La terre qui penche

MARTINEZ, CAROLE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 20/08/15
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SYNOPSIS :

Blanche est morte en 1361 à l'âge de 12 ans mais son âme a continué de vieillir afin de perpétuer le souvenir des événements qui ont mené l'adolescente jusqu'à un sort funeste. Depuis sa tombe, elle raconte

comment son père l'a conduite dans la forêt, vêtue de ses plus beaux atours et offerte au diable afin de faire cesser les temps de misère et d'éloigner l'ombre du mal noir qui a déjà tant tué.

"Des pentes couvertes de vignes, une rivière tumultueuse et sa gardienne la fée verte, son château "le domaine des murmures", voila le cadre de ce nouveau roman. Notre héroïne, Blanche, âgée de onze ans, partage sa voix avec celle de son âme qui hère depuis le 14ème siècle, jeune noble elle est promise au fils du châtelain. Blanche va réussir à s’affirmer dans un monde violent, un monde charnel dans lequel le noble avait droit de cuissage, un monde d’hommes. Roman moderne et rempli de fables et de contes que le lecteur aura plaisir à lire." - Franck, libraire au Furet de Lille, Anaïs, libraire au Furet d'Aéroville
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La terre qui penche comme celle des coteaux de la vigne vers la vallée où coule une rivière étrange. 1361, la peste a quitté le domaine des Murmures. Le seigneur Martin peut promettre sa fille Blanche à Aymon de Haute-Pierre. Mariage dans deux ans, car ce ne sont que des enfants. Des enfants particuliers : Aymon plutôt simple d’esprit et Blanche plutôt farouche, indépendante mais non dénuée de sentiments. La nature foisonne et joue un rôle important. Le Moyen Age bat son plein avec ses mystères, son merveilleux, ses croyances, ses interdits. La petite fille et la vieille âme se succèdent tout au long du roman qui baguenaude dans le temps, dans l’espace des sorcières, gentes dames et seigneurs cruels. Une bouffée d’air aux essences oubliées, loin du réalisme cartésien contemporain.
lHURLU M

J'avais lu Du domaine des Murmures à sa sortie. Et je suis tombée par hasard sur Le coeur cousu cet été. Deux lectures proches du coup de coeur.Et là, encore un super moment de lecture avec La terre qui penche. On retourne aux Murmures, quelques siècles plus tard. On entend même parler d'Esclarmonde, l'héroïne Du domaine des Murmures. Le Moyen-Âge n'était pas une période faste pour les femmes, même pour les filles d'un Seigneur. Et pourtant, Blanche, notre très jeune héroïne, parvient à se faire une place dans ce monde où les hommes (les puissants) font ce qu'ils veulent, prennent ce qu'ils veulent et où les femmes subissent les choix qu'on leur impose.Carole Martinez met en place une ambiance de conte, avec ogre, sorcière, cheval magique, enfant-soleil. La forêt entourant les Murmures est enchantée, la rivière est vivante. Et on se laisse entraîner sans retenue dans ce monde-là, cru, Moyen-Âge oblige, violent mais aussi plein de sensualité. (octobre 2015)

Pitchoubinou
07/10/15
 

Cette terre qui penche sur laquelle il est impossible de cultiver autre chose que du raisin pour y fabriquer le vin, abrite en son sein une rivière sacrée, la Loue, dont les colères aussi dangereuses qu'imprévisibles ont forcées le respect des riverains. C'est en ce lieu aussi qu'on retrouve le domaine des Murmures, qui en 1361, est dirigé par Haute-Pierre.Blanche a grandi sans mère, emportée par la peste noire. Depuis, son père noie son chagrin en multipliant les conquêtes, les bâtards, et en se défoulant sur la gamine à coups de badine. Car Blanche parle trop, même pendant son sommeil, et il pense que la violence lui apprendra le silence:" Ma tête se vide par ma bouche, tout s'échappe, par flots, je revis chaque journée, bonheurs et peines, je régurgite tout ça sans en avoir conscience.(...) Durant mon sommeil, je torture sans retenue qui m'a contrainte, et nombreux sont ceux qui me contraignent dans ce château de mon père où les filles n'ont qu'à bien se tenir."Alors quand son père l'emmène avec lui, parée comme jamais elle ne l'a été, elle se demande si elle ne va pas être offerte en sacrifice au diable filou qui joue encore avec les nerfs des humains après les avoir fait souffrir à travers le mal noir. Et puis, Blanche est rousse, n'est-ce pas là un signe du malin?En fait, son père veut s'en débarrasser en la promettant en mariage au fils de Haute-Pierre, le beau Aymon. Sauf que, sous ses airs angéliques, Aymon est un esprit simple, un peu sauvage, comme lorsqu'il se mêle à la meute:"Il n'est pas redevenu homme et il me semble qu'il n'en a jamais été un. Ses longues boucles blondes lui couvrent le visage et trempent dans l'eau sale qu'il lape bruyamment dans leur gamelle avant de se ruer de nouveau sur l'une des bêtes..."Dans le domaine des Murmures, Blanche va s'épanouir en y trouvant la douceurs, l'attention et l'harmonie qui lui ont tant manqué auprès de son père. Elle se sent irrésistiblement attirée par la Loue, la rivière qui borde le château et dont on raconte qu'elle est sacrée. A force d'y plonger, n'a-t-elle pas rencontré la Dame Verte, la maîtresse des lieux, celle qui affirme: "je suis la Terre qui penche et la rivière qui court", "je suis une très ancienne croyance que le Dieu unique a détrôné au cœur des hommes" ?"Les secrets de famille sont des fantômes, on les enterre, mais ils nous hantent. Si je doutais de mon existence, je dirais même que ce sont les seuls vrais fantômes. Mais peut-être ne suis-je qu'une simple histoire de famille qui se cherche désespérément un sens..."La petite fille et la vieille âme se font écho, et tentent de comprendre leur histoire. Les souvenirs sont perfides et la mémoire ne garde pas toujours l'essentiel. Alors, il faut trouver quelqu'un qui racontera l'idylle entre Martin et Marie et la naissance de Blanche."La mémoire est une alchimie merveilleuse, certains souvenirs nous donnent l'illusion du réel. Pourquoi retenons-bous cette minute plutôt qu'une autre? Ce minuscule détail-là?"Gorges de la Loue (Doubs)Ainsi, souvent les souvenirs délicieux s'avèrent n'être que "des trompe l’œil de fortune, bricolé(s) à partir de lambeaux de sensation."Blanche, surnommée le Chardon, l'Oiselot ou la Minute, va trouver auprès de la Loue la réponse à se questions, mais à quel prix? Car la rivière se fâche souvent, son sang vert n'en finit pas de bouillonner toujours dans ses profondeurs...Carole Martinez retrouve les terres du domaine des Murmures, deux siècles après. Le monde s'yreconstruit après le fléau de Dieu, et sur la Terre qui penche, mieux vaut fuir le diable filou que l'affronter, quitte à subir les sautes d'humeur de la Loue:"Après les orages, les gens d'ici remontent la terre, à la hotte et au seau, ils refaçonnent les coteaux, replantent les ceps, réparent le pays pour qu'il s'incline à nouveau."Les murmures sont-ils des morceaux de souvenirs épars? A mi chemin entre le conte fantastique et merveilleux, Carole Martinez enrichit son récit de mystère et de poésie. Blanche est l'éternelle enfant avide de connaître ses origines, et même sa vieille âme n'y pourra rien changer.Les deux voix, si éloignées pourtant par le temps qui passe, se confondent finalement pour n'en former qu'une, universelle et chatoyante, curieuse et bien avisée.La terre qui penche est un bien joli roman, replongeant le lecteur dans le Moyen-Age, ses coutumes et ses croyances, avec un récit à la fois brutal, doux et sensuel.A découvrir. vivi

vivicroqueusedelivres
28/08/15
 

Blanche, fille d'un seigneur, meurt en 1361 à l'âge de douze ans. Mais, son âme qui a vieilli par-delà les siècles est restée et partage ses souvenirs dans la tombe avec la petite fille qu'elle a été. Dans un Moyen-Âge mi-réel, mi fantasmé, les légendes qui mêlent déesses de l'ancien temps, magie et preux chevaliers, se confrontent aux dures réalités de la Peste et de la Mort.Blanche a onze ans et, bien que toute menue, elle a un fort caractère et ne veut déjà plus obéir à son tyran de père. Tout ce qu'elle souhaite, c'est apprendre à lire et écrire et pouvoir broder son nom sur sa petite chemise. Quand son père l'emmène au Domaine des Murmures pour la marier quelques années plus tard, à Aymon, le fils du seigneur de Haute-Pierre, elle voit là l'occasion d'obtenir un peu de liberté. La vie est bien mieux au Domaine des Murmures, où elle est choyée par le seigneur de Haute-Pierre et sa femme, et surtout éduquée par Maitre Claude. Aux côtés d'Aymon, simple d'esprit et attachant, et de Bouc son fidèle cheval, Blanche grandit, s'épanouit et découvre avec intérêt le passé de son père et de sa mère, décédée trop tôt.Carole Martinez nous emmène à nouveau au cœur du Moyen-Âge, deux siècles après l'histoire d'Esclarmonde et la magie de sa plume, charnelle et cruelle à la fois, fonctionne encore à merveille et même mieux, car je n'y ai pas retrouvé les quelques défauts ressentis dans Du Domaine des Murmures. Avec La Terre qui penche, Carole Martinez ensorcèle son lecteur qui voit avec appréhension la dernière page se rapprocher de plus en plus vite. Même si l'action se situe à l'époque médiévale, les thèmes évoqués sont intemporels et universels : l'émancipation des femmes, la relation père/fille, l'enfance qui se termine... Carole Martinez a écrit un superbe roman qui décrit avec brio les conditions de vie au Moyen-Âge, et notamment la vie des femmes, tout en emportant son lecteur du côté de la magie et du merveilleux : une pépite à lire absolument ! http://leschroniquesassidues.blogspot.com/

chroniquesassidues
26/12/15
 

La Terre qui penche Ce roman est dense et puissant. On s'attache très vite aux personnages, aux destinées. Carole Martinez renoue avec son talent de conteuse sur un fond historique authentique. Sa langue est hypnotisante et chantante, magique.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.41 kg