Le canape rouge

LESBRE, MICHELE

livre le canape rouge
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/04/09
LES NOTES :

à partir de
5,90 €

SYNOPSIS :

Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, tandis que défilent les paysages, Anne songe à l'amitié qui la lie à une vieille dame, Clémence Barrot, laissée à Paris. Elle lisait à cette ancienne modiste la vie de femmes libres et courageuses telle Olympe de Gouges,
auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne... Et partageait avec elle des souvenirs tendres et douloureux : ceux des amours passées. Le dixième livre de Michèle Lesbre est un roman lumineux sur le désir, un texte limpide sur le bonheur de vivre.
4 personnes en parlent

Difficile de parler de ce petit roman au charme délicat…On y voyage en train, dans un compartiment aux fauteuils moelleux, jusqu’à Irkoutsk et au lac Baïkal, se laissant porter avec la narratrice par les paysages qui défilent, les rencontres incertaines, la chaleur du thé à la russe, une chanson des rues, des cerfs-volants lancés par des enfants, se laissant déstabiliser aussi par la langue étrangère et les attentes improbables, la quête des souvenirs, la déception qui guette au bout du chemin. Jusqu’à la révélation intime qui la ramène à Paris.Paris, lieu d’un autre voyage plus immobile, sur le canapé rouge de Clémence, la vieille dame dont les souvenirs s’effilochent, mais pas la fantaisie ni la mémoire de l’amour.Entre le train et le canapé, le rouge se décline sur les variations de l’amour, du sang, de l’Union soviétique, du communisme, de la vie, de la mort. Mais comme toujours avec Michèle Lesbre, rien de lourd ni de doctrinal dans ce voyage. Tout se dit sur le mode sensuel, lumineux, baigné de mots poétiques, de la rencontre entre un homme et une femme, entre une jeune et une vieille femme, entre passé et présent.Après cette lecture, j’ai envie d’un long voyage alangui en train, de me promener en bord de Seine, coiffée d’un joli bibi et d’en savoir plus sur Olympe de Gouges… Anne

Anne7500
10/10/14
 

Sur une trame qui sent le cliché à plein nez (le voyage en train qui permet le voyage intérieur, idée banale s'il en est), j'ai trouvé que certaines choses sonnaient faux, comme la volonté de retrouver cet homme absent, Gyl, avec qui elle a rompu depuis vingt ans, figure fantomatique qu'Anne poursuit pour finalement renoncer à le voir. Je n'ai pas très bien compris pourquoi elle lui courait après si ce n'est pour égrener quelques épisodes de sa vie et des lieux communs sur la Russie, sans compter que la fin est totalement et entièrement prévisible (et quel cliché!) (oui, je sais, encore) (mais franchement, j'en ai limite pleuré). Il y a des facilités : la lecture de Dostoïevski, la Russie populaire, ses femmes qui chantent la douleur, l'hospitalité de ces Russes dont Anne dit à un moment très mal parler la langue (les enfants se moquent d'elle dans le train) mais ça ne l'empêche pas de tenir des conversations quand même très soutenues (genre de choses qui m'agace toujours). Le rapport au communisme (pauvre Lénine, qu'elle nous assène à plusieurs reprises) et la façon dont l'engagement est conçu (romantique et exalté, il faut les voir tous les deux dans leur chambre de bonne parisienne, avec le lit au milieu des livres, amour, culture et poing levé bien sûr) m'ont prodigieusement agacée, de même que les citations littéraires, pompeuses à souhait, qui sont soit complètement redondantes avec le récit soit carrément grotesques (la palme, c'est la citation d'Antonioni à un homme qui la quitte, j'en riais toute seule dans le métro). C'est un roman que j'ai donc trouvé lourd, prétentieux et ennuyeux.

fashiongeronimo
13/08/12
 

Assise une fesse au bord du Canapé rouge de Michèle Lesbre. Pas plus. Même si je suis allée au bout de ce roman dont j'ai apprécié l'écriture, je me suis tenue à la lisière de ce texte, y cherchant en vain la lumière promise par la quatrième de couverture. Trop peu d'émotions dans ces relations justes esquissées, seul compte le voyage et non pas les lieux visités ou la personne à atteindre. Idée banale en vérité, déjà maintes fois traitée.Même si l'auteure évite les clichés, je suis restée sur le quai et n'ai pas embarqué à sa suite... Il ne me reste plus qu'à relire ce bon vieux Blaise Cendrars pour retrouver la magie du Transsibérien... cathulu

cathulu
17/07/12
 

Anne est dans le Transsibérien afin de partir à la rencontre d’un certain Gyl, un homme dont elle a partagé la vie mais auquel elle n’a pu donner un enfant. Ce voyage vers des souvenirs douloureux va de pair avec l’évocation de l’amitié profonde de l’héroïne qui l’unit à sa voisine, Clémence Barrot, une personne âgée. Ces deux relations fondent la passé et le présent de la narratrice et s’entremêlent afin de donner des réponses sur les sujets qui la tourmentent : l’amour, la mort, l’oubli de l’être aimé après la rupture, le désir vain d’enfant, l’amitié, la maladie d’Alzheimer… Un court roman avec une qualité d’écriture indéniable mais qui n’a pas su m’embarquer dans son univers. Bien mais sans plus !

SophieC
08/03/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.09 kg