Lambeaux

JULIET, CHARLES

livre lambeaux
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/06/05
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Dans cet ouvrage, l'auteur a voulu célébrer ses deux mères : l'esseulée et la vaillante, l'étouffée et la valeureuse, la jetée-dans-la-fosse et la toute-donnée. La première, celle qui lui a donné le jour, une paysanne, à la suite d'un amour malheureux, d'un mariage qui l'a déçue, puis quatre maternités rapprochées, a sombré dans une profonde dépression. Hospitalisée un mois après la naissance de son dernier enfant, elle est morte huit ans plus tard
dans d'atroces conditions. La seconde, mère d'une famille nombreuse, elle aussi paysanne, a recueilli cet enfant et l'a élevé comme s'il avait été son fils. Après avoir évoqué ces deux émouvantes figures, l'auteur relate succintement son parcours. Ce faisant, il nous raconte la naissance à soi-même d'un homme qui est parvenu à triompher de la « détresse impensable » dont il était prisonnier. Voilâ pourquoi Lambeaux est avant tout un livre d'espoir.
10 personnes en parlent

Ce récit court et intense a vu le jour après douze années de gestation parsemées de doutes, de souffrances. L'auteur rend ici un magnifique hommage aux deux femmes auxquelles il doit la vie : sa mère biologique et celle qui l'a adopté. La première lui a légué son hyper-sensibilité, sa fragilité, sa propension à la mélancolie, à l'introspection, mais aussi l'amour des mots. La seconde, plus terre à terre, l'a restructuré, ancré dans la réalité, l'aidant de sa force paisible à surmonter ses démons, contre vents et marées.Voilà, je n'ai pas envie d'en dire plus car j'ai été très touchée de découvrir cette histoire lentement, mais presque d'une traite, de m'imprégner de la vie de ces femmes de condition modeste dans les années 30, aux jeunesses proches de celles de ma grand-mère maternelle et d'une de mes tantes.Attention aux réfractaires : cet ouvrage est rédigé à la deuxième personne du singulier. Cela peut agacer. Pour ma part, je passe outre quand l'ouvrage est excellent, ce fut le cas également avec La maladie de Sachs de Martin Winckler.A lire ! Canel

Canel
05/06/12
 

Superbe autobiographie, "Lambeaux" évoque avec pudeur et justesse les traumatismes laissés par l'enfance, mais aussi la capacité que possède l'Homme de se reconstruire au fil des ans. Charles Juliet ressuscite avec un style envoûtant cette mère qu'il n'a jamais connue, et peint les destins croisés des femmes qui ont marqué sa vie. Une œuvre admirable, qui permet de découvrir intimement cet auteur phare de la littérature française contemporaine.

lelangagedement
06/05/15
 

Une autobiographie magnifique et touchante. Personnellement j'ai préféré la première partie dans laquelle Charle Juliet nous fait part de la vie de sa vraie mère, mais tout le livre reste superbe. On entre dans la vie de ces personnes, on vit avec eux, on souffre avec eux et on a l'impression de faire partie de leur vie, alors que l'auteur lui même raconte tout ça à la deuxième personne du singulier pour mieux s'en détacher.. Une autre particularité de ce roman est qu'il n'y a aucuns noms propres, aucuns noms de villes ou villages, parfois la première lettre, aucunes informations de temps, malgré quelques passages qui nous donnent une idée. Ce livre ne peut que nous émouvoir, avec un talent inouï.

Livre4Ever
17/06/11
 

Mon professeur de Français de 3ème nous avait parlé de ce roman, je l'avais donc acheté pour trois fois rien à Emmaüs au printemps. Je ne pensais pas le lire de suite, mais mon cours de Littérature et Société m'y a obligée. Et je suis ravie, car j'ai adoré cette autobiographie !On suivait trois personnages vraiment dans cette histoire. Le narrateur, dont j'ai eu pitié, qui m'a touchée, au parcours compliqué. Sa mère biologique, une femme brillante, à l'histoire troublante, qui m'a vraiment remuée les tripes, je m'y suis beaucoup attachée. Et sa mère adoptive, tout aussi formidable, généreuse, loyale, qui a été terriblement forte pour le narrateur. Je ne m'attarderai pas sur les proches restants, car je ne les ai pas vraiment appréciés, trop peu détaillés par le narrateur.Le style était à la fois appréciable et troublant. Troublant, car le roman est écrit à la deuxième personne du singulier. Ce "tu" m'a un peu dérangée, j'avais du mal à m'y faire, à me rappeler de qui parlait le narrateur, ce n'était pas très agréable à lire, mais je comprends ce choix, qui permettait vraiment de mettre ses mères dans le lumière. Appréciable, car ses mots étaient forts, bien choisis, avec beaucoup de profondeur. De plus, c'était assez simple à lire.La vie du narrateur m'a réellement émue. C'était hors du commun, et très fort. La première partie du roman est plutôt centrée sur la vie de sa mère biologique, qui n'a pas été simple du tout. J'ai apprécié ce début, car je pouvais souvent me mettre dans la peau de cette jeune fille à l'avenir prometteur, mais qui sera brisé par l'amour et la paternité. Puis l'enfance de Charles, moins dramatique, mais assez impressionnante tout de même. J'ai eu pitié de ce petit garçon à double mères, qui ne sait pas de quel côté de la balance pencher. Plus il grandissait, plus je l'admirais. Une fois qu'il passe à l'armée, là, je l'ai un peu moins apprécié. Certaines choses m'ont un peu dérangée, j'avais du mal à les concevoir. Plus les pages passent, moins le récit est concentré sur ses mères, ce qui amène peu à peu le lecteur à se concentrer sur la vie du narrateur.A la fin de l'autobiographie, qui est assez courte, le narrateur vient à s'interroger sur son implication dans le décès de sa mère. C'était bouleversant, touchant, démesuré, on sent dans ses phrases que la raison n'est plus, c'est assez surprenant. Mais en même temps, ça rendait la lecture encore plus entraînante et émouvante. Il faut avouer que c'était même parfois un peu choquant, mais quelque part, c'était vraiment très beau, on sentait que ça venait du coeur de l'auteur, et ça jouait énormément pour la lecture.Petit mot sur le titre, que j'avoue ne pas vraiment comprendre, si quelqu'un peut m'éclairer... Et la couverture, sombre, étrange, mais qui prend toute son importance après lecture du roman, on comprend bien qui sont ces deux figures féminines déterminées.Voilà les amis, tout ça pour dire que pour une lecture scolaire, j'ai adoré, il y a vraiment beaucoup de beauté dans ce livre pourtant court. Je vous le recommande vivement si vous devez lire une autobiographie. L'histoire est touchante et le style puissant. Que demandez de plus ? A lire, même pour la culture !! Pour une fois qu'un classique est simple et succinct, n'hésitez pas !

MaMalleauxLivres
24/01/16
 

C'est un récit autobiographique. Charles a été séparé de sa maman encore bébé et placé dans une famille d'accueil, dans les années 30. La première partie est la vie de sa maman biologique et la seconde, sa propre vie, sa douleur et sa difficulté à se construire avec son passé (qu'il n'a appris qu'à 8 ans, lorsque sa "vraie" maman est décédée), malgré l'immense amour donné par toute sa famille d'accueil et sa seconde maman en particulier. C'est beau. C'est fort. J'ai pris une claque en le lisant. Je ne connaissais pas du tout cet écrivain, mais grâce à Sylire, c'est chose faite.L'écriture de Charles Juliet est directe, franche, travaillée, il emploie le "tu" lorsqu'il s'adresse à sa mère, mais aussi lorsqu'il parle de lui, ce qui rajoute, à mon sens, de la force et de la proximité avec lui. Pour chaque mot :"D'abord descendre. Encore descendre. Le dégager de la tourbe, ou de la boue, ou bien encore d'un magma en fusion. Puis, le tirer, le hisser, lui faire péniblement traverser plusieurs strates au sein desquelles il risque de s'enliser, se dissoudre. S'il en émerge, enfin, il vient au jour, et quand tu le couches sur le papier, alors que tu le crois gonflé de ta substance, tu découvres qu'il n'est qu'un mot inerte, pauvre, gris. Tu le refuses. Tu redescends dans la mine, creuses plus profond, cherches celui qui apparaîtra plus dense, plus coloré, plus vivace. Ainsi sans fin. Ainsi cet épuisement qui te maintient en permanence à l'extrême de ce que tu peux."On comprend combien a été douloureuse mais salvatrice pour Charles Juliet, l'écriture. Elle aurait pu l'être aussi pour sa maman, mais la vie et la mort en décident autrement. Alors certes, ce n'est pas un livre drôle, mais Charles Juliet réussi à en faire un livre positif, malgré tout ce qu'il y raconte. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Dans ce livre, l'auteur nous parle de ses mères. Celle qui lui a donné la vie mais qui a été interné pour dépression un mois après sa naissance et celle qui la recueilli et qui l'a élevé comme son fils.Livre coup de poing et coup de coeur. C'est un de ces livres où l'on ne ressort pas totalement indemne. Un auteur qui écrit sur sa mère, on ne peut pas dire que cela soit rare, mais avec ce talent, si. Une écriture aussi belle et sans chichi où l'auteur, en peu de mots, nous trace les portraits magnifiques de ses deux femmes.Portrait tragique de sa mère, une femme d'origine paysanne qui a sombré dans une dépression et qu'il ne connaîtra pas.Portrait émouvant d'une mère de substitution qui l'a élevé comme son enfant. Mais en filigrane c'est aussi l'auto-portrait de l'auteur avec sa scolarisation dans une école d'enfant de troupe, sa soif inextinguible de lecture pour acquérir une culture littéraire puis ses premiers essais d'écriture qui se heurte a son perfectionnisme et a sa recherche du mot juste. C'est aussi un mal de vivre et ses pensées suicidaire.Petit livre (155 pages) mais d'une grande densité où l'on sent que chaque mot a été pesé et où le silence est omniprésent. Pas de voyeurisme mais un livre où l'émotion est présente. Une ode d'amour, de désespoir et d'espoir. Ma note 10/10 pour ce bijou de littérature.>modifier

Zembla
09/10/13
 

L'auteur rend hommage à ses deux mères : sa mère biologique , une paysanne fragile, qui n'a pas supporté quatre grossesses rapprochées et sombre dans la dépression pour finalement mourir quelques années plus tard, et celle qui l'a adoptée , elle aussi est une paysanne bien ancrée dans la réalité, qui bien qu'ayant déjà une famille nombreuse, s'occupe de lui comme s'il était son fils. Contrairement à ce que le titre pourrait laisser présager, ce livre n'est pas désespéré car l'auteur surmonte les difficultés; il serait sans doute qualifié de nos jours de résilient.

dvan
30/11/12
 

Ce récit en deux parties qui retrace, d’une part la vie de sa mère biologique et qu’il n’a pas connu et, d’autre part son propre parcours, qui au-delà des difficultés le conduisit à sa vocation, l’écriture, est une merveille. Le style de Juliet vaut, à lui seul, le déplacement : limpide, simple, émouvant. Quel plaisir de lire un si beau texte ! Bien que l’histoire ne soit pas gaie, Juliet ne cherche jamais à nous tirer des larmes grâce à un style particulièrement sobre. C’est un livre magnifique auquel je pense très souvent et un des plus beaux livres que j’ai lus à ce jour. D’une façon générale, Juliet est un écrivain pour lequel j’ai une grande admiration.

mycupoftea
20/09/12
 

Les mots sont tellement importants Lambeaux est un récit, que l'on lit très vite, parce que l'écriture est simple et claire, et l'utilisation de la 2° personne du singulier fait que l'on se sent interpellés et concernés dès le départ. En première partie, l'histoire de sa mère, petite fille écrasée par le travail et les responsabilités de l'aînée à la ferme, dont le premier et grand amour périra tragiquement, dont le mariage ne sera pas heureux et que la vie intérieure frustrée et empêchée mènera à la folie de la désespérance.En seconde partie, on survole la vie de Charles Juliet jusqu'à l'acceptation chèrement acquise de sa vocation, l'écriture.On ne peut qu'avoir envie de lire la suite ! Sylvie Sagnes

SagnesSy
23/07/12
 

Très belle autobiographie. Chaque mot est étudié. Un livre écrit en plusieurs années de travail intérieur. Marvel

marvel
16/01/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.80 cm
  • Poids : 0.14 kg

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