La virevolte

HUSTON, NANCY

livre la virevolte
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 16/10/01
LES NOTES :

à partir de
5,00 €

SYNOPSIS :

Roman «Lin danse dans la ville de Mexico. Ses pieds sont nus et son corps géant, plus grand que jamais. Elle est Cihuacoatl, la déesse aztèque des guerres et des enfantements. Elle sait tout, elle peut tout, rien ne l'arrêtera.» Lin est célèbre dans le monde de la danse. Elle aime Derek et, bientôt, les deux filles qu'elle obtient de lui la comblent de bonheur. Mais par la suite, du soir
au matin, elle se retrouve accaparée par son rôle de mère, et se surprend à regarder passer les saisons. Elle se souvient que la danse était tout pour elle et réalise qu'elle l'est encore aujourd'hui. Créer, défier l'apesanteur, emplir l'espace. Soluble dans cette existence, elle est vulnérable, sauf lorsqu'elle danse. Alors elle part et cède aux avances du démon de la danse.
5 personnes en parlent

Tout d’abbord c’est un livre étonnant. Par sa ponctuation, sa chronologie, son histoire. La ponctuation : parfois il n’y a pas de points, la phrase se termine mais rien ne le signale, ce qui donne un aspect inachevé au livre, je me suis demandée si ce n’était pas une faute d’impression, mais non ! J’ai posé la question à l’auteure au Salon du Livre de Paris et elle m’a répondue très gentiment que c’était parce que “quand on danse on est toujours en apeusanteur”. Phrase que j’ai trouvé très jolie (Je ne fais pas de dance donc je n’en sais rien mais Nancy Huston avait l’air de s’y connaitre). Néanmoins, ça à l’air de rien ce petit point à la phrase d’une phrase mais je peux vous dire que quand il n’y en n’a pas, c’est perturbant ! La chronologie : les évenements s’enchainent très rapidement. A un paragraphe on va avoir Angela la première fille de Lin qui a un an, celui d’après elle peut en avoir deux ! Cet aspect m’a déplu car j’aime beaucoup les détails, les précisisons, tous ces petis éléments sans importance mais qui permettent de bien s’imaginer le lieu, l’endroit, la situation. L’histoire m’a paru malsaine, dérangante. La deuxième fille de Lin, Marina, est sombre, violente verbalement et il y avait un je-ne-sais-quoi qui me mettais mal à l’aise.L’histoire m’a donc dérangée, mais l’écriture de l’auteure est très agréable, très douce et fluide. Aérienne, ce qui cadre bien avec la danse. Je lirai un autre livre de cette auteure avec plaisir car son écriture est vraiment très agréable.Pour conclure une histoire qui ne m’a pas plue mais une très bonne découverte au niveau du style de l’auteure.

Elinor
28/02/12
 

Le récit est construit en 2 parties.La 1ère partie intitulée "La soliste" correspond à la vie de Lin avant sa virevolte; c'est à dire quand elle essayait de conjuguer vie maritale, vie familiale et danse ... et là on s'ennuie ! il y a vraiment très peu d'intérêt dans ce qu'on lit. La lecture est presque désagréable par ces mini-bouts d'histoires, ces phrases sans point qui se poursuivent au paragraphe suivant. on est au bord de l'abandon lorsqu'arrive la 2ème partie.Intitulée "La compagnie", cette partie est immédiatement beaucoup plus agréable voire entraînante. On est soudainement surpris par cette virevolte, on cherche à comprendre, à savoir ce qui va se passer. Je ne sais pas si l'écriture de cette partie est différente de la précédente mais elle ne m'a plus aucunement gênée.Au final un 3 étoiles alors que la dernière partie du livre vaut à elle seule un 4. Maylany

Maylany
26/09/11
 

Un très beau roman sur la danse. Qui a un jour connu le vertige de "la virevolte" comprendra cette mère qui abandonne mari et enfants pour danser aux quatre coins du monde. Mais c'est également l'histoire du mari qui se remarie ; des deux filles au caractère si différent dès la naissance. Une narration au rythme d'un ballet contemporain, déroutant mais tellement humain. L'image que je retiendrai : Celle de la salle de danse de Lin, dans sa maison, que sa fille aînée vient hantée pour danser à son tour. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
16/09/11
 

Ce livre, je le laisserais presque sur ma table de chevet pour y puiser toutes les ambiguïtés du genre humain. Je parle du genre humain mais c'est en fait bel et bien la femme qui est sous les projecteurs dans cette histoire de danseuse empêchée dans sa vocation.Je m'explique : Lin est une danseuse émérite qui a à première vue tout pour être heureuse avec une vie de famille bien remplie et un mari Derek qu'elle croit aimer. Viennent s'ajouter au portrait de la petite famille parfaite : deux petites filles qui, en requérant éducation et attention, détournent peu à peu leur mère de son vrai rêve, danser.Et l'histoire gagne en profondeur avec le temps qui passe, avec les enfants qui grandissent et cette étrange impression de passer à côté de sa vie. Mais noyer le poisson ne le fait pas disparaitre et quoi qu'on fasse il remontera toujours à la surface. C'est le cas avec cette passion obsédante qui la rappelle à elle, par moment. Et les moments se font de plus en plus pressants, de plus en plus difficiles à canaliser. L'esprit vagabonde et même si Lin reste à la maison, ses pensées et ses gestes sont tous tournés vers la danse. A quoi bon résister?Ne lisez pas ce qui suit si vous n'avez pas encore lu le livre !Le livre se compose en deux parties avec la première qui retrace la vie de famille rangée avec un quotidien qu'on se plait à retracer chaque jour : repas, toilette, discussions entre amis/famille, boulot.Dans la seconde partie Lin prend son envol. On ne sait pas trop comment ni à quel moment l'abandon de domicile a eu lieu mais la danseuse a regagné ses ballerines. Et c'est dans cette partie que les doutes entrent en jeu : que Derek s'organise avec deux fillettes un peu perdues et traumatisées. Lin quant à elle ne vit plus que pour sa passion : elle enchaine les représentations, flirte avec un chef d'orchestre et envoie valser toute sa vie établie. Au revoir maison, enfants ; bonjour hôtels, paillettes et troupe de danse !Le style de Nancy Huston, il n'y a pas à dire on adhère ou on abhorre. Pour ma part je suis charmée par ses trouvailles linguistiques, par sa manière de placer et déplacer le temps, de le faire filer selon que la frustration soit là ou que les liens familiaux se dénouent. C'est l'impression curieuse qu'on a avec un tel livre : qu'on a la possibilité de briser toutes les barrières temporelles, de pouvoir accélérer le vide existentiel pour revenir sur les moments-clé qui marquent une vie.Et dans le sillage de Lin c'est Derek, ce sont les deux fillettes et les proches qui sont en pleine tempête, témoins d'une destinée qu'ils ne peuvent contrôler. Pour résumer : je crois que ce livre est vraiment admirable et qu'il donne une envie folle de poursuivre les pas d'une écrivain dont les ficelles nous ensorcelle.Le genre de petites phrases piquantes qui me fait sourire : Évidemment que je fais attention, sœurette. Les capotes sont le premier pas sur le chemin des décapotables. (p.160) "Aux âme bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années" (Rabelais)

Melopee
04/06/11
 

Majesteux Nancy Huston nous plonge dans les rapports maternels, dans leurs violences et leurs passions. Le triptyque de ce roman: une mère, une femme et la danse. Parmi toutes ces passions, Lin choisit la danse mais au prix de tant de souffrances.

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg

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