Le cantique de l'apocalypse joyeuse

PAASILINNA, ARTO

livre le cantique de l'apocalypse joyeuse
EDITEUR : DENOEL
DATE DE PARUTION : 05/06/08
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
à partir de
20,30 €

SYNOPSIS :

Planète Terre, XXIe siècle. La fin du monde approche, le chaos est partout. Alors que l'économie s'effondre, le pétrole vient à manquer, les communications sont coupées, les villes croulent sous les déchets et la famine s'étend, aggravée par l'explosion d'une centrale nucléaire russe. Des hordes de miséreux sillonnent les continents. La troisième guerre mondiale est sur le point d'éclater... Pourtant, quelque part au fin fond des forêts du Kainuu, dans l'Est de la Finlande, un étrange havre de paix et de prospérité demeure. C'est là que, quelques années plus tôt, au seuil de la mort, un vieux communiste
militant, grand bouffeur de curés, a chargé son petit-fils Eemeli Toropainen de construire sur ses terres, pour le rachat de son âme, une église en bois copiée sur un modèle du XVIIIe siècle. Autour d'elle, une communauté de joyeux et délirants Finlandais s'est peu à peu formée : ensemble ils revisitent les techniques de subsistance de leurs ancêtres et la vie en autarcie, loin d'un monde en déconfiture. Avec l'humour qu'on lui connaît, Arto Paasilinna plaide pour un certain retour au bon sens paysan, à une vie plus simple et plus proche de la nature, loin des diktats de la société de consommation.
10 personnes en parlent

Un Pasilinaa fatiguant : des longueurs insoutenables, toujours les mêmes thèmes abordés par l'auteur, mais cette fois-ci de façon bien trop caricaturale ; contrairement à ses autres romans, la satire est parfois très peu lisible et le livre devient de ce fait trop moralisateur à mon goût.Bref, soit Pasilinna est définitivement en train de devenir un vieux c**, soit il a complètement épuisé ses thématiques de prédilection.

noosy
03/02/09
 

Un vieil homme mourant confie à son petit fils menuisier le soin de construire une église en bois. "Bouffeur de curés" dans sa jeunesse, il se "rachète" non pour la foi, mais pour le plaisir de mourir en paix. Le petit fils tient promesse et voici que commence l'incroyabe aventure. Une poignée d'hommes passionnés défient l'administration. Quelques écolos viennent leur tenir compagnie, puis des curieux, des touristes. Une joyeuse communauté se développe et vit en autarcie, utilisant d'anciennes méhodes pour cultiver la terre et faire s'épanouir hommes et plantes... Chacun trouve sa place. Les temps sont durs dans le reste du monde, mais au fin fond de la Finlande, les échos en sont étouffés. La troisième guerre mondiale éclate, la pénurie est générale... mais nos irréductibles Finlandais sont à peine concernés !Un peu cliché parfois le "bon sauvage", le "retour à la terre" . Mais c'est sans compter la verve d'Arto Paasilinna, auteur de l'inoubliable Petits Suicides entre amis !Consultez le commentaire complet sur http://www.mondalire.com/carnets

un flyer
19/12/08

Un vieux -l'ultime ?- communiste finlandais, ex-brûleur d'églises et "bouffeur de curés" fait promettre, à son petit-fils, sur son lit de mort, de construire une église sur ses terres éloignées des grandes villes. Son petit-fils, Eemeli accède à son désir et bientôt c'est toute une communauté qui voit le jour autour de ce lieu de culte. Durant les années qui suivent, cette communauté ne cessera de grandir au grand dam des autorités finlandaises et européennes.Comme souvent chez Arto Paasilinna, (Petits suicides entre amis, La douce empoisonneuse, Le lièvre de Vatanen, pour ceux que j'ai lus) les personnages sont atypiques, dotés d'un caractère fort - l'adjectif est un peu faible-, les situations sont décalées et les aventures rocambolesques. C'est un vrai plaisir que de suivre les gens de cette communauté vivant à côté du monde et réinventant un sens de la vie et de la nature que nous avons un peu oublié. Sous des dehors de pure comédie, ce livre, écrit en 1992, dénonce les dérives de l'administration -européenne notamment, mais aussi finlandaise-, nos propres dérives dans notre systématique recherche du mieux, du plus rapide, du plus performant. On sent chez l'auteur quelques sensibilité anarchique, mais toujours dans la bonne humeur. C'est d'ailleurs, la philosophie de vie des Ukonj?-rviniens (les habitants d'Ukonj?-rvi, lieu de création de la communauté) : tout doit se passer sans heurts, sans disputes et dans la bonne humeur. Et si possible, bien arrosé !Un grand optimisme de Paasilinna dans la capacité des Hommes à se sortir de l'énorme crise environnementale dans laquelle ils se sont mis tous seuls, ou alors, un grand pessimisme, une sorte d'ironie du désespoir ?Dans tous les cas, un vrai bon et grand moment de lecture, à recommander ! Yv

Lyvres
25/03/14
 

Rafraichissant ! Ah, Paasilinna ! Cette poésie, cette plume douce-amère, ce ton cynique et pince-sans-rire.J'ai été ravie de le retrouver pour ce joli roman. On retrouve Eemeli Toropainen, petit-fils d'un brûleur d'églises et bouffeur de curés. À la mort de son père, celui-ci lui fait un voeux plus que farfelu : il voudrait qu'en son hommage soit construite une église en bois. Un moyen posthume de racheter son âme, peut-être, ou plutôt un pied de nez au militantisme de sa vie. C'est dans un coin reculé des forêts du Kainuu que Eemeli trouve le lieu où il bâtira cette paroisse, et où une joyeuse communauté un brin hippie se formera autour de lui. En autosuffisance, de plus en plus nombreux et bientôt ouverts au commerce, cette bande de joyeux lurons fait sourire. Plus loin, loin en dehors de la forêt, l'apocalypse gronde. L'an 2000 (notons que ce roman a été publié pour la première fois en 1992 en Finlande) apporte son lot de dérèglements climatiques, guerres nucléaires et cataclysmes urbains. Jusqu'à ce qu'éclate la Troisième Guerre Mondiale. Cette apocalypse est prise avec légèreté par l'auteur, et c'est justement cela qui fait de ce roman un petit caillou unique dans la marée de livres traitant de la fin du monde. C'est un roman écolo et ouvert au retour à un mode de vie plus simple et plus humain que nous propose Paasilinna. Raffraîchissant !

beraud@archimed.fr
04/11/16
 

Je n’ai jamais été séduit par les romans d’anticipation jusque là. Me passent par la tête Gonzo Lubitsch de Nick Harkaway que j’ai lu voilà plusieurs mois, et Aux états-unis d’Afrique d’Abdourahman Waberi, lu plus récemment. Ceux-ci avaient leurs qualités et leurs défauts, mais pas la précision d’Arto Paasilinna dans ce roman là....

labibdadi
20/08/12
 

XXIème siècle, quelque part dans le nord de l'Europe, un vieux "brûleur d'églises" (ex-soviétique) laisse sa fortune en legs à condition qu'une association soit créée afin de construire une église; ceci a pour but de redonner du travail à son petit - fils, charpentier au chômage. Commence alors une extraordinaire histoire de construction d'une église, suivie de bâtiments, presbytère, maisons, au milieu de la forêt. Un groupe d'écolos en mal de vie naturelle découvre l'endroit, suivi d'Allemands, de Russes, de repris de justice échappés, tout d'abord observés puis tolérés et enfin intégrés, chacun selon ses compétences.Une sorte de retour à la vie à l'ancienne façon Larzac ou avec des réminiscences de Rousseau, un brin d'utopie et un humour ravageur (Comment justifier l'existence d'un cimetière s'il n'y a aucun décès? Comment alors enterrer l'ancêtre à l'origine du projet, tout seul dans un cimetière vide? C'est simple, il suffit d'aller chercher des Russes morts de l'autre côté de la frontière; gratuitement d'abord (petit larcin des repris de justice) puis en payant!). Un peu de féminisme (la pasteure doyenne des Armées qui obtient de haute lutte le poste de pasteur de la paroisse, contre l'avis des ecclésiastiques en place), un peu d'anticléricalisme, de politiquement incorrect et une bouffonnerie invraisemblable à l'occasion (ce chirurgien auto - proclamé qui veut à tout prix opérer du cœur le chef de village et se fait d'abord la main sur un vieil ours cardiaque!) font de ce roman un régal. Pourtant, il y a peut - être quelque chose de sérieux qui s'exprime: la fin du monde, l’apocalypse attendues du fait de l'imbécillité et de l'impéritie des hommes, la destruction du milieu naturel, la perte des vraies valeurs, tout ceci donne à réfléchir, surtout quand on sait que ce roman a été publié en 1992. Il fait d'ailleurs figure de prémonition en parlant d'attentats suicides, de fanatisme religieux et même d'un avion lancé sur un immeuble. Hebelin

hebelin
15/04/12
 

Entre ressource mise en commun, retour au travail à l'ancienne de la terre, usage très libéral de la religion, ce livre nous présente une vision un brin communisme idéal. Bref on touche là à la politique et j'arrêterai donc mon commentaire.Si je me retourne sur un strict point de vue littéraire, cette dernière lecture d'Arto Paasilinna fut une véritable déception. Certes il reste fidèle à lui même, le style est identique, il crée et accumule les situations toutes plus cocasses et surprenantes les unes que les autres. Seulement cette recette qui réussi tant dans ses précédents ouvrages tombe complètement à plat ici, on lit ce livre sans véritable jubilation. À la déception se succède rapidement la résignation; c 'est plat sans aucun des rebondissements que l'on apprécie tant chez cet auteur. Plus l'on avance dans la lecture plus il s'enfonce dans son délire, son incursion dans un monde apocalyptique est sans aucun intérêt et ne mérite guère de louange. Je n'y ai trouvé aucune invention, que peu de nouveauté, ajouté à cela un liant inexistant et les situations les plus cocasses (celles qui traitées autrement auraient pu être drôle) perdent alors tous leur intérêt potentiel. Un autre de mes regrets de lectrice porte sur les personnages qui ne font jamais et à aucun moment l'objet d'un minimum d'analyse psychologique, j'ai eu l'impression de ne jamais les connaître Comment vont-ils réagir, Pourquoi ? Cela restera le livre fini encore au stade des questions.Sa première publication remonte en 1992, le roman n'a que très peu vieilli, malgré cela il raisonne à nos oreilles d'une drôle de façon. Ce roman nous fait réfléchir sur notre rapport au monde et à la nature mais c'est bien tout ce que je parviens à lui trouver....Avis à tous ceux qui voudrait découvrir Arto Paasilinna, s'il vous plait éviter ce titre.

Lacazavent
09/08/11
 

L’action de ce roman - écrit en 1992 - se déroule de 1990 à 2023 sur fond de crise mondiale, de pénurie totale et de troisième guerre mondiale déclenchée en 2014. Il est question de centrale nucléaire qui explose, de disparition de grandes villes (New York et Saint-Pétersbourg) envahies par leurs ordures et «noyées dans la fange», de missiles nucléaires «instruments du suicide de l’humanité» traversant le ciel. Bref, le chaos total…Mais pourtant, on se retrouve encore face à un roman réjouissant. Une fois de plus, Arto Paasilinna nous raconte une histoire totalement loufoque avec des personnages déjantés qu’il met dans des situations hilarantes.Un vieux communiste, sur son lit de mort, demande à son petit-fils de construire, dans une région de forêts et de lacs, une église en bois copie d’une église du 18è siècle. Autour de l’église va se fonder une communauté d’irréductibles qui va vivre en totale autarcie avec des moyens du 19è siècle dans le contexte apocalyptique qui l’entoure.Un conte écologique et pacifiste plein de bon sens. Arto Paasilinna nous convie avec son humour habituel à une réflexion sur l’avenir de l’humanité et sur la folie de ce monde qui semble décidé à aller à sa perte.Du grand Paasilinna.

Ludeca
23/04/11
 

J'ai bien aimé le début du livre mais comme le précédent livre « Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen », j'ai trouvé un peu de longueurs dans cette aventure écolo-pacifique. Sinon, c'est du Paasilinna pur jus ! Une histoire loufoque : un vieux communiste militant, grand bouffeur de curés, qui charge son petit-fils de construire sur ses terres, une église en bois copiée sur un modèle du XVIIIe siècle. Des personnages originaux qui vont fonder une communauté et vivre en autarcie pour fuir le monde en guerre. Des situations décalées et cocasses et beaucoup d'humour ! Je reste cependant une inconditionnelle de Paasilinna qui me surprend toujours !

Aproposdelivres
22/04/11
 

Plutôt bien, assez drôle, peut-être un peu long. C'est l'histoire d'une communauté qui se créé au fin fond de la Finlande et qui sera la seule communauté humaine à résister à la montée des prix, à la raréfaction des ressources en énergie et à la Troisième Guerre Mondiale.

Pitchoubinou
29/11/09
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.34 kg
  • Langage original : FINNOIS
  • Traducteur : ANNE COLIN DU TERRAIL

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