livre le bal
EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 18/04/02
LES NOTES :

STOCK : En stock, livré sous 5 à 7 jours - Quantité limitée
à partir de
2,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte
à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
4 personnes en parlent

Début du XXe siècle : les Kampf, "nouveaux riches", organisent un bal afin de se lancer dans le monde. Antoinette Kampf, quatorze ans, en révolte adolescente, rêve d'y assister, mais sa mère s'y oppose catégoriquement : «Apprends, ma petite, que je commence seulement à vivre, moi, tu entends, moi, et que je n'ai pas l'intention de m'embarrasser de sitôt d'une fille à marier...» Antoinette saisira une occasion providentielle de vengeance, sans l'avoir préméditée, mais celle-ci sera perfide et cruelle à souhait !"Le Bal" est un court récit grinçant et drôle, au style précis et incisif, entre crise familiale et critique sociale. Il conte avec humour et cynisme les affres tragi-comiques de parvenus qui reçoivent pour la première fois des gens qu'ils méprisent et dont ils se savent méprisés : «Pour la première réception, du monde et encore du monde, le plus de gueules que tu pourras... A la seconde ou à la troisième, seulement, on trie...» Irène Némirovsky dépeint aussi avec une grande justesse la rivalité mère-fille et l'âpre solitude de l'enfance, son incompréhension, son mépris et son rejet du monde adulte au moment d'y pénétrer : «Mais ils ne voyaient donc pas, aveugles, imbéciles, qu'elle était mille fois plus intelligente, plus précieuse, plus profonde qu'eux tous, ces gens qui osaient l'élever, l'instruire... Des nouveaux riches grossiers, incultes... Ah ! comme elle avait rit d'eux toute la soirée, et ils n'avaient rien vu, naturellement... elle pouvait pleurer ou rire sous leurs yeux, ils ne daignaient rien voir... une enfant de quatorze ans, une gamine, c'est quelque chose de méprisable et de bas comme un chien...»Je me suis régalée du style vif et élégant d'Irène Némirovsky, et le seul reproche que je peux formuler contre son roman, c'est qu'il est bien trop court !

Kara
14/01/09
 

C'est un portrait magnifique de personnage aux relations conflictuelles une mère soucieuse des apparences qui se voit vieillir en regardant grandir sa fille.Elle est juste odieuse avec elle toujours en train de lui adresser des reproches et à la punir, le père ne peut guère être plus condescendant devant le comportement de sa femme. Quand à Antoinette, la fille, son comportement est loin d'être celui d'un ange, j' ai pensé parfois qu'elle était une vrai gamine très peste presque hypocrite. Cependant on a simplement du mal à lui en vouloir lorsque l' on voit comment se comporte avec elle ses parents. Disons qu'elle reproduit sans vraiment s' en rendre compte ce qu'elle vit. Je vais peut-être paraître sans cœur face à ce qui ont lu ce roman mais même si elle a une foule d'excuse mais la voie qu'elle a choisi pour l'améliorer ne me plait guère. Et dire qu'elle se délecte de la peine de sa mère tout en la consolant.Quelques lignes suffisent pour plonger dans cette très très belle écriture toute en délicatesse sans fioriture, une écriture ou avec deux trois mots l'auteur nous peint tout un personnages ou deux trois actions font leur caractères.C'est avec ironie qu' Irène Némirovsky se moque de la grande bourgeoisie parisienne et de ceux qui veulent tant leur ressembler.Il est juste triste que le bal se termine si vite, enfin sa lecture. Un roman que j'aurais encore plus aimé lire vers 12, 13 ou 14 ans.

Lacazavent
15/05/13
 

1928, les Kampf sont devenus riches, à la faveur de boursicotages. La mère, Rosine, rêve de faire partie de la haute société, le père suit, personnage effacé ayant épousé la secrétaire du patron chez qui il était petit employé. Antoinette, 14 ans, étouffe sous le manque d'affection de sa mère, ses remontrances permanentes. On décide de donner un grand bal, d'en mettre plein les yeux, à la façon "nouveaux riches". Antoinette est de corvée d'invitation, avec sa belle écriture, profitant ainsi du bavardage de ses parents. Seulement voilà, elle n'aura pas le droit de participer à ce bal, Rosine ne pouvant supporter d'afficher avoir une fille déjà si grande, une rivale potentielle... Alors Antoinette se vengera, sans préméditation, d'une façon glaçante.... 120 pages pures comme un diamant, une plongée parfaite dans la tête d'une jeune fille rejetée, une claque incroyable pour l'époque. Irène Némirovsky écrit ici un soufflet terrible pour sa mère, petit roman écrit d'un jet entre 2 chapitres d'un autre, largement puisé dans sa propre vie. Sylvie Sagnes

SagnesSy
09/01/13
 

Ce roman très court est mené de main de maître : que ce soit dans la critique de cette société de faux-semblants, d'hypocrisie, ou le paraître domine tout, ou dans la description de cette période entre enfance et âge adulte où tout se joue, le texte est brillant. On jubile avec l'héroïne de sa vengeance bien involontaire contre le désamour ou le désintérêt de ses parents... La concision touche à la perfection ici, l'écriture est précise, sans inutilité. Une petite merveille ! laurence

laurence
03/10/10
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.12 kg