La voleuse de livres

ZUSAK, MARKUS

livre la voleuse de livres
EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 20/03/08
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
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8,20 €
nos libraires ont adoré la voleuse de livres

SYNOPSIS :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret.
Celui qui l'a aidée à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : la Voleuse de livres. « Best-seller international, cette fable singulière envoûte par son audace et son originalité. » Questions de Femmes « Ironique et paradoxal, La Voleuse de livres appartient à ce genre hybride d'ouvrages destinés à la fois aux adolescents et aux adultes. » Le Monde des Livres Cet ouvrage a reçu le prix Millepages Jeunesse
La mort va vous raconter une histoire :Le destin beau et cruel d'une orpheline Allemande dans une Allemagne en guerre. Privations, bombardements mais aussi la joie et les livres…
Guillaume ,
Librairie
(C.Cial Vache Noire)
32 personnes en parlent
La mort, narratrice de ce livre, nous amène au cœur de l' Allemagne Nazie de 1939 à 1945. Liesel est adoptée par une famille Allemande les Hubermans. Nait alors une complicité entre la fillette et le jeune couple. Elle découvre sa passion pour les livres et n'hésite pas à en voler avec son ami Rudy... La lecture devient un acte de vie, de survie. La famille Hubermans cache un terrible secret : un juif dans le fond de leur cave. Nous pouvons nous mettre à la place de certains Allemands de l'époque. La guerre est dure des deux côtés. Cette histoire m'a bouleversé et je n'ai pu retenir mes larmes... C'est un roman très surprenant, émouvant et qui nous interpelle sur le rôle des mots.... Toute dictature commence par un MOT. Livre à dévorer...
JUSTINE Mlle
Magnifique livre intriguant, surprenant, poignant... La Mort se révèle étrangement efficace comme narratrice de l'histoire et nous tient en haleine jusqu'à la fin sans nous lasser. Même si le nombre de pages (560) ne découragera pas certains lecteurs, il est dommage qu'une version condensée n'existe pas. Elle pourrait en effet rendre ce livre plus accessible aux adolescents qui préfèreront sûrement aller voir le film éponyme.
Sophie Mlle

Il est des livres qui ne vous quittent pas. Des livres qui vous suivent, vous saisissent et qui vous remplissent. "Je suis hantée par les humains" , voilà donc la mort qui nous parle. Il est question des hommes, de leurs passions, de leur folie, de leur faiblesse, de leur animalité, de leur beauté. La mort nous confie qu'elle voit d'abord les couleurs ensuite les humains. Tout n'est donc que couleurs.... Quelle sera la vôtre ? Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
20/02/11
 

En 1939, dans l'Allemagne nazie, la mort ne compte plus ses victimes. Qu'une fillette de 9ans ose lui résister attire son attention. C'est ainsi que la grande faucheuse, devenue narratrice, nous conte le destin de Liesel, dans un style tantôt ironique, tantôt tendre et toujours bouleversant.Une réflexion sur la guerre, la mort et l'intolérance qui ne laissera pas le lecteur indifférent...

Mokona
29/11/10
 

L'histoire de Liesel Meminger débute en Allemagne en 1939, alors que dans un train qui les emmène vers une vie nouvelle, la Mort s'empare du petit frère de la fillette. La mère en effet ne peut plus s'occuper seule des deux enfants, alors que le père a "disparu", emporté par son adhésion au communisme, et s'est résolue à confier ses enfants à une famille d'adoption.Liesel voit donc son petit frère emporté par cette Mort, qui est le narrateur du roman. Celle-ci remarque la fillette, et tout au long de sa vie, viendra lui "rendre visite", intriguée par le caractère fort de l'enfant, par sa farouche volonté et son envie de vivre. Pendant l'enterrement du petit garçon, Liesel ramasse dans la neige un livre, perdu par un employé du cimetière, et, alors qu'elle ne sait pas encore lire, elle pressent que ce livre deviendra son bien le plus précieux, peut-être sa protection contre le monde fou qui l'entoure, et contre la Mort qui rode autour d'elle et ne cesse d'emmener avec elle hommes, femmes, jeunes et vieux, travaillant d'arrache-pied en cette période de guerre... D'autres livres se trouveront sur le chemin de Liesel, qu'elle prendra également (volera), ressentant un appel puissant de la part de ces objets, comme s'ils voulaient lui faire partager les mots, les émotions, les expériences qu'ils contiennent. Et c'est la Mort, qui tel un ange veille sur Liesel tout au long de sa vie, qui surnomme l'enfant "la voleuse de livres".Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
22/12/09
 

Coup de coeur ! Ce livre est une pépite d'émotions, larmes et sourires sont au rendez-vous.Comment rester de marbre face aux péripéties et réflexions de ces deux enfants que sont Rudy et Liesel liés par une jolie amitié dans l'Allemagne nazie ? véritable page-turner, je n'ai eu de cesse d'être en apnée face à LA MORT qui rôde... et frappe ou ne frappe pas ?Malgré le contexte historique, et le lieu qui sert de décor au roman, la poésie est très présente et donne quelques respirations de légèreté.

evalea
04/10/14
 

En bref, une lecture parfaite par son fond comme par sa forme ! L'histoire et l'Histoire sont exploitées de telle façon qu'on ne peut que s'attacher aux personnages et à leurs aventures. L'auteur nous offre une nouvelle une nouvelle vision des choses grâce un point de vue original et son discours cynique qui colle parfaitement.

RizDeuxZzZ
21/07/14
 

Lorsque je lis le synopsys de La Voleuse de Livres, je ne suis franchement pas emballée. J'ai pas envie de lire un Schindler's List.Cependant, je me suis forcée en voyant tous les avis positifs sur ce livre.Liesel Merminger est une petite fille pendant l'Allemagne nazie. Ses parents sont soupçonnés de communisme, aussi est-elle confiée aux Hubermann qui vivent en périphérie de Munich. Elle vole des livres. L'histoire est simple. Ce n'est pas l'intérêt du livre.Première surprise : un format et un narrateur inhabituels. Ce livre est en effet raconté par la Mort, une Mort qui observe l'humanité à un de ses moments les plus cruels, le nazisme. La Mort a une prose belle, simple mais poétique. Markus Zusak joue avec les codes du roman, au diable les règles de la narration, au diable le suspens, et ça aurait pu très mal se terminer mais c'est génial.L'autre particularité de ce livre, c'est qu'il n'est pas vraiment centré sur l'Allemagne nazie. Je veux dire : oui, c'est un livre dont l'histoire se passe pendant l'Allemagne nazie, mais on s'intéresse plutôt à l'humain. Aux petites personnes qui n'ont rien de spécial mais qui deviennent extraordinaires sous la plume de Zusak. Liesel Merminger est l'héroïne de ce roman - mais elle ne fait rien de spécial, rien qui ne sera reconnu dans l'Histoire, personne ne se souviendra de la petite voleuse de livres et pourtant elle est extraordinaire. On s'attache à chacun des personnages, merveilleux à leur façon et en toute subtilité. Je ne pensais pas que j'aimerais Rosa Hubermann et finalement, mon coeur se serre à chaque fois que je pense à elle et à ses "Saukerl, Saumensch".C'est un livre puissant. C'est un livre sur ces personnes que personne ne connait mais qui sont toutes sublimes à leur manière, sur l'amitié, l'amour, la famille, l'injustice, l'innocence de l'enfance. Sur le pouvoir des mots, sur le pouvoir des livres.C'est un de ces livres qui transcende sa forme et c'est mon livre favori.

MariePattz
14/05/14
 

De temps à autre, des livres arrivent de nulle part, et, sans vous laisser le temps de réagir, vous emportent dans leur monde, s’emparent de vos émotions, changent votre vision de choses, et vous bouleversent, tout simplement. La voleuse de livres est de ceux-là.C’est l’histoire de Liesel, une fillette allemande prise dans la tourmente de la seconde Guerre Mondiale, ainsi que des gens on ne peut plus ordinaires de la rue Himmel (ciel en allemand), où elle vit avec ses parents adoptifs. Je sais que ça a l’air terriblement ennuyeux, présenté comme ça, mais là où se situe l’originalité, c’est que la narratrice n’est autre que la Mort elle-même. Et force est de constater qu’elle remplit ce rôle à merveille. On est très loin de la représentation commune de la Mort comme d’une figure menaçante, vêtue de noir et brandissant une faux. Au contraire, elle apparaît très… humaine, capable de compassion et même d’admiration envers nous, les humains. J’ai vraiment aimé sa manière de raconter, avec ses réflexions, très justes, sur la nature humaine, et toutes ces couleurs. Une grande importance est donnée aux couleurs, rendant le texte encore plus poétique, plus beau.Le thème de la seconde Guerre Mondiale et de l’Holocauste ont été abordés des centaines de fois en littérature, mais je trouve que Markus Zusak nous en livre une approche différente, puisqu’en plus d’avoir choisi une narratrice hors du commun, il a choisi des personnages hors du commun, par leur banalité. Je ne sais pas si je suis très claire, je m’explique : ce ne sont pas des héros de la Résistance, ce ne sont pas des soldats, ce ne sont pas des prisonniers des camps de concentration, ce sont tout simplement des individus lambdas, comme il y en avait des milliers en Allemagne à cette époque, mais dont on ne parle jamais. Rue Himmel, il y a de tout : des partisans fanatiques du Führer, des Résistants de l’ombre qui cachent des Juifs dans leur sous-sol, et des familles qui essaient tout simplement de vivre au jour le jour en s’en tirant le mieux possible.Ces personnages n’ont peut-être rien d’extraordinaire, mais je les ai tous, vraiment tous adorés. Liesel, la voleuse de livres avide de mots. Rudy, le garçon aux cheveux citron qui ne rêve que de deux choses : être Jess Owens et recevoir un baiser de sa voleuse de livres. Maman avec son apparence dure et cassante qui cache un cœur en or. Papa, son accordéon, ses cigarettes et son infinie gentillesse. Max, le Juif caché dans le sous-sol de chez les parents de Liesel, ses cheveux comme des plumes, et le lien si fort qui l’unie à la voleuse de livres. Ce lien n’est jamais explicitement qualifié, mais je dirais qu’il s’apparente à une relation fraternelle. Pour moi, Max est le frère que la Mort a arraché à Liesel juste avant son arrivée rue Himmel.Il faut que vous sachiez quand même que si vous aimez les happy ends, ce livre n’est pas pour vous. La fin va vous ravager, vous faire pleurer de toutes les larmes de votre corps lorsque l’inévitable se produit. De même, si vous aimez l’action et le suspense, vous risquez d’être particulièrement déçus. La Mort n’est pas franchement adepte des cliffhangers, au contraire, elle aime bien vous annoncer à l’avance ce qui va se passer. Mais ça ne gâche en rien la lecture. Le déroulement des évènements reste tout aussi passionnant et poignant même quand on en connaît le dénouement.Je crois que ma chronique ne pourra jamais rendre justice à la beauté et à la puissance de ce livre, qui vous vide et vous remplit en même temps. J’ai lu les 500 pages avec à la fois un sourire aux lèvres et les larmes aux yeux. Je ne m’y attendais pas du tout, mais il s’agit là de ma plus belle découverte, de mon plus beau coup de cœur de ce début d’année. Lisez-le, vraiment, c’est tout ce que je peux vous dire.

Tari
12/02/14
 

Publié initialement en langue anglaise en 2005, La Voleuse de livres a connu un regain d’intérêt ces derniers temps grâce à l’annonce de la sortie de son adaptation au cinéma, sortie prévue en France le 5 février 2014 (autant dire que je suis pile dans les temps !). Je pense n’avoir eu que des échos très positifs sur ce titre. L’unanimité étant tout de même rare, j’étais curieuse de me faire mon propre avis sur la question. L’émotion semblait être telle pour certains lecteurs que je m’attendais à me prendre une claque, j’espérais le coup de cœur, je souhaitais trouver là un livre qui me marquerait à vie… en fait non. Je le concède bien volontiers, La Voleuse de livres est un très beau livre, bien écrit et bien construit, mais la claque émotionnelle attendue n’a pas pointé le bout de son nez. J’ai certes été légèrement émue par le destin des personnages, mais la disparition de certains d’entre eux étant annoncée très tôt, leur perte n’a été ni violente ni même surprenante. Je suis une sans cœur, c’est vrai, vous pouvez me huer.L’originalité de cette histoire réside, à mon avis, dans le choix de la narration. En effet, le personnage qui nous conte ici l’histoire n’est autre que la Mort, en personne. Extérieure au destin des personnages qu’elle n’a que peut côtoyer de loin, la Mort nous offre le quotidien d’une petite fille - Liesel - entre 1939 et 1943. Vous allez me dire, si elle était extérieure à tout ça, comment peut-elle donner autant de détails ? On l’apprend rapidement, la « Faucheuse » a récupéré un petit livre appartenant à Liesel. La fillette y a couché les épisodes du quotidien que l’on découvre à notre tour grâce à la narratrice intermédiaire. Compliqué à expliquer mais pas du tout difficile à appréhender, ne vous inquiétez pas. Tout ça pour dire que la Mort a une perception un peu particulière du monde des vivants (elle attache beaucoup d’importance aux couleurs) et surtout que le lecteur découvre l’histoire de Liesel et de ses proches grâce à un point de vue externe qui ne l’empêche pas du tout de s’attacher aux héros et de se sentir proche d’eux. Les différents tableaux du quotidien s’enchaînent et je comprends maintenant que la réalisation d’une adaptation au cinéma était une évidence. Le texte est construit et conté pour être mis en images.C’est donc l’histoire de la petite Liesel qui, « adoptée » par un couple de la petite ville de Molching après le voyage en train pendant lequel elle aura perdu son petit frère, se familiarise avec sa nouvelle vie, sa nouvelle famille et son nouveau quotidien. Mais Liesel n’est pas une petite fille ordinaire, Liesel est une voleuse… de livres. Le premier ouvrage n’est autre qu’un Guide du fossoyeur récupéré dans la neige lors de l’enterrement de son petit frère. S’en suit la volonté d’accroître la collection, dès que possible mais toujours respectueusement (si l’on peut dire). L’univers de Liesel se compose de Rosa et Hans - ses parents nourriciers -, de Rudy - son meilleur ami -, de Max - un boxeur juif accueilli dans le plus grand secret dans le sous-sol de la famille pendant de longs mois ! - et des mots. Parce que la petite fille, pour se protéger des cauchemars qui la réveillent chaque nuit, apprend à lire auprès de son nouveau Papa. Lire devient pour elle un refuge et c’est grâce aux mots que son ami Max réussira à sortir du désespoir. J’aime assez ce message et j’ai beaucoup apprécié certains passages plus symboliques, tel que le moment où, cherchant du papier, Max - le jeune juif caché au sous-sol - déchire chaque page du Mein Kampf, repeint chacune d’elles avec de la peinture blanche pour ensuite y réécrire sa propre histoire. Markus Zusak nous offre un quotidien parfois amusant, souvent terrifiant, toujours tendre et émouvant. Il ne tombe pas dans le larmoyant - ce que j’ai grandement apprécié - mais fait juste passer ce qu’il faut d’émotions. Le lecteur s’attache beaucoup à Liesel, à son Papa, sa Maman, Rudy, Max… et même aux voisins pas franchement sympathiques. Il faut dire qu’on est plongé dans leur quotidien pendant près de 560 pages qui correspondent à près de quatre années de narration, difficile donc d’être complètement détaché et de ne pas s’émouvoir de leurs aventures. Malgré tout, et c’est ce qui m’a un peu déçue, je n’ai pas été particulièrement émue par la disparition subite de nombre d’entre eux, dans les dernières pages. Peut-être parce que la Mort nous prévient en amont et parce que tout se déroule et se termine subitement, en deux ou trois pages. Je m’attendais à la mort de certains des héros, je n’ai donc pas subi de choc violent et pour ceux pour lesquels la perte a été une « surprise », on passe tellement vite à autre chose que je n’ai pas eu le temps de vraiment m’émouvoir. Un peu comme dans la deuxième partie du septième Harry Potter, lorsqu’on voit les corps d’un certain couple dans le grand Hall… c’est soudain, la caméra s’attarde sur la scène une seconde et hop, l’histoire continue. J’ai eu exactement ce sentiment en tournant les dernières pages de La Voleuse de livres. Cependant, je comprends l’effet recherché. L’auteur installe une véritable relation entre le lecteur et ses personnages, il la développe et la détaille pendant plus de 500 pages et paf, il brise tout en un instant. Parce que les bombes ne mettent pas des heures à tomber, parce que la mort c’est quelque chose de soudain et qui arrive sans prévenir. Je comprends ce choix narratif et je ne doute pas de sa pertinence. Je suis simplement déçue de ne pas avoir réagi à la hauteur de l’intensité de la scène. Il faut du temps pour que l’information grimpe jusqu’à mon cerveau et mes glandes lacrymales… quand ça aurait pu arriver, j’avais déjà tourné la toute dernière page. Dommage !En tant que française, à l’école, j’ai été assez conditionnée - comme beaucoup j’imagine - par les cours d’histoire/géographie. Dans mon imaginaire d’enfants, les allemands étaient tous méchants et ont tous participé au génocide. Alors que, pendant la Seconde Guerre Mondiale, beaucoup d’allemands étaient pauvres, vivaient dans un dénuement extrême et plusieurs d’entre eux s’opposaient plus ou moins franchement aux idées nazies (allant même jusqu’à cacher des juifs dans leur sous-sol). Je pense que c’est une perception de l’Histoire qui manque à beaucoup et qui devrait être offerte aux plus jeunes beaucoup plus souvent. Merci donc à Markus Zusak de remettre les choses à leur place et de proposer cette histoire aux jeunes lecteurs (ce roman est, il me semble, plutôt destiné aux adolescents).Je le disais plus haut, je suis persuadée que ce roman est idéal pour une adaptation cinématographique. Dans sa construction et dans son visuel, il y a beaucoup de potentiel. Et si le réalisateur choisit les bons angles, la bonne bande originale et le bon timing, nul doute qu’avec ce support de nombreuses larmes vont couler !

DameMeli
02/02/14
 

On suit donc Liesel, petite fille de 10 ans pendant la seconde guerre mondiale que sa mère est contrainte de laisser à une famille adoptive. La petite Liesel sera finalement bien tombée, sa famille d’accueil, Hans et Rosa Hubermann, sont des gens au grand cœur que j’ai adorés même si j’avais des doutes sur Rosa au tout début mais vite dissipés! On fait donc la connaissance de Liesel la première fois qu’elle croise la Mort : lors de la mort de son petit frère. Une mort qui va la hanter et donne déjà le ton du livre.Bien sûr, le livre ne traite pas d’un sujet facile et est loin d’être gai mais en même temps Liesel est attachante et pleine de vie. J’ai vraiment beaucoup aimé la suivre et suivre ses petits plaisirs de la vie qui sont part de l’insouciance des enfants. J’ai aussi beaucoup aimé Rudy, son meilleur ami avec qui elle fait les 400 coups !La particularité du récit c’est le mode de narration et au-delà de ça, l’écriture. On sent que l’auteur a apporté un soin tout particulier à avoir une écriture originale et qui sorte de l’ordinaire. Le livre est découpé en dix parties, à chaque début de partie on a quelques mots jetés pêle-mêle et qui annoncent ce qu’il va se passer. Puis tout au long du récit, on a des petits apartés avec des traductions de mots allemands par exemple, des détails sur des personnes, des éléments qui apportent un petit plus au récit. J’ai vraiment apprécié ces parenthèses, j’ai trouvé que ça apportait beaucoup à l’histoire. Et puis bien sûr, il y a cette narratrice si particulière qu’est la Mort. La Mort nous raconte l’histoire de Liesel, cette petite fille qui l’a touchée et qu’elle a surnommé la Voleuse de livres.Ce surnom est vraiment bien trouvé et la relation que Liesel a avec les livres est touchante. Plus particulièrement, sa relation avec les mots.La mort ne se contente pas de raconter l’histoire de Liesel, elle nous parle de la guerre et des âmes qu’elle doit prendre, elle nous spoile certains éléments de l’histoire ce qui fait que l’on peut se dire des choses comme "pourquoi elle ne l’a pas fait maintenant alors qu’après il sera trop tard ??".

Latetedansleslivres
26/01/14
 

Allemagne nazie, 1939, Liesel a dix ans. Elle a été confiée par sa mère à des parents adoptifs : Rosa, blanchisseuse, et Hans, peintre et accordéoniste. Ils vivent à Molching, près de Munich... Hans, que la fillette appelle Papa, est un homme bon, plein de douceur à son égard. Rosa est généreuse également, sous sa rudesse apparente. Liesel va traverser ces années de guerre avec deux amis : Max, un Juif caché dans le sous-sol, et Rudy, un garçon de son âge, son complice dans nombre d'espiègleries, notamment les larcins de livres et de nourriture...J'ai été déroutée par les premières pages, le temps de comprendre que la narratrice de cet étrange roman est la Mort. Curieusement, celle-ci apparaît douce, résignée, davantage libératrice que punitive ou malveillante. Mais finalement, cette narratrice parle assez peu d'elle-même, de sa cueillette des âmes, elle s'efface derrière le personnage central : la jeune Liesel. Et ce sont les aventures de cette fillette attachante qui m'ont charmée...Ecrit simplement, ce roman est plein de sensibilité et de poésie. Le récit - parsemé de fables et ponctué de quelques illustrations émouvantes - met en vedette la lecture (pour soi ou partagée à haute voix), les livres, ainsi que l'écriture et le dessin, minces espaces de liberté salvateurs sous la dictature nazie. Dans ce texte, le mot "Papa" est toujours empreint d'amour, de respect affectueux, tant les relations entre Liesel et son père adoptif sont tendres et riches en complicité (les heures de lecture la nuit, la peinture et l'accordéon ensemble, les clins d'oeil...). Il y a ainsi de nombreux moments de grâce entre la fillette et ses proches (le recyclage de Mein Kampf, le bonhomme de neige...). Les jeunes Liesel et Rudy ont beau être touchés par la gravité du contexte (nazisme, antisémitisme, pénuries, bombardements…), ils gardent leur insouciance d'enfants à certains égards. Cela donne du piquant au récit qui, de ce fait, ne s'enlise pas dans le pathos... En résumé : un joli ouvrage fin et touchant sur une période noire de l'Histoire, une lecture marquante qu'on a envie de partager. Canel

Canel
10/11/13
 

Liesel Meminger est une petite orpheline de 9 ans dans l'Allemagne nazie qui a vue son frère mourir et qui est recueilli par la famille Hubermann. C'est dans la petite ville de Molching que Liesel va essayer de se reconstruire au milieu d'une galerie de personnages haut en couleur comme Hans, son papa adoptif peintre en bâtiment et joueur d'accordéon au grand coeur, Rosa sa maman adoptive au langage fleuri, acariâtre mais aimante, Rudy Steiner ce petit allemand dont le héros s'appelle Jesse Owens et qui n'a de cesse de demander a Liesel un baiser et aussi la Mort, c'est elle qui nous raconte l'histoire de Liesel Memeinger et des habitants de la rue Himmel a Molching, cette mort qui en cette période ne sait où donner de la tête .Arriver a parler de l'Allemagne nazie de manière différente n'est pas chose aisée car beaucoup de livres ont traités ce thème. Mais l'auteur y arrive formidablement car il innove aussi bien dans la forme que dans le fond. D'abord c'est la Mort en personne qui nous raconte l'histoire de cette petite orpheline, une Mort bien loin des clichés utilisés d'habitude. C'est une Mort capable de sentiment . On est loin de l'image de la mort avec sa faux qui frappe au hasard. Innovant sur la forme car l'autre truffe son roman de "traduction", "d'information", "de portrait" mais aussi de dessins qui m'ont fait penser au roman "extrêmement fort et incroyablement près" de Jonathan Safran Foer. C'est rare les livres traitant de cette période qui arrive a nous rendre heureux car malgré le propos grave et cette mort qui frappe, on s'amuse et on rit des aventures et des mésaventures de Liesel. Mais bien sur on s'émeut car on s'attache a tous ses personnages et dans cette période troublée tous n'échapperont pas a la Mort. Tous les personnages de ce roman ont une épaisseur et une consistance indéniable. Rares sont les auteurs qui arrivent a rendre aussi vivant un aussi grand nombre de personnages et a nous les rendre aussi attachant. Il y a des livres où l'on compte le nombre de pages qui restent encore a lire et d'autres où d'autres dont on voudrait qu'il ne s'arrêtent jamais, celui ci sans conteste fait parti de la deuxième catégorie.En résumé un gros coup de coeur pour ce roman plein d'humanisme qui arrive a nous faire rire et pleurer et tout cela sans pathos. Ma note 9/10. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
24/10/13
 

Des livres.Parallélépipèdes de papier et d'encre chargés d'histoires.Les histoires qu'ils racontent. L'histoire de leur acquisition. Alors que la Grande Histoire se déroule autour d'eux.Prenez par exemple le premier d'entre eux. " Le Manuel du Fossoyeur " - édité par l'Association Bavaroise des Cimetières – Liesel Meminger le vole juste après l'enterrement de son petit frère. En 1940 il n'est pas rare que des parents dramatiquement pauvres confient leurs enfants à des familles nourricières. Parfois, un enfant peut mourir des mauvaises conditions pendant le voyage qui le conduit chez ses parents d'adoption. C'est probablement pour ne pas se sentir seule que Liesel l'a volé. Grâce à lui et à son nouveau papa, elle apprendra à lire...Prenez " Mein Kampf ". Tout d'abord, il servira de protection à son lecteur pour traverser l'Allemagne et venir se réfugier dans la maison de la famille de Liesel. Son porteur : Max Vandenburg. Un boxeur, dans une catégorie de poids que ne reconnaît plus le régime nazie : Juif. Mais ensuite, ce livre, une fois ses pages blanchies, servira de support à une œuvre remarquable " L’Homme qui se Penchait ". L'histoire de la vie d'un Juif dans une Allemagne hostile et sa rencontre avec fascinante gamine aux genoux cagneux.Prenez " Le Siffleur ". Volé bien sûr. Un roman policier. Le 19 septembre 1942, dans la nuit, il est lut à haute voix par celle qui l'a frauduleusement substitué pour tromper l'angoisse des personnes réfugiées au sous-sol du 45 Rue Himmel – Ciel en Allemand – à Molching, Allemagne. Pour nous, il est un enseignement. L'Allemagne des années 40 a aussi souffert. De pauvres gens y vivent. A qui le monde ne donne pas le choix. Qui subiront bien plus ces temps difficiles qu'ils n'y contribueront...Enfin prenez... " La Voleuse de Livre " : Où quand une jeune fille fait la confession de ses délits dans un carnet noir. Cachée dans le sous-sol de sa maison laissé vacant par un boxeur Juif pris de remords de voir une honnête famille courir d'immenses risques pour lui. Protégée du bombardement qui rasera toute sa rue.On pense que quand la Mort prend le temps de raconter une histoire, il semble raisonnable – ne serai-ce que pour ne pas se la mettre à dos – de l'écouter. On imagine que la Camarde, plutôt surchargée de travail en ces temps difficiles ne pourrait s'intéresser qu'à une personne au destin hors du commun. Malheureusement, le récit est bourré de maladresse.Madame la Mort – sauf votre respect hein... - Vous tenez là une belle histoire, poignante, triste. Il ne vous reste plus qu'à l'écrire...Pour en faire le livre que méritent cette fillette gringalette, son accordéoniste de père adoptif, son Jesse Owens de meilleur ami teuton. Et ce boxeur Juif cantonné dans le coin de son ring qui survit en imaginant que le Führer descende dans cette cave pour un match en douze rounds...

BanquiseCitron
18/10/13
 

Bien que l'effet de la Mort qui s'adresse au lecteur (qui se plaint de tout le travail qu'elle a en cette période chargée en décès) que j'ai trouvé un peu facile, redondant, lourd, on s'attache vraiment à la petite fille, héroïne bien malgré elle de ce roman historique, empreint de tact et de délicatesse et qui pourtant raconte l'insupportable. Ce sont les personnages qui portent cette histoire, pas de grands héros, pas des combattants, des gens ordinaires pris dans l'Histoire, la grande. Un beau récit où l'importance de la lecture ne nous laisse pas indifférents, de l'amour, de la famille, de l'amitié, d'une sorte de résistance aussi. laurence

laurence
11/09/13
 

Je ne comprends pourquoi ce livre est souvent classé dans la catégorie "littérature jeunesse". C'est un conte, soit ! mais de plus de 600 pages qui relatent la seconde guerre mondiale vu par les yeux de la Mort et par ceux d'une enfant... c'est une écriture simple mais qui laisse passer énormément d'émotions, les personnages sont attachants, même la mort est miséricordieuse contrairement à la folie des hommes.Alors, oui c'est un livre pour enfant, enfin pour grands enfants que nous sommes toujours et qui voulons croire encore et toujours à la fin heureuse d'une histoire...

toutatys
18/03/13
 

L’ayant réacquis suite à la disparition soudaine de l’un de mes livres fétiches (prêté, jamais rendu), je l’ai donc racheté comme je le disais à Bookoff, et il est donc normal d’en faire une petite critique.La Voleuse de livres a pour première originalité d’avoir pour narrateur la Grande Faucheuse. Celle-ci est assez drôle, très ironique, presque cynique, elle nous raconte l’histoire d’une petite fille et de la façon dont elle lui échappe à plusieurs reprises. Tout cela avec un côté historique avec la Seconde Guerre mondiale en toile de fond. La Mort porte un œil cynique sur cette folie des hommes qui se font la guerre et s’entretuent, je l’ai trouvée presque compatissante envers Liesel de temps en temps. Les personnages sont touchants, émouvants. Rudy et sa passion pour Jesse Owens, au point de se gribouiller le visage de charbon et de s’entrainer à courir la nuit … Je l’ai trouvé vraiment mignon et que dire de Hans, un père adoptif formidable, même s’il ne remplit pas vraiment ce rôle là, il est plus comme ami, confident … Au cours de l’histoire on assiste également à la passion, qui se traduisent sous la forme des petits larcins de Liesel, ses vols de livres (même si parfois, on lui offre il faut bien l’avouer). Ainsi dans ce livre, la Mort s’adresse à nous, mais elle ne nous apparaît pas de façon effrayante, elle reste très drôle, très sarcastique et on oublie qui elle est, même si dès le début, elle nous annonce la couleur.« Un détail : Vous allez mourir. En toute bonne foi, j'essaie d'aborder ce sujet avec entrain, même si la plupart des gens ont du mal à me croire, malgré mes protestations. Faites-moi confiance. Je peux vraiment être enjouée. Je peux être aimable. Affable. Agréable. Et nous n'en sommes qu'aux « A ». Mais ne me demandez pas d'être gentille. La gentillesse n'a rien à voir avec moi. »Autre détail intéressant, il aborde une vision de l’Histoire dont on entend peu parlé : les allemands résistants. En effet, souvent lors de nos cours d’histoire, il y a les « bons » et les « méchants » pour schématiser. A travers ce livre, on se rend compte – même si on s’en doutait – que certains allemands luttaient contre Hitler. On connaît bien la Rose blanche avec Sophie et Hans Scholl, mais là on aborde des actes isolés, des pensées non politiques, juste un sens de la justice. J’ai trouvé une critique du Monde des livres qui résume en une phrase ce que je pense du livre : « La Voleuse de livres célèbre l’amour de la lecture, les liens familiaux, la solidarité humaine. De quoi attendrir la Mort elle-même. » — Le Monde des livres, Johanna Luyssen, 5 avril 2007Bref, si vous n’avez jamais eu l’occasion de lire cette histoire, n’hésitez plus …

Loucy
15/03/13
 

La première originalité du livre est sa narratrice : la mort. Elle est ici humanisée... Elle possède même des sentiments. La mort nous raconte donc l'histoire de Liesel, petite fille confiée à des "parents nourriciers" dans une Allemagne nazie qui va connaître les pires horreurs. Ajoutez à ce contexte émouvant une écriture remarquable, vous obtenez un livre bouleversant. Car j'ai trouvé l'auteur extrêmement à l'aise dans cet exercice de style. L'écriture est limpide, percutante voire même envoûtante. Zusak utilise à bon escient les figures de style (notamment la personnification que j'ai trouvé toujours très bien employée) :" "Remue-toi les fesses". Liesel les remua. Elle emprunta l'allée, monta les marches, hésita, puis abattit le heurtoir. Un peignoir de bain ouvrit la porte. Dedans, il y avait une femme au regard égaré [...] "" "Communiste". Ce mot bizarre était partout, debout dans un coin, ou en train d'espionner dans le noir. Il portait un costume, un uniforme."Ces figures de style enrichissent fabuleusement descriptions et émotions. J'ai lu quelques avis négatifs à propos de ce roman et j'avoue ne pas les comprendre... Est-ce à cause de ces "notes" dont le titre apparaît en lettres capitales qui suspendent momentanément le récit ? Ou peut-être le découpage de l'histoire ? Le choix de la narratation ? Je trouve, au contraire que ces éléments apportent un souffle et une originalité à l'histoire.La mort, qui conte l'histoire (et l'Histoire) m'est apparue comme un personnage (pour ne pas dire une personne) à part entière. Raconter n'est pas son métier, alors elle fait ce qu'elle peut. Souvent, elle nous livre des éléments avant qu'ils n'arrivent. Mais elle se justifie sur ce point : "Evidemment, c'est très impoli de ma part. Je suis en train de gâcher non seulement le dénouement du livre, mais la fin de ce passage en particulier. Je vous ai annoncé deux évènements, parce que mon but n'est pas de créer un suspense. Le mystère m'ennuie, m'assommme. Je sais ce qui se passe, et du coup vous aussi. Non, ce qui m'agace, me trouble, m'intéresse et me stupéfie, ce sont les intrigues qui nous y conduisent."Ce procédé, je le trouve fou ! Mais quand il est maîtrisé, comme ici, il ajoute du mordant à l'histoire... Et aussi beaucoup de frustration, car on sait que la situation décrite par le narrateur arrivera quoiqu'il se passe.J'ai trouvé les personnages très touchants. Tous sont façonnés par l'auteur, de maniène très habile. On entre dans leur maison, on connaît les voisins, la famille et les amis de chacun. Rudy est très touchant, ainsi que Tommy (deux amis de Liesel). Les parents de la petite fille sont adorables (même si sa mère est assez revêche !) et Max (le juif que la famille cache dans le sous-sol) est un modèle de courage.Ce livre est plus qu'un coup de coeur, c'est un coup de foudre. Je n'ai plus qu'une chose à dire : LISEZ-LE !

beroune
28/12/12
 

Je suis la Mort et je vais vous raconter l’histoire de Liesel. Avec les livres, Liesel découvre le pouvoir des mots et le secret d’Hitler ; avec moi, elle découvre les couleurs sombres, l’immobilité, le froid. Écoutez-moi, je vais vous raconter son histoire.Molching, petite ville près de Munich, où la vie se replie sur elle-même, resserrée à l’extrême, où les couleurs du ciel sont hallucinées par les bombes et les fumées, où la terre prend l’odeur des corps… Où les mots se révèlent à Liesel, qui, du haut de ses dix ans, découvre la guerre et la lecture.On y retrouve une Saumensch, un accordéon, un garçon aux cheveux couleur citron, un autre aux cheveux comme des plumes, un boxeur juif, Mein Kampf, un ciel bleu, « avec un gros nuage allongé qui ressemble à une corde, et, au bout de cette corde, le soleil [qui] fait un trou jaune… » et beaucoup de couleurs.La Voleuse de livres, le roman d’un maître. En donnant la parole à la Mort pour raconter l’histoire personnelle dans la grande Histoire, Markus Zusak enjambe avec habileté les lieux communs de la narration pour ce genre de récit et se meut avec aisance avec l’omniscience de sa narratrice. Si ce n’était que cela, Markus Zusak entrait seulement dans les Éphémères (lien), mais la Mort nous implique, nous titille, nous dérange.Elle nous fait voir tous les tons de gris qui habitent les cœurs des hommes. Voici, nous dit-elle, comment le régime nazi prend place dans leurs âmes, comment la pression sociale, la suspicion, les menaces et la peur poussent chacun de nous à collaborer, plus ou moins activement, au fascisme. Chaque détail compte dans l’apparence ; à tout moment, il faut prouver sa soumission au nazisme. Avec Liesel, c’est la difficulté de vivre qu’on appréhende : l’incertitude du lendemain, le rationnement, les denrées rares, voire épuisées, les nuits dans les abris. On découvre aussi comment l’adolescente trouve à être heureuse parmi la misère et les décombres ; l’enfance est unique, la sienne sera de ces couleurs-là : rouge de sang, jaune de l’étoile des juifs, noire de la croix gammée...La suite de la critique sur mon blog :http://www.bibliolingus.fr/la-voleuse-de-livres-markus-zusak-a80136596

Lybertaire
17/10/12
 

J'ai adoré ce roman, qui a tous les attributs pour devenir un classique de la littérature jeunesse. L'histoire est formidable et bouleversante (j'avoue tout, j'ai pleuré à la fin, ce qui ne m'arrive pas si souvent), très bien construite : sa linéarité est parfois entamée par des projections dans le futur qui ôtent le suspense mais pas l'envie de savoir comment les choses se sont déroulées (car parfois le chemin pour parvenir au but importe plus que le but lui-même). Les personnages sont incroyablement attachants, on vibre au son de la voix de Hans, le père nourricier, on a peur pour Rudy (le voisin très sympathique) et Liesel, on sourit de la tendresse bourrue de Rosa, la femme de Hans, on tremble au bruit des bottes nazies et on éprouve une immense pitié pour ces Allemands pauvres et dignes, qui tâchent de survivre et de protéger les leurs chacun à leur manière. J'ai beaucoup aimé la narration, assurée par la Mort en personne, toute en finesse, pleine d'humour et de poésie. C'est très astucieux d'avoir choisi la Mort pour raconter l'histoire de Liesel, car cela permet un point de vue original sur les faits et une réflexion sur l'humanité, la guerre, le nazisme, la déportation des Juifs, la lâcheté, l'héroïsme, la vitalité de l'enfance, l'amitié, l'amour... , le tout sans s'appesantir, comme en passant, comme un de ces nuages que vénère Liesel, aux couleurs et aux formes inattendues, car la Mort est compatissante et légère, elle prend les âmes dans les bras, surtout celles des enfants. Et bien sûr, il faut dire un mot de la place des livres et des mots dans cette histoire, les mots qui déchirent et qui endoctrinent mais aussi ceux qui sauvent. A ce titre, les passages où Liesel, dans l'abri anti-aérien fait la lecture à ses voisins, sont très beaux, de même que les livres que dessine pour elle Max, le Juif caché dans le sous-sol (ah, l'histoire de l'homme-plume)! Fabuleux.

fashiongeronimo
16/08/12
 

J'ai été vraiment séduite par cette histoire, Liesel est une petite fille extrêmement touchante. Réfugié dans ses livres, elle garde une force de caractère incroyable malgré les difficultés et les drames qui vont continuer à la toucher. J'ai éprouvé pour elle une immense tendresse.Pour autant, je n'ai pas particulièrement aimé le style et l'écriture. Les phrases courtes, malhabiles, les répétitions, ont rendue ma lecture par moment lassante, longue principalement dans le milieu de l' ouvrage. L'approche des dernières pages et l' histoire dont le rythme commence (enfin) à s'accélérer ont ravivé mon intérêt.C'est cependant une bonne lecture malgré quelques pages de trop...

Lacazavent
06/05/12
 

Dans ce roman, nous faisons la connaissance de Liesel Meminger, une petite fille âgée de 9 ans devenue orpheline au cours de la seconde guerre mondiale. Elle est placée dans une famille, les Hubermann, qui vit à Molching au coeur de l'Allemagne nazie. Et cette petite fille qui est déjà écorchée vive va découvir, aimer et détester l'art des mots. C'est ce qui lui sauvera pourtant la vie!Ce livre est poignant, émouvant et tout aussi troublant car la narratrice n'est autre que la Mort. A la fin de cette lecture, c'est tout un mélange de sentiments qui nous envahit.

elunda
04/05/12
 

La Voleuse de Livres, c'est Liesel, petite allemande obligée de quitter sa mère après avoir vu son frère mourir. On ne le saura jamais vraiment mais on suppose que sa mère était communiste. Lisel est accueillie dans un nouveau foyer où une femme bourrue mais aimante et un homme amateur d'accordéon vont s'occuper d'elle. C'est dans ce foyer qu'elle apprendra enfin à lire, la nuit. La lecture comme remède aux cauchemars, voilà qui ne peut que nous plaire à nous, grandes lectrices. Et cette jeune fille qui sauve les livres de la destruction, elle est inventée pour nous séduire. C'est sans doute pourquoi j'ai beaucoup aimé les cent premières pages. Et puis, mon enthousiasme s'est réduit, jusqu'à s'éteindre. Il ne sera sans doute pas politiquement correct d'avouer que cette amitié entre une petite fille et le juif caché par sa famille d'accueil m'a laissée plutôt froide, que je n'y ai trouvé rien de nouveau et même que j'ai fini par vraiment m'ennuyer mais c'est le cas.

cocalight
24/04/12
 

Ce livre raconte l’histoire de la Voleuse de livres, cette histoire est racontée par la mort elle-même. Le mode d’écriture est plutôt originale et pour le moins sympathique (en tout cas moi j’ai bien aimé). Tout se passe durant la guerre 39-45 et du côté Allemand (comme quoi les Allemands n’étaient pas aussi heureux de cette guerre qu’on pourrait le croire). Le livre est parsemé de cynisme, d’ironie, de choses qui m’ont beaucoup fait rire, mais j’ai chialé comme une madeleine à la fin. Bref, il avait tout pour me plaire, sauf le fait bien sûr qu’il parle de la guerre. J’aime pas du tout ce sujet et en général je fuis ces livres comme la peste, mais bon voilà, la Voleuse de livres avait pleins de bons commentaires et comme il était à la médiathèque de ma soeur je me suis dis : pourquoi pas? Et bien non. Ce n’est juste pas passé, pas seulement la guerre, mais tout le livre. Je l’ai trouvé longuet, à la fin j’en avais ras le bol j’avais réellement envie que ça se termine et je tournais non pas les pages par plaisir mais pour en voir le bout. Y a certaines choses que j’ai appréciés, les personnages notemment, mais j’ai trouvé que c’était d’une lenteuuuur, certes sans doute que chaque détail à son importance, mais moi j’en pouvais plus et j’étais bien contente quand je l’ai ENFIN terminé. Pourtant Liesel était sympathique, Hans, Max et Rosa vraiment bien traité, et Rudy je l’ai absolument adoré. Mais bon, tant pis, je n’ai pas été bercé par ce livre comme d’autres, je n’ai pas accroché, ça arrive. Ah ! Et les nombreux “spoils” fait par la mort elle-même sur ce qu’il va se passer m’ont énormément agacé, j’avais l’impression que cela ralentissait le récit plus qu’autre chose. Cependant, malgré mon avis plutôt mitigé, je pense qu’il faut essayer de le lire car il y a quand même eut pas mal d’avis positifs dessus.

lasurvolte
07/03/12
 

Une jolie histoire, bien gentillette pour la période, qui nous rappelle la force des sentiments et le pouvoir des mots. C'est plein de bons sentiments, sans violence, mais on a finalement peu d'empathie pour les personnages et la narration est trèèèèèèès lente. Destinée à un public d'adolescent, La Voleuse de livres est sans doute une œuvre intéressante à étudier au collège / lycée, mais pas très adapté à un public adulte.La grande originalité de ce roman est son narrateur, puisqu'il s'agit de la Mort elle-même. Celle-ci a croisé l'héroïne a 3 reprises qui a attiré son attention. Premier souci : on ne sait pas vraiment pourquoi ! Ce qui me gêne, je dois avouer. On n'attire pas l'attention de quelqu'un d'aussi important, juste comme ça. :(Passé l'originalité stylistique, la narratrice n'apporte finalement rien à l'histoire. Le récit est narré comme n'importe quel narrateur omniscient et encore, les ellipses sont nombreuses. Sur la fin, on a droit à un léger contexte historique, mais c'est vite oublié. Et puis plus rien.L'auteur a aussi choisi de nous proposer des petites phrases en gras qui résument les réflexions de la narratrice sur certains personnages. Ce procédé un peu facile pour l'écrivain lui permets de nous faire part de nombreux détails difficile à mettre en récit, mais il nous évite aussi d'être abruti par des descriptions interminables et des récits sans intérêt.Un lecture très mitigée à cause d'une narration sans réelle fondement, un style beaucoup trop lent, mais des personnages attachants et une manière sympathique de parler de la guerre aux plus jeunes.

Aidoku
12/12/11
 

Dès le début, on sent que ce sera une histoire peu banale: la narratrice est la Mort; le fond tragique de la Seconde Guerre Mondiale est apaisé par l'amour et l'amitié. L'amour d'une petite fille pour son petit frère et sa mère.L'amour de cette même petite fille pour ses parents adoptifs, surtout son père.L'amitié amoureuse d'une jeune fille et d'un garçon.L'amitié d'une jeune fille pour un homme représentant l'abomination des nazis.La vie, tout simplement, des habitants pauvres d'une rue allemande durant la Grande Guerre.Que dire de plus sans livrer l'histoire? Je ne suis pas une fana des histoires sur fond de cette période de l'histoire. Peut-être car c'est souvent la même chose ou peut-être qu'on en a déjà beaucoup dit... En tout cas j'ai été transporté par ce livre! Je le conseille vivement. Marylin

marylinm
08/12/11
 

Bizarrement c'est l'un des livres j'ai acheté en étant pas tellement convaincue et qui pour finir m'a totalement adopté.L'histoire de La Voleuse de Livres est très bizarre, souvent interrompu par des détails donnés par la mort en personne, des détails qui pourrait ne pas paraitre tellement important, mais qui au final, permettent des pauses courtes pour faire souffler le lecteur et le faire assimiler ce qui vient de se passer.La Voleuse de Livres va très très vite, il y a des sauts fréquents dans le temps, mais ceux ci ne m'ont jamais dérangé dans ma lecture. Il sont concrets et servent énormément à l'histoire. Bref ils sont justifiés et permettent de bien faire avancer le livre.Les personnages sont très intéressants, pas toujours très crédible, comme Liesel, une petite fille vraiment bizarre - même quand on connait son passé, elle le reste - mais très attachants. Ils ont tous des particularité très précise qui permettent de les identifier totalement à des personnes de son entourage sans que ça devienne bizarre ou dérangeant.Markus Zurak a également un style d'écriture très particulier, ce qui fait qu'au premier abord on ne sait pas trop si on a aimé le livre ou non. Ce qui est notamment renforcé par l'ambiance de celui-ci : la guerre, les nazi, la mort, les bombardements... sont loin d'être des sujets très amusant. Mais il n'empêche que l'auteur à une écriture presque dérangeante, mais qui, avec le recul, s'apprécie réellement.La Voleuse de Livres est un livre qui ne se déconseille pas, c'est un livre qu'on se prêtre car on veut toujours le faire découvrir aux autres : il a beau être assez long, on se laisse vite emporté et il est aussi bien écrit pour des adolescent que pour des adultes : tout le monde s'y retrouve !Alors, qu'attendez vous pour lire La Voleuse de Livres de Markus Zurak !?

MademoiselleLuna
26/10/11
 

« UNE DEFINITION ABSENTE DU DICTIONNAIRE Ne pas s’en aller : un acte d’amour et de confiance, que les enfants savent traduire.»« Tu ne dois pas vouloir être comme les Noirs, les Juifs ou les gens qui … ne sont pas nous.»« Dans le silence de la nuit, le livre s’ouvrit – un coup de vent. »« Les mots allaient venir et, lorsqu’ils arriveraient, Liesel les prendrait dans sa main, comme les nuages, et elle en exprimerait la substance, comme la pluie. »Ce livre est un coup de poing, il coupe le souffle … dès le début, j’ai eu le sentiment qu’il me happait (lui –le livre- pas son écriture, ce qui est différent pour moi), qu’il m’englobait, qu’il me « tenait ». Pas dans le sens où l’histoire est intéressante et que vous ne voulez plus la laisser. Non, même pas cela. Je n’ai jamais ressenti une chose pareille avec un autre roman auparavant. Difficile d’expliquer. Ces mots courts, ces commentaires, ces définitions, ces synonymes, ces dessins, ces phrases « coup de poing » : « Peut-on voler le bonheur ? Ou est-ce une supercherie humaine de plus ? », cette ambiance et ce sentiment d’être emportée par le livre comme si je ne choisissais plus, comme si lui décidait. Ma première impression, au bout de quelques pages, c’est que j’étais engloutie, submergée…Les mots, les phrases, les définitions, les dessins, les commentaires, les chapitres hachés, courts ou longs, la présentation particulière, le déroulement inhabituel …. prenaient « mon air », m’envahissaient et je restais le souffle coupé, pantelante d’émotions, de sensations…La construction du livre est originale. On voit l’Histoire d’une autre façon. C’est très bien pensé mais cela, d’autres auraient pu le faire, alors qu’est ce qui rend ce livre « différent » ?Peut-être le fait que l’on s’attache à la Mort, comme à un personnage agréable, sympathique alors que la Mort, normalement, on la préfère « loin »…Le chapitre « La bibliothèque du Maire » est un régal de mots, de sensations, de silences …La relation de Liesel aux livres et sa relation avec la femme du Maire m’ont fascinée…Mais là je sais pourquoi … les livres, les mots tiennent une telle place dans ma vie !! Un mot peut me transporter de joie comme un mot peut me détruire. Ils ont tant d’emprise sur moi. J’essaie de les apprivoiser, de ne pas leur donner plus d’importance qu’ils ne le méritent… Je ne peux pas, ils sont là, comme « vivants »… C’est peut-être finalement ça qui fait la différence, qui fait que ce livre est indicible, indéfinissable …. Le livre parle de mort, de morts - la Mort vous parle- et malgré tout …. tout cela est terriblement vivant entre vos mains, dans votre esprit ….

Cassiopea
24/08/11
 

Un livre sur la guerre, en Allemagne, sur les juifs mais surtout sur les allemands, les bombes, la vie quotidienne, l'amour de la lecture, l'amitié, la famille... et la mort. Il y a beaucoup d'humour et d'humanité dans ce livre. De la tendresse et des larmes. C'est un livre que je conseille (mais rien à voir avec Anne Frank pour le coup).

Praline
16/06/11
 

Dire que j’ai adoré ce livre serait mentir. Oui, j’ai été touchée par l’histoire de Liesel, cette fillette attachante qui va trouver dans les livres un réconfort. Mais bien plus que Liesel, j’ai aimé la narratrice, la Mort. A travers elle, c’est l’Histoire et la stupidité des Hommes qui est décrite. Elle en devient humaine et presque compatissante. Elle s’adresse au lecteur, mettant le doigt là où ça fait mal : les milliers de mort, les chambres à gaz. Pour en revenir à l’histoire, Rosa est dure, sévère, elle jure souvent et n’hésite pas à utiliser sa cuillère en bois pour taper Liesel. Hans est très proche de Liesel, c’est lui qui lui apprend à lire, il est présent chaque nuit quand elle fait des cauchemars. Sous ses apparences calmes, il s’agit d’un homme qui voit d’un mauvais œil la popularité d’Hitler. Liesel grandit en même temps que la guerre éclate et perdure. Des temps durs en Allemagne où tous les efforts doivent être pour le Führer. La nourriture manque, Liesel et Rudy volent, chapardent pour se remplir de temps en temps l’estomac. Liesel aimant les livres ne pourra pas s’empêcher d’en voler d’autres. Hans mettra sa vie en danger et celle de sa famille en hébergeant un Juif. Et Rosa n’ira pas contre les agissements de son mari. Tout le livre est ponctué de mots d’allemand surtout dans les conversations mais ça ne m’a pas gênée. Mon amour pour la langue allemande (bêtement abandonnée au lycée) y est peut-être pour quelque chose… Bien que le sujet soit grave, il y a des étincelles de joie et de l’espoir à travers le personnage de Liesel. L’auteure glisse des jeux de mots en rapport avec l’Histoire : Il se tourna vers le Führer et ne s’adressa plus qu’ à lui. (..)"Dans ce cas, je suis tout prêt à fermer les yeux sur les méthodes peu orthodoxes que vous pourriez utiliser pour envoyer au tapis cette engeance juive." Il hocha la tête très courtois. "Est ce clair ?". Le Führer prononça alors ses premiers mots. "Comme du cristal ".Mais, il s'agit d'un livre destiné à un public plus jeune. Et je l’ai ressenti tout au long de ma lecture... http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
05/11/10
 

Livre génial sur un fond de seconde guerre mondiale des amitiés entre des personnages très différents ce livre est un vrai plaisir

etiam
13/01/09
 

Ce livre est une merveille. Une histoire magnifique avec des personnages attachants. Une naration original. Par contre, ne pas lire en periode de déprime, car on voudrait que tout finisse bien, on espére, mais la mort ne l'entend pas ainsi ...

kawet
30/01/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.33 kg
  • Langage original : ANGLAIS (AUSTRALIE)
  • Traducteur : MARIE-FRANCE GIROD