La trahison de thomas spencer

BESSON, PHILIPPE

EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 08/01/09
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Le destin de deux jeunes Américains liés par une amitié exceptionnelle. Sur les rives du Mississippi, ils vivent une jeunesse insouciante et radieuse, à l'abri de l'agitation du monde. Jusqu'à ce que l'effervescence des années 1960 les rattrape. Ils ne sont pas frères, mais se disent jumeaux. Paul et Thomas sont, en effet, nés le même jour. Ce hasard les a rendus inséparables. Leur enfance se déroule à Natchez, dans le Sud des États-Unis, au fil de baignades inoubliables dans le fleuve. Les années 1950 sont, pour eux, un âge d'or. Les années 1960 ont le goût de la jeunesse. La télévision, petite lucarne sur l'extérieur, délivre les images toutes faites d'une Amérique triomphante. Le duo Paul/Thomas connaît des heures inoubliables. Pendant longtemps, ils croient leur amitié inaltérable. Jusqu'à leur rencontre avec Claire, une jeune femme libre. Donc dangereuse. Un parcours de trente ans dans une Amérique ambivalente, traversée par des conflits politiques qui révèlent ses propres contradictions. Naître le
6 août 1945, jour où le feu nucléaire dévasta Hiroshima, prédestine-t-il à embrasser le cours de l'Histoire ? De la guerre de Corée à celle du Vietnam, de l'assassinat de Kennedy à celui de Martin Luther King, des soubresauts de la ségrégation à l'incendie des campus universitaires, l'Amérique n'en finit pas de se tordre dans ses propres convulsions. Et de trahir ses valeurs. De son côté, Thomas est embarqué dans les mouvements de révolution des moeurs, tandis que Paul choisit, lui, l'engagement militaire contre les vietcongs. Des divergences d'opinion qui les conduiront à commettre chacun l'irréparable. Philippe Besson a toujours aimé observer et disséquer la complexité des liens qui se nouent entre trois personnages plongés dans une situation romanesque brève et singulière. Pour la première fois, il confronte ses personnages à la durée et à l'influence de l'environnement historique pour en revenir à ce qu'il estime être l'essence de la vie d'un être humain : l'imparable dictature des sentiments.
7 personnes en parlent

C'est la première fois que, dans un roman de Philippe Besson, l'homosexualité masculine est latente. Le désir du corps de l'autre, en l'occurrence dans ce cas là, celui de son meilleur ami, se meut en envie, en amitié profonde et désincarnée. seulement, Besson décide de faire de la femme celle par qui le scandale et la rupture arrivent... les chapitres sont courts et rythmés par les événements politiques et sociaux américains entre les années 45 et 75. L'écriture est fluide malgré une lourdeur dans le traitement des sentiments de chacun. Le narrateur est Thomas: il écrit pour extraire un peu de sa souffrance. Il a trahi son meilleur ami. Dès le début, le lecteur sent qu'une femme va rompre l'équilibre tranquille de l'amitié; dès le début, le lecteur sent que la guerre du Viet Nam va être l'événement politique qui va changer la donne; et enfin, dès le début, le lecteur sent que la fin sera tragique. Entre ces trois moments, de belles lignes, des moments de grâce même si le sujet traité n'est pas original. Finalement ce dernier roman de Philippe Besson m'a réconciliée avec cet auteur qui m'avait tellement déçu avec un instant d'abandon. vivi

vivicroqueusedelivres
21/02/12
 

Paul et Thomas sont nés le même jour, le 6 août 1945, et ont grandi côte à côte à Natchez, dans le Sud des États-Unis. Depuis toujours ils s'aiment comme deux frères et sont inséparables, amis "à la vie à la mort". Thomas, le narrateur, a aujourd'hui trente ans, et il raconte leur histoire : l'enfance insouciante faite de baignades dans le fleuve Mississipi, les parties de pêche, les émois de l'adolescence, les petits riens et les grands événements qui vont jalonner leurs vies, forger leurs caractères, construire leurs personnalités et souder leur amitié qu'ils pensent inaltérable. Jusqu'à leur rencontre avec Claire...L'intrigue est celle, classique, du triangle amoureux. D'où des péripéties un peu prévisibles et convenues : l'insouciance de la jeunesse, puis les tiraillements entre l'amitié et l'amour et, enfin, la trahison. Mais ceci n'est pas vraiment gênant, car le drame qui se joue dans ce roman est annoncé dès le titre et tout le roman y mène donc de façon logique et inéluctable. Pas de surprise donc quant à l'intrigue, mais une construction maîtrisée et un style fluide, sans emphase, qui mènent agréablement le lecteur jusqu'au terrible dénouement de ce roman.Philippe Besson compose son histoire entre confession et récit initiatique. Au rythme d'une chronologie implacable, les événements qui secouent les protagonistes semblent intrinsèquement liés à ceux qui bouleversent le pays. La situation familiale, les amours adolescentes, la camaraderie, les convictions politiques qui s'ébauchent, les choix professionnels, les personnalités qui s'affirment sont ainsi rattachés aux grandes dates de l'histoire américaine, d'Hiroshima à la guerre du Vietnam, en passant par Spoutnik, Marilyn, JFK, Martin Luther King... Soit, à coup de clichés, un condensé de l'histoire américaine d'après guerre pour les nuls ! Un artifice un peu pesant et "gadget", quelquefois même aux limites du patriotisme béat.De plus, à vouloir ainsi concilier la grande fresque et le récit intimiste et à vouloir confronter ses personnages à l'influence de l'évènement historique, Philippe Besson en oublie parfois ce qui est le cœur de son histoire et qui fait la force et la beauté de ses autres romans : cette précision dans la façon dont il dissèque la complexité des liens entre personnes, cette délicatesse et cette empathie dans la description des sentiments, cet art de sublimer une histoire pourtant banale. Dommage, car c'est dans ces moments là, quand il décrit les rouages de la culpabilité et les ressors de l'amitié, quand il dévoile l'implacable dictature des sentiments qui est l'essence même de la vie d'un être humain, que son roman prend sens.« "Pourquoi on le voit jamais, ton père ?" C'est à cette minute-là, très précisément, que j'ai compris que je n'avais pas de père, tandis que tous les autres petits garçons en avaient un. J'ai été incapable de répondre à la question de Paul. Le silence, seulement interrompu par sa phrase, est retombé aussitôt, telle une chape de plomb, qui m'a écrasé, asphyxié. Paul a continué de m'observer puis a baissé la tête et repris ses activités. Moi, j'étais dévasté. Ce sentiment, de la dévastation instantanée, ne m'a pas quitté. » (p. 16)« J'ai accepté mes souvenirs. J'ai compris que je ne devais pas les enfouir, pas les censurer mais, au contraire, les déterrer, les raconter. Je me doutais qu'en accomplissant ce travail je ne m'en délesterais pas ; néanmoins, je peux désormais ne plus être étouffé par eux. J'ai compris que je devais vivre avec eux, plutôt que contre eux. Que, si je voulais demeurer vivant, il me fallait affronter ma culpabilité, ma noirceur et admettre qu'elles n'existent que parce que je possède également de l'innocence, de la lumière.Mes souvenirs recèlent ce que j'ai de pire. Ils contiennent aussi le meilleur. » (p. 265)

Kara
08/12/09
 

Dès les premiers mots, j’ai su que je n’éprouverais pas une grande sympathie pour le narrateur et dans ces cas là, il m’est souvent difficile d’apprécier vraiment le livre. Et c’est ce qu’il s’est plus ou moins passé ici.Paul et Thomas sont amis depuis toujours, une amitié parfois ambigüe ou alors peut-être tellement forte qu’elle en devient fraternelle. Comme le titre l’indique, une trahison va avoir lieu entre ces deux jeunes hommes. Et bien sûr à cause d’une femme.J’étais plutôt contente, j’aime beaucoup les trios amoureux, voir comment les personnages évoluent. Malheureusement, cette femme, Claire, n’est que très présente dans ce livre. Et ce point m’a beaucoup dérangée. Comment un livre qui relate une trahison peut-il se baser sur une personne qui n’est même pas là ?De plus, lors de leurs rencontres, on ne sent aucune attirance entre Claire et Thomas. Thomas, même s’il la considère comme très jolie et différente des autres, sait qu’elle est l’amie de Paul et ne se pose pas plus de questions. Je crois que c’est surtout ce pan de l’histoire qui ne m’a pas plu. Qu’elle soit le plus souvent absente aurait pu passer si on avait senti dès leur première rencontre qu’il se passait quelque chose de très fort entre eux deux.Je n’ai pas eu l’impression de lire une trahison entre deux personnes, mais plutôt une très forte amitié entre deux personnes. Parce que c’est ce qu’il se passe les trois quarts du livre. Thomas raconte son amitié avec Paul, tout ce qu’ils ont vécu jusqu’à ce fameux jour. C’est pour cette raison que j’ai tout de même apprécié ce livre. Même si ce n’est pas ce à quoi je m’attendais, j’ai tout de même aimé l’histoire entre ces deux hommes.

BillieSullivan
11/06/11
 

J'ai toujours du mal à aimer un roman quand je n'ai pas de sympathie pour le narrateur. Non seulement il demande à sa mère de ne pas lui présenter de petit ami mais il va bien sûr trahir son meilleur ami en tombant amoureux de la seule qui ait compté pour lui et en en étant aimé en retour. Pas de suspense dans ce roman, on sent tout venir sauf la scène finale. C'est une chronique amère d'un pays qui va mal, où l'on y tue aussi bien un président charismatique qu'un leader des mouvements civiques et où surtout, on laisse des familles décimées par les conflits qui ne se déroulent jamais sur le sol américain. Je comprends ce qu'a vouly dénoncer Philippe Besson et il rend assez bien cette nostalgie d'un autre temps, cette tristesse latente. Mais j'ai trouvé l'ensemble plat et l'utilisation de l'histoire américaine en toile de fond bien trop superficielle.

cocalight
06/06/11
 

La trahison de Thomas Spencer A trente ans, Thomas Spencer prend la décision de raconter sa vie dans un livre pour exhumer son passé et affronter sa culpabilité. Car aujourd’hui, il en est conscient, il a tout perdu.Il a passé son enfance à Natchez dans le Mississipi avec sa mère et surtout Paul Bruder, son voisin, né le même jour que lui, devenu son meilleur ami, son jumeau. Ensemble, ils ont partagé chaque joie, chaque peine, chaque étape de leur vie, chaque moment historique. Il y a bien eu quelques conflits, quelques différences de vue mais si éphémères.Peut-on trahir quelqu’un qui nous est aussi cher ?A chaque nouveau roman, Philippe Besson poursuit son exploration des sentiments. Dans ce livre, il traite avec une force extraordinaire le thème de l’amitié et nous touche en plein cœur.

Belle découverte C’est un livre simple, qui raconte l’enfance, l’adolescence et la jeunesse de Paul et Thomas. Ils ne sont pas frères mais se disent jumeaux. Ils sont nés le même jour, le 6 août 1945, jour où l’Amérique a lancé la première bombe atomique sur Hiroshima. Leur enfance se déroule à Natchez, dans le sud du Mississipi. Ils traversent les années 50 dans l’insouciance de leur jeunesse, à travers leurs jeux, leurs baignades dans le fleuve Mississipi, et au travers de la télévision, nouvelle venue dans les foyers américains. Et la ségrégation raciale envers les noirs, omniprésente dans le sud. Pendant longtemps ils croient leur amitié indestructible. Jusqu’à leur rencontre avec Claire. Cette femme va bouleverser leur vie au point qu’ils vont chacun, de leur côté, commettre l’irréparable. Philippe BESSON décrit admirablement bien les sentiments. L’insouciance, la jeunesse, l’amitié, l’amour. L’Amérique et le Sud aussi qui nous donne, à la fin de ce livre, envie de fredonner la chanson de Nino Ferrer : "Le Sud"

Amour, passion, et cruauté. Ambiance pesante mais le style limpide de l'auteur permet une lecture facile.

Gigi
06/11/09
 

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 13.10 cm
  • Poids : 0.32 kg

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