600 pages à vous couper le souffle ! Dans une expérience assez longue d'éditeur, on croit avoir tout lu : des bons romans, des moins bons, des originaux, plusieurs excellents. Et voici que vous ouvrez un roman qui ne ressemble à rien, et qui est si ambitieux, si réussi, si riche, si haletant, faisant preuve d'une telle maîtrise de tous les dons du romancier que l'on a peine à croire que l'auteur ait 27 ans. Et pourtant c'est le cas. Joël Dicker, citoyen suisse et même genevois, pour son deuxième livre, va certainement étonner tout le monde. " Lisez une page... et vous serez entraîné jusqu'au bout " combien de fois vous a-t-on fait ce coup là ? Mais cette fois-ci, c'est vrai. L'histoire se passe dans une petite ville américaine. Elle commence à New York, où un jeune écrivain à succès est très embêté parce qu'il a promis un roman à son éditeur et qu'il est en panne d'inspiration. Brusquement, il arrête tout pour voler au secours d'un écrivain beaucoup plus âgé que lui, qu'il admire, qui a été son maître, et dont on vient d'apprendre qu'il a été mis en prison pour avoir assassiné trente ans plus tôt une fille de 15 ans avec qui il avait une liaison. Cet écrivain s'appelle Harry Québert. Après deux mois d'enquête, il a pratiquement établi l'innocence de son ami, et voilà que l'éditeur qui le menaçait d'un procès parce qu'il ne rendait pas à temps son nouveau roman lui propose de changer son fusil d'épaule et d'écrire en quelques semaines l'enquête menée sur ce crime qui a passionné toute l'Amérique. Le titre du livre est déjà choisi,
Je me suis rué sur "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" de Joël Dicker, appâté par le Goncourt des lycéens qui depuis quelques années se trompent rarement dans leurs choix et fortement poussé par mes libraires préférés qui me promettaient une nuit blanche à la lecture de ce qui fait figure cette rentrée d'événement.Après avoir lu, j'ai bien dit lu et pas dévoré, les quelques 650 pages de ce polar, je peux dire que Marc Lévy et Katherine Pancol ont du mouron à se faire, un jeune auteur suisse vient jouer dans leur cour pourtant soigneusement gardée. Bienvenue au pays de Candy en Amérique, car, à mon avis, ça se situe à ce niveau là, du côté du roman facile à lire pour lecteur peu exigeant. Joël Dicker est un romancier ( qui a encore des progrès à faire pour arriver au niveau des précédemment nommés) pas un écrivain et cela se sent dès les premières pages. Phrases courtes, rapides directes, sans fioritures, dialogues simplistes et frôlant le minimum syndical, le tout au service d'une histoire pas tellement originale mais bien tarabiscotée jusqu'à l'invraisemblance.Nous avons Marcus, jeune romancier à succès, en panne d'inspiration, qui va demander conseil à son ami Harry Quebert, écrivain culte dont le deuxième livre "Les origines du mal" figure au programme de toutes les universités US. Mais voila que l'on va trouver dans le jardin d'Harry les ossements d'une jeune fille prénommée Nola et disparue trente-trois ans plus tôt. Harry sera accusé du meurtre de celle qui fut l'amour de sa vie. Marcus ne croyant pas à la culpabilité de son mentor mènera l'enquête pour l'innocenter et du coup retrouvera l'inspiration.C'est un polar qu'a couronné l'Académie Française et elle ne doit pas être grande lectrice du genre pour avoir été épatée par celui-ci. L'intrigue de départ n'est pas originale mais durant 400 pages les rebondissements s'enchaînent sans faillir. Un joyeux mélange de quiproquos, de clichés, de retournements, de révélations, de mystères tissés allègrement mais sans talent particulier que celui de l'accumulation, retiennent le lecteur. Plaisant au début, l'indigestion gagne très vite car l'intrigue n'est jamais soutenue par l'écriture qui peine à donner un semblant de profondeur à des personnages grossièrement stéréotypés. Le plus pénible restent les 250 dernières pages qui s'essoufflent à détricoter les 400 précédentes en explications de plus en plus lourdingues, pour finir par aboutir à un dénouement fort décevant (mais arrivé à ce stade, je ne m'attendais à rien de bien extraordinaire).Je ne résiste pas au plaisir de vous donner à lire un peu de la prose de Joël Dicker. C'est une des scènes les plus torrides du livre. Harry est en vacances sur une île paradisiaque avec l'amour de sa vie, Nola. C'est le point culminant de leur passion.La fin sur le blog
Bravo pour la campagne marketing orchestrée avec brio! car c'était à en croire la presse et les prix décernés, LE livre à ne manquer sous aucun prétexte! Pour ma part ce fut une sacrée déception.... Pour commencer par le positif, l'auteur sait créer des rebondissements mais rapidement, je me suis demandée où il voulait aller et si lui-même le savait .... Mais vraiment , c'est abuser le lecteur que de lui vendre une histoire aussi affligeante et aussi longue (plus de 600 pages tout de même!) L'histoire parlons en : Avant la page150,quel ennui! et j'ai plusieurs fois eu des "pannes " de lecture, par manque d'intéret pour la suite de l'histoire., et puis quand on passe le cap de 500ème pages, on a hâte que ce soit fini...Je n'en peux plus des "grand écrivain","personnage exceptionnel,fascinant", d'où un manque total d'épaisseur dans la description des personnages. Le dialogue amoureux est complètement "nunuche " et sans intérêt : Nola chérie, Harry chéri..... ça n'arrête pas de minauder.... ça manque de naturel et de réalisme, on est pas dans la "vraie vie". D'ailleurs le style est consternant et on ne peut pas dire que ce soit la faute du traducteur: J.Dicker écrit en français! .... un comble.
Le roman de Joël Dicker est un livre à la puissance 3, car c'est un livre "La vérité sur l'affaire Harry Québert " qui parle du livre " L'affaire Harry Québert "que Marcus Goldman, un personnage, écrivain, a écrit sur l'enquête qu'il mène sur le meurtre de Nola Kellergan, dont le corps a été découvert dans le jardin de son ami, également écrivain, Harry Québert, qui avait aimé, 30 ans plus tôt la gamine et avait publié sur son histoire un livre épistolaire, " Les origines du Mal "qui avait connu un grand succès. Ce dernier est accusé et se retrouve en prison. Convaincu de son innocence Marcus s'associe à un policier pour en apporter le preuve. Dans ce roman, le lecteur est entraîné dans une suite de rebondissements, qui, pour mon goût se dégrade un peu au fur et à mesure de l'avancement du bouquin, notamment, le dédoublement de personnalité de la victime, Nola Kellergan. L'écriture est efficace, mais sans description, sans poésie, avec trop de dialogues. Les chapitres s'ouvrent sur des réflexions sur l'art d'écrire un livre, quelques pages portent sur la hantise de la page blanche, mais en réalité, il n'est question que des relations mercantiles entre l'écrivain et son éditeur, c'est de la littérature non pas comme produit culturel, mais comme produit commercial. C'est distrayant, au début on est même captivé, puis on en arrive à trouver le temps un peu long dans les méandres de cette histoire, qui donne une image carte postale de l'Amérique. Le lecteur peut se croire dans une série télé américaine, ou dans une émission sur les enquêtes policières. Malgré tout, on a envie de connaître le dénouement, et c'est l'essentiel.
Un bon conseil : ne commencez pas ce livre "pour voir". Trop tard : vous ne pourrez pas en sortir. Vous serez obligé de le lire, d'avancer pour connaître la fin. Rebondissements permanents garantis. Une construction qui surprend : des chapitres numérotés en ordre décroissant, des retours en arrière qui rythment la narration et le suspense, des accroches de chapitre qui vous apporteront un sourire et une réflexion sur la littérature. Et à la fin un dernier petit sourire, un dernier clin d'œil de l'auteur " un bon livre est un livre qu'on regrette d'avoir terminé" . Joël Dicker n'est peut être pas un grand auteur. L'avenir nous le dira. Mais il promet, il n'a pas 30 ans. .....si c'est lui qui a écrit ce livre. Qui lira me comprendra....en tout cas il connait les États Unis, il nous le prouve. JPV
Qui n'a pas entendu parler de ce phénomène qui a obtenu le Grand Prix du Roman de l'Academie Française et le prix Goncourt des lycéens? Personne. A moins de vivre sur une autre planète, tout le monde connaît Joël Dicker et sa vérité sur l'affaire Harry Québert, et si certains n'ont pas aimé ce roman, la plus grande majorité des lecteurs a été conquise.Je ne me démarquerai pas et me range indéniablement du coté de ceux qui ont beaucoup aimé ce roman.C'est un roman original. Si l'idée de base (comme celle de tous les polars d'ailleurs) n'est pas nouvelle (un meurtre/un présumé coupable/une enquête), l'auteur a su se démarquer de ses collègues dans la construction de son récit. Alors qu'actuellement la grande mode est à l'alternance de chapitres consacrés à l'enquête et de chapîtres consacrés à ce qui s'est passé pour la victime ou au méchant (cf les romans de Camilla Lackberg ou Jussi Adler Olson dont je suis fan), l'auteur a choisi ici d'insérer les passages relatifs à ce qui s'est passé en 1975 au milieu de son récit actuel de 2008, au gré des témoignages recueillis par Marcus Goldman, le héros, écrivain en panne d'inspiration qui mène l'enquête pour innocenter son maître Harry Québert, accusé (à tort?) du meurtre de la jeune Nola, 15 ans, avec qui il entretenait une relation amoureuse. Et c'est là également un aspect qui m'a plu : celui qui enquête n'a rien d'un flic, détective privé, journaliste, il n'est qu'un simple écrivain qui, par amitié pour son ancien professeur, va tout faire pour l'aider. Au risque parfois de commettre des erreurs.Alors certes ce n'est pas de la grande littérature, les passages relatifs à l'histoire d'amour entre Nola et Harry où ils se collent du Nola chérie et Harry chéri à toutes les phrases sont assez culcul la praline comme on dit chez moi mais après tout Nola chérie n'a que 15 ans et Harry, la trentaine, pour tomber amoureux d'une jeunette ne doit pas être bien plus mature. Et après tout ne vaut-il pas mieux une super histoire pas très bien écrite qu'une histoire nulle mais à l'écriture remarquable? (les deux me direz-vous mais à défaut je choisis la première possibilité).J'ai également trouvé que l'histoire que nous raconte l'auteur est très bien ficelée. Il nous immerge complètement dans cette petite ville d'Aurora où tout le monde se connaît et où, au fil des pages, tout le monde devient peu à peu suspect. Les personnages de Harry et de Nola sont très attachants, lui l'écrivain en panne d'inspiration, elle la muse dont on finit pas ne plus savoir quoi en penser. D'ailleurs un des énormes points forts de ce roman, à mon avis, est justement l'évolution de la vision qu'on se fait de Nola au travers des témoignages des uns et des autres, et qui fait qu'on se pose beaucoup de questions. On imagine des choses, on croit savoir, on est sûr de savoir et puis finalement on se rend compte qu'on ne sait rien et qu'il faut encore chercher. Et puis les explications/révélations qui finissent par arriver pour le plus grand plaisir du lecteur stressé, avide de savoir et qui n'en peut plus de tourner les pages encore et encore.Un polar de 665 pages où tout est mis en oeuvre pour tenir en haleine le lecteur se doit d'être mis en avant car ce n'est pas chose facile à mon sens que de maintenir l'intrigue et le suspense pendant autant de pages.J'ai enfin beaucoup aimé la critique du monde de l'édition qui parsème ce roman, où on apprend pleins de choses (et qui ont répondu à mes interrogations sur une certaine saga à succès dont j'avais trouvé les tomes inégaux en termes de qualité d'écriture ) et où au final Joël Dicker et Marcus Goldman semblent ne faire plus qu'un. En effet, les conseils donnés par Harry à Marcus, en tête de chaque chapitre, pour écrire un bon roman et le roman que doit écrire Marcus sur l'affaire Harry Quebert à la demande de son éditeur, font qu'à la fin on en arrive à confondre l'auteur et son héros.Bref, c'est un excellent roman à lire absolument. Tigrou4145
A 28 ans, Marcus Goldberg a connu la gloire grâce au succès de son premier livre. Riche, célèbre et courtisé par tous, il a vécu sur ses lauriers sans se soucier du lendemain. Deux ans plus tard, le jeune écrivain est au pied du mur. Son éditeur réclame un deuxième livre et Marcus est incapable de produire une ligne. Tout naturellement, il se tourne vers celui qui a été son mentor: le grand écrivain Harry Quebert, qui l'invite chez lui à Aurora. Une grande maison au bord de l'océan, un charmant village du New-Hampshire et les conseils d'un vieil ami, toutes les conditions devraient être réunies pour relancer l'inspiration de Marcus. Pourtant sa plume reste sèche et il se résigne à affronter son échec et le procès dont le menace son éditeur. De retour à New-York, il est recontacté par Harry qui l'appelle depuis un poste de police. Des jardiniers ont trouvé le cadavre de Nola Kellerga sur sa propriété, une adolescente disparue en août 1975 et il est accusé de meurtre. Convaincu de l'innocence de son ami, Marcus revient à Aurora, bien décidé à faire toute la lumière sur ce crime.Il y a des livres dont on sait dès les premières lignes qu'on ne pourra pas les lâcher jusqu'à leur dénouement et La vérité sur l'affaire Harry Quebert est de ceux-là.Une enquête pleine de rebondissements, l'histoire d'un grand amour, une peinture de certaines dérives de la société américaine, un humour salvateur quand la situation devient trop sombre, le ping-pong entre un écrivain reconnu et son jeune apprenti, la difficulté d'écrire, le tout porté par une écriture fluide, facile, entraînante, voilà les secrets d'un livre parfaitement réussi. C'est d'ailleurs tellement parfait que parfois on a l'impression que Joël DICKER a respecté un cahier des charges ou qu'il a suivi scrupuleusement "Le Guide pour réussir un best-seller en 10 leçons". Mais après tout, si ça marche.... Car le fait est là, on veut savoir ce qu'il s'est passé en 1975, on veut savoir qui a tué Nola, on veut savoir si Marcus pourra écrire à nouveau, bref on veut tout savoir et on lit avidement même si parfois les ficelles sont un peu grosses.Un roman exemplaire, maîtrisé et efficace qui fera hurler les lecteurs exigeants mais ravira ceux qui souhaitent juste passer un bon moment de détente avec une histoire qui tient la route, un suspense habilement mené et en prime la description des tourments de l'écrivain.
Marcus Goldman, écrivain trentenaire, a connu un succès fulgurant avec son premier roman. Mais le syndrome de la page blanche l'empêche d'écrire la moindre ligne, alors que son éditeur lui a fixé un délai pour publier son deuxième livre. Alors que ce délai est sur le point d'expirer, son meilleur ami et mentor, le grand écrivain Harry Quebert, l'appelle d'un poste de police où il vient d'être conduit, accusé d'un meurtre vieux de 33 ans. Marcus se rendra donc à Aurora, petite ville du New Hampshire où reside l'écrivain, pour tenter de comprendre et de prouver que le grand Quebert, tombé en disgrâce, est innocent.Un sentiment de nostalgie m'a envahie dès le livre refermé, après avoir lu ce roman de façon frénétique.Je ne suis habituellement pas une lectrice de Prix. Je ne m'attendais pas à ne plus vouloir lâcher ce livre à l'intrigue haletante et aux rebondissements qui tiennent en haleine jusqu'à la fin.S'il est vrai que l'écriture en est simple, l'auteur a su mener diverses réflexions sur l'écriture, les médias et la justice tout en développant une bonne vieille intrigue policière portant sur une enquête non résolue depuis 33 ans. Avec La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, j'ai été happée par l'histoire comme je l'avais été il y a quelques années de cela avec le premier tome de la trilogie Millénium, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes, de Stieg Larsson. Peut-être est-ce le côté disparition non-élucidée qui me fait faire ce rapprochement.
Page 659 : « Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé. ». Je fus ravie de quitter ce policier primé deux fois en France.Le New-Yorkais, Marcus Goldman, vit un moment difficile. Auteur d'un premier roman remarquable et remarqué, il éprouve la panne d'écriture. S'ajoutent une vie amoureuse tristounette, une mamounette bien présente au téléphone et limite hystérique, un éditeur insistant, avide d'un nouveau jet littéraire marcusien et des royalties conséquentes. Heureusement survient le fameux coup de fil de son ancien mentor, le très beau et illustre Harry Quebert, écrivain à succès de Les Origines du mal, professeur émérite de faculté. Pas de nouvelles depuis des lustres mais une proposition de prendre un recul géographique salvateur : un séjour à Aurora, une sorte de retour aux sources universitaires et en prime, une lettre du grand amour d'Harry. Six mois plus tard, la nouvelle tombe : à l'occasion de travaux dans le jardin d'Harry, on découvre les ossements de Nola Kellergan, jeune fille de 15 ans disparue il y a trente ans dont la dernière nuit fut mouvementée et repérée. Harry se retrouve dans de sales draps et Marcus, par loyauté, va mener l'enquête. 657 pages fournies d'un policier mené à pleins tubes, surtout les cinquante dernières pages, respectant à la lettre l'adage quebertien cité en page 571 « Lorsque vous arrivez en fin de livre, Marcus, offrez à votre lecteur un rebondissement de dernière minute.». Comme Joël Dicker aime la surenchère, nous dégustons non pas une seule mais au moins trois découvertes majeures en un temps record. La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert se lit bien, trouvera son public français (large à mon avis, notamment grâce à deux prix littéraires majeurs), courtise la clientèle de Marc Levy, Katherine Pancol (Les yeux jaunes des crocodiles, La Valse lente des tortues) et Guillaume Musso, en proposant une enquête rondement gérée et sans défaut de logique, une ambiance américaine bien décrite, un scénario de film parfaitement adaptable à l'écran tel quel. Il n'empêche qu'à trop vouloir en faire, Joël Dicker a quelque peu gâché ce si bel ensemble : caricature des individualités et des relations (un monde sentimental de bisounours où tous rêvent du grand amour, des chéri-chérie à n'en plus finir, un romantisme niais tournant à la mièvrerie, une relation de Lolita avec son bellâtre peu crédible et totalement ratée), une répétition de scènes inutiles alourdissant le récit (multiples appels maternels, éditoriaux, les états d'âme de l'écrivain mal nuancés car trop forcés, les rebondissements noyés par des détails sans (faim) fin). Et pourtant, la démarche analytique de Joël Dicker interpelle : les sept dernières lignes de la page 642 la résument parfaitement et méritaient un autre traitement : autant d'emberlificotage, moins de saupoudrage, plus de concision. Un traitement à la David Lynch aurait marqué davantage son ingéniosité. Le séquençage intelligent (multiples aller-retour entre le passé, les conseils littéraires et le présent) et les registres comme la corruption, la dissimulation de crime(s), la charge contre le monde médiatique, l'état d'une ville américaine moyenne et la schizophrénie portent cette œuvre certes perfectible mais intéressante.
En 2008, alors que les Américains s'apprêtent à voter pour les présidentielles, Marcus Goldman, un jeune écrivain à succès est dans la tourmente. Il est incapable d'écrire la moindre ligne de son futur roman qu'il doit remettre à son éditeur très rapidement. Pour contrer ce syndrome de la page blanche, il décide de se rendre chez son ami et ancien professeur d'université : Harry Quebert. Et c'est là que tout dérape. Harry est accusé d'avoir assassiné trente ans plus tôt, Nola Kellergan, une jeune fille de quinze, avec laquelle il aurait entretenu une relation amoureuse. Dès lors, convaincu de l'innocence de son ami, Marcus va mener l'enquête pour comprendre ce qu'il s'est passé lors de cet été 1975...MON AVIS : « Environ une demi-seconde, après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d'un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer.Un bon livre, Marcus est un livre que l'on regrette d'avoir terminé. "Je n'ai pas trouvé de mots plus justes pour exprimer mon ressenti à l'issue de ma lecture de « la vérité sur l'affaire Harry Quebert ». Pourtant, cette phrase n'est pas de moi (j'ai encore beaucoup de chemin à faire pour exprimer avec autant d'habileté mon ressenti), ce sont tout simplement les derniers mots de ce livre. Avouez que Joël Dicker, est plus que doué pour retranscrire ce qu'éprouve un lecteur ! Doué, je pense que c'est le terme qui correspond le mieux à ce jeune auteur Suisse qui, d'une plume savamment teintée d'un zeste d'humour décrit avec un certain panache la société américaine contemporaine, son mode de vie, ses travers et ses petits - et parfois inavouables - secrets. Mais ce livre n'est pas qu'une étude des moeurs de nos cousins américains, c'est aussi un véritable « page-turner » mâtiné d'un soupçon de thriller. Et ce mélange est détonant. Le lecteur est tout de suite happé dans l'histoire portée par des personnages .. La suite sur www.meellylit.com Meelly lit...
American way of write Tout ce que vous avez pu lire ou entendre sur ce roman est vrai : c’est tout simplement formidable ! Un roman à l’américai...
Que dire de plus qui n'est déjà été dit sur ce roman ?J'ai bien aimé l'aspect "recherche du suspect" qui entraîne le lecteur sur de nombreuses fausses pistes : un auteur est dangereux, qui vous fait croire ce qu'il veut. Et n'oublions pas que "Tout le monde ment" (décidément, je ne m'en sors pas ces derniers temps).J'ai moins aimé le côté "Comment écrire un bon roman en 31 leçons".Un roman riche et foisonnant qui parle, à mon humbre avis, d'abord et avant tout d'amour. Le VRAI, l'amour d'une vie - celui qui se fait attendre - celui qui ne sait pas s'exprimer - celui qui tente de sauver son enfant - celui d'un presque père pour son presque fils.J'ai bien aimé le jeu de mot avec le personnage de Nola : No-là, l'insaisissable.Les personnages sont bien campés et touchants à différents égards.Sans oublier le célèbre "Lolita" en toile de fond.Le côté critique sur la justice et les médias m'a moins intéressé ; plus celui sur le mode de l'édition.Au final, j'ai passé un très bon moment avec ce roman aux multiples rebondissements.L'image que je retiendrai :Celle de la boîte en fer "Souvenirs du Maine" contenant des miettes pour les mouettes. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com
L'auteur m'étant inconnu, je m'attendais à tout. Cependant, les sujets abordés sont très larges, de l’élection d'Obama à la construction d'un roman, qui se produit pendant une enquête policière vraiment bien menée. A tout moment, on croit savoir qui est le coupable mais cette hypothèse est rapidement remise en question ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas et que le livre est vite lu. Quant à l'écriture, elle est travaillée et elle a un certain effet sur les histoires qui s’enchaînent. Vivement le prochain livre de Joël Dicker!! Cemella
Cela fait des années que je n'avais pas lu de Polar (même si certaines de mes BD entrent dans ce genre). Après avoir autant entendu parlé de ce livre je me disais que quite à renouer avec ce genre littéraire autant le faire de la meilleure façon qui soit et ce livre ayant reçu le fameux prix Goncourt des lycéens je ne pouvais pas trop me tromper.L'auteur nous donne le sentiment au travers de ce livre de venir nous conter la véritable histoire de l'assassinat de cette jeune fille de 15 ans, Nola, morte dans une petite ville des Etats-Unis et retrouvée trente trois ans après les faits dans le jardin de l'homme qu'elle a passionnément aimé, un écrivain talentueux du nom de Harry Quebert. Toute l'Amérique va alors se retourner contre cet écrivain qui a osé avoir une aventure interdite. Cependant, Marcus Goldman, ancien élève et ami de Harry se refuse à le croire et va décider de mener sa propre enquête dont il consignera chaque avancée dans son roman espérant rétablir la vérité et laver le nom de son ami ...J'ai dévoré les 400 premières pages de ce roman, ne me lassant pas des multiples rebondissements qui n'en finissait pas de m'intriguer. Puis, l'histoire s'est essoufflée un peu, les nombreuses reprises d'éléments que l'on connaissait, venaient se croiser avec des éléments bien moins intéressants ce qui rendait la lecture moins passionnante voir même un peu brouillonne. Heureusement, la fin a été à la hauteur des efforts faits pour y parvenir. Une fin surprenante, un ultime rebondissement auquel on ne s'attend pas et qui m'a enchanté.Disons que ce que j'ai aimé de ce livre ce sont les multiples petites leçons que le maître donne à son apprenti et qui nous en apprend beaucoup sur la littérature ainsi que tout ce ce qu'on apprend sur le monde de l'édition. C'est aussi un beau portrait de la société américaine. Sachant que l'auteur est Suisse d'origine il a du beaucoup étudié son sujet et a manifestement souvent voyagé. La couverture du livre d'ailleurs (un Hopper) est particulièrement bien choisie et à mettre en lien avec l'exposition qui vient d'être prolongée et qui secoue la vie culturelle à Paris. J'ai aussi jubilé devant les dialogues entre la mère et le fils totalement saugrenus et créant un espace de décompression quand ce n'étais pas de franche rigolade pendant cette enquête.Les seuls petits bémols que j’émettrai ce sont à la fois le style d'écriture que j'ai trouvé un peu trop simpliste surtout pour un Goncourt et l'excès de rebondissements qui à force finissent par constituer un trop plein qui nous fait saturer.Pour ces raisons et le fait qu'il ne m'a pas particulièrement touché ce livre n'est pas un coup de coeur mais un livre très plaisant à lire dont j'ai refermé avec regret la dernière page ! Cristie
J'ai été agréablement surprise par La vérité sur l'affaire Harry Quebert, car je n'en avais pas entendu que du bien. Pourtant je me suis lancée et j'ai été séduite de bout en bout par le suspense implacable. L'affaire policière était rondement menée: chaque fois qu'on pensait avoir trouvé le coupable, l'auteur nous faisait comprendre qu'il s'agissait d'une fausse piste. Mais ce qui m'a le plus plu dans ce roman, c'est toutes les critiques que l'auteur peut y faire: entre l'éditeur qui ne pense qu'à faire du business, les mères-poules qui ne pensent qu'à marier leur fils et fille (je pense aux mères de Jenny et de Marcus, le narrateur), les journalistes qui cherchent à s'emparer du moindre détail, on ne sait plus où donner de la tête! L'auteur explique aussi comment les deux personnages principaux, tous deux auteurs, trompent sans cesse leur monde en biaisant leurs rapports aux autres. Mais le rebondissement qui donne au livre toute sa saveur, c'est bien sûr le rebondissement final, auquel on ne s'attendait pas du tout, où l'on découvre qu'Harry Quebert n'a même pas écrit le roman qui l'a rendu célèbre, mais qu'il l'a volé à un mort! La vérité sur l'affaire Harry Quebert présente aussi de nombreux conseils aux écrivains en herbe et aux hommes en général, que j'ai trouvés très vrais et bien écrits. Après, en points négatifs, parce qu'il y en a toujours, je dirais la longueur, parce que six cent pages c'était un peut-être un peu trop long. Mais c'est un moindre mal... Si vous aimez les intrigues policières, jetez-vous dessus vous ne serez pas déçu! http://blue-imaginarium.eklablog.com/
Car oui, La Vérité sur l'Affaire Harry Québert (que j'abrègerai par la suite LVAHQ) est un excellent roman multi-facettes. D'abord, l'aspect polar puisque c'est celui que je retiens en premier. Le montage du scénario est brillant. Joël Dicker distille les éléments de l'enquête comme les pièces d'un puzzle et les assemble au fur et à mesure. Du coup, il n'est pas rare de voir une nouvelle pièce arriver comme ça, comme un cheveu sur la soupe et d'attendre un moment avant qu'elle ne se raccroche aux autres pièces. D'autre part, l'histoire avançant, le héros se forge la même hypothèse que le lecteur sur les meurtres. On se doute alors qu'il y a quelque chose qui va tout remettre en question et tac, le petit cliffhanger en fin de chapitre ou de partie. Question de ça, les codes traditionnels du thriller sont respectés. Les puristes ou les rabat-joie parleront de technique éculée mais le fait est que l'histoire est costaud, tient la route, jusqu'au chapitre de l'explication finale. Miss Alfie
Décevant. Tout à été dit sur ce roman ou presque et je ne vais pas le résumer ici pour la énième fois. Mais simplement dire que si l’attribution ...
Marcus Goldman, un jeune écrivain dont le premier livre a connu un formidable suucès se retrouve confronté à la page blanche et en manque total d'inspiration pour son second livre, que son éditeur attend avec impatience. Il décide alors de retourner voir un de ses anciens profs d'université qui l'a initié à l'art de l'écriture. Ce roman est très agréable à lire, plein de rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine. Peut-être même trop de rebondissements à la fin du livre ...
Oui, mais... Oui, c’est un roman qui se lit bien, très bien même. Oui, Joël Dicker sait raconter une histoire, séduire, amuser. Oui cela aurait...
L’auteur est très talentueux pour avoir construit des histoires dans l’histoire, pour arriver à nous maintenir en suspense même si l’histoire d’amour, très bluette et mièvre, entre Nola 15 ans et Harry 30 et des brouettes, est très improbable.Le rythme est là avec les rebondissements de l’enquête (pas tous égaux par ailleurs), l’humour certes un peu appuyé mais humour quand même (sur la mère Juive, sur l’éditeur ses pressions et son contrat juteux), j’ai marché.Evidemment, l’écriture est très convenue et beaucoup de répétitions (en pensant que le lecteur ne se rappelle plus ?), mais ce livre reste un bon divertissement. Cocotcha
A mon tour d'apporter ma modeste pierre à l'édifice de billets et chroniques sur THE roman de la rentrée littéraire 2012, j'ai nommé "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert", très gentiment offert par mon amie Philisine au moment de sa sortie. Merci ma Phili, de veiller à ce que ta p'tite Comète ait toujours un livre à se mettre sous la dent :) Tu es un ange !J'en ai entendu des choses sur ce livre : des gentilles (quel talent ! Quel génie ce Dicker ! Waow ! C'est le thriller de l'année, de la décennie, du siècle) et des beaucoup moins gentilles (très nul, roman écrit à la truelle, n'importe quoi, remboursez !) En tout cas, "Harry Quebert" fait beaucoup parler et divise les lecteurs. Tout le battage autour de ce paveton (plus de 600 pages) a bien sûr excité ma curiosité, surtout quand mon cher François Busnel s'est répandu en louanges dans son émission Le Grand Entretien (disponible en archives, cliquez. Joel Dicker est très sympathique et intéressant, François aussi comme d'habitude) et s'est pris à souhaiter que le bouquin obtienne le Prix Goncourt. Gloups.Je peux faire gloups, maintenant que j'ai lu le roman.Pour résumer sans trop en dire, "L'Affaire Harry Quebert" raconte l'histoire de Marcus Goldman, un jeune écrivain américain qui après un énorme succès, se trouve en panne d'inspiration. Une vraie grosse panne. Marcus est exsangue, il n'arrive plus à écrire une ligne. Nous sommes en 2008, les américains s'apprêtent à élire un nouveau président. Notre écrivain est sous pression. Les lecteurs l'oublient, son éditeur le menace... la période est vraiment délicate pour celui qui fut la vedette de son lycée et baptisé "Le Formidable".Dans le même temps, on retrouve le squelette de Nola, une adolescente disparue en août 1975 , dans le jardin du grand écrivain Harry Quebert, ami et mentor de Marcus. Harry crie son innocence mais tout l'accuse. D'autant qu'il avoue avoir entrenu une liaison passionnée avec Nola, quinze ans à l'époque de sa mort. Cette relation interdite, aurait, en outre, permis l'écriture du chef-d'oeuvre de Harry Quebert, " Les Origines du Mal" (hu hu, quel chef-d'oeuvre, je me gausse).Le livre est retiré des lbrairies et Harry Quebert conspué par l'Amérique entière. Marcus, convaincu de l'innocence de son ami, se met en tête de découvrir la vérité sur la mort de Nola et se lance dans une incroyable enquête, aux rebondissements incessants, en compagnie d'un flic bourru dont j'ai oublié le nom. L'inspiration pourrait bien revenir...Voilà un livre que j'ai commencé dans l'enthousiasme : très prenant dès le démarrage, il se lit sans difficulté et l'écriture, du moins au début, n'est pas aussi( ...) Une Comète
Lecture facile, semble avoir été écrit selon des consignes bien précises mais on tombe vite dans l'enquête policière. C'est prenant... Mais lorsque j'ai pris un peu de recul, j'al lâché ce livre pour avoir sous les yeux une lecture plus consistante, plus intimiste et vivre avec un auteur qui se dévoile quelque peu. C'est très bien mais ce n'est pas pour moi.
Je ne comprends pas. Une fois de plus, tout le monde a adoré un roman et moi ben… je n’ai pas détesté, n’exagérons pas, mais enfin, je me suis ennuyée. Profondément. Autour de moi, de bonnes âmes tentent de défendre une construction novatrice ou une fin surprenante, mais forcément j’ai trouvé la majorité des éléments de la fin vers la moitié du bouquin (parce que je suis tordue, certainement. Ou que certaines choses m’ont rappelé des souvenirs) et je n’ai pas trouvé la construction novatrice, j’ai même plutôt eu souvent l’impression de lire du Agatha Christie. La seule chose qui m’a persuadée que ce n’était pas Marcus l’assassin, c’est qu’il n’était pas né au moment du crime![...]
2008 aux Etats-Unis. Marcus Goldman, écrivain rendu célèbre par une première œuvre fulgurante, est frappé d’un mal qu’Harry Quebert, non moins célèbre en son temps, a bien connu : la maladie des écrivains, celle qui frappe sa victime du syndrome de la page blanche et de son corollaire, la terrible procrastination. Alors, quand éclate « l’affaire Harry Quebert », Marcus laisse en plan ses brouillons vierges et se rend chez Harry, son père spirituel, pour lui venir en aide et tenter de démêler la vérité…« La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert » est une œuvre hybride, un condensé de genres hétéroclites, d’intrigues variées : des histoires d’amour folles, deux époques qui s’interpellent (2008-1975), une intrigue policière, une histoire d’écriture portée par 2 écrivains que lie un rapport quasi-filial, une œuvre tricotée (et détricotée) devant le lecteur… Joël Dicker opère de subtiles mises en abyme avec un solide sens de l’humour ! Sur plus de 600 pages, il réussit la prouesse de tenir le lecteur en haleine, en appliquant à la lettre les 31 conseils qu’Harry donne à Marcus pour réussir l’œuvre suprême, le tout… à rebours, bien sûr, et en griffant au passage le monde de l’édition ! Alors, oui, on se prend au jeu et on répète en cœur, avec Harry, à l’endroit de l’épilogue :« Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l’effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé » (p. 661).Un grand merci Monsieur Joël Dicker ! Seraphita
Best seller inattendu de la rentrée littéraire, je me suis décidée à lire ce livre.A la fois, roman policier, roman dans le roman, il est vrai qu’on est accroché par cette histoire et on aimerait savoir ce qui est arrivée à la petite Nola.Nola a disparu, il y a trente ans, dans une petite ville tranquille américaine, Aurora. Un écrivain avait alors écrit cette histoire. Harry Quebert, le personnage du titre du roman, est un écrivain reconnu, professeur d’université et on va apprendre à le connaître par l’intermédiaire d’un de ses élèves.Un jour, le corps de Nola est découvert dans sa propriété, ce qui va relancer l’enquête, trente and plus tard. Le jeune homme va alors décider de faire sa propre enquête et tenter de découvrir, trente ans plus tard, ce qui s’est passé ce fameux 30 août 1975.Nous sommes alors face à une enquête policière mais aussi face au questionnement d’un auteur et sur le rôle de l’écriture dans la vie quotidienne.L’auteur décrit très bien la vie de cette petite ville typiquement américaine, nous découvrons une multitude de personnages. Des pages décrivent très bien la vie quotidienne d’une petite ville américaine, la vie d’un écrivain et ses doutes face à ses pages blanches, les mécanismes de l’édition américaine et le rôle des agents et éditeurs, la justice américaine, l’université américaine. Un roman qui décrit très bien la société américaine que ce soit dans les années 70 ou de nos jours, puisqu’il situe son roman juste avant la première élection de Barack Obama…Était-il nécessaire de faire un roman de 600 pages avec 31 paragraphes et avec des retours incessants sur les événements. Bien sûr, nous restons en suspense et souhaitons connaître la vérité sur cette affaire, mais j’ai été agacée par d’incessants retours en arrière et de rajouter du suspense. On avance dans l’énigme, on revient en arrière…L’auteur a voulu peut être mettre trop de questionnements dans ce roman. Il faut tout de même aller jusqu’au bout car bien sûr vous connaîtrez la vraie histoire dans les dernières pages !!!!
Joël Dicker, jeune écrivain suisse, a écrit un grand roman populaire de plus de 650 pages, avec le désir de raconter une "véritable histoire" passionnante.C'est l'histoire d'Harry Quebert, célèbre écrivain américain et professeur d'université, dans le jardin duquel on retrouve les ossements d'une adolescente baptisée Nola, disparue 33 ans plus tôt. L'auteur du best-seller "Les Origines du Mal" aurait-il assassiné cette jeune fille de 15 ans avec laquelle il avait entretenu une relation aussi passionnelle qu'interdite ? Tout porte à croire que c'est lui le coupable.Le livre se présente donc comme une enquête policière, menée par un enquêteur novice, un ancien élève de Quebert, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès. Mais, au moment de l'affaire, Marcus Goldman, en proie au syndrome de la page blanche, talonné par son éditeur, retrouve l'inspiration en se lançant dans une enquête pour disculper son ancien professeur et ainsi écrire la vérité sur l'affaire Harry Quebert.C’est un thriller à l'américaine plein de suspense, un roman gigogne qui se lit à plusieurs niveaux et avec de constants aller-retour entre 1975 et 2008.Un livre qu’on ne peut plus quitter une fois commencé.Prix Goncourt des lycéens et Grand prix du roman de l’Académie Française 2012.
Le livre dans le livre Fort d’une brillante construction à plusieurs niveaux – succès et déboires de l’art de l’écrivain enchevêtrés à une intrig...
Excellent livre. Une intrigue bien menée qui nous tient en haleine du début à la fin. Le parallèle avec l'écrivain et les affres de l'écriture est aussi très bien vu. L'écriture est fluide, on entre dans ce livre pour ne plus en sortir. Personnellement je me suis régalée.
En tant que bibliothécaire, on lit beaucoup dans une année et on en retient pas grand chose. 2012 restera donc une bonne année. Après avoir été scotché par Mapuche de Caryl Ferey, J'ai été super emballé par ce livre de Joël Dicker.Je ne vais pas vous faire le résumé du livre, que l'on peut trouver n'importe où, mais dire combien j'ai été pris dès que j'ai mis le nez dedans. Ca fait partie des livres qu'on sait à l'avance qu'on va adorer. J'en avais entendu parler lors d'une présentation chez un libraire et je savais d'avance que ça allait me plaire. Bref j'ai pas été déçu. Le livre se termine avec une phrase de Harry Quebert :"Un bon livre est un livre que l'on regrette d'avoir terminé". Tout est dit.
Qui a tué Nola Kellergan en août 1975 ? C'est ce que va essayer de découvrir Marcus Goldman, un jeune écrivain populaire en mal d'inspiration.Son ma...
Arrivée au dénouement, surgit une phrase... "tout ça pour ça". ce livre ne mérite pas ses deux prix. le style est plat et l'histoire manque de puissance.
Que dire sur ce roman qui n’a pas encore été dit : un roman époustouflant qui m’a totalement bleffé. Et ce n’est pas peu dire.Marcus Goldman a publié un premier roman qui a connu un succès fulgurant et maintenant tout le monde attend la suite et notamment son éditeur. Les mois passent mais Marcus reste bloqué devant une page blanche qu’il ne parvient pas à noircir. Mais le délai pour rendre sa copie approche à un grand pas.C’est alors que son mentor et ancien professeur, Harry Québert auteur multi récompensé, est accusé du meurtre d’une jeune fille dont le corps a été retrouvé dans son jardin. Le meurtre remonterait à trente-cinq et se pourrait être le corps de la jeune Nola Kellergan disparue à la même époque. Les choses se compliquent pour Harry quand celui-ci avoue avoir eu une relation avec la jeune fille de quinze ans l’été de sa disparition. Afin de laver l’honneur de son ami et faire la vérité sur cette affaire, Marcus mène l’enquête auprès des autorités. Une enquête qui par la force des choses va se transformer en roman.Durant toute ma lecture, une seule question me taraudait l’esprit : qui a bien pu tuer cette pauvre fille ?L’utilisation du roman dans le roman donne à l’histoire, une dimension plus vivante. J’ai souvent eu l’impression d’être une mouche posée sur l’épaule de Marcus et qui le suivait un peu partout. Ce procédé permet également aux lecteurs de ne jamais relâcher sont attention. Les rebondissements sont très bien pensés aussi et toujours placés à ou il faut. J’en arrivais à retarder le moment de retourner travailler pour ne pas avoir à le lâcher trop vite. J’aurais presque voulu qu’il ne se termine pas.Voilà bien longtemps que je n’avais eu un tel coup de cœur. Un vrai régal à consommer sans modération. Maintenant tout ce que je lis me parait fade…
Bourré de clichés, des dialogues creux, une histoire d'amour mièvre, des maximes "bateau" sur sur l'homme et sur l'écriture... Il n'y a que la fin qui a su réveiller mon intérêt par son suspense. Surprise de le voir Grand Prix de l'Académie Française. Franchement. Je m'attendais vraiment à autre chose.Ceci dit, reconnaissons l'effet "Cold Case, affaires classées" très réussi ! Amélie(Mélo).
Merci à la critique qui encense se livre.... je l'ai acheté, j'ai lu les premières lignes et le voilà déjà fini, c'est pourtant un pavé !Ce roman haletant sur l'Amérique contemporaine est très bien écrit, les rebondissements, les relation entre les personnages, amour, haine, amitié tout y est, jamais on ne s'ennuie. Pour résumer en deux mots, nous suivons Marcus écrivain célèbre qui fait face au syndrome de la page blanche. Il se rapproche alors de son mentor Harry Quebert. Harry va rapidement être accusé de meurtre, Marcus seul contre tous tentera de prendre sa défense.... A Lire Absolument
Je viens de terminer cet ouvrage à l'instant. J'ai immédiatement ressenti le besoin de partager avec vous mon ressenti sur ce livre.La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est tout bonnement génial. Sans me laisser emporter par une dangereuse joie d'avoir savouré cet ouvrage, je peux affirmer qu'il s'agit là d'un des trois meilleurs livres que j'ai eu l'occasion de lire ces dix dernières années. Tous les ingrédients sont réunis pour vous rendre totalement accro ! Une intrigue dont on ne perce les secrets qu'aux toutes dernières pages, des personnages de tous horizons, certains détestables, d'autres compléments attendrissants, une atmosphère bien particulière que je n'avais trouvé que dans les thrillers américains jusqu'alors. Bref , un put... de bouquin !!! Bouddha 59200
Je ferai la fine bouche sur des détails mais soyons honnête, les 670 pages de ce roman se dévorent. Le plaisir que j'ai éprouvé à cette lecture a varié selon les pages. Les cent premières pages, qui mêlent réflexions sur la littérature et sur l'Amérique pré-Obama m'ont enchantée. L'affaire Lewinski qui restera la seule trace que nous garderons de Clinton, alors que sa politique fut de qualité en est un exemple. Et puis, ce roman qui commence par le chapitre 31 qui n'est en fait pas vraiment un numéro de chapitre mais plutôt l'un des trente-et-un conseils donnés à Marcus par Harry, surprend dans sa forme. Parce qu'il est question de deux écrivains et de leurs romans, il y a des extraits de romans dans le roman mais aussi des répétitions puisque les deux romans sont liés à la réalité et que certains passages font partie d'un roman et de la réalité, à deux moments disctints. La construction est donc originale et intelligente. Une phrase du roman m'a rappelé Hector Tobar qui, à la question "Depuis quand savez-vous que vous êtes écrivain?" répondit "Depuis que je sais que je suis invité à ce Festival". Et pour avoir lu son compte-rendu du Festival America dans le L.A Times, je pense que ce n'était pas totalement une boutade. Ici, Harry dit:Personne ne sait qu'il est écrivain, ce sont les autres qui le lui disent. Ce roman pose de nombreuses questions dont à mon avis, la plus importante est de savoir si une oeuvre est forcément intimement liée à l'auteur ou si elle a une vie propre. Ainsi, quand Harry est perçu comme coupable d'une relation avec une adolescente, son roman, considéré comme un chef-d'oeuvre, disparaît des librairies car il devient un symbole de perversité. On sourit aussi, parce qu'on se doute bien que ce doit être parfois vrai, quand Harry dit qu'on a trouvé dans son roman des interprétation qu'il n'y avait pas mises. Et Joel Dicker décrit à merveille ces hommes qui subissent et qui un jour, sont pris d'un accès de violence ou se vengent en prenant le pouvoir d'une manière inattendue sur leurs femmes. Mais, car il y tout de même deux mais, j'ai été agacée par les "Nola chéri" et "Harry chéri" qui ponctuent les dialogues entre Harry et Nola, dialogues que j'ai trouvés ridicules au possible:Oh Harry chéri, ne faites pas cette tête de chien malheureux. Promettez-moi de n'être plus jamais méchant. Certes, le fait que ça sonne faux trouve une explication fort plausible mais je ne peux imaginer qu'un roman avec de tels dialogues rafle les prix littéraires les plus prestigieux. Et mon autre bémol concerne la fin, une vraie fin de polar alors que j'espérais autre chose, un rebondissement littéraire peut-être, m'expliquant qu'Harry n'existait pas mais n'était qu'un personnage de Marcus. Il faut dire que le thème lié à l'explication de l'intrigue policière (car il y a une autre intrigue bien plus intéressante) n'est pas ma tasse de thé. Mais là, je pinaille car c'est vraiment un très bon roman, avec des symboles très forts: le journal de Tamara qui lui tient lieu de coeur, elle qui ne sait pas exprimer ses sentiments et le portrait de Nola qui exprime le sentiment de culpabilité de l'un des protagonistes. Comme dans tout roman réussi, il y a un personnage inoubliable, Caleb. Et bien sûr, des citations, je pourrais vous en donner à foison:Perdre le contrôle de son livre, c'est une catastrophe (faisant référence au fait qu'un roman n'appartient plus à l'auteur après sa publication mais cela m'a aussi rappelé de nombreux auteurs du Festival America qui disent que leurs protagonistes prennent parfois le contrôle de leurs romans). Ecrire, c'est être dépendant. De ceux qui vous lisent ou ne vous lisent pas. (Et Joël Dicker montre aussi très bien la dépendance envers les éditeurs).Lu dans le cadre du Prix Goncourt des lycéens. Il est amusant de constater que l'écriture du second roman d'un écrivain est au coeur de l'histoire des deux écrivains et que ces deux romans deviennent des best-sellers. Or, Joël Dicker publie là son second roman. Et-ce une manière pour lui de conjurer le sort ou tout simplement d'exprimer cette angoisse provoquée par deuxième roman? http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments
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