Le bestial serviteur du pasteur huuskonen

PAASILINNA, ARTO

livre le bestial serviteur du pasteur huuskonen
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 14/11/08
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Le pasteur Oskari Huuskonen traverse une mauvaise passe. Sa foi vacille, son mariage bat de l'aile, ses prêches hérétiques lui attirent les foudres de l'Eglise. Même la pratique du javelot ascensionnel, sport a priori inoffensif, lui cause des ennuis. Comme si cela ne suffisait pas, il va s'attacher à un ourson orphelin, prénommé Belzéb, offert par ses ouailles. Il lui construit une
tanière en prévision de l'hiver, l'y rejoint en compagnie d'une charmante biologiste, s'y adonne à des plaisirs peu platoniques. Il n'en fallait pas moins pour que sa femme et son évêque le congédient... Huuskonen et Belzéb vont partir à l'aventure. Un long périple qui les mènera de la mer Blanche à Odessa, Haïfa, Malte ou Southampton, en quête d'un sens à leur existence.
10 personnes en parlent

Contrairement à Kara, je ne me suis pas ennuyé une minute. Une trame de roman initiatique loufoque, des personnage fantaisistes et drôle, du très bon Pasilinna, même si on retrouve un peu toujours les mêmes thèmes et que cela peut fatiguer un lecteur qui connaît déjà cet auteur.

noosy
03/02/09

Le pasteur Oskar Huuskonen est en charge d'un petit bourg rural de Finlande aux fidèles gentiment toqués. Il est de plus affligé d'une épouse acariâtre et ses frasques adultérines, sa foi vacillante et ses prêches provocateurs ("Le Diable rôde parmi nous tel un lion rugissant ! […] Mais quand Dieu lui cingle l'échine de son fouet, il y a du poil qui vole et le Malin chie dans son froc !") lui valent les foudres de sa hiérarchie. Pour parfaire le tableau ses paroissiens lui offrent, pour son cinquantième anniversaire, un ourson orphelin qu'il baptise Belzéb, diminutif de Belzébuth. La suite est rocambolesque : chassé par sa femme puis par son évêque, mais toujours flanqué de son fidèle Belzéb, le pasteur prend le large.Avec désinvolture Paasalinna bouscule toutes les règles de la vraisemblance, tout en restant dans un cadre réaliste, ce qui confère à son récit légèreté, fantaisie, humour et poésie loufoque. L'ours Belzéb voyage avec son maître en taxi, train ou paquebot, il apprend à se brosser les dents, à danser le gopak et à repasser les chemises, et même à mimer les gestes de piété : faire le signe de croix, joindre les pattes, s'agenouiller, lever le museau vers les cieux, tenir une bible, prendre une mine pieuse et avoir l'air de prier... Plus son maître s'éloigne de la religion, plus Belzéb semble trouver la foi ! Le pasteur et son ours cheminent ainsi en une quête spirituelle entre Dieu, diable et extraterrestres.Cette fantaisie burlesque et grinçante n'est pas entièrement gratuite et la cible principale de cette satire est évidente : le fanatisme religieux et plus globalement les institutions religieuses ("C'est comme ça aussi à la télévision : plus les émissions sont idiotes, plus elles font d'audience. L'Eglise doit vivre avec son temps et abaisser d'un bon cran le niveau intellectuel de son message."). Paasilinna brocarde aussi au passage les conventions sociales et l'hypocrisie ambiante avec beaucoup d'humour.L'histoire est fantaisiste, les personnages loufoques, le style alerte, la satire cocasse et pourtant... je me suis ennuyée !

Kara
14/01/09
 

Oskari Huuskonen est un pasteur luthérien finlandais qui sévit dans la petite paroisse de Nummenp?-?-. Un prédicateur survolté, qui pourtant croit de moins en moins en Dieu, profère des prêches hétérodoxes, et écrit des articles iconoclastes dans des journaux nationaux. Il mène une vie de paillard, semant des enfants naturels à gauche et à droite, au grand dam de son épouse, Saara. Huuskonen est dans le collimateur de son évêque, un prélat hypocrite et conformiste, pour qui un bon pasteur doit ressembler à M. Tout-le-Monde et se conformer à la doctrine officielle de l'Eglise luthérienne.A Nummenp?-?-, un drame vient de se produire. Suite à une course-poursuite rocambolesque opposant une ourse adulte à une habitante du village, toutes deux ont grillé en montant sur des lignes à haute tension. Restent deux oursons orphelins : une femelle est donnée à un zoo, quant au petit mâle ses paroissiens décident malicieusement de l'offrir au pasteur Huuskonen pour son cinquantième anniversaire. La pastoresse n'apprécie pas vraiment, et c'est le début de la fin entre les époux. La cohabitation avec l'ourson, surnommé Belzéb, est orageuse. Mais, comme l'hiver s'installe, le pasteur se met en tête de construire un abri pour permettre à l'animal d'hiberner. Sur ces entrefaites, une jeune et jolie chercheuse en éthologie lui propose son assistance, car elle souhaite étudier le sommeil hiémal de l'ours pour étayer sa thèse de doctorat. Huuskonen, qui ne demande pas mieux, hiberne une grande partie de l'hiver dans l'abri avec son ourson et la jeune femme, qu'il se fait fort d'évangéliser et de séduire tout à la fois ! Ce qui, bien entendu, n'est pas du goût de la pastoresse, qui décide tout à trac de rompre avec son mari et avec l'Eglise luthérienne. L'évêque, qui s'arrache les cheveux à cause des frasques de Huuskonen, décide de mettre à pied ce dernier durant toute une année, pour lui permettre de se ressaisir. Le pasteur foutraque, qui ne demande pas mieux que d'être libéré du carcan sacerdotal, part sur les routes avec Belzéb, auquel il apprend toutes sortes de tours : faire le ménage, repasser, cuisiner, ranger, faire ses valises, danser, et même accomplir les prières et signes de croix... Commence alors un road-movie déjanté, sur terre et sur mer, à travers l'Europe. Les deux compagnons y croiseront toutes sortes de personnages improbables, et y gagneront en célébrité - peut-être pas en sagesse...

Schlabaya
09/02/11

Certains trouveront ce roman sans intérêt car l'auteur est un conteur de fables et ce n'est plus vraiment à la mode. Pourtant Arto Paasilinna est un digne successeur de boris vian à la mode nordique. L'absurde cotoie l'humour. Les rêves d'enfant se mélangent à ceux moins innocents d'adulte. Cette fois-ci il s'agit de suivre les aventures d'un pasteur qui a perdu la foi et à qui ont offre un ours. Ce dernier tout en gardant certains besoins de sa race d'origine s'adapte très bien à notre vie moderne. Si vous avez un sens critique aigu de notre société vous aimerez cette satyre de la religion.

milca
11/03/10
 

Mi fable mi conte, voici un roman joyeux, étonnant, et imprévisible. Arto Paasilinna écrit avec habilité et facilité. On sent dans cet écrivain hors norme une envie furieuse de bousculer les aprioris d’une société bien-pensante. Cette histoire qui fait sourire, adresse au lecteur des signaux. Le pasteur Oskari Kuukonen est un sacré personnage qui bouscule les diktats et se moque subtilement de sa hiérarchie. Oskari va élever un ourson Belzébuth, et lui-même au gré de l’âge de ce dernier changera un peu plus chaque jour, jusqu’au point de devenir marginal, quasi cynique tel Diogène et sa philosophie de vie. L’histoire animalière anthropomorphique relève le niveau de lecture dans un 2ème voire 3ème degré. On s’attache aux protagonistes et on a envie de vivre cette aventure toute de bol d’air frais, de paysages grandioses et de l’hymne « Du Lièvre de Vatanen » qui est en filigrane entre les lignes. Le lecteur est époustouflé par l’audace d’Arto Paasilinna qui aime son pays et se moque gentiment en Diogène absolu de toutes les conventions possibles. On lit ce livre à petites gorgées de lait parfumé au miel, et il vient au lecteur l’envie furieuse de rencontrer en vérité Oskari Huuskonen et son ours Belzébuth. Et c’est bien ainsi. Evlyne

Evlyne
08/02/16
 

Ce roman de Paasilinna diffère un peu des autres Je ne dirai pas qu'il est moins déjanté, mais peut-être nous appelle-t-il à plus de réflexion.Cette fable est pleine de poésie et de symbolique. Réflexion théologique ou philosoiphique ? Ludeca

Ludeca
04/07/14
 

Le pasteur Huuskonen est un homme entier qui ne cache pas ses opinions et prêche de manière forte. Ce qui lui vaut de végéter au fin fond d'une paroisse rurale de Finlande, Nummenp?-?- (Ah, le plaisir d'écrire des noms finlandais, improbables et souvent imprononçables pour nous Français !), plutôt que de remplir son office à Helsinki, à son grand dam et à celui de son épouse, la pastoresse, qui rêve d'une position sociale plus élevée. Le jour des 50 ans du pasteur, les habitants de Nummenp?-?- lui offrent un ourson orphelin. Le pasteur s'en occupe et l'élève comme un enfant. Suite à quelques disputes au sein de sa famille et du village, le pasteur et Bélzeb, l'ours ainsi prénommé, se retrouvent sur les routes pour un long périple.Arto Paasilinna fidèle à lui-même invente des personnages tous plus cinglés les uns que les autres et en premier lieu le pasteur et son ours et j'ai toujours autant de plaisir à retrouver les paysages de Finlande en sa compagnie.Cette fois-ci, l'auteur s'attaque frontalement à la religion d'état en Finlande, l'église évangélique luthérienne. Il parle de son importance et de son influence, notamment dans les petites communes rurales. La charge est lourde. A tort, à raison ? Il trace aussi le parcours d'une belle amitié (?) homme/ours. Un homme qui de toutes façons ne se reconnait plus ni dans les hommes ni dans le dieu auquel il a pourtant voué une grande partie de sa vie.Ce n'est pas un livre toujours fin et léger, et l'on retrouve la patte de l'auteur au détour de chaque page (à force de le lire, on sait un petit peu à quoi s'attendre : toujours plus fort, toujours plus fou), mais l'humour des personnages et des situations et la manière d'écrire d'Arto Paasilinna ont emporté encore une fois mon adhésion. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Après vérification, il s’avère que c’est la toute première fois que je lis Arto Paasilinna (ce qui me laisse pas mal de romans à savourer) et j’en suis tout étonnée : à force de voir son nom un peu partout, j’étais persuadée que cet auteur faisait partie de mon socle de "lus mais oubliés", ou comment dit-on, déjà ? de ma base de culture générale bref – j’ai lu Arto Paasilinna et j’ai aimé ça. Il nous raconte ici les pérégrinations d’un pasteur ayant doucement perdu la foi, nanti (cadeau de ses ouailles pour ses cinquante ans) d’un jeune ourson (qui grandira) auquel il apprend au fil du temps divers tours et astuces. Notre héros est farfelu, ses aventures ne le sont pas moins et on s’amuse beaucoup, le tout établi sur une bonhomie narrative qui ne se dément jamais, un bon moment assuré. http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
12/08/13
 

Le Pasteur Oskar Huuskonen est un drôle de personnage. Prêcheur virulent dans une petite ville finlandaise, ce quinquagénaire doute de plus en plus de l'existence de Dieu. Ses prêches peu conventionnels agacent ses supérieurs et amusent ses paroissiens.Tout bascule le jour où ces derniers lui offrent un ourson orphelin en guise de cadeau d'anniversaire. Oskar s'attache peu à peu à cette bête envahissante au grand désarroi de la pastoresse. Alors qu'il prépare la tanière hivernale pour le long sommeil de cet animal, le pasteur rencontre une jeune etymologiste, intéressée par l'étude scientifique menée auprès de cet ourson en hibernation. Le prêtre va alors partager avec elle plus que des considérations scientifiques. C'en est trop pour la pastoresse qui quitte définitivement son mari et pour l'Eglise, qui impose un congé forcé au prédicateur. Commence alors un long périple pour l'homme et l'animal à travers terres et mers en Europe. Pour survivre, Oskar fait de son ours une bête de foire. Celui-ci devient tour à tour serveur de bar, valet de chambre, danseur. Dans leur quête, ils côtoient une radio télégraphiste, un capitaine de navire désargenté, un vendeur de sauna finlandais... Je suis plutôt déçue par ce roman. A aucun moment, je n'ai pu accrocher à cette histoire fantasque, aux aventures de ces 2 personnages pour le moins déroutants. Je n'ai pas retrouvé le style grinçant et décapant qui m'avait plus dans "la douce empoisonneuse". C'est bien dommage mais "le lièvre de Vatanen" est dans ma PAL et j'espère bien me réconcilier avec cet auteur lors de cette lecture.

floaimelesmots
01/02/13
 

Ce n'est pas le meilleur livre d'Arto Paasilina que j'ai pu lire. Chose rare avec cet auteur je me suis un peu ennuyée, j'ai trouvé que l'intrigue s'étirait de plus en plus en longueur que les rebondissements étaient assez faibles, redondant et peu efficace. Et pourtant la première moitié était prometteuse, j'ai beaucoup aimé jusqu' au moment où l'ours et le pasteur partent en voyage à partir de là j'ai nettement moins accroché à l'histoire. Une lecture agréable mais sans plus.

Lacazavent
30/10/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.19 kg
  • Langage original : FINNOIS
  • Traducteur : ANNE COLIN DU TERRAIL

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