La verite sur marie

TOUSSAINT J-P

livre la verite sur marie
EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 17/09/09
LES NOTES :

à partir de
14,70 €

SYNOPSIS :

L'orage, la nuit, le vent, la pluie, le feu, les éclairs, le sexe et la mort. Plus tard, en repensant aux heures sombres de cette nuit caniculaire, je me suis rendu compte que nous avions fait l'amour
au même moment, Marie et moi, mais pas ensemble. La Vérité sur Marie n'est pas à proprement parler une suite, mais un prolongement de Faire l'amour (2002) et de Fuir (prix Médicis 2005).
6 personnes en parlent

Je continue la série romanesque de JP Toussaint, Marie Madeleine Marguerite de Montalte. J'ai déjà lu et apprécié -voire plus- les tomes un et deux, respectivement Faire l'amour et Fuir. Trois grandes scènes dans ce pénultième tome : celle de l'attaque cardiaque de Jean-Christophe de G, celle de la tentative d'embarquement du cheval dans la soute d'un Boeing et celle de l'incendie à l'île d'Elbe. Cette île qui à nouveau est le dernier lieu du roman (comme Fuir), cette île -ou plutôt le trajet jusqu'à elle- qui est le moyen pour le narrateur de reconstruire l'histoire, de nous raconter des faits qu'il a vécus et d'autres qu'il imagine, comme par exemple l'attaque de JC de G -c'est également vrai pour l'embarquement du cheval- qu'il n'a pas vue mais dont Marie a pu lui raconter des bribes, son imagination ou ses recherches faisant le reste. "J'aurais beau reconstruire cette nuit en images mentales qui auraient la précision du rêve, j'aurais beau l'ensevelir de mots qui auraient une puissance d'évocation diabolique, je savais que je n'attendrais jamais ce qui avait été pendant quelques instants la vie même, mais il m'apparut alors que je pourrais peut-être atteindre une vérité nouvelle, qui s'inspirerait de ce qui avait été la vie et la transcenderait, sans se soucier de vraisemblance ou de véracité, et ne viserait qu'à la quintessence du réel, sa moelle sensible, vivante et sensuelle, une vérité proche de l'invention, ou jumelle du mensonge, la vérité idéale." (p.165/166) Une belle réflexion sur la puissance évocatrice du roman, sur la vérité absolue : existe-telle ? Chacun n'a-t-il pas en lui sa propre vérité sur des faits dont il a été témoin ou acteur ? Son voisin, lui-même acteur ou témoin aura sa propre version, sa vérité. Dès lors quelle est la part de subjectivité dans tout rapport censé être objectif ? Ah ah, balèze comme question, n'est-il pas ?Je ne suis pas d'un naturel morbide mais les deux scènes les plus marquantes pour moi sont celles de l'attaque cardiaque et le feu à l'île d'Elbe. Comme je l'écrivais récemment, je n'ai rien contre les chevaux -"pourvu qu'ils ne soient pas dans mes lasagnes", c'est si bon de s'auto-citer... l'article en question est là-, mais la scène de l'embarquement du cheval décrite par JP Toussaint m'a semblé longue et même le plaisir de lire de belles phrases ne m'a pas suffi, j'en ai passé quelques unes avant de revenir à des choses plus attrayantes. Car comme toujours chez l'auteur, je retrouve le vrai plaisir des mots, de la belle langue, de belles et longues phrases, très ponctuées avec un vocabulaire assez courant, pas de mots inconnus qui nécessitent d'avoir un dictionnaire proche. Et plus j'avance dans cette série, moins je sais où les deux amoureux nous emmènent, où ils veulent aller, mais ce sont de beaux personnages que j'ai plaisir à suivre sur une longue période, un peu comme des amis qui vivent une relation difficile que l'on suit de loin, en pointillé, parce qu'on n'a pas toutes les données, chacun nous donnant sa version de leurs séparations/retrouvailles ; à nous ensuite de nous refaire le film de leurs vies, et on revient donc à l'interrogation de JP Toussaint sur la vérité et l'invention.Me reste Nue pour clore la série, j'attends la sortie poche.NB : rarement prises en défaut de fautes grossières, les éditions de Minuit ont laissé une belle coquille p.188 : "J'allai fermer les robinets des bombonnes de gaz dans le jardin...". Il me semblait bien que bonbonne était une exception quant à la lettre "m" devant "m, b, p"... Ceci dit pour faire mon intéressant.. Yv

Lyvres
20/01/15
 

Les premières pages de cet épisode de la relation de Marie et du narrateur sont terribles, car nous assistons en direct au malaise du nouvel amant de Marie. Nous sommes avec les services d’urgence qui essaient de le réanimer. Ces pages sont criantes de réalité.Le narrateur va alors nous conter la relation entre Marie et Jean Christophe de G.Nous allons repartir au Japon et surtout assister à une course de cheval de course.Les pages qui décrivent l’embarquement dans un Boeing du pur sang sont elles aussi saisissantes de réalisme. Nous nous retrouvons dans le ventre de ce Boeing, où va voyager le cheval.Mais on va aussi retrouver Marie sur l’île d’Elbe et à nouveau, Jean Philippe Toussaint va réussir à nous faire humer les parfums de cette île.A nouveau un texte prenant et que j'ai lu d'une traite.

catherine
19/05/14
 

Un vrai petit bijou ! L'auteur m'a emporté avec lui dans cette histoire passionnées et passionnante. Certaines scènes restent longtemps en mémoire tant elles sonnent juste du point de vue du style que de l'intrigue. Pas une virgule n'est à rectifier. Du grand art. Sevedebouleau

Sevedebouleau
14/04/12
 

Ce petit bouquin, ce tout petit roman est un bijou !Il n'y a pas grand chose à en dire à part qu'il faut vous précipiter pour le lire, et que vous ne serez réellement pas déçu par cette tranche de vie

Readingintherain
07/05/11
 

Une histoire d'amour... Marie a quitté le narrateur, Marie l'a trompé avec Jean-Christophe de G., Marie a rencontré son amant à Tokyo, l'a retrouvé à Paris, celui-ci est mort... Ce ne sont que des épisodes d'une histoire d'amour compliquée mais Jean-Philippe Toussaint grâce à un style très poétique, visant toujours le détail nous livre un chemin à travers les méandres de l'amour. Il cherche à nous faire atteindre une vérité, la vérité sur l'amour, la vérité sur Marie. C'est un ouvrage compliqué, déroutant mais réellement utile.

caroline591
17/10/10
 

Décevant, franchement décevant. Ceux qui auront brûlé pour FAire l'amour ou même pour Fuir, qui à mon avis montrait déjà des signes de faiblesse, ne retrouveront pas l'état de grâce, l'accent d'intimité et d'authenticité qui rendait universel le propos. Ici encore, le propos est simple même si pas simpliste. Mais l'auteur n'est pas vraiment en verve. Quelques morceaux éparses sauvent malgré tout l'ensemble, mais presque malgré eux. Les raccords sont mal faits. L'ensemble n'est pas assez homogène. Et puis, le style se prend les pieds dans le tapis. On sent que l'auteur s'est choisi des scènes qu'il s'est donné d'animer, comme des contrats à remplir. Certains le sont, à la satisfaction du lecteur, d'autres ne mènent pas bien loin, ont trop des airs de CDD mis bout à bout. Du style, mais pas de plume. Une élégance au cordeau, un gentleman, sans le cambrioleur. Mention spéciale pour la partie finale, qui, enfin dirais-je, m'a emportée. Loin. Allez leur prêter vos jambes et vos bras: La Cimade: http://www.cimade.org/Les Embrassés: http://les-embrasses.blogspot.com/

Thetique
15/10/09
 

Format

  • Hauteur : 18.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.23 kg