livre le bal
EDITEUR : HACHETTE EDUCATION
DATE DE PARUTION : 29/06/05
LES NOTES :
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Ebook

SYNOPSIS :

Une collection de textes classiques plaisante et claire, spécialement conçue pour les collégiens ! Recommandée par les enseignants. Axée sur le plaisir de lire, cette collection permet à tous de découvrir les oeuvres classiques dans tous
les genres littéraires : théâtre, roman, nouvelle, policier, récit de voyage... Bibliocollège propose le texte intégral ou de larges extraits, des questionnaires au fil du texte et un appareil pédagogique sur l'oeuvre et son auteur.
9 personnes en parlent

Début du XXe siècle : les Kampf, "nouveaux riches", organisent un bal afin de se lancer dans le monde. Antoinette Kampf, quatorze ans, en révolte adolescente, rêve d'y assister, mais sa mère s'y oppose catégoriquement : «Apprends, ma petite, que je commence seulement à vivre, moi, tu entends, moi, et que je n'ai pas l'intention de m'embarrasser de sitôt d'une fille à marier...» Antoinette saisira une occasion providentielle de vengeance, sans l'avoir préméditée, mais celle-ci sera perfide et cruelle à souhait !"Le Bal" est un court récit grinçant et drôle, au style précis et incisif, entre crise familiale et critique sociale. Il conte avec humour et cynisme les affres tragi-comiques de parvenus qui reçoivent pour la première fois des gens qu'ils méprisent et dont ils se savent méprisés : «Pour la première réception, du monde et encore du monde, le plus de gueules que tu pourras... A la seconde ou à la troisième, seulement, on trie...» Irène Némirovsky dépeint aussi avec une grande justesse la rivalité mère-fille et l'âpre solitude de l'enfance, son incompréhension, son mépris et son rejet du monde adulte au moment d'y pénétrer : «Mais ils ne voyaient donc pas, aveugles, imbéciles, qu'elle était mille fois plus intelligente, plus précieuse, plus profonde qu'eux tous, ces gens qui osaient l'élever, l'instruire... Des nouveaux riches grossiers, incultes... Ah ! comme elle avait rit d'eux toute la soirée, et ils n'avaient rien vu, naturellement... elle pouvait pleurer ou rire sous leurs yeux, ils ne daignaient rien voir... une enfant de quatorze ans, une gamine, c'est quelque chose de méprisable et de bas comme un chien...»Je me suis régalée du style vif et élégant d'Irène Némirovsky, et le seul reproche que je peux formuler contre son roman, c'est qu'il est bien trop court !

Kara
14/01/09
 

1928, les Kampf sont devenus riches, à la faveur de boursicotages. La mère, Rosine, rêve de faire partie de la haute société, le père suit, personnage effacé ayant épousé la secrétaire du patron chez qui il était petit employé. Antoinette, 14 ans, étouffe sous le manque d'affection de sa mère, ses remontrances permanentes. On décide de donner un grand bal, d'en mettre plein les yeux, à la façon "nouveaux riches". Antoinette est de corvée d'invitation, avec sa belle écriture, profitant ainsi du bavardage de ses parents. Seulement voilà, elle n'aura pas le droit de participer à ce bal, Rosine ne pouvant supporter d'afficher avoir une fille déjà si grande, une rivale potentielle... Alors Antoinette se vengera, sans préméditation, d'une façon glaçante....120 pages pures comme un diamant, une plongée parfaite dans la tête d'une jeune fille rejetée, une claque incroyable pour l'époque.Irène Némirovsky écrit ici un soufflet terrible pour sa mère, petit roman écrit d'un jet entre 2 chapitres d'un autre, largement puisé dans sa propre vie. Sylvie Sagnes

SagnesSy
23/07/12
 

M. et Mme Kampf se sont pris pour des gens du monde depuis qu'ils sont devenus riches. À toute heure du jour ils paradent devant les domestiques, toujours soucieux des rumeurs que ces derniers colporteraient. Alors ça se vouvoie, ça se déguise et ça prend un ton affecté dans une préoccupation constante de l'apparence noble, au risque d'être ridicules et grossiers.Prendrons-nous la particule ? – Attendons dix ans pour ça, vois-tu ! – Alors, organisons un bal pour montrer combien nous sommes aisés et reconnus ! C'est ici que l'histoire commence : un bal avec Deux cents invités, pour épater la galerie. Qui inviter ? Une foule de personnes qui, dit-on, sont « des gens très bien » mais qu'on ne connaît pas, finalement. Que pouvons-nous proposer à manger ? Des sandwiches au caviar qui en mettront plein la vie, mais mettons-les assez loin car tout le monde se jettera dessus…Mais ces « nouveaux riches » ont une fille, Antoinette, âgée de quatorze ans, qui rêve de rencontrer l'amour et souffre d'une mère trop orgueilleuse pour observer que sa fille est malheureuse...La suite de la critique sur mon blog :http://www.bibliolingus.fr/le-bal-irene-nemirovsky-a80136654

Lybertaire
03/03/12
 

Ce roman très court est mené de main de maître : que ce soit dans la critique de cette société de faux-semblants, d'hypocrisie, ou le paraître domine tout, ou dans la description de cette période entre enfance et âge adulte où tout se joue, le texte est brillant. On jubile avec l'héroïne de sa vengeance bien involontaire contre le désamour ou le désintérêt de ses parents... La concision touche à la perfection ici, l'écriture est précise, sans inutilité. Une petite merveille ! laurence

laurence
17/02/12
 

C'est un portrait magnifique de personnage aux relations conflictuelles une mère soucieuse des apparences qui se voit vieillir en regardant grandir sa fille. Elle est juste odieuse avec elle toujours en train de lui adresser des reproches et à la punir, le père ne peut guère être plus condescendant devant le comportement de sa femme. Quand à Antoinette, la fille, son comportement est loin d'être celui d'un ange, j' ai pensé parfois qu'elle était une vrai gamine très peste presque hypocrite. Cependant on a simplement du mal à lui en vouloir lorsque l' on voit comment se comporte avec elle ses parents. Disons qu'elle reproduit sans vraiment s' en rendre compte ce qu'elle vit. Je vais peut-être paraître sans cœur face à ce qui ont lu ce roman mais même si elle a une foule d'excuse mais la voie qu'elle a choisi pour l'améliorer ne me plait guère. Et dire qu'elle se délecte de la peine de sa mère tout en la consolant.Quelques lignes suffisent pour plonger dans cette très très belle écriture toute en délicatesse sans fioriture, une écriture ou avec deux trois mots l'auteur nous peint tout un personnages ou deux trois actions font leur caractères.C'est avec ironie qu' Irène Némirovsky se moque de la grande bourgeoisie parisienne et de ceux qui veulent tant leur ressembler.Il est juste triste que le bal se termine si vite, enfin sa lecture. Un roman que j'aurais encore plus aimé lire vers 12, 13 ou 14 ans

Lacazavent
03/08/11
 

Ayant récemment fait fortune "grâce" à la crise des années 1920, les Kampf organisent un bal pour se faire connaître des Parisiens influents - et peu importe que ceux-ci aient un passé douteux (anciens truands, ex-marchands de sexe)... Lorsque Antoinette, leur fille de quatorze ans, apprend qu'elle ne sera pas invitée à la réception, elle est profondément humiliée d'être reléguée à une place d'enfant, elle qui rêve déjà d'amour, de romantisme...Dans ce bref roman qui conjugue un talent digne de Maupassant (un des auteurs fétiches de Némirovsky) et le rythme d'une pièce de théâtre, on retrouve certaines des thématiques du roman Jézabel. L'égoïsme, le refus de vieillir, le goût pour la fête et l'apparat, l'importance des apparences, les relations conflictuelles - voire haineuses - entre une mère et sa fille qui sort de l'enfance et devient de ce fait potentiellement rivale.Un très bon moment de lecture qui donne envie de poursuivre la découverte de l'auteur. Canel

Canel
14/06/12
 

Ce livre est d'un cynisme époustouflant et drôle ! Oui, on s'amuse devant les déconfitures de la famille Kampf, des nouveaux riches, installés désormais dans un grand appartement blanc, dans un quartier chic. Pour profiter de cette opulence, et l'exposer à la face du monde, ils décident d'organiser un bal. Deux cents convives attendus, des mets raffinés, des domestiques et des musiciens aguerris, la soirée s'annonce éclatante; elle signera également l'apothéose de Rosine Kampf, l'assoira parmi la classe bourgeoise qu'elle convoite avec avidité. Bien entendu, les choses vont se passer autrement !Au coeur de ce très court roman, on assiste au face-à-face impitoyable entre deux femmes : la mère et la fille, quatorze ans, une gamine dégingandée, releguée dans une lingerie pour passer la soirée, alors que celle-ci désirait plus que tout faire son entrée dans le monde ! Enfant boudeuse, plus ou moins capricieuse, elle va se venger, cruellement, et de manière perfide. Ce coup de maître est jouissif ! D'autant que le lecteur ricane des simagrées du couple Kampf, de leurs prétentions en toc. La jalousie de la petite, elle, fait également sourire : son âge lui donne des excuses à son "voudrais-bien" grossissant. Car, après tout, le bal offre à chacun une occasion unique de briller. La tournure des événements prête résolument au texte d'Irène Némirovsky une impertinence folle, de l'humour à se moquer des classes bourgeoises, un aplomb et une ironie totalement acquis ! "Le bal" se lit à vitesse folle, c'est juste dommage !

Clarabel
23/02/09

Le bal Une longue nouvelle qui évoque la vengeance d'une adolescente face à une mère froide et orgueilleuse. Un petit bijou d'une centaine de pages.

Une petite histoire éloquente sur le thème des relations vénéneuses entre une mère et sa fille. De ces deux malveillances qui s'affrontent, je me demandais qui était la plus odieuse ? J'ai tranché et.... c'est la mère qui avec son attitude exécrable déclenche les hostilités. Ladybug

Ladybug
05/01/14
 
  • Auteur : NEMIROVSKY, IRENE ; LOUET, BERTRAND
  • Éditeur : HACHETTE EDUCATION
  • Distributeur : HACHETTE
  • ISBN : 9782011691668
  • Date de parution : 29/06/05
  • Nombre de pages : 125

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.12 kg

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