Lady susan

AUSTEN, JANE

livre lady susan
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/05/06
LES NOTES :

à partir de
2,00 €

SYNOPSIS :

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque
de payer cher la réponse à cette question... Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière, dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.
36 personnes en parlent

Un tout petit livre de Jane Austen prêté par Phili et dévoré en une bouchée... Je me presse de vous en parler, non parce que j'ai peur d'oublier ce que je viens de lire, certainement pas, mais plutôt parce que je brûle d'enthousiasme. J'ai besoin de partager !Il faut dire que cet échange de lettres, d'une centaine de pages, est un régal à ... Une Comète

Unecomete
29/05/12
 

Roman épistolaire génialissime (si, si), Lady Susan décrit une bourgeoisie anglaise provinciale bousculée par une jeune veuve vite réconfortée. Plusieurs personnages discutaillent des exploits de la trentenaire, appauvrie par des choix économiques hasardeux de son défunt mari. On y rencontre:Lady Susan Vernon : l'héroïne enrobe son monde avec sa voix mielleuse, sa mauvaise foi hallucinante, possède un talent hors pair concernant la manipulation du sexe opposé, s'incruste dès qu'elle peut pour placer ses pions (accessoirement sa fille qui n'a rien demandé du tout et elle-même tant qu'à faire pour assurer ses arrières), jolie sans être exceptionnelle mais au don de répartie rare.M. Vernon : le beau-frère de Lady Susan, complètement transparent, utile uniquement pour son nom de famille (permettant de repérer qui est qui ?).Mme Catherine Vernon : belle-sœur de Lady Susan, femme du précédent personnage. Lui voue une haine féroce (totalement justifiée) depuis son mariage (que cette dernière a essayé d'empêcher l'union), amplifiée quand elle constate le penchant de son jeune frère Reginald pour la veuve joyeuse.Reginald de Courcy : frère de Catherine Vernon et futur jouet de Lady Susan, experte en embobinage de foules en règle.Lady de Courcy : mère de Catherine Vernon et de Reginald fils, mariée à Reginald père, se fait un sang d'encre pour son époux souffrant et son fils amoureux.Mme Alicia Johnson : grande amie et confidente de Susan, aussi perfide que sa copine, présente à tous les mauvais coups. Possède un mari exceptionnel et foncièrement lucide sur la nature humaine, souffrant de crises de goutte, bien utiles en temps voulu (M. Johnson, je vous aime).Mlle Frederica Susanna Vernon : fille de Lady Susan, 16 ans, mal-aimée par sa mère qui cherche à la marier à tout prix pour s'en débarrasser (quand je vous dis qu'on a affaire à une vraie méchante).et puis les autres personnages, en particulier la famille Manwaring tournée en ridicule par notre héroïne sans-gêne (le mari, amant régulier de Susan, sa femme trompée et malheureuse, leur fille bernée par les manigances de ... qui vous savez !).Branle-bas de combat à Churchill : l'annonce de l'arrivée de Susan Vernon inquiète au plus haut point l'hôtesse, Catherine Vernon. En effet, cette sulfureuse veuve et accessoirement belle-sœur vit d'intrigues et possède l'art et la manière de quitter un endroit après avoir semé la zizanie : diviser pour mieux régner, tel est son leitmotiv. Veuve désargentée depuis 10 mois, Susan défait les liens qui ne lui conviennent pas, cherche à caser sa fille avec un noble idiot, et tant qu'à faire, pense à son avenir matrimonial (ce n'est pas tout mais il va falloir trouver des sous pour s'acheter de belles toilettes et parader en société) ! L'arrivée impromptue de Reginald, frère de Catherine, va amener quelques secousses dans la maisonnée.Une jolie écriture (on se délecte de chaque mot, de chaque tournure), tout porte au ridicule de la situation si on ne parlait pas de sentiments. Jane Austen raconte les mœurs et coutumes de la bourgeoisie provinciale anglaise, du Feydeau en mieux. Du grand art, malgré une fin inattendue et un peu décevante. Un livre court abordable à tous et à toutes : s'en priver, c'est gâcher !

Cave
19/05/12
 

Voici ma dernière lecture très agréable. Parfois on peut trouver que les romans classiques sont un peu lents, mais ici, avec une centaines de pages tout va assez vite. Donc, pour les réfractaires à la lecture classique ça devrait aller. Il s'agit d'une nouvelle épistolaire. Habituellement je n'aime pas trop, mais la je n'ai pas eu de soucis étant donné que beaucoup de dialogues sont retranscrits. Lady Susan est abominable mais on adore. Avoir un personnage manipulateur et hypocrite c'est toujours drôle à lire et puis ça change d'avoir une héroïne méchante. L'histoire nous fait penser aux "Liaisons Dangereuses", et Lady Susan n'a rien à envier à Catherine de Merteuil. Enfin, même si l'histoire est courte on reconnait très bien le style de Jane Austen. JACOBINETTE

Jacobinette
05/04/12
 

Une inscription à un nouveau club de lecture – Je crois que c’est sur le blog de Sybille que j’ai pu voir le Blogoclub, un club de lecture de la blogosphère littéraire. L’objectif est de lire un livre en commun tous les trimestres. Le thème de ce semestre était les romans épistolaires et le choix s’est porté sur Lady Susan de Jane Austen. Ce fut l’occasion de le relire. La première fois que ce roman a atterri entre mes mains, j’étais en Seconde et je n’en ai pas gardé un très bon souvenir mais je voulais tout de même lui donner une deuxième chance. Ce n’est que mon deuxième roman de Jane Austen mais je peux tout de même dire que ce n’est pas celui que je préfère. Un roman épistolaire – Le livre est assez court en soi. La version que j’ai (Folio 2 €) ne comprend que cent cinquante pages. Par conséquent, j’ai trouvé que le tout restait tout de même assez superficiel même s’il se passe tout de même beaucoup de choses en si peu de temps. J’ai trouvé qu’il manquait quelques lettres pour étoffer un peu plus l’intrigue. Nous avons que des lettres qui sont essentielles au déroulement des événements. De ce côté-là, j’avoue être un peu déçue. Par ailleurs, le début du texte est assez difficile. Pour le dire autrement, il faut vraiment passer au-dessus des premières lettres car, je conçois qu’elles peuvent vraiment rebuter le lecteur. Il y a plusieurs raisons à ce fait. Premièrement, l’auteur nous présente un foisonnement de personnages et nous ne comprenons pas tout de suite les liens entre eux mais également les différentes enjeux. Les premières pages doivent être lire avec beaucoup d’attention. Cependant, au bout de quelques lettres, tout se met en place. La deuxième raison, à mon avis, tient également au fait que les premières lettres sont aussi un ramassis de médisances pures et dures. Retrouvailles avec le style si particulier de Jane Austen – Néanmoins, dès les premières missives passées, c’est avec beaucoup de plaisir que je me suis plongée dans cette histoire. Elle n’est pas sans rappelée un autre classique mais de la littérature française. J’ai nommé Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Certes, il y a des différences et c’est tout de même un cran en-dessous mais si on redistribue les personnages, il y a un petit quelque chose. L’exemple le plus flagrant est Lady Susan. Dès les premières pages, je me suis dit que c’était la Marquise de Merteuil version anglaise et en un tout petit moins manipulatrice. Finalement, au fil des pages, j’ai vraiment accroché à l’histoire et aux personnages. De plus, j’ai pu retrouver la manière d’écrire de Jane Austen que j’avais déjà pu véritablement apprécié dans Orgueil et préjugés. Cette touche d’ironie est résolument délicieuse à lire. Jane Austen pose son regard acéré et sa finesse sur la société de son époque et sa préoccupation principale : faire de beaux mariages. Par ailleurs, l’auteur construit toujours des personnages forts en caractère et en couleur. Lady Susan est le seul personnage vraiment marquant de ce roman éponyme mais elle est aussi royalement détestable. Je n’ai vraiment pas pu avoir d’affinités avec elle. Je l’ai trouvé trop égoïste, trop froide… Conclusion – Ce n’est vraiment pas le meilleur de Jane Austen et, pour ceux qui veulent se lancer dans l’œuvre de cette auteur classique anglaise, je ne vous conseille pas du tout de commencer par Lady Susan. Je ne regrette pas de l’avoir relu non plus car, malgré quelques défauts, je l’ai tout de même dévoré. Cependant, il manque un certain nombre d’éléments pour parfaire le roman et qu’il soit un coup de cœur.

Avalon
01/03/12
 

Veuve depuis peu, la séduisante Lady Susan hébergée chez des amis est obligée de les quitter. Ayant séduit le mari de son amie, elle s’invite à Churchill chez son beau-frère. Sir Reginald un jeune homme dont la famille est à la tête d’une fortune succombe à son tour à ses charmes… Ce court roman est sous forme épistolaire et j’avoue au départ avoir eu un peu de mal à situer les relations entre les différents correspondants. Mais ensuite quel plaisir ! Je me suis délectée du portait que Jane Austen nous dresse de son personnage principal. Lady Susan trentenaire est perfide, manipulatrice, calculatrice et sûre d’elle-même ! Attirée par l’argent, vivant aux crochets de ceux qui veulent bien l’entretenir, elle sait garder son sang-froid pour arriver à ses fins. A la lecture de ses lettres, elle se fait doucereuse (tout juste si on n’a pas pitié d’elle) pour noyer le poisson ou montre son vrai visage. Celui d’une femme que rien ne peut arrêter. J’ai été stupéfaite de lire comment elle considérait sa fille Frederica âgée de seize ans. A ses yeux, cette enfant n’est qu’une sotte. A la lumière des lettres de sa tante, on découvre que Frederica ne ressemble en rien aux dires de sa mère. En la personne de Mme Johnson son amie londonienne, Lady Susan a une confidente. Elle lui détaille ses plans. Bien entendu, toutes les deux cancanent et se moquent des autres (comme les femmes savent généralement le faire…).Beaucoup d’ironie dans ce court roman avec toute la finesse de la plume de Jane Austen. Juste un petit bémol, selon les différents auteurs des lettres, j’ai trouvé que le style était similaire. http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
29/02/12
 

De tout les livres que j’ai lu de Jane Austen c’est pour l’instant celui-là que j’apprécie le moins, peut être à cause de sa forme epistolaire. Avec cette forme il est difficile de se faire une idée sur les personnages car chacun raconte subjectivement ce qui est arrivé, pour s’avantager et dénigrer les autres.Lady Susan, le personnage éponyme est une femme séductrice, manipulatrice (par sa beauté, ses mots et son intelligence), adultère avérée, sans coeur qui cherche à se rétablir dans le monde ( elle est veuve depuis peu ) et avec un homme riche s’il vous plait ! Ses manières et sa beauté font qu’aucun homme malgré les histoires pas très glorieuses qu’il a pu entendre sur elle tombe sous son charme et lui donne tout ce qu’elle veut, ce qui est le cas avec Réginald.Elle ne supporte pas sa fille qu’elle cherche à établir avec Sir James, Elle la décrit comme : “une fille stupide qui n’a rien pour se faire recommander “ à sa chère amie Alicia Johnson à laquelle est écrit “Ma chère Alicia, quelle erreur n’avez-vous pas commise en épousant un homme de son âge – juste assez vieux pour être formaliste, pour qu’on puisse avoir prise sur lui et pour avoir la goutte – trop sénile pour être aimable et trop jeune pour mourir.” Jane Austen retrace en une phrase la préoccupation de l’époque : se marier avec un bon parti quelqu’en soit les conséquences. A ces personnages s’ajoute Mrs Vernon, sa belle soeur dont Lady Susan écrit : ” elle est fort bien élevée en vérité, et elle a l’allure d’une femme à la mode, mais ses manières ne sont pas telles qu’elles puissent me persuader de ses bonnes dispositions envers moi. “.En effet Mrs. Vernon n’aime pas Lady Susan qu’elle considère comme une personne mesquine, négligente envers sa fille et qui “aura besoin de tout les pouvoirs de séduction qui la rendre célèbre pour [lui] arracher la moindre parcelle de considération”. C’est une femme avec des grandes valeurs familiales, elle ne comprend pas l’aversion de Lady Susan pour sa fille, ni les sentiments de son frère, Réginald pour Lady Susan. Elle entretient des relations épistolaires avec sa mère, lesquelles forment la majeure partie de cette œuvre avec celles entre Lady Susan et Alicia Johnson.En conclusion : Un livre retraçant très bien la préoccupation principale de l’époque : se marier ! Mais avec des personnages pas assez développés (à cause de la brièveté de l’histoire ? surement ) et il faut le dire insupportables ! Les hommes tombent sous le charme et la beauté de Lady Susan, Frédérica à l’air un peu cruche sur les bords et Mrs Vernon qui s’empresse de tout écrire à sa mère pour ensuite s’apercevoir qu’elle s’est trompée et qui lui réecrit pour se corriger. Enfin, pas un des meilleurs de Jane Austen selon moi.

Elinor
28/02/12
 

Texte épistolaire, qui se détâche un peu des autres Jane Austen, mais qui est très très bien quand même. Lady Susan est la pire des héroïnes, elle est égoïste mais sait se faire aimer, très manipulatrice elle sait mettre les hommes à ses pieds (même les moins convaincus). Elle paraît être une bonne personne pour les autres (hormis sa belle soeur), et semble duper son entourage. Personnellement elle me duperait aussi si on n’avait pas le droit à ses lettres qu’elle écrit à Mme Johnson à côté. Pourtant j’ai su l’apprécier, elle était impressionnante (de méchanceté envers sa fille et d’hypocrisie envers le monde entier). Par contre Reginald est vraiment décevant, il se fait avoir tellement facilement… Frédérica m’a fait pas mal de peine et j’étais satisfaite de la fin. Finalement j’ai trouvé que ça se terminait bien pour la plupart des personnages, sauf peut-être Sir James et peut-être Lady Susan dans un sens. C’était très court, très facile à lire, et j’ai apprécié. Ca m’a rappelé les liaisons dangereuses, un peu.

lasurvolte
03/01/12
 

Première fois que je lis de Jane Austen. Je ne suis pas déçue et ce roman épistolaire me pousse à lire celui que l'on m'a prêté: Raison et sentiments. Pourtant j'ai entendu dire que ce petit roman n'est pas le meilleur de Jane Austen. Alors les autres vont me plaire encore plus, car celui-ci je l'ai lu très rapidement et avec envie. J'ai adoré détester Lady Susan, prendre en pitié Mme Manwaring, comprendre les changements soudains chez ce cher Reginald, être compatissante envers Frederica. J'ai aimé les personnages et je me suis plu à les suivre de Londres à Churchill. Je garde donc un bon souvenirs de ces lettres.

searchxme
06/11/11
 

C'est la première fois que je lis un roman d'Austen : jusqu'à présent j'étais assez dubitative. Je pensais (à tort) que j'allais lire des histoires enrobées de guimauve. Mais il n'en est rien ! Au contraire, même ! En filigrane de l'histoire, j'ai pu lire l'ironie mordante d'Austen, rendant ce roman épistolaire très moderne. Lady Susan a tout de la manipulatrice qui n'aspire qu'à son confort matériel, usant et abusant de ses charmes pour parvenir à ses fins. Nul doute qu'à l'époque d'Austen ces femmes devaient être légion ! En fait, je ne connaissais Austen que par l'intermédiaire d'une adaptation cinématographique d'une de ses oeuvres. Or dans le film "Orgueil et Préjugés" de Joe Wright, cette ironie est absente, rendant l'adaptation assez sirupeuse. Mais j'aurais dû me douter que la renommée de cette romancière n'avait rien à voir avec le hasard... Me voici prise dans les filets de cet auteur. Nul doute que j'entamerai bientôt un autre livre d'Austen.

leiloona
15/10/11
 

Ce roman épistolaire est très bref, mais très intéressant. C'est un peu dur de situer tous les personnages au début, vu qu'ils ne sont pour la plupart qu'évoqués, et qu'on ne connait pas les différents liens de parenté entre chaque personnage. Il faut donc un peu de temps avant de saisir toutes les relations. Mais le plus important est : ENFIN de la méchanceté ! Enfin une femme mesquine, manipulatrice, égoïste et j'en passe ! On se doute qu'il devait y en avoir plus d'une à l'époque, et ça fait du bien d'en avoir une en personnage principal d'un roman de Jane Austen. Pour une fois que l'héroïne (si on peut l'appeler comme ça) n'est pas une jeune fille un peu naïve, mais une veuve plutôt méchante et ouverte à toute proposition. Et puis, j'ai bien aimé la fin. Elle est assez logique, elle suit le cours des évènements, et ne prend pas parti entre les "gentils" et les "méchants".Le point négatif, c'est que le roman est un peu trop court pour que l'on puisse réellement s'attacher aux personnages et réellement s'immiscer dans l'histoire.Pas mal de bons côtés, en somme, mais un roman épistolaire un peu trop court pour réellement le savourer.

Chaaw
06/09/11
 

Le livre se présente sous forme épistolaire, ce qui est originale. On a un peu de mal à comprendre le début mais au bout de plusieurs lettres on comprend l'intrigue de l'histoire. Toutes les lettres sont centré sur Lady Susan qui est une veuve depuis peu qui profite de chaque personnage de son entourage et qui se fiche des sentiments des autres même ceux de sa fille Frédérica. Elle n'est pas apprécier de son entourage, et manipule les personnes. J'ai apprécié la lecture (car c'est du Jane Austen ^^) car je trouve que les personnages sont bien construits et recherchés. Néanmois, moi qui adore le dialogue entre les personnages, ben il y en avait pas(ce qui est normale vu que c'est écrit sous forme épistolaire ^^), sauf quelque fois quand Mme Vernon reprend les paroles qu'elle a eu avec Lady Susan, Reginald ou encore Frédérica. On ne peut pas réellement s'accrocher à un personnage puisque c'est écrit sous forme épistolaire et qu'on ne connaît leurs sentiments que vis à vis de Lady Susan. Malheureusement j'ai trouvé le roman trop court, j'aurais aimé qu'il soit plus long et je trouve la fin un peu bâclé.Mais c'est toutefois un livre à lire et pour ceux qui aime Jane Austen n'hésiter pas.

Sakinia
12/06/11
 

Lady Susan est un petit roman épistolaire de 116 pages, prétexte à décrire une manipulatrice de grande volée. Veuve depuis quelques mois, Susan Vernon joue les coquettes et les séductrices auprès de ses connaissances et s'attire les foudres de cette société dans laquelle elle évolue. Société qui aime les règles bien établies et peu encline à pardonner à celle qui enfreint les codes sociaux en place.Ce style littéraire permet à Jane Austen d'être caustique, mordante et beaucoup plus directe que dans ses autres romans ce qui donne encore plus de poids et de force aux sentiments des différents protagonistes.Grâce à ses courriers échangés, l'on va rentrer directement dans les manigances et les fourberies inventées par Lady Susan pour arriver à ses fins. Trouver un beau parti et manipuler sa fille et ses principaux détracteurs en retournant les situations à son avantage sans se soucier des sentiments et des aspirations de chacun.Si au départ, cette femme manipulatrice m'a plutôt agacée, j'avoue que je me suis rapidement prise au jeu de ses manoeuvres et qu'elle a fini par m'amuser. J'attendais avec impatience de savoir comment elle serait prise en défaut et comment elle réussirait à faire aboutir toutes ces intrigues imaginées pour l'aider à s'élever dans la société. Aimant beaucoup les romans de Jane Austen, je m'attendais à retrouver un peu des thèmes de ses autres romans, mais j'ai été particulièrement étonnée par le ton de ces lettres et les traits de caractère donnés à son héroïne. Des traits de caractères forcés et beaucoup plus marqués qui accentuent la modernité de ce personnage. Une femme libre qui fait fi des convenances et assume ses choix, quitte à mettre à mal sa réputation.

Ikebukuro
21/04/11
 

Une héroïne éponyme qui s'annonce très différente des jeunes femmes que l'auteur nous a fait connaitre jusqu'alors. Jane Austen nous propose ici un roman épistolaire. Et elle prouve une nouvelle fois qu'elle est pleine de talent. Dans ce petit livre de quelques centaine de pages, on retrouve son ironie, son mordant à travers une héroïne quelque peu machiavélique...Un roman qui, s'il s'avère sans surprise au final, est pourtant plaisant à lire. Bien sur, on y retrouve une fin à la Austen dans un style narratif plus habituel.

Lunasirius
20/03/11
 

Mon avis : Un roman par lettres, avec tous ses non-dits et ses changements de personnages. Y percent les moeurs de la noblesse anglaise du 19e siècle et notamment ses mises au ban rapides et définitives. J'y ai trouvé moins de souffle épique que dans les autres romans de cette écrivain, et moins de romanesque. Dommage. L'image que je retiendrai : Celle de la fille de Lady Susan, Frederica, qui s'enfuit de sa pension de Londres pour échapper à sa mère. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
19/02/11
 

Court roman épistolaire, ce Jane Austen se dévore à l'heure du thé avec quelques scones. Personnellement, je l'ai trouvé assez décevant par rapport à Pride and Préjudice mais c'est peut-être la traduction... Ou alors la romancière a donné sa réelle mesure dans le premier roman que j'ai lu d'elle. Bref, Lady Susan est un livre sympathique mais il y manque une touche d'humour, de causticité. Et puis c'est très court donc ça ne permet pas une véritable analyse des personnages ni un attachement à leurs caractères. Ce n'est pas le meilleur Austen, mais ça se lit très bien quand même, je vous rassure !Lady Susan est une jeune veuve, très jolie et très peu disposée à rester seule. Accompagnée de sa fille, elle cherche à contracter le mariage le plus avantageux possible. Alors, quand elle arrive chez son frère et sa belle soeur, chacun s'inquiète de ce qu'elle pourrait manigancer. Sa grande habileté oratoire et son exquise politesse font vite taire les soupçons... et pourtant...

Praline
24/01/11
 

Renouée avec la plume bellissime de Jane Austen, voilà qui fut la plus noble offrande de ce livre. Encore une fois, l’envoûtement m’est venue et je suis tombée entres les pages, pour quelques tendres heures, voguant sur les lettres qui parsèment l’histoire. Et c’est là le seul point négatif qui découle de ce roman. Trop rapide. Un livre de cent pages venant d’Austen, c’est à la fois un merveilleux moment de lecture, mais également une terrible torture, car je n’avais point envie de fermer le roman, j’aurais adoré que le récit s’étire en longueur et puisse ne jamais se terminer. C’est pour cette raison, si cruelle soit-elle, que ce roman ne fut pas un coup de cœur, à cause de la petitesse du nombre de pages. Ces quelques heures perdues dans l’univers anglais de l’auteure ne m’ont pas suffi à devenir grande amie avec les personnages et à saisir toutes les subtilités de leur personnalité, mon passe-temps préféré lorsque je déguste un récit. Cependant, il reste que ce fut une lecture tout en plaisir et son originalité épistolaire a été bien appréciée de mon amour littéraire. Le récit débute par une lettre de Lady Susan à M. Vernon, pour ensuite enchaîner sur d’autres missives où nous découvrons la personnalité audacieuse et infatuée de Lady Susan, cette dame qui use de ces capacités de fausses émotions et de sa séduisante beauté pour obtenir ce qu’elle veut et faire tomber tous les hommes à ses pieds, même le pauvre Reginald qui avait pourtant une mauvaise estime d’elle avant de tomber dans le panneau à son tour. Cette dame rusée et frivole s’invite chez son beau-frère et sa famille pour quelques semaines de détente afin de s’éloigner des Manwaring chez qui elle n’a causé que des dualités. Or, sa fille dont elle n’éprouve aucune tendresse et qui vit sous le joug despotique de celle-ci est renvoyée de l’orphelinat pour se rendre chez les Vernon, au grand dam de sa mère. De missive en missive, de matoiserie en matoiserie, nous pénétrons dans un court récit encore digne du talent littéraire de cette dame anglaise. Lady Susan est un personnage étrange dont les objectifs sont difficiles à saisir. Que veut-elle vraiment ? Duplice et cauteleuse, elle sait pertinemment contrôler les gens de son entourage, particulièrement les hommes, afin que ses ruses noyées dans l’ombre l’amènent à savourer ses victoires. Mais y a-t-il vraiment des objectifs derrière ses victoires ? Ou seulement un malin plaisir à provoquer la discorde ? Peu importe, son charme irrésistible agit tel un masque sur son caractère et moi-même, au tout début, je la trouvais dénuée de scrupule. Or, nous découvrons la vérité sur sa personnalité à chacune de ses missives, lorsque ses manières et son ton prennent une note tout a fait différente. Dame distinguée avec la famille Vernon, elle devient outrecuidante avec sa chère amie dont la personnalité va de paire avec celle-ci. C’est dans cette atmosphère de sournoiserie que nous faisons également rencontre avec la fille de Lady Susan, Frederica, cette pauvre enfant timorée et soumise à l’autorité exécrable de sa mère. Étant renvoyée de l’orphelinat, elle n’a seul choix que de retrouver sa génitrice chez les Vernon, une situation que Lady Susan regrette amèrement puisqu’elle ne veut pas cette « enfant indisciplinée » dans les parages. D’autre part, elle ne pense qu’à marier sa progéniture à Sir James, alors même que la différence d’âge est énorme. Néanmoins, cette jeune fille bienveillante trouvera refuge entre les bras de Madame Vernon qui lui portera une grande sympathie. Celle-ci essaiera de la délivrer des griffes de sa mère, malgré les embûches que cette dame perfide érigera. Finalement, il y a Reginald, cet homme qui tombera sous l’influence de Lady Susan. Pourtant, il se méfiait déjà à l’avance de son caractère, mais lorsque ses yeux croisèrent ceux de la belle dame, il en fut vite tombé amoureux. Cependant, il résistera quelques fois à son emprise, mais pour mieux y retomber par la suite, jusqu’à la déception finale. Ainsi, seules Frederica et Madame Vernon m’ont plu pour leur délicate sensibilité et leur bonhomie douceâtre. Ergo, j’ai adoré ce récit épistolaire typiquement anglais et bourgeois dans lequel j’ai plongé avec délectation, mais pas autant qu’avec Raisons et sentiments. La plume enchanteresse de Jane Austen m’inspire toujours et à chaque fois, je suis médusée par ses mos si nobles et raffinés qui sont une source sempiternelle de plaisir littéraire dont je m’abreuve sans être rassasiée. Si vous n’avez jamais goûté à la charmante écriture de cette grande dame, vous devez le faire, et maintenant ! Dans mon cas, je ne pourrai guère m’empêcher de lire un autre de ses romans d’ici l’été, notamment Orgueils et préjugés dont je lis tant de somptueuses critiques. Mes mots, un jour, s'envoleront hors de ma plume etvoyageront au gré de mes oeuvres...

Shana6
08/11/10
 

Voilà mon tout premier livre de Jane Austen. J'avais choisi ce dernier, sur les conseils avisés des membres du forum Livraddict. Je ne savais pas du tout que c'était un roman épistolaire. En effet, c'est un style que je n'apprécie pas énormément. Je pense que j'ai dû être traumatisée par Les liaisons dangereuses... Livre que je n'ai pas apprécié, justement à cause de ce style d'écriture.Revenons à Lady Susan.Le lecteur voit donc, à travers les lettres envoyées,les projets, les sentiments (factices ou réels) de Lady Susan, veuve, avec une enfant.L'écriture est fluide. Le style ne m'a pas du tout gênée. Au contraire, j'ai bien aimé. Lire les lettres, pour connaître le point de vue des personnes qui côtoient Lady Susan. Le vocabulaire est, par ailleurs, compréhensible. Cela me changeait de la lecture précédente !Lady Susan ne m'a pas du tout fait bonne impression. Calculatrice, stratège, égoïste. Voilà les termes qui pourraient la caractériser. Malgré cela, j'ai été bluffée par sa manière d'improviser aussi rapidement (c'est quelque chose qui me manque !).J'ai ressenti de la pitié pour la pauvre Frederica, ainsi que pour Reginald, le prétendant abusé. Ils sont complètement sous la coupe de cette lady. Surtout Frederica, puisque Reginal arrive tant bien que mal à s'en défaire, à la fin. D'ailleurs, en parlant de la fin, j'en aurai une différente. Surtout pour Lady Susan. Une plus déplorable.En bref, c'était une belle surprise. J'ai apprécié cette lecture, malgré ce style littéraire. Cela me donne un avant-goût de du style d'écriture de Jane Austen, qui ne me déplaît point. Bien que ce ne soit pas pour tout de suite, je pense que le prochain livre de cet auteur que je lirai sera Orgueil et Préjugés ! J'ai entendu tellement d'avis positifs dessus que je veux le lire ^^ http://mespetitslivresamoi.blogspot.com

Erato
12/07/10

Tiens, un roman épistolaire, je n'en avais pas lu depuis bien longtemps. Tiens, Jane Austen, tout de suite me vient à l'idée XIXe siècle et Orgueil et Préjugés. Je ne suis pas personnellement une grande fan de classique mais j'aime bien en lire de temps en temps.Qu'est-ce que j'ai pensé de Lady Susan ?Tout d'abord, le style d'écriture est d'époque, plaisant à lire mais heureusement que le livre ne fait que 117 pages...J'ai eu un peu de difficultés à comprendre qui était qui car les liens entre les personnages ne sont pas clairement expliqués mais je m'y suis faite, j'ai pris quelques notes.Je ne peux pas parler en fonction des autres romans de Jane Austen car je l'avoue, je n'en ai lu aucun, je les ai par contre vu en film ou en mini-série.Lady Susan a un caractère déjà bien défini dans le résumé, ce qui permet de se faire une idée tout de suite du personnage mais enlève du mystère.Une chose que je regrette dans le style épistolaire de ce roman est l'absence des dates, aucune indication temporelle ne nous éclaire.L'histoire, en elle-même, est assez simple, une veuve sans scrupules qui fait fi des sentiments pour obtenir ce qu'elle désire.Enfin, j'ai apprécié avoir une courte biographie de Jane Austen au début du livre de Poche, je ne pense pas en avoir lu déjà une alors j'ai pu me faire une première idée. http://http://les-livres-de-zelie.blogspot.fr/2015/10/lady-susan-de-jane-austen.html

lily80
10/10/15
 

Ce roman épistolaire est, à mon avis, parfait pour découvrir le genre. Les 115 pages se lisent très vite et malgré le nombre de personnages qui paraît élevé, on s'y retrouve très bien. De plus, Jane Austen introduit pas mal de dialogues dans ses lettres, ce qui ne donne pas l'impression de lire un monologue ennuyant : l'échange est plus vivant.

RizDeuxZzZ
12/01/15
 

Que de bonheur dans ces 116 pages ! Que de plaisir !Cette Lady Susan est irrésistible, elle a pourtant tous les défauts, égoïste, menteuse, manipulatrice, arriviste, coquette et j’en passe.Alors pourquoi l’aimer ? Parce qu’elle est dépeinte par Jane Austen tout simplement. Dans ce roman épistolaire, l'auteure dresse une série de portraits plus raffinés les uns que les autres dominée bien sûr par Lady Susan.On se prend vite à l’histoire et on enchaine les lettres de ce court roman en quelques heures.Avec une bonne tasse de thé comme le suggère la couverture !

isabelleisapure
30/12/14
 

Lady Susan n’est pas mon oeuvre favorite de Jane Austen mais elle permet de se replonger dans son univers si caractéristique. Ecrite durant la jeunesse de Jane Austen, Lady Susan est une oeuvre originale à plus d’un titre comparée aux autres écrits de Jane Austen. Il s’agit tout d’abord d’une nouvelle épistolaire. Ensuite et pour la première fois, le personnage principal est incarné par une veuve dont le caractère change radicalement comparé aux autres Elisabeth Bennett et Emma Woodhouse. En effet, le principal trait de caractère de Lady Susan est sa méchanceté. Aujourd’hui on parlerait même d’une peste ou d’une garce ! Le contraste entre Lady Susan et sa fille Frederica n’en est que plus évident tant cette dernière apparait calme et réservée. Pourtant, j’ai bien apprécié ce personnage de veuve pas vraiment conventionnelle et que l’on peut même qualifier de sournoise. On ne peut que la respecter pour sa volonté d’indépendance et sa détermination même si c’est vrai que les moyens qu’elle emploie pour arriver à ses fins sont assez douteux surtout pour la société figée et bien pensante dans laquelle elle évolue. Lady Susan contient tous les ingrédients qui ont fait le succès des romans de Jane Austen : des personnages drôles et/ou attachants qui permettent à l’auteur de pointer du doigts tous nos petits défauts ainsi qu’un style fluide et plein d’ironie porté par une écriture toute en subtilité et humour. Rafraichissante et agréable à lire, cette nouvelle épistolaire se démarque sensiblement des autres oeuvres de Jane Austen notamment grâce à une héroïne des plus originales. En bref, un roman à conseiller à tous les inconditionnels de l’univers austenien. N'hésitez pas à venir nous rendre une petite visite sur notre blog : http://drunkennessbooks.blogspot.fr

ManonMarie
23/06/14
 

Un bref roman épistolaire pour bien commencer le Mois Anglais ! Lady Susan est une belle et encore jeune veuve, elle aime jouer avec les sentiments des hommes et les mettre à ses pieds. Sa belle-sœur, Mme Vernon, met en garde son jeune frère Reginald contre ces artifices.Ce bref roman m’a d’emblée fait penser aux Liaisons dangereuses, de par sa forme épistolaire et le personnage de Lady Susan ressemble par bien des aspects à Mme de Merteuil.Lady Susan est une femme machiavélique, elle use de son esprit et de sa beauté pour faire tomber des hommes mariés ou des jeunes hommes riches. Sa pauvre fille, Frederica, est soumise à une éducation déplorable, sa mère force son avenir et traite sa fille d’incompétente et niaise alors qu’elle a de l’esprit (telle mère, telle fille). Le jeune Reginald, malgré ses préjugés et sa méfiance, tombe dans le panneau de l’innocente Lady Susan. Mme Vernon, sa belle-sœur, voit clair dans son jeu mais n’arrive pas à protéger son frère.On retrouve avec plaisir la plume de Jane Austen à ces débuts, elle l’a écrit à 18 ans, on sent déjà son ironie et son mordant envers la société de son époque. LOUISE Novelenn

Novelenn
02/06/14
 

4eme de couverture :"Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question..."Un petit livre qu'on lit vite, mais je j'ai bien aimé. Le personnage principal, Lady Susan, est parfaitement haïssable et j'ai enchaîné rapidement les lettres (car il s'agit d'un roman épistolaire) pour savoir si Réginald allait ouvrir les yeux sur la vraie nature de cette personne ou s'il allait se laisser aveugler par se belles manière et sa conversation parfaite.

Lunae
24/02/14

Ahhhh ! Jane Austen…Cottage anglais, ambiance feutrée, feu dans la cheminée, bibliothèque bien garnie et jeune femme penchée sur un livre, une mèche de cheveux échappée du chignon caressant doucement sa nuque.Mais elle ne lit pas : elle observe, elle regarde ; ce n’est pas un livre qu’elle a dans les mains mais un carnet qui lui sert à noter tous les travers de ses contemporains.Dans Lady Susan (écrit en 1794) nous découvrons l’échange de correspondance d’une petite société anglaise le temps d’un hiver. Tout tourne autour du personnage de cette Lady Susan, machiavélique et égocentrique, qui par ces charmes fait tomber les hommes et horripile les femmes.On retrouve tout le charme des Liaisons dangereuses (1782) dans ce petit roman épistolaire extrêmement bien pensé, organisé, délicieusement pervers et tellement anglais ! Je l’ai lu le temps d’un aller et retour en train. Le parfait petit livre pour s’évader un week-end…

un flyer
03/02/14

Le portrait brossé de Lady Susan est fort peu élogieux. C’est une femme intéressée, opportuniste, sans scrupules, vaniteuse. Dotée d’un fort pouvoir de séduction et de persuasion, elle manipule son monde (essentiellement les hommes en fait) pour arriver à ses fins, n’hésitant pas à défier toute logique et à servir des discours contraires lorsque cela est nécessaire. Lady Susan a une fille, Frederica, qu’elle maltraite à l’envie. Elle est totalement dépourvue d’affection ou d’élan maternel envers son enfant.Ecrit sous forme de lettres échangées entre les différents personnages, ce roman est agréable à lire, et l’intrigue, il faut l’avouer, nous pousse à tourner les pages pour savoir ce qu’il va advenir de cette pauvre Frederica, ou si les manigances de Lady Susan vont être révélées.Jane Austen a ce talent de cerner avec précision les pensées et les sentiments humains, de quelque nature qu’ils soient. On retrouve ici également la notion d’orgueil. C’est un court roman (seulement 117 pages) que je vous recommande pour vos soirées d’automne, une tasse de thé et des petits gâteaux à la main ;-)

Chroniqueslitteraires
23/09/13
 

Bonjour,j'ai était surprise lorsque j'ai trouvé cette nouvelle dans mon magasin.un livre de jane austen que je ne connaissais pas et n'avait pas lu!!!j'ai vite acheté ce livre et aussitôt fait aussitôt lu.et je dois dire que c'est toujours un plaisir de lire cette auteure qui est l'une de mes préférées.on reconnait tout de suite la qualité de son écriture même si dans ce livre son héroine n'en est pas vraiment une,mais il y a a la fin une morale a cette histoire,et l'on s'amuse toujours autant grâce a son écriture et ses dialogues savoureux.les personnages sont profonds et savent tous dissimuler leurs intentions...bref je pourrais en parler pendant des heures,tout cela pour dire que je n'ai pas était déçue par cette nouvelle et que je vous la recommande.

paraty62
15/09/13
 

Résumé : Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune reginald risque de payer cher la réponse à cette question…Mon avis : Lady Susan, jeune veuve de 35 ans est le personnage principal de ce roman épistolaire. Elle a une fille, Frédérica dont elle n’a que faire et veut la marier avec un homme riche. Lady susan est une manipulatrice, elle est égoïste, veut arriver à ses fins mais malgré tout on ne parvient pas à la détester. J’ai aimé ce court roman de Jane Austen de part ses écrits, un livre agréable à lire.Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d’une aventurière, dans la lignée des personnages d’Orgueil et Préjugé et de Raisons et Sentiments.

un flyer
09/07/13

Outre que Lady Susan m'ait permis de découvrir la plume et l'univers de Jane Austen, ce court roman épistolaire m'a également réconciliée avec la littérature classique.Alors que rien ne me prédisposait à en apprécier autant la lecture, je n'ai fait qu'une bouchée de ce délicieux en-cas littéraire ! Comme j'ai été sotte de me priver aussi longtemps d'une lecture aussi jouissive que celle-ci ! J'ai adoré détester Lady Susan ! Antipathique et en tout point exécrable, elle est non seulement égoïste, tyrannique, manipulatrice mais aussi diablement intelligente ! Sa duplicité et sa propension à la tromperie n'ont pas été sans me rappeler la Marquise de Merteuil des Liaisons dangereuses.Drôle, pervers, extrêmement bien écrit, Lady Susan porte la forme épistolaire à un degré de perfection. A découvrir de toute urgence !

ingridfasquelle
17/05/13
 

Le genre épistolaire donne souvent des résultats très intéressants, en permettant d'appréhender une histoire à travers les témoignages et points de vue de ses personnages, en suivant l'intrigue comme eux la perçoivent ou veulent la faire percevoir. Ce parti-pris a donné des chefs d'oeuvre comme Les liaisons dangereuses. Lady Susan n'est certes pas de la même envergure, mais est quand même un livre très agréable à lire, au style vif et énergique. On y retrouve de manière condensée ce qui fait le charme de la littérature de Jane Austen, le savant mélange d'histoire d'amour romanesque et de vision d'une ironie mordante des travers de la "bonne société" de son temps, les dialogues spirituels aussi. Un livre bref, qui se lit avec plaisir et qui, s'il n'est pas le meilleur de son auteur, ravira forcément tous les admirateurs de celle-ci. Un petit délice à savourer avec une tasse de thé !

murasaki
02/05/13
 

Sur la blogosphère ou les forums littéraires, nous entendons énormément parler de Jane Austen célébre auteure Britanique, du début du 19ème siècle, en particulier pour ses oeuvres les plus connues que sont « Raison et Sentiments » et « Orgueil et préjugés ». J’avais très envie de la découvrir à mon tour, tout en étant un peu méfiante, en effet, l’univers austenien étant à mille lieues de ce que j’ai l’habitude de lire. Alison m’a conseillé de commencer avec un roman court, afin de me faire ma propre idée.Ma première impression est qu’en effet c’est très bien écrit, j’ai vraiment aimé l’univers British, de Jane Austen, l’héroïne de ce roman est en fait une « méchante ». En effet Lady Susan n’a de mère que le nom, elle préfère flirter avec qui bon lui semble, en particulier avec des hommes bien plus jeunes qu’elle même. Elle se sait belle, et en joue. La noblesse britannique de l’époque étant très à cheval sur l’étiquette, des scandales éclatent assez vite.Par contre, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un roman épistolaire, ça m’a quelque peu dérangé, j’ai souvent du mal avec ce type de roman, qui du coup devient trop descriptif, j’ai plus de mal à entrer dans l’histoire. Heureusement, ici le texte ne fait qu’une petite centaine de pages, je l’ai dévoré en un après-midi.Je pense que je lirai sûrement autre chose de Jane Austen, en prenant garde cette fois, à ne pas choisir un roman épistolaire. Je suis en tout cas pour ma part, contente de cette découverte.

KarineSimon
28/03/13
 

En 1817, disparaissait à l’âge de 41 ans, Jane Austen, une femme écrivain anglaise du 19ème siècle que savourent encore maintenant des lecteurs du monde entier. Très peu d'information fiable nous est parvenu aujourd'hui concernant sa vie. A priori, elle aurait quitté le monde sans enfants et sans histoire d’amour mais, au travers de ses romans, elle renoue cependant avec les histoires romanesques dont ses œuvres les plus connues, Raison et sentiments et Orgueil et Préjugés peuvent en témoigner.Deux cent ans après sa disparition, ses ouvrages fascinent toujours autant les lecteurs du monde entier et les femmes en particulier. 2013 est une année riche en « austenerie », une année particulière pour les admirateurs de Jane Austen puisque son roman le plus apprécié et le plus connu, Orgueil et Préjugés, atteint ses deux siècles d'existence. Je me devais de participer à cet évènement en vous parlant d'elle.Pourquoi toujours autant d’attrait pour ses écrits?Avec un talent inégalé, cette jeune femme regardée comme une des plus grandes romancières anglaises de tous les temps a su traduire remarquablement bien les traits de son époque en transmettant ainsi son regard sur la nature humaine. Lorsque l’on lit Jane Austen, on découvre peu en effet les paysages de l’époque. Elle les peint certes mais par petites touches, ne s’étendant d’aucune façon sur la description. Elle préfère s'attarder sur les échanges de poignées de mains et les regards. Cependant, dévoiler au grand jour des échanges de regard, des paroles avec une certaine retenue, voire une grande froideur, était très audacieux et révélateur du siècle, du pays et du milieu social.A travers ses six romans achevés sont décrites six histoires d’amour se terminant par six mariages. On pourrait alors me rétorquer que l’originalité de l’auteur se cache ailleurs que dans l’intrigue. Certes, certes... L’amour de deux êtres qui ne s’aimaient pas au départ ou qui au contraire se sont aimés et ne s’aiment plus se retrouve en effet de manière récurrente dans ses livres.Pourquoi alors, après deux cent ans, Jane Austen est toujours adulée, sujette à tant d’adaptations cinématographiques et inspirant de nouveaux auteurs encore et toujours? Helen Fielding par exemple avoue avoir copié pour Bridget Jones certaines répliques d’Orgueil et Préjugé. Qu’est-ce qui fait alors, qu’après 200 ans, on savoure encore l’œuvre de Jane Austen? Comment expliquer que l’on lise aujourd’hui ses livres sur des tablettes et des liseuses? Comment expliquer que ses livres ont traversé le temps, un peu comme le montre le film Lost in Austen (traduit par Orgueil et quiprocos)… La référence fait sourire mais les faits sont là. Aujourd’hui, il existe encore de grands admirateurs de Jane Austen et ce malgré l’époque différente dans laquelle nous vivons aujourd’hui en termes social et sociétal. Ces personnes sont si nombreuses et tellement à l’affut de parcourir l’Angleterre pour découvrir les lieux où l’auteur a vécu ou qu’elle a décrit dans ses romans, de décortiquer chacun de ses livres ou le peu de preuves authentifiant sa vie qu’on est même allé jusqu’à leur attribuer le nom de « janéites ».Selon moi, Jane Austen a une magie qui lui est propre. Elle arrive à captiver l’intérêt du lecteur de bout en bout, intérêt qui va crescendo il va sans dire, en posant son regard acerbe, sensible, dur mais réel sur la société qui l’entoure. A 200 ans d’écart, Jane Austen nous décrit des caractéristiques humaines intemporelles : l’âme humaine. De là peut-être aussi notre appétit pour ses personnages et notre capacité presque inconsciente de nous identifier si facilement à ses personnages. Quand avons-nous succombé, ici ou là ? On ne sait pas bien souvent répondre à la question. Le livre se ferme. Notre regard est langoureux. Le plaisir que nous avons pris est visible. Sa plume nous a enchanté, ensorcelé presque, en nous dépeignant tant d’innocence, de courage, d’avarice, d’intelligence, de stupidité et de naïveté, ingrédients toujours actuels de la vie. Nous aussi, nous sommes des êtres entachés d’imperfections, à l’image de Mr Darcy au regard ténébreux, d’Emma assez naïve etc. Rappelez-vous par exemple l’adaptation d’Orgueil et Préjugés produit par la BBC en 1995, avec pour Monsieur Darcy le brillantissime Colin Firth, au regard de braise, à la chemise blanche laissant transparaitre un peu de son torse lorsqu’il sort de l’eau…. La folie austinienne s’est alors emparée plus vivement du monde avec ce film. Est-ce un hasard que le même acteur participe également à la cinématographie de Bridget Jones lorsque celui-ci tombe également dans l’eau avec Hugh Grant? Helen Fielding me semblet-il s’être beaucoup inspirée de cette histoire pour écrire Bridget Jones’ s Diary.Cependant, pour moi, Jane Austen représente surtout un repère auquel on peut se référer en toutes circonstances, un peu comme une mère ou une sœur aînée peuvent l’être. Elle a le don de nous réchauffer le cœur avec ses phrases élégamment tournées et ses histoires d’amour comportant toujours une fin heureuse. Toujours ? C’est en effet l’idée que l’on se fait de ses écrits. Or, malheureusement, c'est loin de la vérité. Je profite alors de cet anniversaire pour vous parler d’un livre écrit par Jane Austen qui est peu connu ou qui, s’il l’est, est souvent décrié, j'ai nommé Lady Susan.Ce roman épistolaire, écrit en 1793/1794 (on ne sait pas exactement) ne fut publié qu’à titre posthume, en 1871, c’est-à-dire 50 ans après sa disparition. Si j’ai choisi de vous présenter ce petit bijou littéraire c’est parce qu’il montre à mon sens toute la richesse dont pouvait faire preuve Jane Austen. Contrairement à ses six autres romans achevés, notre héroïne, Lady Susan, n’est pas douce ou bonne. Elle est une anti-héroïne des œuvres de Jane Austen. La quatrième page de couverture de ce petit roman nous dit :Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage ou juste une coquette qui veut s’amuse ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question…Mon avis :C’est une manipulatrice, une calculatrice, une femme sans cœur qui est prête à tout pour parvenir à ses fins, quitte à faire passer ses propres intérêts avant celle de sa fille. Alors, oui, si vous êtes habituée aux héroïnes de Jane Austen au cœur tendre, tenez-vous bien et cramponnez-vous aux accoudoirs de votre fauteuil. Jane Austen a plus d’un tour dans son sac ! Jane Austen connaît si bien la nature humaine qu’on a parfois l’impression en lisant Lady Susan de ne pas nous trouver dans un de ses romans mais de se retrouver à ses côtés, dans notre salon, en train de l'écouter nous raconter les derniers cancans. Nous buvons une tasse de thé en sa compagnie, vous et moi, dans notre salon et elle nous nous sourit le plus simplement du monde. On a parfois besoin de cligner plusieurs des yeux pour prendre conscience de la réalité qui nous entoure. Nous sommes en train de lire un livre! Nous ne sommes pas en train de boire une tasse de thé avec Jane Austen. Que nenni...Dans une lettre de Lady Susan à son amie Mme Johnson, elle écrit par exemple : « Si l’on savait dans le monde quels étaient alors mes desseins, on les trouverait tout à mon honneur. On a dit de moi que j’étais une méchante mère. Pourtant, c’était l’instinct sacré de l’amour maternel, c’était le bien de ma fille qui me poussait à agir de la sorte, et si cette fille n’était pas la plus grande sotte de la terre, j’aurais pu être de mes peines comme je méritais de l’être. »Les lettres de lady Susan fourmillent de preuves de son caractère exécrable et digne de la manipulatrice qu’elle est, jouant tout le temps sur tous les tableaux. Partout en effet, peuvent se lire les émotions les plus intenses. Lady Susan croit berner tout le monde alors que tel n’est pas le cas. Tout le monde est en revanche à cran, le lecteur y compris devant de tels artifices déployés par notre chère "lady".Lady Susan est un véritable petit bijou à mon sens tant le ridicule du personnage principal est risiblement attrayant. En rendant le comportement de Lady Susan ridicule, le livre devient rapidement un bonheur tant l'humour y est présent. On passe son temps à se moquer de cette « lady » très conservatrice et autoritaire. On rit, on se tord les boyaux, on s'attend à une fin heureuse parce que c'est tout de même un livre écrit par Jane Austen... Toutefois, comble du malheur ou de la perfidie, Jane Austen joue l’exécrable à son tour en refusant de nous offrir cette joie. Hé oui, Jane Austen a osé!! Le livre ne comporte pas de fin heureuse. A vos mouchoirs, mes chers lecteurs....Pour autant, Jane Austen arrive à nous faire voyager tout autant que dans ses livres plus connus avec cette représentation du mal incarnée par Lady Susan. Nous sommes ici aussi au tréfonds de l’âme humaine et on adore ça. C'est si joliment présenté, si parfaitement malmené....Alors, est-ce parce que les personnages de Lady Susan sont ici plus tranchés que dans ses autres romans pour expliquer l’attrait moindre qui est souvent fait à Lady Susan , les personnages étant ici presque caricaturaux et non pas comme Emma, Darcy ou Elisabeth (personnages de différents romans de Jane Austen)ayant quelques imperfections dans leurs bagages mais présentés comme enclins à évoluer positivement?Je suis sans doute la moins bien placée pour répondre à cette question. En ce qui me concerne, ce livre est un chef d’œuvre à part entière que l’on doit de lire à défaut d’apprécier. Il a, à mon sens, pour seul défaut, de souffrir cruellement de la comparaison avec les autres écrits de Jane Austen. But can we compare apples with oranges? Pardon, pouvons-nous comparer les torchons et les serviettes ? Ce livre se doit d’être apprécié à sa juste valeur : c’est un roman épistolaire, outrageusement drôle et qui représente une partie de la société passée et présente en décrivant les machinations cachées dont sont capables les humains à plus ou moins grande échelle.

Soune
28/01/13
 

Ce très court roman épistolaire de Jane Austen met en scène Lady Susan, une belle veuve moderne qui entend bien profiter des plaisirs de la vie avant de se remarier, ce qu'elle sait être un jour inévitable puisqu'elle finira par manquer d'argent. Lady Susan est invitée chez son frère et sa belle-soeur. Elle va profiter de ce séjour pour séduire le jeune frère de sa belle-soeur. Pendant ce temps, elle doit s'occuper de sa fille qu'elle a décidé de marier à un homme détestable et qui vient une nouvelle fois de s'enfuir de son pensionnat.Difficile de reprocher à Jane Austen d'avoir publié un si court ouvrage, qui gagnerait à être étoffé. Cette oeuvre de jeunesse ne fut publiée que bien après sa mort et il est fort probable que l'auteure n'avait nullement envie de le voir publier. On peut par contre regretter que Jane Austen n'ait pas fait de cette intrigue un vrai roman car Lady Susan, à défaut d'être aimable, est un personnage intéressant, à contre-courant des personnages féminins qui emplissent l'oeuvre de Jane Austen. On sent d'ailleurs qu'elle ressent une certaine tendresse pour ce personnage. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
30/11/12
 

On découvre l’histoire compliquée et mêlant divers personnages aux travers des conversations épistolaires de ces mêmes protagonistes. C’est principalement Lady Susan qui en est soit la destinataire soit l'expéditrice. On se rend très vite compte qu’il s’agit d’une femme belle et séductrice certes, mais surtout hypocrite et manipulatrice. Il est même dangereux d’être séduit par elle car alors, on ne voit plus ses défauts et on lui accorde tout sans discuter (comme Reginald de Courcy a dû s'en rendre compte...)Une qui n’a pas était dupe, c’est Mme Vernon, la belle-soeur par alliance de Lady Susan et la soeur de Réginald de Courcy. Elle va tout faire pour empêcher Lady Susan de sévir. Jane Austen nous offre, comme à son habitude, une peinture réaliste de son époque. Les personnages évoluent dans un monde plein d’orgueil et de codes. Tous sont en quelque sorte soumis à ces codes et obéissent aux règles de bienséance. C’est toujours un régal de découvrir ce monde très courtois sous la plume de miss Austen. D’autant plus que la lecture se fait avec une certaine aisance malgré le style d’écriture assez ancien. Seul bémol, la construction sous forme de lettre (idée originale) donne pourtant un côté passif à l’histoire. Les scènes et actions ne sont que rapportées et non pas « vécues » en temps « réel » (si je puis dire). En bref : Jane Austen dans toute sa grandeur

SEcriture
18/09/12
 

Ce roman a la particularité d’être entièrement épistolaire, comme 84, Charing Cross road, d’Helen Hanff. Enfin, pas tout à fait, la conclusion nous est donnée en aparté par Jane Austen sur quatre pages. (« Cet échange de lettres, par suite de la réunion de certains des correspondants et de la séparation intervenue entre les autres, ne pouvait, au grand détriment des recettes de la poste, se continuer plus longtemps. » Ah, j’adore son humour !!)Lady Susan, donc, est une superbe femme de 35 ans. Récemment veuve, partout où elle passe, sa beauté, son esprit, et ses manigances sèment le trouble et la pagaille dans les foyers. Une sorte de mante religieuse, une mythomane tirant tout le sel de la vie dans l’élaboration de stratégies visant à mettre sous sa coupe la majorité des mâles intéressants environnants.Et ça fonctionne au quart de tour. Quels que soient les griefs qu’on puisse nourrir à son encontre, elle parvient sans trop de peine à retourner les situations et à se donner toujours le beau rôle. Toujours ? Presque, parce que parfois il faut aussi un peu de chance, et un tout petit grain de sable peut ruiner des mois d’effort. Mais qu’on se rassure, sa bonne humeur ne sera en rien entamée, ou alors à peine le temps de s’en épancher auprès de sa seule vraie copine, en nourrissant de sombres menaces…Elle m’a trop fait rire, Lady Susan, et son aplomb, sa morgue et sa rouerie m’ont fait passer un excellent moment, mais ça devient une habitude avec Jane Austen. J’aime ce qu’elle a écrit, tout, sans distinction. Sylvie Sagnes

SagnesSy
12/09/12
 

Après quelques pages, je me suis sentie entraînée dans ce récit épistolaire mettant en scène une femme belle et encore jeune, Lady Susan, prête à tout pour séduire les hommes de son entourage. J'ai retrouvé tout le plaisir des Liaisons Dangereuses de Laclos, avec moins de malveillance mais tout autant de mesquinerie et de stratagèmes ! Après avoir confié sa fille à une amie à Londres, Lady Susan, désargentée mais toujours pleine de ressources, rejoint la famille de son beau-frère à Churchill. A travers sa propre correspondance ainsi que celle de nombreuses autres personnes, on apprend que cette veuve a été chassée de Langford, où elle résidait chez des amis, les Manwaring... après avoir séduit le maître de maison ainsi que le futur fiancé de la fille de Manwaring !Malgré l'opinion défavorable qu'elle suscite chez chacun, Lady Susan est accueillie dans la famille de Charles Vernon, où elle ne tarde pas à séduire le jeune frère de Mme Vernon, Reginald. Son opinion sur elle était aussi négative que celle des autres au départ, mais il s'est vu céder très vite au charme de cette belle veuve, coquette et spirituelle.http://tranchesdelivres.blogspot.com/2010/11/lady-susan.html

un flyer
22/05/11

Je suis complètement tombée sous le charme, et pourtant ce n’étai pas gagné ! Certes, on est en plein XIXème siècle, en Angleterre qui plus est, mais voilà, il s’agit d’un roman épistolaire, truc que je n’avais pas du tout prévu et qui m’a un peu « refroidie » lorsque je l’ai découvert. J’ai toujours eu beaucoup de mal avec l’épistolaire, j’arrive pas à accrocher, on passe trop vite d’un point de vue à l’autre, j’ai du mal à repérer les personnages, à saisir les liens qui les unissent…Je partais donc à reculons, et je n’ai finalement eu aucun mal à entrer dans l’histoire, j’ai même eu du mal à m’en détacher, et j’étais prête à lire une bonne centaine de pages supplémentaires, tellement c’est beau, fluide, passionnant.Les personnages sont très travaillés, ont une vraie identité, une vraie personnalité. Lady Susan est manipulatrice, détestable mais géniale dans son genre ; son comportement, ses réflexions sont très drôles dans cette Angleterre qui se veut très puritaine, et où finalement c’est le jeu des apparences, des réputations qui l’emporte dans bien des cas. J’aime cette opposition des milieux, des mentalités. Oh comme j’aurais aimé vivre à cette époque !

un flyer
13/05/11

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.09 kg

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