La vie devant ses yeux

KASISCHKE, LAURA

livre la vie devant ses yeux
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 24/04/02
LES NOTES :

à partir de
22,30 €

SYNOPSIS :

Diana vient d'atteindre la quarantaine ; elle a apparemment tout pour être heureuse : un mari professeur de philosophie, une jolie petite fille et une belle maison. Elle est cette mère de famille américaine typique, qui accompagne les sorties scolaires de sa fille, qui cuisine admirablement et enseigne le dessin à mi-temps. pourtant le passé - et l'événement traumatisant qui en est au coeur - ne cesse de la hanter, par bouffées, et ces flashes sont autant de ruptures dans la narration du présent de diana. par un effet d'éclatement
chronologique, laura kasischke crée une sorte de science-fiction " domestique ". Quant à l'époque, tout le jeu du roman consiste à nous faire peu à peu découvrir que le présent de l'histoire se situe en fait dans l'avenir, puisque l'héroïne, qui avait environ dix-huit ans à la fin des années quatre-vingt-dix, a maintenant une quarantaine d'années : le présent de l'histoire se situe donc aux environs de 2020 et rien ne semble avoir changé entre ce que l'on peut connaître de l'amérique de l'an 2000 et cette époque imaginaire.
10 personnes en parlent

A travers le double portrait de Diana McPhee, parallèlement femme de 40 ans et jeune fille de 17 ans, La vie devant ses yeux explore les répercussions découlant de la collision du passé et du futur, du rêve et de la réalité. Après une entrée en matière percutante, le récit s'alanguit sur une très loooongue description de la vie banale d'une Diana adulte entrecoupée de scènes de son adolescence en compagnie de son amie Maureen.Alors qu'elle mène une vie qui incarne parfaitement le rêve américain, inexplicablement la machine petit à petit se détraque et le conte de fées vire au cauchemar....Comme d'habitude on peut compter sur Laura Kasischke pour nous mener par le bout du nez sur les chemins de l'étrange et cette fois ci son histoire est particulièrement alambiquée. Il faut arriver à la dernière phrase pour comprendre ce qu'il se passe réellement. C'est assez ingénieux en définitive mais 400 pages pour je ne vous dirais pas quoi pour ne pas vendre la mèche, ça fait quand même fort long ! Holly

un flyer
09/02/16

"La vie était courte.Sa vie était parfaite.Et c'était sa vie à elle."Diana a quarante ans, une vie familiale et professionnelle bien rangée, bref une vie qu'elle ne voudrait changer pour rien au monde. Qu'il est loin le temps où, élève au lycée de Briar Hill, elle brillait pour son exubérance et ses aventures sentimentales avec des partenaires plus âgées! La mère de famille épanouie n'a plus rien à voir avec la lycéenne délurée, un peu livrée à elle-même, qui partageait tous ses secrets avec la brune Maureen."Briar Hill, avec ses coquettes maisons de bois et ses façades de briques" est resté tel quel malgré la vingtaine d'années passée. Seul un nouveau monument à la mémoire des victimes de la fusillade du lycée a été érigé devant le bâtiment. Diana passe devant tous les jours et y accorde peu d'importance alors qu'elle-même et son amie furent témoins des faits. Mais cela est le passé, maintenant sa vie c'est Paul son mari, professeur de philosophie, et Emma, sa fille de dix ans:"Sa fille était jolie et heureuse.Son mari était sexy, attentif, il réussissait bien dans la vie.Le monde était vraiment très rond, comme un aquarium dans lequel les pensées nageaient."Or, dans son univers formaté, des souvenirs d'adolescence resurgissent, telles de bouffées délirantes en complète contradiction avec l'image que renvoie Diana adulte."Il se passait quelque chose (...) est-ce que c'était ce qui se passait quand on atteignait la quarantaine (...) Est-ce que le passé se mettait à saigner dans le présent, comme si le passé était fait de serviettes rouges qu'on laverait à l'eau chaude avec des draps blancs?"D'abord éparses, les flashs deviennent récurrents, lancinants, s'annoncent chez la jeune femme par une douleur "toute de froideur et de brillance" concentrée dans sa tempe droite. Ils sont autant de ruptures dans le quotidien bien réglé de cette famille, que de ruptures narratives. Petit à petit, Diana, troublée, n'arrive plus à structurer sa journée, oublie ses tâches ménagères, croit voir des choses, bref, confond passé et présent:"Hantée.Son corps. Son esprit. Son quartier. Sa ville.Cela faisait bien longtemps qu'elle occupait tous ces lieux.Elle avait fait des choses qu'elle regrettait.Elle revit la vie qu'elle avait vécue, l'accumulation des détails, comme une énorme roue qui dévalerait une colline et foncerait sur elle."Le chat disparu revient à la maison, Emma se rebelle contre sa mère, de vieux camarades réapparaissent, et bizarrement, Diana intègre ces événements à son quotidien, trop soucieuse que son monde reste rond comme un aquarium, incapable d'analyser correctement la situation.La vie devant ses yeux est le roman de la faille. Son héroïne se craquelle au fur et mesure de la narration; le vernis de l'apparence disparaît au profit de la véritable nature. La Diana de quarante ans n'a plus rien à voir avec la Diana de seize ans, la rejette même en bloc. Seulement, cette dernière se défend à travers des souvenirs bien ancrés, impossibles à oublier car ils lui ont fait sentir jadis qu'elle était vivante:"Elle perçoit le bruit de son propre cœur qui bat soudainement en elle, qui fait circuler le sang à travers son corps; elle aime ce bruit-là, aussi..."Plus on avance dans le récit, plus le malaise s'installe. En effet, on sent qu'il se passe quelque chose sans pour autant réussir à saisir les incohérences, et la frontière entre passé et présent devient floue.Laura Kashischke fait aussi du silence un thème essentiel de la narration. Le lecteur lit certes une intrigue avec des personnages en présence actifs, mais le décor semble être en carton pâte . Point d'oiseaux qui gazouillent, point de cris d'enfants, points de klaxon. Seul la lumière donne une impression d'uniformité et de réalité à l'arrière plan au point qu'il en devient parfois aveuglant, bourdonnant:"Tout cela bourdonnait. Ce tout fait d'ombre et de lumière."Seul le cœur qui bat se fait entendre...Dès lors, Diana est le prisme par lequel se reflète la vie; elle se retire des événement, devient désincarnée:"On pouvait voir en elle, réellement. Une main aurait pu la traverser, dissiper son image, l'effacer complètement du monde."De ce fait, l'auteure nous offre un épilogue magistral à la hauteur du trouble suscité par l'intrigue, donnant finalement toute la dimension du titre.Un grand roman de Laura Kasischke. vivi

vivicroqueusedelivres
06/09/14
 

J'ai aimé cette lecture à l'aveugle, me laissant porter par la narration, parfois un peu longuette, qui décrit les massifs de fleurs de cette maison typiquement américaine.J'ai aimé les cassures dans cette narration, me replongeant dans l'adolescence des deux filles par un été torride et sans histoire.Et puis j'ai aimé chercher les indices qui brouillent les pistes. Je suis passée à côté de certains, en remarquant d'autres. Tout ne s'éclairant qu'à la dernière page.L'auteure sait créer un univers si particulier, proche de la décomposition et pourtant si attractif.L'image que je retiendrai :Celle du parfum des fleurs si présents dans le fil de la narration. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
18/06/14
 

Le livre s'ouvre sur une scène entre deux amies au lycée. Un drame se prépare, une seule d'entre elles s'en sortira. Aucun nom, aucune précision temporelle. On retrouve Diana, la survivante, bien des années plus tard, la quarantaine heureuse : une petite fille, Emma, un mari intelligent, beau garçon et aimant, une maison agréable, bref, son rêve américain. Mais petit à petit des détails, au départ insignifiants, viennent perturber son quotidien si bien organisé. La folie la guetterait-elle ?Alternant présent (mais lequel ?) et souvenirs de lycée, la narration peut d'abord faire suspecter la schizophrénie, l'hystérie. Mais alors que l'on avance dans le récit la clé de l'histoire devient évidente. C'est là que le bât blesse. Car la Laura Kasischke qui nous avait habitués à des fins surprenantes - voire morbides - fait défaut à ce roman. Et bien que l'on ne puisse qu'être profondément touché par le "tour de passe-passe" narratif et par ce que cela dit de la vie, il manque le suspense et l'incertitude, le malaise dans lequel le lecteur est habituellement plongé. En somme, j'ai attendu une gifle qui n'est jamais venue.

Melacloche
03/11/13
 

L'histoire commence avec une scène du passé de Diana, la scène qui est à l'origine de toute l'intrigue. Diana se trouve dans les toilettes de son lycée avec sa meilleure amie lorsqu'une fusillade a lieu. Le meurtrier entre dans la pièce et leur dit qu'il ne tuera qu'une seule des deux amies, à elles de choisir qui doit mourir. L'amie de Diana se dévoue et lorsque le meurtrier demande à Diana son avis, celle ci décide de sacrifier son amie. C'est ce moment, qui est à l'origine de toute l'histoire.Le roman nous raconte donc ensuite l'histoire de Diana, mère de famille ordinaire. Seulement, l'évènement précédent hante son présent. Elle a des sortes d'hallucinations et voit des souvenirs du passé se mélanger à son présent. Tout au long du livre on se demande ce qui est vrai, ce qui ne l'est pas, si Diana est folle ou non.J'ai toujours été fascinée par les fusillades dans les établissements scolaires. Je ne sais pas vraiment pourquoi, disons que c'est une sujet qui m'intéresse. Du coup, j'avais très envie de lire ce roman et j'avais l'intuition, avant même de l'ouvrir, que j'allais aimer. Il y a des auteurs comme ça, on sait à l'avance qu'on va aimer ce qu'ils écrivent. Pour moi, Laura Kasischke est l'une d'entre eux.J'ai beaucoup apprécié la plume de l'auteur, le roman est agréable à lire et les personnages sont attachants. J'ai eu du mal tout au long du livre à discerner le vrai du faux, c'est à dire ou s'arrête la réalité et où commence les hallucinations de Diana. Surtout que parfois, ce qu'on pense être des hallucinations n'en sont pas et inversement. Bref, c'est un roman que j'ai beaucoup aimé, si on met de côté que je n'ai pas compris la fin...En effet, la fin est racontée de façon très évasive. On ne sait pas vraiment si en réalité le meurtrier lors de la fusillade a tué Diana ou son amie, on ne sait pas si Diana est morte et qu'elle s'imagine ce que sa vie aurait pu être si elle avait eu la chance de devenir adulte (un peu comme on est supposé revoir défiler sa vie devant ses yeux au moment de mourir). Peut être est elle vraiment adulte et ne peut elle se pardonner sa décision et donc son passé la hante vraiment. Je n'ai pas très bien compris. À cause du titre, je suppose que la vraie réponse est qu'elle voit ce que sa vie aurait pu être, mais l'auteur ne nous dit rien clairement.Du coup j'ai fais quelques recherches, car je n'aime pas ne pas savoir. J'ai découvert qu'une adaptation avait été réalisée, je l'ai donc visionnée, espérant avoir des réponses à mes questions. Alors le film est superbe, rien à dire, de très bons acteurs et tout, mais niveau adaptation j'ai été un peu déçue. Parce qu'à la différence du roman, lorsque le meurtrier lui demande son avis, Diana ne sacrifie pas son amie, elle se sacrifie elle. Et du coup toute l'idée en est changée. De ce fait, je n'ai pas eu de réponses à mes questions.Bref, j'ai beaucoup aimé La vie devant ses yeux de Laura Kasischke, mais je reste sur ma faim. J'aurais souhaité une fin plus évidente et moins en supposition.

LucyGray
29/08/12
 

Diana McFee, la quarantaine est une de ces femmes qui a tout pour être heureuse. Une maison dans un quartier résidentiel, un mari universitaire et une petite fille Emma. Mais lorsque Diana n’était encore qu’une adolescente insouciante, elle a vu sa vie basculer. L'acte fou d'un lycéen qui avait sorti une arme et décidé de tuer soit elle soit sa meilleure amie.C’est grâce à Joëlle ( du blog l abiblio du dolmen) que j’ai lu ce livre et je la remercie ! Récemment elle a parlé du nouveau roman de Laura Kasischke et j'ai eu envie de renouer avec cette auteure (dont un des livres avait connu le sort de mon fameux jeté par dessus l'épaule). Elle a fait preuve d'une passion et d'un enthousiasme communicatifs ! Ce titre n’est pas un des plus récents mais quand je l’ai vu à la biblio, je l'ai pris. Les premières pages du livre commencent par une scène très forte mettant en scène deux adolescentes, une blonde et une brune. Un lycéen fou décide d’en tuer une. L’une veut épargner son amie tandis que l’autre préfère la vie et la vie. Diana était l’une de ses deux adolescentes. A quarante ans, elle se rend compte combien elle a pu changer et que ses illusions de jeunesse se sont évanouies. Le passé revient. Insidieux et par bribes.Laura Kasischke crée une ambiance. Elle plante le décor et analyse son personnage, détaille sa psychologie et ses émotions. Sans bousculer le lecteur, elle sème le doute dans son esprit. Et là, je dis bravo car une certaine tension s’installe au fil des pages. Et l'on pense naïvement ( oh oui) que les dernières pages nous permettront de connaître la vérité. Pris au piège, le dénouement final en sera d'autant plus amer... Un roman très troublant, une écriture qui s’attache à la finesse psychologique : merveilleux ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
23/11/11
 

La première scène du roman semble tout droit inspirée de la tragédie de Columbine : un ado fou, auteur d’une fusillade dans son lycée, demande à deux amies laquelle il doit tuer. Diana, une des filles, le pousse à tuer sa meilleure amie. Le lecteur retrouve donc Diana, vingt ans plus tard, dans le rôle d’une mère de famille issue de la middle-class américaine, qui revit en filigrane son adolescence mouvementée à cette période faste qu’est la quarantaine, toujours propice à un premier bilan de vie. Alternant les flash-backs et le récit au présent, Laura Kasischke nous offre le portrait troublant d’une femme à la recherche d’une faute passée qu’elle cherche à expier mais qui reste incapable d’enclencher une catharsis sur elle-même. La culpabilité et la rédemption de l’héroïne sont enfouies au plus profond d’elle et ne parviennent qu’à la surface pour le lecteur, qui suit ainsi le parcours d’une femme à la dérive, qui semble courir après sa propre vie. Une fascinante description d’une crise de la quarantaine qui prend ses racines dans l’épisode d’une adolescence insouciante devenue d’un seul coup morbide.

SophieC
19/10/11
 

Laura Kasischke m'a encore épatée. Remarquable ! Étonnant ! Malsain. Une fin ambiguë. Je préfère vous l'annoncer dès ce début de billet car je sais que certains seront déjà récalcitrants à ces caractéristiques.Le plot est plutôt simple. Nous sommes dans un lycée, petite ville des US, deux copines, Diana et Maureen, papotent dans les toilettes. Au loin un bruit peu identifiable. Qui se rapproche. Un homme s'encadre dans la porte et demande avec sadisme : "Qui dois-je tuer de vous deux ?"La réponse ? Elle s'écrit dans ce roman.

Praline
07/09/11
 

Encore un excellent roman de L.K. qui continue de creuser ses thèmes de prédilection : l'identité féminine, la mémoire, la culpabilité, le désir.Il y a toujours ce zeste de mystère à la limite du fantastique, comme un grain de sable dans une machine trop bien huilée qui bouleverse une vie trop bien rangée de mère de famille de 40 ans qui peut s'enorgueillir d'avoir la vie dont elle rêvait (mari prof de fac, petite fille adorable, belle maison, de l'argent et un reflet agréable dans le miroir). Le récit alterne entre le présent et le passé (quand elle était une ado provocante et attirait les regards avec sa meilleure amie dans la petite ville où elle est finalement restée).Que reste-il de l'ado qu'elle était dans la femme qu'elle est devenue ? Que s'est-il passé le jour de la tuerie dans son collège ? Pourquoi est-elle vivante et son amie Maureen morte comme 23 autres lycéens ? Pitié: ne vous laissez pas décourager par la très mauvaise adaptation cinématographique (dont la photo orne la réédition en poche) qui réduit l'univers étrange, onirique et sensuel de cette grande romancière américaine à un décor froid et figé.

Marianne33
21/09/10
 

Une fois fini ce roman, je reste encore perplexe. Je me demande si j'ai bien tout compris, si les nuances distillées par l'auteur n'ont pas finalement alourdi le récit et, en conséquence, brouillé les pistes de la compréhension. "La vie devant ses yeux" s'ouvre sur une scène de violence gratuite, banale dans un lycée américain, où un jeune de dix-sept ans décide de trucider tout le monde avec son arme. Dans les toilettes, deux amies sont face à ce tortionnaire, l'une va mourir. Laquelle ? Et l'une d'elle va survivre, on s'en doute car on poursuit la lecture en suivant le quotidien de Diana McFee, la quarantaine, blonde, bonne cuisinière, mère et épouse dévouée, qui habite une belle maison dans un quartier résidentiel de Briar Hill. Une femme parfaite dans un univers parfait. On avale les longues descriptions de cette vie lisse, au point de bailler presque d'ennui. Et puis, en intervalles, il y a ces deux adolescentes, des meilleures amies, qui vont au-devant d'une mort annoncée. Et l'auteur semble prendre un malin plaisir à brouiller les pistes : car finalement ces jeunes filles sont-elles ce qu'a été Diana, ou ce qui les attendent, ou sont-elles en parallèle de cette femme blonde à qui il commence à survenir des événements étranges ..? Il faut admettre que les convictions vacillent aisément. Et puis on presse l'auteur de nous en dire plus : qu'arrive-t-il à cette femme parfaite, Diana? Est-elle réellement menacée, est-elle dérangée, a-t-elle des visions, des pressentiments ? Ces multiples voyages dans le passé, présent - futur ? - embrouillent vite la logique du roman. Et d'ailleurs je l'ai fini, après avoir peiné avec quelques longueurs, et j'ai toujours le sentiment d'avoir loupé quelque chose. Perplexe, décontenancée, j'accorde au roman de Laura Kasischke beaucoup de "flou artistique".

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.34 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : ANNE WICKE

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