Veuve (la)

ADAMSON, GIL

EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 02/04/09
LES NOTES :

à partir de
7,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Canada, 1903. Mary Bolton, 19 ans, vient de tuer son mari. Poursuivie par ses beaux-frères, des jumeaux géants et roux assoiffés de vengeance, la jeune veuve s'enfuit. En chemin, elle rencontre une série de personnages hauts en couleurs auxquels elle s'attache un temps avant de toujours reprendre la route... Gil Adamson bâtit un grand récit picaresque, à la fois captivant et émouvant, la plongée volontaire d'une jeune femme dans les espaces du grand Nord
américain. « La veuve est un roman tout simplement superbe. À travers la beauté de son écriture, on sent que Gil Adamson a tout pour devenir un grand écrivain. [...] Le suspense de ce livre est tel que l'on en ressent physiquement la tension, un effet produit uniquement par les meilleurs romans. » (Jim Harrison) « Un premier roman remarquable, plein de verve, magnifiquement écrit dans la tradition des grands romans d'aventure. » (Michael Ondaatje)
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L'extraordinaire destin d'une veuve Dans ce premier roman très abouti, la canadienne Gil Adamson campe une veuve en fuite dans les Rocheuses au début du XXe siècle.Même si le point de départ du récit se trouve être un crime, ce roman-là n’a rien d’un roman policier, il s’agirait plutôt d’une sorte de « western littéraire », avec ceci de particulier que son héros est une femme, qui, issue d’un milieu aisé, se trouve aux prises avec un environnement qu’elle ne connaît pas et se démène pour survivre dans une nature par essence hostile. Le destin de cette veuve, qui possède à la fois force et grâce, est proprement captivant.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Hondelatte le poete bêla un jour : Dr House , c'est pas Mickey Mouse ! La vie de Mary Boulton non plus! Adamson ne fait ni dans la carabistouille , ni dans le romantisme mais bel et bien dans l'épique avec ce funeste western au féminin , fin mélange de True Grit et de Thelma Et Louise . Le théatre de sa vie , contrairement à celui de P. Bouvard , n'est que désillusion et douleur , et ce malgré son tout jeune age ! Désormais vouée à fuir ses deux beaux-freres , sortes de géants roux siamois qu'un impact de bazooka semblerait titiller plus qu'autre chose , cette femme maricide n'a d'autre choix que de brouiller inlassablement les pistes , dans ce somptueux écrin que sont les Rocheuses d'Alberta , ses chances de survie étant désormais à ce prix ! Un premier roman habile et piquant . L'intrigue , malgré un leger manque de nervosité , vous happe du début à la fin . Ici , foin de règlement de compte à la Borsalino car on lave son linge sale en famille ! Ces deux frangins n'ont qu'un seul moteur , la vengeance ! Une vendetta qu'ils comptent bien assouvir au plus tot , fondants sur leur proie telle une omelette Norvégienne sur une hypoglycémique à la vitesse d'un téléphérique au galop ! Mary , dans sa course éffrénée , multipliera les rencontres . Autant de confrontations étonnantes , révélatrices d'un passé mouvementé que l'on appréhende par petites touches...Car à l'instar du philatéliste et ses timbres , Mary n'aura collectionné que les malheurs : et là je ne vous parle pas de ce maudit wok qui fait rien que vous ébouillanter ni d'une énieme panne informatique subie par le geek à deux doigts ( je vous sers un petit whisky ? ) de l'apoplexie , non , mais de ce pere omni-absent , de ce mari volage et de cette douleur débilitante d'enfanter un condamné...Le drame était inévitable , se faire la belle la seule échappatoire . Autre personnage incontournable de ce horse-movie : la nature ! Hostile , sauvage , indomptée , noublions pas que nous nous trouvons toujours dans les Rocheuses Canadiennes , à sensiblement 12358 miles nautiques de Bujumbara à vol de truite arc-en-ciel . La moindre erreur se paye cash ! En cas d'énurésie , d'épistaxis ou de furoncle , laissez tomber ce bon Cymès , il répondrait aux abonnés absents...Térrorisée par ces deux frangins n'aspirant qu'à lui faire la tete au parallélogramme rectangle , Mary poursuit sa course contre la mort , sa course au bout d'elle-meme...Souvent abattue , vidée ( t'avais qu'à prendre tes pinces crocodiles ) elle n'en demeure pas moins une formidable battante faisant fi , illusoirement , de la séance d'équarrissage finalement libératrice se profilant un peu plus au détour de chaque page . Superbe portrait d'une femme sursitaire courageuse que la vie transcende plus que tout et qui se révele au contact de personnages hauts en couleur. Second bémol , c'est également ce manque d'empathie ressenti à l'égard de cette héroine que l'auteure s'entete à désigner comme « la veuve « et non Mary . Difficile de s'identifier et de prendre fait et cause , la pitié prenant le pas sur la sympathie...Point toutefois interessant , Adamson ne se pose pas en juge mais laisse le lecteur se forger sa propre opinion . Le climat est toujours oppressant mais permettra , cependant , d'instaurer les prémices d'un début de commencement d'amourette toute en pudeur et en retenue . Oubliez les guépieres , j'ai dit pudeur et retenue ! Au final , un bouquin prenant , traitant aussi bien de périple aventurier que de nature exacerbée , de quete identitaire que de vengeance . Adamson semble s'etre fortement documentée en évoquant des lieux ( ville de Frank ) et des personnages ( William Moreland ) authentiques...Je ne résiste pas au plaisir de conclure sur ce bouleversant proverbe Sanscrit qui résumera tout cela bien mieux que moi : si qu'tu r'ssens l'bsoin d'lacher l'bride d'tes 'motions m'lancoliques dans un' natur' b'lliqueuse , ben La Veuve y pourvoi'ra ! Quelqu'un aurait-il un mouchoir...ou une serpillère ?

TurnThePage
08/11/13
 

L'extraordinaire destin d'une veuve Dans ce premier roman très abouti, la canadienne Gil Adamson campe une veuve en fuite dans les Rocheuses au début du XXe siècle.Même si le point de départ du récit se trouve être un crime, ce roman-là n’a rien d’un roman policier, il s’agirait plutôt d’une sorte de « western littéraire », avec ceci de particulier que son héros est une femme, qui, issue d’un milieu aisé, se trouve aux prises avec un environnement qu’elle ne connaît pas et se démène pour survivre dans une nature par essence hostile. Le destin de cette veuve, qui possède à la fois force et grâce, est proprement captivant.

Mary Bolton, veuve de fraîche date -et par sa main- est obligée de fuir pour échapper à la vengeance de ses beaux-frères, une paire de jumeaux, immenses et roux, prêts à tout pour la châtier. Dans sa robe de deuil et munie de sa seule bible, elle va parcourir le Grand Nord canadien, dans une fuite éperdue à travers les Rocheuses enneigées. Cherchant la paix, se cherchant elle même, "la veuve" trouvera sur son chemin des gens pour l'aider, la force nécessaire pour s'en sortir et le courage de faire face à son destin.On sait qu'elle fuit. On sait pourquoi et on sait devant qui. Mary Bolton a tué son mari, ses beaux-frères veulent sa peau, normal! Mais très vite, elle apparaît déterminée certes, mais aussi fragile, terriblement seule et bien sûr la question se pose : pourquoi ce crime? Son mari était-il une brute épaisse qui la battait ou Mary est-elle une folle sanguinaire qui a tué pour le plaisir?Par petites touches, Gil ADAMSON va revenir sur le passé de Mary, de son enfance à son mariage, racontant ses joies, ses peines, ses espoirs et toute cette tristesse qui a fini par muer en colère froide. Le meurtre de son mari, dernier acte d'un drame intime, la précipite sur le chemin de la quête de soi. Son aventure la mène dans une nature hostile, un décor de montagne spectaculaire, un froid polaire. Là elle rencontrera le "voleur des crêtes" qui un moment partagera son lit et qui n'est qu'un des personnages hauts en couleur qui émailleront son parcours, avec un pasteur qui construit tout seul une église dans un village de mineurs oublié de tous, un nain contrebandier et d'autres plus discrets mais tout aussi providentiels.La veuve a-t-elle légitimement tué son mari? Saura-t-elle échappé à ses poursuivants? Finira-t-elle au bout d'une corde pour son crime? Pour le savoir, il faudra lire cette épopée aux saveurs de western qui tient aux tripes de bout en bout, de courses folles en moments de répit. A lire avec la peur au ventre et le goût de l'aventure.

un flyer
02/10/12

Moi qui adore les grandes histoires d'aventure, avec ce roman je me suis régalée.J' ai tout simplement adoré. Je me suis très vite attachée à tout les personnages que l'on croise dans ce livre, avec un gros faible pour le coureur des bois que j'ai trouvé bien plus vrai, touchant et sincère que Mary Boulton qui pour moi a un caractère trop inconstant, impulsif parfois à la limite de la folie. Ce sont les passages dans la forêt et les montagnes qui m' ont le plus plu. Quand à l'intrigue elle-même, la poursuite entre Mary Boulton et ses deux beaux-frères, elle m'a semblé finalement n'être plus qu'un prétexte pour créer l'aventure et décrire ce pays et sa nature sauvage...

Lacazavent
06/05/12
 

Magnifique Le XXième siècle s'ouvre alors que Mary Bolton fuit à travers les grands espaces canadiens. Elle n'a que 19 ans, la peur au ventre, la rage de vivre et elle vient de tuer son mari. Poursuivie par les frères de celui-çi qui veulent le venger, elle va vivre, dans sa course, une incroyable aventure. Lire ce livre c'est vraiment renouer avec la grande littérature, celle des mots bien choisis. C'est un remarquable portrait de femmes. A ne manquer sous aucun prétexte.

Si je ne dois retenir qu’une seule de mes lectures de cet été, ce sera incontestablement celle-ci. « La veuve » fait partie de ces romans immersifs qui vous emmènent l’espace de quelques heures, au beau milieu d’une autre époque, d’un autre lieu, d’une autre vie. Celle de Mary Boulton est exaltante, sorte de Jack London au féminin, aventureuse et décidée, elle prend la fuite après avoir tiré sur son mari. De prime abord, le lecteur ne sait rien de ce qui l’a poussé à ce terrible geste, de son passé de femme mariée. A travers sa fugue le long des Rocheuses Canadiennes, Gil Adamson remonte le flot des souvenirs de la jeune femme,de son enfance à son mariage, le drame se dessinant doucement chapitre après chapitre. Passé et présent s’emmêlent pour mieux nous tenir en haleine, la narration se révélant captivante à bien des égards. Tout d’abord, les décors sont somptueux. L’Ouest sauvage canadien où la nature s’offre à l’état brut, nous plonge dans l’ambiance par sa reconstitution réaliste et descriptive. Dans ces moments-là, la plume de l’auteur devient rapidement poétique et harmonieuse, on a l’impression de respirer l’air pur de la montagne. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si j’ai qualifié Mary tantôt de Jack London au féminin, car il semble clair que l’auteur se soit inspirée des textes de cet incontournable auteur, qui n’avait pas son pareil pour décrire les scènes de nature sauvage et d’aventure. Et aventure avec un grand A il y a, car non contente de planter son décor avec brio, Gil Adamson ne ménage pas son héroïne qui tout en fuyant, s’arrange pour faire de nouvelles rencontres, tomber amoureuse et devenir une pionnière convaincue. Seule femme dans un monde d’hommes (une mine de charbon), Mary Bolton se révèle débrouillarde et décidée, une héroïne attachante qui va sans cesse de l’avant et ne s’apitoie à aucun moment sur son sort (elle aurait pourtant toutes les raisons). Les conditions de vie pénibles des mines apportent un accent de réalisme au périple de la veuve, l’auteur nous proposant une galerie de personnages plus charismatiques les uns que les autres. Que ce soit le Coureur des crêtes, ou le révérend Borycastle, chaque rencontre chargera notre héroïne, qui s’adaptera à cette vie d’errance. La fin m’a d’ailleurs beaucoup plu, j’ai trouvé qu’elle était très fidèle à l’esprit du personnage, qui décidément, ne s’en laisse pas compter ! Une divine lecture.En bref, on ne lit pas « La veuve », on le vit. On vit son destin de pionnière et d’aventurière, qui jamais ne se laisse aller. Une héroïne comme je les aime, et que l’on devrait voir plus souvent. C’est un premier roman pour l’auteur Gil Adamson, et c’est un essai plus que réussi. =

nymeria
19/09/11
 

La veuve Cet ample roman d’aventures, qui invite le lecteur à prendre son temps, est un remarquable hommage à une nature sauvage, peuplé de personnages hors du commun que l’on oublie difficilement.

Format

  • Hauteur : 20.10 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.38 kg
  • Langage original : ANGLAIS (CANADA)

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