La vaine attente

ASLAM, NADEEM

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 20/08/09
LES NOTES :

à partir de
15,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

2005. L'Afghanistan près de la frontière pakistanaise : dans une maison aux murs ornés de fresques persanes, aux plafonds couverts de livres cloués, avec sa serre où autrefois on distillait des parfums, le docteur anglais, Marcus Caldwell, s'est installé 40 ans plus tôt par amour pour sa femme médecin Qatrina, aujourd'hui décédée. Ils ont eu une fille, Zameen. Vers cette maison convergent des êtres esseulés : la Russe Lara à la recherche de son frère, soldat disparu pendant
l'invasion communiste. L'Américain David, ex-agent de la CIA ayant aidé les Afghans à chasser l'occupant soviétique, à la recherche de Zameen (disparue après avoir partagé sa vie à Peshawar). Marcus qui désespère de retrouver sa fille Zameen et son petit-fils Bihzad. Casa, le jeune orphelin afghan endoctriné par les talibans et qui brûle de faire ses preuves. Dans ce récit à tiroirs, tout s'emboîte de façon inéluctable. Avec de nombreux retours en arrière.
9 personnes en parlent

Voyage au bout de la nuit. A travers les trajectoires de personnages aux destins liés, Nadeen Aslam remonte l’histoire tragique d’un Afghanistan meurtri par les invasions successives, celles des Soviétiques, des talibans, des Américains. Le malheur est toujours le même : guerre, chaos, morts..Une fresque terriblement humaine avec d'un côté les images féeriques d’une civilisation persane aux saveurs des Mille et une nuits, de l’autre des visions d’apocalypse et de carnages et entre les deux une intrigue où convergent des êtres esseulés : la vaine attente… un espoir fragile et tremblant.Magnifique.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Histoire attachante, où on perçoit vite le vécu; c'est aussi le drame d'un pays et des hommes/femmes qui subissent ces pressions. A conseiller pour découvrire la tolérance! michèle53

michele13
19/05/14
 

A lire absolument !Voici un roman très fort et très dur, qui grâce à des personnages perdus dans l'Histoire (avec sa grande hache) d'un pays aux multiples cultures et tout autant multiples douleurs, retrace toute l'ambiguïté d'un jugement, d'un avis, sur qui est le gentil ou le méchant. C'est écrit tout en délicatesse, dans la description des lieux et des gens, dans l'évocation des destins, sans pathos malgré les horreurs décrites, dans les récits politiques et historiques abordés.C'est à lire absolument pour comprendre que ce conflit est incompréhensible... laurence

laurence
19/04/11
 

Lecture:Marcus est médecin. Très agé, il vit en Afghanistan dans une zone ou soviétiques, talibans, chef de guerres pro ou anti américains ,se succèdent et se ressemblent.Son épouse, une afghane médecin elle est aussi, a été lapidée pour servir les desseins d'un des chefs de guerre qui se dispute Usha, la ville où il habite. Là, il a autrefois fondé un laboratoire de parfum, enterré et encerclant une tête de Bouddha oubliée depuis des siècles. Dans cette retraite en retrait de la ville, plus ou moins protégée par les superstitions locales, le rejoignent différents personnages tous à la recherche des traces de quelqu'un. Tous se trouvent réunis dans une vaine attente alors que le monde continue de brûler autour d'eux.Le rejoignent Lara, une femme russe à la recherche de son frère disparu des rangs de l'armée soviétique occupante. David, un américain amant de sa fille qui a disparu et père adoptif de son petit fils dont il n'a plus de nouvelles depuis 20 ans. Casa, un moudjahidin, jeune homme endoctriné, aussi ignorant qu'un enfant, mais assassin éprouvé. Dunia, institutrice du village dont la volonté de progrès est synonyme de blasphème.Chacun d'entre eux se pose dans cette maison incongrue où les livres sont cloués au plafond et les murs recouverts de fresques anciennes sous une couche de boue. Chacun retrouve chez l'autre une partie de sa propre histoire où de celle de l'être manquant. Chacun voit chez l'autre l'horreur, et le reflet de ses propres lâchetés et incompréhensions.Avis:La couverture peut étonner mais cette vaine attente se passe dans cette maison où, pour les protéger des fondamentalistes, les livres ont été cloués au plafond. Elle abrite aussi un ancien atelier de parfums.Le style de l'auteur est superbe. L'écrit est très fignolé, des mots parfois discordants font sourdre une ambiance étrange, à la fois d'urgence catastrophique et de résignation sourde. J'ai été très sensible aux personnages, à l'importance des non-dits et des sentiments.Ce livre est difficile.Difficile parce qu'il retranscrit à la fois un monde poétique et d'une ancestrale culture, des personnages attachants et en même temps une barbarie sans nom. Lapidations, amputations, viols, meurtres, mines, bombardements, esclavage, enlèvements, attentats ... guerre. Les êtres humains ne sont ici que des pions. Si une femme se refuse à un homme influent, elle est tuée sous accusation de luxure. Si un homme ne veut pas participer aux combats, il le fera pour sauver la vie des siens. Tous affichent une même bonne volonté assise sur des convictions sereines. Mais ces convictions sont si antinomiques que la cohabitation est impossible. La simple compréhension est une trahison.Et tout ce cirque funèbre est dominé par les chefs de guerre dont le seul but est le pouvoir. Le pouvoir c'est la force, l'argent, la terreur, la mainmise sur les personnes. Ils s'allient à la puissance qui servira au mieux leurs intérêts, ou aux ennemis de leurs ennemis. Si des amitiés ou même des tendresses se forment, elles ne sont plus rien lorsque le "devoir" les contrarie.Pourtant toutes ces explosions se passent dans le calme du livre. Les faits ne sont que très rarement décrits, on découvre le plus souvent les évènements dans la relation qu'en font les personnages . Comme si tout cela ne participait que d'un grand spectacle, une représentation à laquelle ne participeraient pas vraiment les habitants de cette maison. Ils ont tous connus leurs lots d'horreurs, ils ont tous perdus des être chers et leur vie semble devoir désormais se résumer à une vaine attente. Attente d'indices, rumeurs, histoires qui les rapprocheront de leurs chers morts ou attente d'évènements inéluctables qui les rapprocheront de leur propre mort. Même si ils s'impliquent dans l'Histoire, eux aussi sont déjà morts. Toute étincelle de vie prend alors un éclat incomparable.A la lecture on se pose la question de la légitimité de l'auteur, il s'agit après tout d'un britannique. Ces opinions qu'exposent les personnages, cette barbarie ambiante et institutionnalisée par (un certain) Islam, qui est-il pour la décrire ainsi ? Tout ce que je peux dire, c'est qu'il est également pakistanais, qu'il connait bien l'Afghanistan et que ses romans sont reconnus pour leur qualité.Ce livre est difficile parce qu'il expose un monde qui va à l'encontre de notre pensée occidentale et chrétienne (enfin celle des bons jours).Une beauté baignée de malaise et de fatalité qui ne m'a donc pas totalement convaincu, indécrottable optimiste que je reste.Conclusion:Un choc tranquille et dérangeant, je ne le prends pas pour une vérité, mais il fait réfléchir, et il est très bien écrit : 15/20 "Ca devrait passer" (Edward J. Smith)

skorpionnan
22/03/11
 

Si je voulais vous donner envie de le lire, je vous dirais que ce roman est un moment de délicatesse, Nadeem Aslam sait trouver les mots pour nous emporter avec lui. Son écriture est douce et poétique. Il sait aussi nous raconter l'horreur de la guerre, du terrorisme, nous plonger dans l'Afghanistan de l'après 11 septembre et nous faire remonter le temps. Il décrit avec merveille, côte à côte, beauté et violence.D'un autre côté, je pourrais aussi vous dire que la lecture de ce livre n'est est pas facilitée par sa construction. Aslam passe d'une époque à une autre, d'un pays à un autre, d'un personnage à un autre en permanence et il m'a fallu beaucoup de concentration ainsi qu'un peu de relecture pour le suivre là où il souhaite nous emmener. J'ai oscillé tout au long du livre entre l'envie d'aller plus loin, d'en découvrir un peu plus sur les personnages et les liens qui les unissent et la tentation d'abréger cette lecture un peu trop longue, se perdant dans ses propres méandres.

liliwenn
14/03/11
 

La vaine attenteNadeen Aslam: Auteur Pakistanais réfugié en Angleterre à l'age de 14 ans: Afghanistan 2005. Plusieurs personnages, Lara Russe à la recherche de son frère soldat, Marcus anglais vivant depuis des années en Afghanistan, époux de Qatrine assassinée et à la recherche de sa fille et de son petit-fils disparus. David, Américain et Casa, jeune orphelin endoctriné par les talibans. Ils vont vivre ensemble des moments forts face à la domination de l'ignorance et de la cruauté. Des couleurs, des parfums, un pays déchiré mais attachant. Un livre plein d'émotions. On le referme avec difficulté...Un grand talent d'écriture. Nena

nena1
12/03/11
 

Tragique et puissant. Nadeem Aslam signe ici un roman fort. Le roman de l'attente : attendre pour connaître enfin la vérité sur ce qui est arrivé à des êtres chers, dans cette région meurtrie, l'Aghanistan, pays martyr. A travers les trajectoires de personnages aux destins liés qui apprennent à s'aimer, tout s'emboîte de façon inéluctable. Maniant les flashback comme personne, le romancier prend le temps d’évoquer plus de trente ans de l’histoire afghane liés à des événements dramatiques.

Voyage au bout de la nuit. A travers les trajectoires de personnages aux destins liés, Nadeen Aslam remonte l’histoire tragique d’un Afghanistan meurtri par les invasions successives, celles des Soviétiques, des talibans, des Américains. Le malheur est toujours le même : guerre, chaos, morts..Une fresque terriblement humaine avec d'un côté les images féeriques d’une civilisation persane aux saveurs des Mille et une nuits, de l’autre des visions d’apocalypse et de carnages et entre les deux une intrigue où convergent des êtres esseulés : la vaine attente… un espoir fragile et tremblant.Magnifique.

A lire absolument ! Voici un roman très fort et très dur, qui grâce à des personnages perdus dans l'Histoire (avec sa grande hache) d'un pays aux multiples cultures et tout autant multiples douleurs, retrace toute l'ambiguité d'un jugement, d'un avis, sur qui est le gentil ou le méchant. C'est écrit tout en délicatesse, dans la description des lieux et des gens, dans l'évocation des destins, sans pathos malgré les horreurs décrites, dans les récits politiques et historiques abordés.C'est à lire absolument pour comprendre que ce conflit est incompréhensible...

Format

  • Hauteur : 22.00 cm
  • Largeur : 14.50 cm
  • Poids : 0.46 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : CLAUDE DEMANUELLI