Le bestial serviteur du pasteur huuskonen

PAASILINNA, ARTO

livre le bestial serviteur du pasteur huuskonen
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/11/08
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SYNOPSIS :

Le pasteur Oskari Huuskonen traverse une mauvaise passe. Sa foi vacille, son mariage bat de l'aile, ses prêches hérétiques lui attirent les foudres de l'Eglise. Même la pratique du javelot ascensionnel, sport a priori inoffensif, lui cause des ennuis. Comme si cela ne suffisait pas, il va s'attacher à un ourson orphelin, prénommé Belzéb, offert par ses ouailles. Il lui construit une
tanière en prévision de l'hiver, l'y rejoint en compagnie d'une charmante biologiste, s'y adonne à des plaisirs peu platoniques. Il n'en fallait pas moins pour que sa femme et son évêque le congédient... Huuskonen et Belzéb vont partir à l'aventure. Un long périple qui les mènera de la mer Blanche à Odessa, Haïfa, Malte ou Southampton, en quête d'un sens à leur existence.
6 personnes en parlent

Certains trouveront ce roman sans intérêt car l'auteur est un conteur de fables et ce n'est plus vraiment à la mode. Pourtant Arto Paasilinna est un digne successeur de boris vian à la mode nordique. L'absurde cotoie l'humour. Les rêves d'enfant se mélangent à ceux moins innocents d'adulte. Cette fois-ci il s'agit de suivre les aventures d'un pasteur qui a perdu la foi et à qui ont offre un ours. Ce dernier tout en gardant certains besoins de sa race d'origine s'adapte très bien à notre vie moderne. Si vous avez un sens critique aigu de notre société vous aimerez cette satyre de la religion.

milca
11/03/10
 

Mi fable mi conte, voici un roman joyeux, étonnant, et imprévisible. Arto Paasilinna écrit avec habilité et facilité. On sent dans cet écrivain hors norme une envie furieuse de bousculer les aprioris d’une société bien-pensante. Cette histoire qui fait sourire, adresse au lecteur des signaux. Le pasteur Oskari Kuukonen est un sacré personnage qui bouscule les diktats et se moque subtilement de sa hiérarchie. Oskari va élever un ourson Belzébuth, et lui-même au gré de l’âge de ce dernier changera un peu plus chaque jour, jusqu’au point de devenir marginal, quasi cynique tel Diogène et sa philosophie de vie. L’histoire animalière anthropomorphique relève le niveau de lecture dans un 2ème voire 3ème degré. On s’attache aux protagonistes et on a envie de vivre cette aventure toute de bol d’air frais, de paysages grandioses et de l’hymne « Du Lièvre de Vatanen » qui est en filigrane entre les lignes. Le lecteur est époustouflé par l’audace d’Arto Paasilinna qui aime son pays et se moque gentiment en Diogène absolu de toutes les conventions possibles. On lit ce livre à petites gorgées de lait parfumé au miel, et il vient au lecteur l’envie furieuse de rencontrer en vérité Oskari Huuskonen et son ours Belzébuth. Et c’est bien ainsi. Evlyne

Evlyne
08/02/16
 

Ce roman de Paasilinna diffère un peu des autres Je ne dirai pas qu'il est moins déjanté, mais peut-être nous appelle-t-il à plus de réflexion.Cette fable est pleine de poésie et de symbolique. Réflexion théologique ou philosoiphique ? Ludeca

Ludeca
04/07/14
 

Le pasteur Huuskonen est un homme entier qui ne cache pas ses opinions et prêche de manière forte. Ce qui lui vaut de végéter au fin fond d'une paroisse rurale de Finlande, Nummenp?-?- (Ah, le plaisir d'écrire des noms finlandais, improbables et souvent imprononçables pour nous Français !), plutôt que de remplir son office à Helsinki, à son grand dam et à celui de son épouse, la pastoresse, qui rêve d'une position sociale plus élevée. Le jour des 50 ans du pasteur, les habitants de Nummenp?-?- lui offrent un ourson orphelin. Le pasteur s'en occupe et l'élève comme un enfant. Suite à quelques disputes au sein de sa famille et du village, le pasteur et Bélzeb, l'ours ainsi prénommé, se retrouvent sur les routes pour un long périple.Arto Paasilinna fidèle à lui-même invente des personnages tous plus cinglés les uns que les autres et en premier lieu le pasteur et son ours et j'ai toujours autant de plaisir à retrouver les paysages de Finlande en sa compagnie.Cette fois-ci, l'auteur s'attaque frontalement à la religion d'état en Finlande, l'église évangélique luthérienne. Il parle de son importance et de son influence, notamment dans les petites communes rurales. La charge est lourde. A tort, à raison ? Il trace aussi le parcours d'une belle amitié (?) homme/ours. Un homme qui de toutes façons ne se reconnait plus ni dans les hommes ni dans le dieu auquel il a pourtant voué une grande partie de sa vie.Ce n'est pas un livre toujours fin et léger, et l'on retrouve la patte de l'auteur au détour de chaque page (à force de le lire, on sait un petit peu à quoi s'attendre : toujours plus fort, toujours plus fou), mais l'humour des personnages et des situations et la manière d'écrire d'Arto Paasilinna ont emporté encore une fois mon adhésion. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Après vérification, il s’avère que c’est la toute première fois que je lis Arto Paasilinna (ce qui me laisse pas mal de romans à savourer) et j’en suis tout étonnée : à force de voir son nom un peu partout, j’étais persuadée que cet auteur faisait partie de mon socle de "lus mais oubliés", ou comment dit-on, déjà ? de ma base de culture générale bref – j’ai lu Arto Paasilinna et j’ai aimé ça. Il nous raconte ici les pérégrinations d’un pasteur ayant doucement perdu la foi, nanti (cadeau de ses ouailles pour ses cinquante ans) d’un jeune ourson (qui grandira) auquel il apprend au fil du temps divers tours et astuces. Notre héros est farfelu, ses aventures ne le sont pas moins et on s’amuse beaucoup, le tout établi sur une bonhomie narrative qui ne se dément jamais, un bon moment assuré. http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
12/08/13
 

Ce n'est pas le meilleur livre d'Arto Paasilina que j'ai pu lire. Chose rare avec cet auteur je me suis un peu ennuyée, j'ai trouvé que l'intrigue s'étirait de plus en plus en longueur que les rebondissements étaient assez faibles, redondant et peu efficace. Et pourtant la première moitié était prometteuse, j'ai beaucoup aimé jusqu' au moment où l'ours et le pasteur partent en voyage à partir de là j'ai nettement moins accroché à l'histoire. Une lecture agréable mais sans plus.

Lacazavent
30/10/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.19 kg
  • Langage original : FINNOIS
  • Traducteur : ANNE COLIN DU TERRAIL