Le boucher

REYES, ALINA

livre le boucher
EDITEUR : POINTS
DATE DE PARUTION : 24/10/95
LES NOTES :

à partir de
4,70 €

SYNOPSIS :

" la chair du boeuf devant moi était bien la même que celle du ruminant dans son pré, sauf que le sang l'avait quittée, le fleuve qui porte et transporte si vite la vie, dont il ne restait que quelques gouttes somme des perles sur du papier blanc. Et le boucher qui me parlait de sexe toute la journée
était fait de la même chair, mais chaude, et tout à tour molle et dure ; le boucher avait ses bons et ses bas morceaux, exigeants, avides de brûler leur vie, de se transformer en viande. et de même étaient mes chairs, moi qui sentait le feu prendre entre mes jambes aux paroles du boucher. "
3 personnes en parlent

J'ai lu ce roman il y a fort longtemps, à sa sortie en 1988. J'en ai gardé le souvenir d'un récit puissamment érotique, pas d'un érotisme de pacotille destiné à faire vendre mais d'un érotisme dérangeant, troublant , à la limite du transgressif. L' histoire de cette jeune fille qui se laisse séduire par un personnage abject et plonge dans une sensualité débridée en se livrant à une découverte gourmande de l'homme qu'elle touche, sent et goûte, m'a fascinée. molly_moon

un flyer
16/03/14

La narratrice tient la caisse dans une boucherie. C’est un job d’été. Le boucher la trouble au plus haut point. Voir s’étaler sous ses yeux la chair du boucher et celle du bœuf a pour elle quelque chose de fascinant : « Qui a dit que la chair est triste ? […] la chair est notre guide, notre lumière noire et dense, le puits d’attraction où notre vie glisse en spirale, sucée jusqu’au vertige ». Le boucher lui parle de sexe toute la journée, il lui promet la lune : « Tu verras comme je prendrais soin de toi… J’ai les mains habiles, tu sais, Et la langue longue, tu verras. » Si écœurant et si doux. Elle l’a surpris une fois dans la chambre froide avec la bouchère : « La bouchère s’était agrippée des deux mains à deux gros crochets de fer au-dessus d’elle, comme on le fait dans le métro ou dans le bus pour garder l’équilibre. Sa jupe était remontée et roulée autour de la taille, découvrant ses cuisses et son ventre blanc, avec la touffe noire qui, de profil faisait une tache en relief. Derrière elle se tenait le boucher, le pantalon aux pieds et le tablier entortillé autour de la ceinture, la chair débordante. » Pas ragoutant le boucher, et pourtant elle ne pourra résister à son charme si particulier : « J’eus envie de lui. Il était laid, avec son gros ventre moulé dans le tablier taché de sang. Mais sa chair était aimable. » Leurs ébats vont s’étaler sur une vingtaine de pages, dans une succession de scènes d’un érotisme torride. Chaud bouillant ! Alina Reyes ne cherche pas à faire fantasmer la ménagère. Alliant poésie et sauvagerie, elle traduit avant tout la conscience du corps qui s’éveille et s’abandonne jusqu’à à atteindre le seuil d’une certaine forme de folie. Troublant et dérangeant.

jerome60
02/04/13

Prix Pierre Louÿs de littérature érotique en 1988. Premier roman d'Alina Reyes (oh, un pseudo pris chez Cortazar !). Le boucher, C'est la métaphore, l'homme cruel et sanguinaire, en fait un professionnel de la « viande » qui sait reconnaître les bons et les mauvais morceaux. Le désir nait d'abord par la parole, quand les protagonistes sont dans la boucherie, comme une lutte contre la chair morte, pour attiser la chair vivante. Évidemment, dans la chambre ou la douche, plus besoin de parole pour faire l'amour. c'est un texte cru, d'une grande précision, dont la poésie rejoint le malaise... laurence

laurence
29/02/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.06 kg

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