La vie mode d'emploi

PEREC, GEORGES

livre la vie mode d'emploi
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 04/02/80
LES NOTES :

à partir de
8,60 €

SYNOPSIS :

Georges Perec La Vie mode d'emploi La Vie mode d'emploi est un livre extraordinaire, d'une importance capitale non seulement dans la création de l'auteur, mais dans notre littérature, par son ampleur, son organisation, la richesse de ses informations, la cocasserie de ses inventions, par l'ironie qui le travaille de bout en bout sans en chasser la tendresse, par sa forme d'art enfin : un réalisme baroque qui confine au burlesque. Jacqueline Piatier, Le Monde. L'ironie, très douce, imperceptible, fantomatique, moirée, faite d'un détachement extrême, d'une méticulosité et d'une patience qui deviennent
de l'amour... En résumé, c'est un prodigieux livre-brocante, qu'on visite sans se presser, à la fois livre fourre-tout, livre promenade. Jacques-Pierre Amette, Le Point. Et cela donne des romans exotiques, extravagants, des crimes parfaits, des fables érudites, des catalogues, des affaires de moeurs, de sombres histoires de magie noire, des confidences de coureurs cyclistes... Jeux de miroirs et tables gigognes, entrez dans cet immeuble et vous ferez le tour du monde. Un vertige majuscule. Quand on en sort, on est léger comme une montgolfière. Catherine David, Le Nouvel Observateur.
7 personnes en parlent

Ou vue en coupe d'un immeuble parisien.Perec trace dans ce roman aux multiples personnages et étages l'ébauche d'une foule de romans potentiels et nous narre mille histoires.Soit on lit ce livre du début à la fin, de manière traditionnelle, soit on pioche comme dans un recueil de contes ou au sein d'un journal ou d'une encyclopédie à la recherche d'un article.Perec a construit son oeuvre en suivant de multiples contraintes, toutes invisibles à la lecture de ce patchwork vertigineux qui a pour centre le récit de Bartlebooth, qui "s'amuse" à élaborer sa vie par un parcours autour du monde retranscrit par des aquarelles qui seront transformées en puzzles, le tout constituant un véritable écheveau qui sera vouer à disparaître totalement.Mise en abîme sublime pour un bonheur de lecture infini qui donne envie d'aller voir encore et encore au sein de ces appartements ce qui s'y passe.Grandiose Maltese

Maltese
05/05/09
 

Je trouve tout d'abord que la couverture de l'édition de poche que j'ai eu la chance de lire est fort bien réalisée. Ce n'est pas toujours le cas et cela mérite d'être souligné. Le Livre de Poche a choisi la lithographie de Lavielle sur une composition de Bertail, "Etages du monde parisien". Elle fut publiée pour la première fois chez Hetzel dans "Le Diable à Paris", puis reprise dans l'Illustration du 11 janvier 1845.On découvre la vie qui règne dans un immeuble qui ressemble à celui que l'on retrouve dans le roman de Georges Perec. Les personnages y sont plus ou moins actifs, on lève le voile sur un pan de leur histoire, les liens qui peuvent unir les différents occupants. Le lecteur de "La vie mode d'emploi" devient un peu un "Super" concierge intemporel de ce microcosme ! Afin d'éclairer mon propos, rien ne vaut mieux que cette citation de la préface du livre signé Bernard Magné : "J'imagine un immeuble parisien dont la façade a été enlevée… de telle sorte que, du rez-de-chaussée aux manssardes, toutes les pièces qui se trouvent en façade soient instantanément et simultanément visibles. Le roman… se borne… à a décrire les pièces ainsi dévoilée et les activités qui s'y déroulent…"Chaque chapitre est réservé à une pièce, une histoire. La longueur en est variable, mais ce procédé d'écriture démontre la rationalité dans laquelle s'est plongé l'auteur. On est bien là en présence d'un esprit logique, qui raisonne tel un mathématicien, qui cloisonne dans un premier temps, puis qui croise ses données pour obtenir un résultat final que je ne dévoilerai pas ! Les détails sont omniprésents et concernent aussi bien les protagonistes que les lieux, les objets qui s'y trouvent. On nous plante le décors de façon magistrale, assez unique. Pour un peu, on pourrait respirer les odeurs de chaque mini univers qui se présente à nous. On est dans l'orfèvrerie de la description car c'est soigné, précis et beau (même pour des banalités). C'est tout un art que de décrire sans ennuyer le lecteur et sur ce plan, je puis vous dire que je ne suis guère patiente. J'adore sentir l'espace où évoluent les personnages, mais trop de détails tue parfois (souvent) le récit. Ici, ce n'est pas le cas et la raison qui empêche le lecteur de se noyer dans cette masse d'informations; c'est qu'effectivement chaque détail a ou aura son importance. On voyage dans le temps car l'intrigue n'est point linéaire. Rassurez-vous, ce n'est pas perturbant et au contraire, cela aide à la compréhension des liens qui unissent ou non les différents protagonistes.Même chose pour le rythme même de l'écriture de Georges Perec qui varie au fil des chapitres. Tantôt lent, trainant en longueur, puis tout en accélération plus ou moins brutales pour fournir au lecteur des "révélations". Comme la vie qui effectivement ne suit pas toujours une route toute tracée, mais passe par des chemins de traverses plus chaotiques. On peut choisir de tout lire d'un bloc ou de compartimenter ses lectures. On peut donc ainsi suivre ses désirs, s'attacher plus à certaines destinées qu'à d'autres. Ce livre est multiple et offre donc des niveaux de lecture tout aussi nombreux. J'ai tout lu à la suite car j'étais un peu prise par le temps, mais je pense que l'on gagne à lire par petite touche "La vie mode d'emploi". L'ensemble est plaisant, mais un siècle "d'histoires", c'est un peu lourd car c'est du condensé. On doit beaucoup plus apprécier de prendre son temps et de découvrir, comme dans la vie réelle, les petites intrigues de chacun, ces petits secrets. Une sorte de feuilleton avec des épisodes à découvrir chaque jour, mais largement un cran au-dessus de "Plus belle la vie " (désolée pour les fans).Des outils sont gracieusement mis à notre disposition : - un plan de l'immeuble avec les noms des occupants.- un gros index car les références fourmillent elles-aussi.- une belle chronologie pour suivre l'histoire plus personnelle des différents protagonistes.- un rappel de certaines histoires relatées dans cet ouvrage (pour ceux qui choisirai une lecture plus thématique et de faire des choix dans les 99 chapitres de "La vie mode d'emploi".) Un véritable petit pavé en format de poche, mais que cela ne vous décourage pas. Cela se savoure, cela se découvre et on y prend vraiment du plaisir (surtout si on le lit calmement, à un rythme lent pour en apprécier tous les détails).Un petit pavé à ne pas jeter dans la mare donc… http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
02/06/12
 

On parle plus volontiers de « La Disparition » à propos de Perec or, il me semble que si ce roman ludique et inclassable constitue un tour de force littéraire, dans la lignée des membres de l’O.U.L.I.P.O., le vrai chef d’œuvre de Perec est bien plus « La vie mode d’emploi », publié en 1978 et sous-titré avec malice « Romans ». http://http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2010/03/la-vie-mode-demploi-de-georges-perec.html

Marianne33
20/09/10
 

Un roman incroyable, construit comme un puzzle, qui se lit comme un polar

isabelle
03/12/08

L'un des grand roman du XXème siècle que l'on peut lire et relire en y trouvant toujours de nouvelles pistes et de nouveaux plaisirs. Qu'on le lise en connaissant toutes les contraintes d'écriture (le bi-carré latin, le jeu d'échec et la polygraphie du cavalier, les listes, les puzzles...) ou pas, qu'on le lise dans le sens de lecture ou selon les index, cette lecture est toujours un pur régal, pleine de jeux et d'érudition, de petites et de grandes histoire, de vrai et de faux... Ce livre est génial, qu'on se le dise ! (pas assez de place pour développer ici). laurence

laurence
28/09/11
 

Pur génie L'un des grand roman du XXème siècle que l'on peut lire et relire en y trouvant toujours de nouvelles pistes et de nouveaux plaisirs. Qu'on le lise en connaissant toutes les contraintes d'écriture (le bi-carré latin, le jeu d'échec et la polygraphie du cavalier, les listes, les puzzles...) ou pas, qu'on le lise dans le sens de lecture ou selon les index, cette lecture est toujours un pur régal, pleine de jeux et d'érudition, de petites et de grandes histoire, de vrai et de faux... Ce livre est génial, qu'on se le dise ! (pas assez de place pour développer ici).

La vie, mode d'emploi Prenez un immeuble parisien, sis, disons… 11 rue Simon-Crubellier. 1975. Voilà le cadre.Insérez-y 107 petites histoires, vécues par 1467 personnages. Découpez votre récit en 99 chapitres que vous décrirez, pour faire simple, selon un bi-carré latin orthogonal d‘ordre 10 et la « polygraphie du cavalier ».Voilà la règle.Assaisonnez le tout de citations masquées, de cartes de visite humoristiques de farces et attrapes, de pièces de puzzle, de répertoires de mots oubliés, d’arbres généalogiques, de diagrammes d’échiquier, de bibliographies, de mots-croisés… Voilà La vie mode d’emploi, romans.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.30 kg

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