Le carnaval des monstres

BRASME-A.S

EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 17/08/05
LES NOTES :

à partir de
5,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Marica Barbier est une jeune femme d'une vingtaine d'années qui mène une vie parisienne solitaire et banale. Mais Marica n'est pas comme les autres : sa bouche difforme la rend définitivement laide à ses yeux et la condamne à la solitude. Jusqu'au jour où elle répond à une petite annonce : « Photographe cherche personnes à particularités physiques » et rencontre ainsi Joachim Kellermann, un
quadragénaire tourmenté et fasciné par les « monstres ». Marica devient son modèle, puis sa maîtresse et se consacre avec délice à cette histoire étrange, où se mêlent le sexe et l'effroi. et le monstre n'est bien sûr pas celui qu'on croit. Anne-Sophie Brasme livre ici un second roman délicat, efficace et cruel qui ravira ceux qui l'attendent depuis trois ans - et ils sont nombreux.
3 personnes en parlent

Marica est une jeune femme d'une vingtaine d'années qui mène une existence ordinaire et paisible. Mais Marica est également une jeune femme torturée par sa laideur, isolée des autres par ce complexe qu'elle a de montrer sa bouche, ses dents, son visage plus qu'ingrat. Alors elle rêve sa vie, elle contemple les couples autour d'elle, admire les hommes jeunes qu'elle désire en secret, s'invente une vie, des amours...Lorsqu'elle répond à une petite annonce dans laquelle on recherche des "personnes à particularités physiques ", elle ne s'imagine pas ce que sera le regard du photographe sur son corps, sur son visage. Et lui, l'homme habitué à capter dans son objectif les horreurs physiques, les difformités, les dissonances que la nature a pu engendrer sur un corps, un visage, ne peut non plus imaginer la relation complexe qui va se créer entre ces deux âmes perdues.Amour, attirance, répulsion, tout cela à la fois va conduire ces deux êtres à un terrible huis-clos, à un face-à-face obsessionnel assez effroyable. La laideur est totalement subjective et n'est décelée que par le regard qu'on porte sur les êtres. Elle peut être aussi interne autant que se dévoiler au yeux de tous. Lequel de ces deux personnages est-il le "monstre", finalement ? Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
21/12/09
 

La particularité de Marica est d'être laide, mais vraiment laide. Elle le sait, et pourtant elle s'imagine être jolie. Surtout quand elle suscite le désir d'un homme, comme Joachim. Mais là, c'est plus compliqué. Car avant de rencontrer le photographe, Marica est littéralement obsédée par le sexe et le désir des autres, essentiellement les jeunes hommes, étudiants de la Sorbonne ou joueurs de tennis. Sa cause est perdue, elle le sait. Aussi elle répond à l'annonce insolite de devenir modèle pour des photographies à caractère atypique. Car Joachim s'intéresse au laid, au moche, aux monstruosités derrière les façades humaines. Il photographie, dessine, peint et écrit ! Joachim abhore Marica, du moins ce qu'elle représente. Et pourtant il la désire, c'est sans doute ce qui lui paraît détestable et honteux de sa part. Etre attiré par l'ignominie !Bref, "Le carnaval des monstres" est un deuxième roman dérangeant et ambivalent. Je dois avouer n'avoir pas été complètement emballée. Par moments j'ai peiné, trouvé louche cette relation entre le photographe et son modèle. Les deux partis sont détestables, même si j'ai éprouvé quelque sympathie pour la Marica du début - cynique et faussement légère, consciente de sa difformité, mais revendiquant le même droit à l'amour que les autres ! Après tout, si Joachim couche avec elle, ça veut bien dire quelque chose ? Mais il semblerait que non. Les rapports entre eux deux deviennent lourds, pesants et poisseux. Chacun, finalement, a honte. D'être moche, de prétendre être différent, d'aimer l'hors-norme, d'être affamé d'un amour charnel, non plus sentimental... bref ça devient une spirale angoissante et délirante ! Et même un peu malsaine. Les desseins sont obscurs et inquiétants, déplacés aussi. Et autant l'homme que la femme sont pris dans cette aliénation ! Tout ça pour dire que j'ai "péniblement aimé". Il y a de belles réflexions, de la perversité et des rouages insensés, pourtant le texte est lourd. Déjà son premier roman "Respire" n'avait pas su m'adhérer complètement, et cela continue... Quel écrivain dérangeant, mais intéressant ! Un peu dans la veine des Amélie Nothomb, Stéphanie Hochet, etc...

Clarabel
23/02/09
 

Ecrivain dérangeant Cette relation entre une femme très laide et un photographe est hors norme. Chacun, finalement, a honte. D'être moche, de prétendre être différent, d'aimer l'hors-norme, d'être affamé d'un amour charnel et non plus sentimental...La relation se transforme peu à peu en une spirale angoissante.

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.33 kg

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