Le chasseur zero

ROZE, PASCALE

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 22/08/96
LES NOTES :

à partir de
10,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Un bruit. Harcelant. Jusqu'à la folie. Le bruit de l'avion kamikaze qui, un jour d'avril 1945, a semé la mort sur le porte-avions Maryland, à Okinawa. Ce bruit, Laura Carlson en souffre comme elle souffre de ne pas avoir connu son père. Le vrombissement du chasseur Zéro la poursuit jour et nuit. Ses études brillantes, l'amour de Bruno, rien ne
l'apaise. Le chasseur Zéro ne làche jamais sa proie... Orpheline d'un étranger mythique, la jeune Laura ira jusqu'au bout du secret qui a changé sa vie. Dans un style limpide et tendu à l'extrême, Pascale Ronze réussit à entraîner le lecteur jusqu'au bout de ses obsessions... Un premier roman singulier, qui marque la naissance d'un auteur.
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Laura grandit en solitaire dans un huis clos étouffant entre une mère dépressive et alcoolique, une grand-mère autoritaire et un grand-père distant. Son père ? Mort en 1945, alors que Laura n'avait que trois mois. Laura finit par découvrir qu'il était officier de marine et a été tué à Okinawa lorsque le cuirassé sur lequel il servait a été coulé par un kamikaze. Elle est alors hantée par le «chasseur Zéro», le kamikaze dont elle entend en permanence dans ses oreilles le vrombissement de l'avion."Le chasseur Zéro", prix Goncourt 1996, est un roman court, au style tendu, à l'écriture sèche et rigoureuse : 163 pages serrées à l'atmosphère angoissante. C'est l'histoire d'une obsession qui tourne à l'hallucination auditive. Car Laura, en découvrant le secret de la mort de son père, va développer une relation hallucinatoire, obsessionnelle et passionnelle avec le kamikaze. Or, si j'aurais pu comprendre une quête du père (mais du père, il n'est quasiment pas question) ou une certaine interrogation-fascination pour le kamikaze, je n'ai absolument pas adhéré à la passion amoureuse que Laura éprouve pour lui : malsain, morbide et incompréhensible. Impossible pour moi de m'identifier à Laura, que je ne comprends pas, alors que c'est elle la narratrice. Pascale Roze abuse du "je", présent dans chaque phrase, à chaque ligne. Ce "je" omniprésent sans que je puisse m'y identifier m'a tenu très éloignée du récit, extérieure à l'histoire, que j'ai lu sans plaisir.

Kara
13/01/09
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.21 kg