La vie me fait peur

DUBOIS, JEAN-PAUL

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 26/08/94
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Trente-trois mille pieds, c'est l'altitude idéale pour réfléchir à sa vie. Dans l'avion qui l'emporte vers Miami, Paul Siegelman s'efforce de retrouver le fil conducteur et remet les chapitres dans l'ordre : la mort de sa mère, les acrobaties financières de son père, ses propres errances d'Ibiza à panama City, ses relations tumultueuses avec les femmes. « Je suis tout petit.
Je peux vivre dans un verre à dents », dira-t-il un jour. Et si c'était vrai ?Avec ce livre limpide et mystérieux, Jean-Paul Dubois explore nos angoisses les plus familières et fait l'inventaire de quelques passions simples, comme autant de consolations. Dans les parages de Philip Roth et de John Updike, il est l'un des romanciers français les plus singuliers d'aujourd'hui.
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C'est le cinquième roman de Jean-Paul Dubois que je lis presque d'affilée et j'accuse une nouvelle déception, après "Si ce livre pouvait me rapprocher de toi". "La vie me fait peur" remplit les mêmes lignes de contrat qu'un bon roman populaire, où l'on suit la saga de la famille Siegelman. Des pionniers en matière de caravaning et tondeuses ! Cette histoire, donc, se passe essentiellement lors du vol France - Miami où est confiné Paul, quadragénaire fraîchement licencié par sa propre épouse ! Ce voyage, en fait, il l'entreprend un peu pour se blottir "sous les jupes" de son père, exilé dans le Sud des Etats-Unis pour une retraite dorée. Histoire de se plaindre d'une telle traitrise, de la débâcle de l'entreprise familiale, d'un égarement d'un homme paumé, largué par la vie depuis de nombreuses décennies ! Au fil des chapitres, un peu comme le décompte des heures, de l'avion qui glisse dans le ciel au-dessus des contrées américaines, Paul fait un bilan de vie guère potable, souvent teinté du souvenir ému d'une mère exceptionnelle et d'un père exubérant et follement dynamique. Son adolescence, sa crise de la vingtaine, son mariage avec Vivien, ses tentatives professionnelles... Paul ne tente jamais de sauver sa peau, il se livre à nu. Toutefois, en tant que lectrice nouvellement passionnée par l'écrivain Dubois, j'avoue que cette contemplation d'un homme ordinaire, en guerre avec lui-même, est lassante et complaisante. Je ne m'y suis pas sentie embarquée, un peu touchée, mais les longs exposés autour de l'industrie de la tondeuse ont fini de me laisser sur le bas côté !... Est-ce un signe que je devrais prendre un peu de recul avec cet auteur, que j'affectionne, et qui demeure pour moi un très bon romancier ?...

Clarabel
23/02/09

Shlemiel or not shlemiel ?...Paul Siegelman a la quarantaine, son mariage bat de l'aile et il n'a toujours pas trouvé de raison de se lever le matin. Il profite du voyage qui l'emmène rendre compte du fiasco de sa vie à son père, installé à Miami, pour faire le point sur les années écoulées.Il est sympathique, Paul, vaguement attentiste, il a bien tenté deux, trois trucs mais toujours sans grande conviction, se laissant toujours porter par les évènements sans jamais trouver sa voie.Comme souvent, les gens autour de lui n'ont pas l'attitude escomptée, et peu à peu il va ouvrir les yeux sur ses attentes profondes et les moyens de les combler...Un joli petit roman, bourré d'humour et de personnages hauts en couleur, un narrateur qui aime poser ses manques au long des pages. Quelques belles phrases aussi, dont la sonorité a agréablement tinté à mes oreilles, comme :"L'homme qui devant moi, flattait son obésité conjugale en engloutissant des filets mignons; avait depuis longtemps démissionné physiquement."Un auteur qui m'intéresse, qui est très accessible, dont on peut facilement se sentir proche. Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.26 kg

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