Le chantier

MO YAN

livre le chantier
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 10/05/07
LES NOTES :

à partir de
18,30 €

SYNOPSIS :

Contenu du livre. Ce roman paru, assez confidentiellement, chez Scanéditions en 1993, est l'un des premiers romans de Mo Yan traduit en français par Chantal Chen-Andro qui a soigneusement revu sa traduction pour cette nouvelle édition d'un texte ramassé, d'un réalisme exagéré, cru et drôle où se révèle le génie de l'auteur juste avant l'explosion des grands romans de cette dernière décennie. « La route noire rampe, immense dragon décapité » - Les baraquements des ouvriers sur le chantier d'une route en construction quelque part dans la campagne chinoise. Un chantier qui semble être sa propre finalité : on ignore où et quand cette chaussée doit aboutir. Quant aux ouvriers, ce sont des « mauvais éléments ». Conformément au volontarisme politique en vigueur à l'époque de la Révolution culturelle, ils doivent être rééduqués par le travail... Mais le chef a dû s'absenter. Très vite refait alors surface ce que masquaient la discipline de fer et le discours « révolutionnaire ». Les instincts individuels et les passions se échaînent sur ce théâtre inattendu de la comédie humaine qu'est devenu le chantier : jeu, vol, crime, folie, violence sexuelle... traversés d'éclairs de bonté, de finesse, de beauté. Une humanité face à elle-même, en marche. Ce bref roman, par sa brutalité et ses audaces, interroge sans ambages le socialisme tel qu'il a cherché sa route en Chine. Fable sans concession sur la situation d'un pays
confronté à la nécessité de la démocratie, il place sur les mêmes hauteurs l'exigence éthique et l'exigence esthétique. Mo Yan déploie déjà ici toutes les qualités qu'il portera au sommet dans les décennies suivantes : férocité, intelligence, grotesque, l'énergie vitale même. En quelques mots. Les baraques d'un chantier au bout d'une route en construction dans la campagne chinoise. Le petit monde des ouvriers, subitement livré à lui-même, oublie discipline et carcan idéologique. Où diable va-t-on ? Un court roman de Mo Yan, une fable, remarquable d'intelligence et de vivacité qui annonce les grandes fresques de ces dernières années. L'auteur. Mo Yan, né en 1956 dans une famille de paysans pauvres à Gâomi, dans la province du Shandong. Il quitte l'école pour travailler aux champs dès la fin de ses études primaires et s'enrôle dans l'armée en 1979. Il commence à écrire en 1981. Il a publié plus de quatre-vingts nouvelles et romans, ainsi que des textes de reportage, de critique littéraire et des essais. Une douzaine de romans et de nouvelles ont désormais été traduits en français, pour les plus récents au Seuil qui reprend, peu à peu, les oeuvres plus anciennes et les plus remarquables. Le Pays de l'alcool (2000, P1179), Beaux seins, belles fesses (2004 et P1386), Le Maître a de plus en plus d'humour (2005 et P1455), Le Supplice du santal (2006) l'ont fait largement connaître et aimer du public français.
2 personnes en parlent

Après avoir délaissé pendant quelques temps mon tour d’horizon des auteurs chinois, l’occasion m’a été donnée de découvrir la plume d’un nouvel auteur, très prolifique et reconnu en Chine, Mo Yan. Œuvre plutôt courte (un peu plus de 200 pages) qui m’a permis de me frotter au style de l’auteur, « Le chantier » est un roman brut, d’un réalisme choquant qui mélange un certain comique de situation à des passages d’une cruauté difficilement supportable. Mo Yan nous y raconte les vicissitudes d’un groupe d’ouvriers chinois à l’époque de la révolution culturelle. Leur chef les abandonnant pour retourner à la capitale, les ouvriers se retrouvent plus ou moins livrer à eux-mêmes. Chargés de construire une route au beau milieu de nulle part, les ouvriers finissent bien vite par s’ennuyer. En résulte que pour tromper leur ennui (et un estomac qui crie famine), ceux-ci seront poussés à certaines extrémités… Le point culminant où les choses commencent à déraper sérieusement, est le moment où les ouvriers prennent la décision - atroce - de manger le chien d’une villageoise. Coutume courante à l’époque en ce pays, mais qui est décrite ici avec tant de précisions et sur tant de paragraphes (plusieurs pages) que j’en ai presque eu la nausée (et que j’ai tout simplement repris au passage suivant). Quand on a lu le roman dans son ensemble, on saisit parfaitement où l’auteur voulait en venir avec la cruauté de cette description, mais il n’en reste pas moins que le roman est fort sinistre dans son ensemble. Mo Yan enchaine les chapitres qui se consacrent successivement à un des ouvriers du chantier. Au nombre de quatre, les protagonistes ont chacun un passé lourd, passé qui les a conduit sur ce chantier où ils travaillent sans toucher de salaire. Au cours d’****èpses, Mo Yan revient sur le passé des quatre hommes. Le seul pour qui j’ai ressenti un peu d’empathie étant Liu le cuisinier, qui ne méritait pas pareille fin. « Le chantier » est donc un récit sombre, âpre, qui décrit avec beaucoup de réalisme la nature sauvage de l’Homme. Preuve en est faite avec ce roman, que poussé sans retranchements, l’Homme est capable des pires folies. A l’aide d’une plume incisive et caustique, Mo Yan décrit la déchéance d’un groupe d’hommes livrés à eux-mêmes, jusqu’à sa toute fin d’une virulence éprouvée. A ne pas mettre entre toutes les mains.Lu dans le cadre de l’opération « Un Poche, un Mordu, une Critique » entre et les éditions Points, que je remercie ! =

nymeria
23/11/11
 

Cocktail exotique Un groupe d’ouvriers, (pas vraiment « rééduqués », mais pas tout à fait intégrés au modèle révolutionnaire chinois), se retrouve livré à lui-même dans uns chantier proche d’un village d’une province rurale de la chine. Ils doivent y construire une route. On ne sait pas vraiment où et quand se déroule l’action, mais c’est sans importance. L’intérêt de ce roman réside dans la découverte de la face cachée des personnages, très marqués par des passés difficiles qui les font atterrir dans ce chantier.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.28 kg
  • Langage original : CHINOIS
  • Traducteur : CHANTAL CHEN-ANDRO

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