Le champ de personne

PICOULY, DANIEL

livre le champ de personne
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 07/03/00
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6,90 €

SYNOPSIS :

«Je buvais de l'eau dans le caniveau avec Capi pour attraper la polio. J'avais lu que Garrincha, l'ailier droit du Brésil, avait eu la poliomyélite. Depuis, il a une jambe plus courte et c'est le meilleur dribbleur du monde.» Avec une tendresse et une complicité nostalgiques, Daniel Picouly dresse le portrait d'un gosse, dans une banlieue parisienne des années 1950. Pour ce dernier,
tout est prétexte à émerveillement. C'est d'abord un père chaudronnier à qui il prête une vie secrète ; c'est aussi le regard curieux qu'il porte sur une mère omniprésente et une douzaine de frères et de soeurs. Mais c'est surtout, au bout de la rue, entre un mur et un pan de ronces, un endroit anodin que la naïveté de l'enfance rend magique : le champ de personne...
4 personnes en parlent
Quel bonheur d'aller gambader dans "le Champ de Personne"... j'aurai aimé moi-aussi fréquenter cette école, ce quartier, cette famille où même si l'on se doute que la vie n'a pas été toujours rose, on se dit qu'elle en a vu malgré tout de toutes les couleurs, les plus chatoyantes, euphorisantes et optimistes qu'il soit. Daniel Picouly nous offre ses souvenirs comme autant de petits clins d'oeil, de sourires et d'innocence pour que l'on n'oublie jamais que nous avons été des enfants. Cette période est à protéger. Merci monsieur Picouly!
estelle Mlle

Ah Les soldats Mokarex !! Quiconque a déjà vu et entendu Daniel Picouly à la télé ou à la radio, a très certainement succombé à son charisme bondissant : sa littérature est à l'unisson.Le champ de personne, c'est le récit autobiographique d'une famille de 13 enfants, en région Parisienne, à la fin des années 50. Le narrateur a alors une dizaine d'années, est fâché avec l'orthographe, et nous raconte sa famille et son petit monde avec les commentaires de la maman pour recadrer en permanence cet esprit fantasque et pressé, qui saute du coq à l'âne, mais toujours avec tendresse et humour, et non sans un certain lyrisme très réjouissant.J'avoue que la première moitié m'a parue assez fastidieuse, mais quelque chose me tenait malgré tout, la certitude qu'en persévérant, je parviendrai à saisir la main que Daniel Picouly ne cesse de nous passer, avec plus ou moins de bonheur, et je n'ai jamais envisagé d'arrêter ma lecture. Et le petit clic se fait doucement, sans tapage, on rit franchement au récit du départ en vacances à 15 (!)dans une Talbot impériale, ou on acquiesce quand la décision est prise de rendre la Studbaker, on se souvient de nos propres montées à la corde et des sensations que cela suscitait, bref, Daniel Picouly a su imposer sa patte pour nous permettre de ressentir par tous nos pores l'atmosphère de son enfance... Sylvie Sagnes

SagnesSy
23/07/12
 

Mon avis : *** Une histoire empreinte de tendresse, un peu de mélancolie que Daniel Picouly nous fait vivre dans ce récit. Il nous décrit avec une émotion naturelle chez lui la vie d’un enfant dans une banlieue parisienne des années 50. Une grande et belle famille, une douzaine de frères et sœurs pour ce petit garçon. Il a dix ans, son père est chaudronnier et il pense que ce papa qu’il respecte et admire, a une vie secrète. Comme beaucoup de gosses à cet âge, il s’invente pas mal de choses qu’il pense être réelles. Une maman toujours là pour ses petits, même s’ils sont plus grands en âge et en taille. C’est l’âme de la maison et il la regarde plutôt étonné, désireux de connaître ses secrets. Son père a trouvé une maison plutôt petite pour loger douze enfants, c’est ce qu’ils ont trouvé pour parer au plus pressé, la précédente a été ravagée par un incendie… Pas facile la vie de tous les jours, mais quand on a dix ans on est plus philosophe que les adultes et les petits tracas de la vie quotidienne sont minimisés. Bien entouré et aimé par les sien alors on peut s’émerveiller d’un rien… 403 pages / 11€

madoka
03/07/12
 

Dans une série de livres, à commencer par Le champ de personne, Daniel Picouly revient sur son enfance, qu'il nous narre avec un simple, quasiment enfantin, comme si c'était le Daniel des années 50 qui nous relatait sa vie... Ceci dit, c'est quand même un gamin pas trop mal instruit et pas si mauvais en orthographe qu'il veut bien nous le faire croire ! Cette vision enfantine crée d'ailleurs un certain humour au fil des pages, avec la vision que peut avoir un enfant de certaines choses, avec les chimères qu'il peut se construire, et surtout avec ce qu'il peut comprendre...Stylistiquement, en plus de reprendre un narratif qui se veut enfantin, c'est surtout une histoire écrite comme elle pourrait être racontée, avec des digressions permanentes, parce que telle histoire à fait penser à une anecdote, et, tu comprends, faut à tout pris que je te raconte ça avant de continuer ! Alors bon, au début, c'est surprenant. On s'y fait et on se laisse prendre au jeu... Mais pas jusqu'à la fin... Arrivée au deux-tiers du livre, j'avoue que j'ai commencé à lire en diagonale, peut-être parce que j'aime qu'on aille droit au bout, et puis, il faut l'avouer, parce que ce bouquin ne regorge pas de rebondissements particulièrement transcendants, et que si des gamins ou des ados peuvent apprécier de découvrir la vie de cet alter ego à la sortie de la seconde guerre mondiale, les histoires de billes ou de dictée, même si ça me rappelle quelques souvenirs, ce n'est pas ce que l'on fait de plus trépidant !!! Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
07/06/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.18 kg

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