Le chat du rabbin t.1 ; la bar-mitsva

SFAR, JOANN

EDITEUR : DARGAUD
DATE DE PARUTION : 19/01/02
LES NOTES :

à partir de
11,99 €

SYNOPSIS :

Au début, le chat du rabbin ne parle pas. Il est simplement libre comme un chat et ronronne dans les bras de la fille du rabbin, Zlabya, sa maîtresse adorée. Mais dans la maison du rabbin, il y a ce perroquet qui jacasse sans arrêt, et le chat le bouffe. Maintenant, il peut parler, et il commence par mentir : le perroquet est allé faire une course, dit-il, la gueule pleine de plumes. Mentir, c'est mal. Le rabbin décide donc de remettre le chat dans le droit chemin et d'en faire un bon Juif. Moyennant quoi, le chat exige de faire sa bar-mitsva. S'ensuivent des discussions très pointues avec le rabbin du rabbin, qui en conclut qu'on devrait noyer le chat. Malgré le plaisir qu'il prend à ergoter et chipoter à n'en plus finir, le chat a de la peine, depuis qu'il a la parole. Il a acquis un pouvoir dont il se passerait bien. Et finalement, il retourne vers le bonheur et les bras de sa maîtresse, à condition de se conduire comme un vrai chat et de ne plus jamais parler. Il est d'accord : " Ça vaut le coup de fermer
sa gueule pour être heureux. " Il a seulement beaucoup de mal à fermer sa gueule en écoutant pérorer les disciples du rabbin, qu'il n'aime pas du tout, surtout celui qui veut épouser sa maîtresse... Sfar, qui est né lui-même dans une famille juive, met en scène une communauté juive du début du XXe siècle, à Alger. Dans un décor luxuriant de tissus, carrelages et tapis orientaux, il plante un héros qui semble sorti d'une poubelle : un chat écorché, anguleux, l'air d'avoir avalé un sac de clous - hilarant. Têtu comme une bourrique et pas toujours avenant (bien que capable de tendresses renversantes), il a aussi avalé ce qui se fait de mieux en matière de raisonnement vicelard, thèse, antithèse, etc. Le résultat est une sorte de conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie. Le rabbin et le chat du rabbin reviendront prochainement dans le Malka des lions.
6 personnes en parlent

Depuis qu'il a avalé un perroquet, le chat du Rabbin est doté de la parole. Il exprime enfin ce qu'il pensait tout bas, et ça décoiffe ! Dialogues jubilatoires avec son maître et le rabbin de ce dernier. le chat futé et observateur les pousse dans leurs retranchements et disserte de religion et de philosophie avec humour, (im)pertinence et beaucoup de sagesse. Un régal de lecture, le sourire aux lèvres et les neurones bien connectés. Canel

Canel
31/01/16
 

Le rabbin vit avec sa fille Zlabya, le chat et le perroquet de celle-ci. Le rabbin travaille dans son bureau empli de livres. Sa fille joue du piano s'occupe de son chat, qui se garde bien de déranger la rabbin quand il travaille..Le perroquet, quant à lui "qui n'a rien à raconter parle sans cesse"..Jusqu'au jour ou le chat, fatigué d'entendre jacasser le perroquet, le mange...Et depuis il sait parler, c'est un grand malheur car il ne dit que des mensonges.Le rabbin ne peut plus le laisser seul avec sa maitresse, il a peur qu'il lui mettre de mauvaises idées en têteNon seulement il parle, mais il raisonne, avec humour et pousse la conversation avec le rabbin très loin, cherchant à lui démontrer qu'il est juif et donc qu'il doit faire sa Bar-Mitsva...Conversations savoureuses, sourires garantis à toutes les pages."Je lui demande quelle est la différence entre un humain et un chatIl me répond que Dieu a fait l'homme a son imageJe lui demande de me montrer une image de DieuIl me dit que Dieu c'est une parole"Joann Sfar né dans une famille juive est également titulaire d'une maitrise en philosophie...Parce que son chat pousse la logique très loin, parce qu'il s'interroge, parce qu'il doute, les questions du chat, les dialogues entre le chat et les rabbins permettent, de mieux comprendre la religion juive, de s'interroger sur la religion en général... nous font réfléchir sur le judaïsme, ses traditions, ses dogmes, mais aussi de saisir l'hypocrisie de certains notamment les intégristes.Des questions intemporelles, transposables certainement dans toutes les religionsN'hésitez pas à le lire plusieurs fois...Vite...je vais me procurer et lire les 5 autres ouvrages de la série... JPV

JPV11
17/01/16
 

Une très jolie bande dessinée sur le judaïsme racontée par un chat qui sait parler depuis qu'il a dévoré le perroquet ! Beaucoup d'humour et de subtilité. Une façon sympathique d'aborder la religion.

fdm77
21/06/12
 

« Le chat du rabbin raconte l’histoire d’un félin doué de parole dans l’Alger du début du XXe siècle. Il peut en effet parler après avoir dévoré le perroquet de la maison. Le rabbin lui interdit alors de voir sa fille Zlabya car le chat ne dit que des mensonges ou des vérités blessantes. Afin de revoir sa maîtresse, le chat du rabbin demande donc tout naturellement à faire sa Bar-Mitsvah.Au fil des albums, le chat du rabbin perdra et retrouvera la parole. À certains moments, il pourra communiquer uniquement avec les autres animaux ou certaines personnes, tel le peintre russe. Il est le narrateur de l’histoire et à travers lui, on découvre la culture juive d’Algérie. Il ne manquera pas d’observer avec un regard critique les errements et défauts des humains qui l’entourent. Il voyagera à Paris afin de rencontrer les parents de Jules, l’époux de Zlabya, ou à travers toute l’Afrique pour trouver Jérusalem d’Afrique. Cette série est une magnifique fable qui nous fait découvrir la culture juive séfarade. » (synopsis présenté sur le site de la série).-Tout vient à point à qui sait attendre… oui mais voilà, à l’instar d’Alim le Tanneur, ce n’est pas venu ! J’ai pourtant lu les cinq tomes d’une traite, apprécié les dialogues et le sens de la répartie du félin. J’ai également aimé ce graphisme bancal, exagéré mais qui sait être rond, suave, sensuel ou incisif quand il le faut. Il en est de même pour les couleurs de Brigitte Findakly, elles accompagnent ce récit d’atmosphères différentes et permettent à cette découpe redondante des planches (3 bandes / 2 cases) de ne pas lasser le lecteur. Le rythme est là tout, Sfar a trouvé une bonne distanciation entre narration et traitement des sujets de société abordés au fil des cinq tomes (religion, légende urbaine, couple, différence, racisme…).La série n’a plus besoin du nom de son auteur pour rassembler des centaines de lecteurs à chaque sortie. Le premier tome a été récompensé en 2003 par le Prix du Jury Œcuménique de la Bande dessinée et la série a obtenu l’Eisner Award de la meilleure série étrangère en 2006. Enfin, l’année dernière était consacrée à la sortie du film événement : une adaptation cinématographique du Chat du Rabbin.Mais avec cet album, Sfar ne me permet pas de m’immiscer outre mesure dans ce monde fictif. Je trouve que le passage à Paris souffre de longueurs narratives conséquentes. Dans l’ensemble, la présence des gendre et Maître du Rabbin crée des lourdeurs. J’ai eu l’impression que la série délaissait trop rapidement l’essentiel du sujet, ce qui pourtant en fait son intérêt : une exploration de la religion juive et de la culture juive d’Algérie. Mo'

Mobd
23/04/12

Le narrateur de cette série est un chat, pas n'importe quel chat puisqu'il s'agit de l'animal du rabbin local. Jouissant d'une absolue liberté l'animal est très proche de Zlabya, la fille du religieux. Lorsque le chat dévore le perroquet de la famille un grand miracle et un grand malheur se produisent. Comme éjecté du jardin d'éden de l'inconscience animalière, le chat est doté de la parole. Il est peu à peu instruit des préceptes de la religion par son maitre.

sovane
11/02/12
 

Tout commence à cause d'un perroquet qui jacassait trop, ce qui lui vaut de se faire dévorer par un chat, fatigué de l'entendre parler pour ne rien dire. Mais voilà, ce funeste déjeuner transmet le don de parole du perroquet au chat, qui se voit accablé d'une étrange malédiction. N'ayant pas sa langue dans sa poche, l'animal ne s'embarrasse pas des civilités en usage chez les humains, quitte à s'attirer les foudres du rabbin du rabbin...Le malheureux chat du rabbin est donc mis à contribution par Sfar, pour une réflexion sur l'usage de la parole, sur le mensonge et la vérité, mais essentiellement sur des questions religieuses. C'est drôle, c'est juste et c'est intelligent!

Mokona
16/08/11
 

Format

  • Hauteur : 29.80 cm
  • Largeur : 22.70 cm
  • Poids : 0.43 kg

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