La vie en rouge

THIOLLIER, ANNE

livre la vie en rouge
EDITEUR : GALLIMARD-JEUNESSE
DATE DE PARUTION : 12/03/09
LES NOTES :

à partir de
10,65 €

SYNOPSIS :

Taisen et Gangming. Elle aime la danse et le spectacle. Il est fasciné par les fusées et la mécanique. Dans la Chine maoïste des années soixante, les deux enfants grandissent côte à côte et voient leur monde changer. Un jour, les cours de chant et de danse sont supprimés. Puis, c'est l'école qui ferme. Plus de cours, plus de professeurs, plus de livres ! Désormais, il
faudra apprendre le travail de la terre ou devenir ouvrier. De l'euphorie à la désillusion, que deviendront Taisen et Gangming ? Parviendront-ils à sauver leurs rêves ? Des personnages inspirés de la réalité, un auteur ayant vécu vingt ans en Chine font de ce roman très accessible un témoignage aussi fort que riche et précieux sur la Révolution culturelle chinoise.
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Le premier tiers du livre (un peu long) plante le décor : le quotidien dans la province chinoise de Yunnan de quelques familles d'un milieu relativement privilégié, la plupart des adultes étant enseignants. En 1966, survient "le grand chambardement", à savoir la révolution culturelle. La vie de ces Chinois se trouve progressivement bouleversée par l'application des principes maoïstes qui les condamnent à renier leurs valeurs. Les intellectuels sont envoyés en "rééducation", seuls les paysans et ouvriers méritent désormais le respect. Les enfants cessent d'aller à l'école, c'est plutôt une bonne nouvelle pour la plupart, ils ne mesurent pas les répercussions de l'endoctrinement sur leur développement intellectuel : "Quand on nous a dit que les cours s'arrêtaient, tout le monde a trouvé ça génial ! Plus de cours, plus de devoirs à faire à la maison ! Cette liberté nouvelle valait bien quelques efforts : il a fallu se mettre aux réunions politiques quotidiennes. Dans la salle où elles avaient lieu, quelqu'un avait écrit : "Les intellectuels puent !". On reprochait aux professeurs leur arrogance. le président Mao lui-même avait donné l'exemple en déclarant publiquement : "Quel mal y a-t-il à ce qu'un élève s'endorme en classe, si le cours est ennuyeux ?". Les livres étaient méprisés. On allait désormais tout apprendre par la pratique, avec les ouvriers, les paysans et les soldats." (p. 94-95). Les plus jeunes ne prendront pleinement conscience des dégâts de cette révolution dans leur vie personnelle que lorsque les familles seront divisées : les aînés et même les parents pourront être envoyés loin des leurs pour travailler à la campagne dans des conditions très difficiles...Dommage que ce roman soit un peu "mou" et que les protagonistes manquent de relief, on ne s'y attache guère bien qu'on les suive de 1960 à 1972 et que leurs destinées, modelées par le bouleversement politique de ces années, soient intéressantes. Cet ouvrage est néanmoins un témoignage important sur la Révolution culturelle chinoise. Je le conseille aux plus jeunes (à partir de 14-15 ans) comme aux adultes... Canel

Canel
31/01/16
 

Un roman pour découvrir et s'émouvoir Anne Thiollier est une spécialiste de la Chine, où elle a longtemps vécu. C'est ce qui explique en partie pourquoi son roman, bien documenté, est une excellente façon de découvrir la vie quotidienne pendant la Révolution culturelle. On s'attache à ces deux enfants, on éprouve leurs enthousiasmes, leurs peurs, leurs doutes et ceux des adultes qui les entourent. Les temps sont difficiles, des épreuves nombreuses les attendent et l'on se demande jusqu'au bout s'ils pourront réaliser leurs rêves, dans une société bouleversée et sourde aux aspirations des individus. La fin n'en est que plus émouvante.

beraud@archimed.fr
13/12/15
 

Je recommande absolument ce roman de l’excellente collection Scripto. Il s’intéresse à un sujet peu développé en littérature de jeunesse, pourtant historiquement proche mais si lointain géographiquement.L’auteur, Anne Thiollet, se veut plus descriptive qu’explicative quant à la Révolution culturelle chinoise.A travers l’enfance et l’adolescence de ces deux narrateurs, elle dresse le portrait d’une Chine qui s’enfonce dans l’extrémisme et les contradictions. Les scènes sont finement choisies pour témoigner de cette période sans lourdeur pédagogique. Le récit s’étend du début des années 60 au milieu des années 70 et se construit sur deux voix qui racontent leur quotidien, celles des deux jeunes héros : Elle, Tai Sen, native qui n’a connu que ce monde politique et Lui, Gang Ming, dont les parents reviennent d’Indochine pour participer au renouveau chinois.Deux points de vue différents qui se rejoignent, deux vies qui se séparent à l’adolescence et se retrouvent. Les courts chapitres alternant les narrateurs rythment ce roman qui s’intéresse aux multiples aspects de cette Révolution, aux conséquences concrètes sur la vie des chinois : l’endoctrinement, l’éducation négligée, la guerre des factions, les difficultés matérielles, le contrôle des médias, des arts, des déplacements, et surtout la manipulation de la culture au service des idéaux d’état et la détérioration des relations humaines empoisonnées par l’atmosphère de suspicion et d’émulation politique permanente. Les expériences de chacun des enfants met en évidence l’effrayant décalage entre la réalité et les discours ainsi que l’impact du manque d’information sur la population.Anne Thiollier joue habilement des caractères contrastés de ces jeunes héros. Tai Sen est la plus mature, la plus critique aussi, réalisant rapidement les dérives du système, s’en protégeant autant que possible, soutenue par sa passion pour la danse alors que sa famille dispersée par l’obligation du travail à la campagne n’est pas épargnée par les troubles de l’époque. Gang Ming est plus naïf, moins impliqué, moins intéressé par l’évolution du monde dans lequel il vit. Il accepte les réformes en y cherchant un intérêt personnel puéril, comme lorsqu’il se réjouit de la fermeture des écoles, bien qu’il ait subi le choc du passage de la prospérité connue en Indochine dans son enfance au dénument lors de l’installation en Chine. Adolescent, il s’oppose à son père, un enseignant qui insiste sur l’importance de savoir lire, écrire, pratiquer des langues étrangères, et refuse de profiter de ses connaissances. Gang Ming ne se pas projette pas dans l’avenir si les perspectives doivent compliquer son existence. Il adhère aux doctrines maoïstes, non par conviction ( les réunions politiques l’ennuient, voir l’angoisse s »il doit y prendre la parole ) mais par facilité. Les affres d’un communisme exacerbé, les désillusions sont suggérés à travers les personnages adultes, dans leurs comportements contraints, sans engager le roman vers l’analyse, le réquisitoire ou la polémique.La parole des ces jeunes chinois confrontés à un pays en pleine mutation idéologique offre aux jeunes lecteurs occidentaux d’aujourd’hui une autre vision du monde qui dépasse son cadre historique mais propose une réflexion sur les choix de société, sur le rôle de l’éducation et de l’art servie par une écriture fluide très agréable à lire.Ce roman est inspiré du témoignage et des souvenirs d’enfance d’un ami chinois de l’auteur.

Marilire
25/11/12
 

Un roman pour découvrir et s'émouvoir Anne Thiollier est une spécialiste de la Chine, où elle a longtemps vécu. C'est ce qui explique en partie pourquoi son roman, bien documenté, est une excellente façon de découvrir la vie quotidienne pendant la Révolution culturelle. On s'attache à ces deux enfants, on éprouve leurs enthousiasmes, leurs peurs, leurs doutes et ceux des adultes qui les entourent. Les temps sont difficiles, des épreuves nombreuses les attendent et l'on se demande jusqu'au bout s'ils pourront réaliser leurs rêves, dans une société bouleversée et sourde aux aspirations des individus. La fin n'en est que plus émouvante.

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.31 kg

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