleman Silk a un secret, un secret bien scellé au fond de son âme, un secret qui a courageusement survécu aux années lumières de Coleman. Il a suffit, à deux années de sa retraite, car Coleman est professeur de l'université, qu'il soit traité de raciste pour avoir prononcé le mot Zombis à l'encontre de deux étudiants absents qui sont en fait noirs, pour que le plus grand secret de Coleman refasse surface et déstabilise son être, pour la simple raison que Coleman Silk est noir, et que personne ne l'a jamais soupçonné, ni sa femme, ni ses enfants, encore moins ses petits enfants...Un beau livre!

PiertyM
10/06/15
 

Nathan Zuckerman (alter ego de l'auteur) est ami avec le doyen de la faculté d'Athéna, un certain Coleman Silk. Ce dernier lui demande d'écrire un livre sur lui, et plus précisément sur les conditions de son éviction du campus après une obscure affaire de racisme due à un mot prononcé devant les étudiants. Nathan s'attache à cette personnalité forte dont "la rage avait réquisitionné tout son être", blessé à mort par ce qu'il considère comme une injustice flagrante. Car, outre le fait que Zuckerman soit considérée comme raciste, il subit aussi une lapidation publique de par sa relation suivie avec Faunia, simple femme de ménage illettrée.Son plus grand adversaire est une femme qu'il a pourtant lui même embauché, Delphine Roux, une prof de littérature en mal de reconnaissance, "une hystérique à la petite semaine" en constant conflit avec son éducation bourgeoise et ses désirs.Cependant, ce qui fait la profondeur de ce grand roman, c'est la "tache" profonde de Coleman, son secret que même sa femme et ses enfants ne connaissent pas. Pour cela, il a rompu avec sa famille, sa mère qui lui dira lors de la séparation: "tu penses en prisonnier. Tu es blanc comme neige, et tu penses en esclave". Pour réussir, il a renié ses origines. C'est en sorte un révolutionnaire à sa manière car il s'est autorisé "à dénoncer, une fois arrivé à sa majorité, le contrat établi à sa naissance." Tout le paradoxe du roman vient de là: on accuse un homme de racisme alors que lui-même a su cacher ses origines...A cela vous ajoutez le feuilleton du "Monicagate" (nous sommes en 1998), et Philip Roth analyse avec brio la société américaine qui, sous couvert de liberté et d'égalité des chances, masque ses injustices les plus flagrantes et ne réussit pas à s'occuper de ceux qui lui ont rendu service. Les personnages en présence, Delphine, Lers, Coleman, Faunia, ne sont que les symboles du mythe américain trompeur et les victimes collatérales de la Grande Hypocrisie. A mon avis, le meilleur roman de Philip Roth avec "un homme", tout en finesse de récit et d'analyse. Les personnages en présence, Delphine, Lers, Coleman, Faunia, ne sont que les symboles du mythe américain trompeur et les victimes collatérales de la Grande Hypocrisie. A mon avis, le meilleur roman de Philip Roth avec "un homme", tout en finesse de récit et d'analyse. vivi

vivicroqueusedelivres
11/02/12
 

La Tâche est le deuxième roman de Philippe Roth que je lis, après Portnoy et son complexe, et j'ai été un peu déçue. S'il offre des très bons passages, ce récit tire par d'autres moments en longueur. La jeunesse de Coleman, la partie consacrée à Delphine Roux (particulièrement savoureuse pour les petits frenchies un peu au fait des habitudes universitaires françaises), celle sur le retour du Vietman de Les et sa "thérapie" d'ancien combattant, se lisent d'une traite. J'ai été beaucoup moins convaincue par tout ce qui ne relève pas de la digression et fait le coeur du récit, soit l'amitié du narrateur avec Coleman, et l'histoire d'amour dont il est le témoin.Dommage, car certains passages m'ont vraiment plu. JK

thetys258
04/12/10
 

C'est peu de dire qu'il m'a été difficle de rentrer dans ce livre. Je le trouvais lourd, lent, long, collant, pesant. Mais j'ai persisté. J'ai appris le rythme de ce livre. J'ai compris qu'il me fallait me plier à son rythme, que cette fois ce ne serait pas l'inverse. Alors je me suis pliée et je n'ai pas cédé. Et il y a eu dans ce narrateur si monocorde quelques chose comme un fil qui sortait du cadre, je m'y suis attachée et c'est lui qui m'a tirée. Vers le haut. Vers le bout de sens dont j'avais besoin. Et avec lui l'échevau de la langue s'est mis à tourner, à bourdonner, à bercer et à vivre. Et j'ai aimé. Allez leur prêter vos jambes et vos bras: La Cimade: http://www.cimade.org/Les Embrassés: http://les-embrasses.blogspot.com/

Thetique
11/10/09
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.45 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JOSEE KAMOUN

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