Le bonheur des petits poissons

LEYS-S

livre le bonheur des petits poissons
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 11/03/09
LES NOTES :

à partir de
5,30 €

SYNOPSIS :

Zhuang zi et le logicien hui zi se promenaient sur le pont de la rivière hao. zhuang zi observa : «voyez les petits poissons qui frétillent, agiles et libres ; comme ils sont heureux !» hui zi objecta : «vous n'êtes pas un poisson ; d'où tenez-vous que les poissons sont heureux ? - vous n'êtes pas moi, comment pouvez-vous savoir ce que je sais du bonheur des poissons ? - je vous accorde que je ne suis pas vous et, dès lors, ne puis savoir
ce que vous savez. mais comme vous n'êtes pas un poisson, vous ne pouvez savoir si les poissons sont heureux. - reprenons les choses par le commencement, rétorqua zhuang zi, quand vous m'avez demandé “d'où tenez-vous que les poissons sont heureux”, la forme même de votre question impliquait que vous saviez que je le sais. Mais maintenant, si vous voulez savoir d'où je le sais - eh bien, je le sais du haut du pont. »
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Sous-titré «Lettres des Antipodes», ce recueil de Simon Leys paru en 2008, qui rassemble une trentaine de chroniques parues dans des magazines littéraires dans les années 2000, est une lecture jubilatoire d’un auteur d’une curiosité et d’une clairvoyance rare sur la littérature, nourrie de son esprit aventureux et de ses grandes passions pour la Chine et la mer.«Lettres des Antipodes» ne fait pas tant référence à l’Australie, dernier lieu de résidence de l’auteur, qu’à cet antipode que représente la Chine dans l’esprit occidental et dont Simon Leys n’a cessé d’explorer l’altérité, reprenant à son compte ces mots du sinologue anglais Joseph Needham : «La civilisation chinoise présente l’irrésistible fascination de ce qui est totalement «autre», et seul ce qui est totalement «autre» peut inspirer l’amour le plus profond en même temps qu’un puissant désir de le connaître».Simon Leys fait ici l’éloge de la beauté et de l’inutile, l’éloge de ces impressions et observations accidentelles si fécondes, de ces moments vides en art qui précèdent le geste créateur, l’éloge de la puissance expressive des blancs ou de l’art de la litote, et combat un empire purement utilitaire et marchand où la laideur et la bêtise ne cessent de s’étendre. «Un prince voulait faire exécuter des peintures dans son palais ; une foule de peintres répondirent à son invitation et, après avoir présenté leurs respects, ils s’affairèrent aussitôt devant lui, léchant leurs pinceaux et broyant leur encre. Un seul, toutefois, arriva après tous les autres ; sans se presser, il salua le prince au passage, puis disparut en coulisses. Intrigue, le prince chargea un serviteur d’aller voir ce qu’il faisait. Le serviteur revint, tout perplexe : «Cet individu s’est déshabillé et il est assis demi-nu, à ne rien faire. – Splendide ! s’écria le prince, celui-là fera l’affaire c’est un vrai peintre !» (récit de Zhuang Zi cité dans «Cosa mentale, Action supérieure de l’inaction»)

MarianneL
01/09/14
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.09 kg

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