Le chant du bourreau - pavillons poche

MAILER, NORMAN

livre le chant du bourreau - pavillons poche
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 02/04/09
LES NOTES :

à partir de
16,15 €

SYNOPSIS :

C'est avec Le Chant du bourreau que Norman Mailer offre au nouveau journalisme ses plus belles lettres de noblesse. Gary Gilmore vient d'une famille de mormons et, à trente-cinq ans, il a passé plus de temps en prison qu'en liberté. En juillet 1976, alors qu'il est en conditionnelle, il attaque une station-service et un motel pour quelques dollars dans la caisse, et abat deux hommes. Arrêté, il est jugé et condamné à la peine de mort. La singularité du cas Gilmore : il refuse tout recours en grâce. Après son procès, il aurait pu faire appel et la peine aurait été aisément commuée en prison à vie, mais Gilmore refuse. Pis, il se bat même pour son exécution, qui aura lieu le 17 janvier 1977 au pénitencier de l'Utah.En refusant l'appel, Gilmore choisit la gloire. Comme le reste
de l'Amérique, qui affectionne les anti-héros du gabarit de Gilmore, Norman Mailer se passionne pour son histoire d'une banalité extraordinaire et l'immortalise dans ce qui restera l'un des grands livres du nouveau journalisme. Le Chant du bourreau a nécessité à Norman Mailer trois ans d'enquête. Il s'appuie sur les témoignages de la famille de Gilmore, de ses amis, d'avocats, de gardiens de prison et de sa maîtresse, Nicole, une jeune femme confrontée à un monde impitoyable : tous mêlés d'une façon ou d'une autre à cette aventure hors du commun. Décrivant une Amérique que l'on voit rarement, celle des gens pauvres et déshérités de l'Ouest, Mailer fait de cette histoire pleine de bruit et de fureur une histoire d'amour brûlante qui, même dans la mort, reste encore un défi.
1 personne en parle

J'avais déjà lu le " Chant du bourreau " du Norman Mailer en 1981 à sa sortie en France, je viens de le relire car il a vraiment compté dans ma vie. J'avais 33 ans en 80/81 lorsque je l'ai lu. Ce n'était pas mon premier livre, mais c'était mon premier " pavé " . Il a pesé lourd. C'était avant la loi Badinter, la peine de mort n'était pas abolie en France, il a contribué à forger ma conviction en faveur de l'abolition. J'avais été bousculé par le sort de Gary Gilmore, un petit délinquant qui a passé presque toute sa vie en prison, et à peine libéré commet deux meurtres de sang froid, condamné à mort sans avoir tenté de se défendre, il déstabilise toute la société, en médiatisant sa position de ne formuler aucun recours en grâce, aucun appel, et de vouloir absolument être fusillé . Au delà de l'histoire de Gary Gilmore c'est toute l'Amérique des années 70, autour de la capitale des mormons, que nous dépeint Mailer, le système judiciaire, le système pénitencier, la pression de la presse, de l'église et des producteurs de cinéma, l'omniprésence de l'argent et de l'opinion publique. A travers, la famille du condamné, sa correspondance amoureuse avec son amie Nicole, la position des associations contre la peine capitale, la parole des familles de victimes, il montre combien la peine de mort entraîne de souffrances au-delà du condamné, et n'a aucune efficacité en matière d'exemplarité. Il faut lire les rapports entre ses avocats, qui sont opposés à la peine de mort et Gary qui exigent d'eux qu'ils défendent sa décision, il faut lire les courriers de ce condamné qui de sang froid fait don de ses organes, qui distribue l'argent que lui versent les producteurs aux familles de ses victimes, il faut lire ses invectives envers les associations qu'il prie de ne pas se méler de sa vie et de sa mort, il faut lire les derniers parloirs de son frére Mikal qui renonce à faire appel comme l'en autorise la loi, il faut lire les jours qui précèdent l'exécution dans la prison, dans les familles des victimes, dans la famille du condamné, dans la presse, chez ses avocats. Gary Gilmore avait commis des crimes odieux, il avait décidé d'assumer ses actes. Avec le Chant du bourreau Norman Mailer avait donné au roman une forme journalistique, il avait obtenu le Pirx Pulitzer, Il avait fait rentré ce condamné dans l'histoire, peut-être pensait-il avoir influencé l'Amérique sur la peine capitale, malheureusement, 6 condamnés ont été exécutés dans l'état d'Utah depuis Gilmore, le dernier en 2010.

JoelC17
09/11/14
 

Format

  • Hauteur : 18.40 cm
  • Largeur : 12.40 cm
  • Poids : 0.81 kg

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