Che s'est suicide (le)

MARKARIS, PETROS

livre che s'est suicide (le)
EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 09/02/06
LES NOTES :

à partir de
20,30 €

SYNOPSIS :

A Athènes, le commissaire Kostas Charitos est en congé pour trois mois, suite à une balle perdue reçue au poumon, lors de sa précédente enquête. Au bout d'un mois il se sent guéri, l'inaction lui pèse malgré son penchant pour la lecture des dictionnaires. Les soins trop attentifs de sa femme Adriana l'étouffent, il déprime. Se produit alors un événement qui "réveille le flic" en lui : Jason Phaviéros, entrepreneur de travaux publics bien connu (chargé de la construction du village olympique : nous sommes en 2003), pressé de questions dans un talk-show sur ses liens avec des membres du gouvernement qui favoriseraient ses affaires, répond en sortant un pistolet et en se tirant une balle dans la bouche. Qui peut considérer que ce suicide en direct sous les yeux de millions de téléspectateurs est suspect ? Personne sauf Kosta Charitos qui décide d'enquêter officieusement. Alors qu'il accumule ses informations avec patience et obstination,
un second suicide encore plus spectaculaire a lieu en direct à la télévision : il s'agit cette fois du député Lucas Stéphanakos. Peu de temps après le célèbre journaliste Apostolos Vakirtzis s'immole par le feu. Dans chacun des trois cas, le commissaire Charitos observe le même scénario : un groupuscule d'extrême-droite revendique d'avoir poussé les trois personnalités au suicide, une biographie plutôt élogieuse paraît sur chacun d'eux. Ils ont en commun un passé gauchiste -- révolte étudiante, lutte contre la junte, prison, torture -- puis une reconversion dans les affaires, la politique, le journalisme, sans perte d'idéal en apparence. L'indifférence initiale des autorités vire à la panique tandis que dans une Athènes transformée en vaste chantier, Charitos déploie minutie et ténacité pour réunir toutes les pièces du puzzle d'autant plus qu'on complote pour lui prendre sa place au Département des homicides.
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Connaissez-vous bien la littérature grecque ? Non ? Moi non plus. Jusqu’à ce que je sorte ce livre de ma PAL, le seul auteur grec que j’avais lu était Homère. Alors un auteur de romans policiers grecs… N’en parlons pas.Quant à l’histoire de la Grèce contemporaine, elle est encore plus inconnue à mes yeux que ses auteurs et si l’on évoque ce pays de nos jours, on pense à sa "crise", on pense peu à la junte militaire qui a pris le pouvoir dans les années 70 et à la chute de la royauté (à moins d’avoir lu la BD Mafalda de Quino).Charitos, pourtant, s’en souvient, lui qui a fait ses premières armes en tant que gardien de la Bouboulina, prison dans laquelle les prisonniers politiques, ceux que l’on soupçonnait d’attentats, étaient enfermés et interrogés. Je vous laisse deviner comment ils étaient interrogés, les personnages se montrent pudiques sur ce qu’ils ont vécu, plutôt sur ce qu’ils ont enduré, et dont ils portent encore les marques – pour certains.Le célèbre homme d’affaire qui s’est suicidé en direct est passé par cette prison, tout comme l’homme politique intègre qui, à son tour, se suicidera de manière spectaculaire devant les caméras. Une dérive de la télé-spectacle ? Certains ne sont pas loin de le penser. Un chantage ? Difficile de trouver un coupable dans un crime dont le meurtrier est aussi la victime. Mais quand deux ouvriers kurdes sont assassinés, l’affaire prend une autre dimension.La Grèce est (déjà) en crise pendant que se construit le village olympique. Le taux de chômage est important, et comme souvent dans ces cas-là, la solution est radicale : c’est la faute des étrangers qui viennent travailler en Grèce et prennent le travail des honnêtes ouvriers grecs. D’un côté, certains veulent les renvoyer chez eux (refrain connu ici aussi), de l’autre d’autres veulent les intégrer, enseigner leur langue, leur culture dans les écoles primaires. Il n’en faut pas plus non pas pour mettre le feu aux poudres, mais pour donner du grain à moudre aux enquêteurs.Sauf que l’enquêteur, Charitos, est bien mal en point. Après avoir joué les héros, passé des heures au bloc opératoire, des jours aux soins intensifs, il est maintenant en convalescence, sous la férule de sa femme Adriani qui, pour une fois dans leur vie de couple, a la mainmise sur l’emploi du temps de son mari. Aussi, quand son chef, Guikas, dépassé par l’incompétence olympique du remplaçant de Charitos, lui demande d’enquêter officieusement, il accepte immédiatement.Et enquêter officieusement, c’est presque aussi facile que d’enquêter officiellement – le passage de l’un à l’autre, quand les bourdes seront trop manifestes, se feront dans la douceur. Il faut dire que Charitos enquête sur des morts, et non sur des malversations financières, des comptes en Suisse ou dans les Balkans. Là, il aurait vraiment du mal à tirer des informations des personnes qu’il interroge ! Comme auxiliaire, il peut compter sur Koula, secrétaire de direction qui aspire à mieux et n’a aucune illusion sur les hommes : Dans les milieux que je fréquente, personnel et professionnel, quand les hommes flairent une femme intelligente, ils prennent leurs jambes à leur cou. Si je veux la jouer brillante, je vais finir vieille fille.Les hommes préfèrent la sécurité que leur procure une courge pour avoir l’esprit tranquille. Il peut aussi compter sur une fidèle trentenaire : sa Fiat. Il peut compter sur elle pour l’emmener aux quatre coins d’Athènes, et je ne vous cache pas que les nombreuses pages consacrées aux travaux, aux embouteillages, aux difficultés de circulation en tout genre sont parfois ennuyeuses, mais nécessaires pour montrer la vie quotidienne en Grèce.Et le résultat de l’enquête, me direz-vous ? Il est aussi complexe que le problème que Charitos a dû résoudre, et ce n’est pas peu dire.

Sharon
15/07/14
 

Blessé par balle dans l'exercice de ses fonctions, le commissaire Charistos s'ennuie ferme pendant sa convalescence. Abreuvé de soupe aux vermicelles et nourri de volailles cuites à l'eau par une épouse aux petits soins qui en fait des tonnes, il n'a même plus la force de se rebeller contre ce régime spartiate et préfère déprimer en silence. Eteint, apathique, c'est tout juste s'il réagit aux conseils de Phanis, son futur gendre, cardiologue de son état. Pourtant, le flic sommeille toujours en lui et se réveille le jour où il assiste, horrifié, au suicide en direct à la télévision du prospère homme d'affaires Jason Phaviéros.Dès lors, Charistos se donne pour objectif de comprendre les raisons de ce suicide spectaculaire. Déjà compliquée par le fait qu'il ne s'agisse pas d'un meurtre, l'affaire se corse encore après les suicides tout aussi médiatisés de deux autres personnalités publiques. Pressé par le ministre, le chef de la police demande à son commissaire, toujours en arrêt maladie, d'enquêter officieusement et lui adjoint l'agent Koula pour le seconder. Charistos, parfaitement rétabli de ses blessures et de sa déprime, est d'autant plus motivé que s'il échoue, il risque sa place au bureau des homicides.Dépaysement garanti avec le commissaire Kostas Charistos! Exit les Erlendur, Fredrik et autre Marrti rencontrés au gré des polars scandinaves très à la mode et kalimera (oui oui je suis polyglotte) aux Jason, Xénophon et Polychronis! Finies les vastes étendues enneigées de Suède ou d'Islande et bienvenue dans les rues embouteillées d'Athènes, sous l'implacable soleil grec!Sur fond de corruption, d'enrichissement personnel, de trafic d'influence et de xénophobie, Petros MARKARIS nous livre une intrigue efficace et bien rythmée qui trouve sa source dans le passé du pays, à l'époque de la junte. C'est avec plaisir que l'on suit son commissaire dans son enquête,dans ses soucis domestiques ou dans une Athènes transformée en chantier géant. Hauts en couleurs, très méditerranéens, ses personnages sont plus que sympathiques avec une mention spéciale pour Adriani, l'épouse de Kostas dont les défauts agaçants sont compensés par ses qualités de cuisinière qui donne l'eau à la bouche.En résumé, MARKARIS nous offre un délicieux polar non dénué d'humour, nous promène dans les rues d'Athènes et nous fait découvrir une page méconnue (de moi) de l'histoire grecque. Que demande le peuple?

un flyer
11/06/12

Le che s'est suicidé L’enquêteur récurrent de Petros Markaris se retrouve confronté à la rencontre du passé et du présent dans une Grèce en pleine préparation des Jeux olympiques d’Athènes de 2004, qui semble avoir tant marqué les esprits (voir aussi « Les sept vies des chats d’Athènes » de Theodoropoulos). Chantiers de construction et bulle de l’immobilier, opérations financières douteuses, poids des medias, quels rapports avec la dictature, la Junte, les groupes armés politiques des décennies précédentes ? les vérités sont difficiles à approcher. Une chose est sûre si vous partez prochainement à Athènes, emmenez un exemplaire de ce roman : c’est un véritable GPS qui vous aidera à vous orienter dans les rues saturées de la capitale grecque.

Le commissaire Kostas Charitos, le responsable du département des Homicides, est très ennuyé. Tout en congé maladie, ayant été blessé pendant son service, se retrouve sollicité par son supérieur Guikos pour enquêter officieusement sur la mort suspecte d'un homme d'affaires suivie des meurtres prémédités de ses deux employés kurdes. Phaviéros, l'homme d'affaires, aurait été poussé au suicide public, lors d'une émission télévisée, par une organisation nationaliste, car il embauchait des étrangers.Vu son passé politique et sa place sur la marché immobilier, cela paraît difficilement crédible. Charitos n'est pas sûr de prouver que le suicide est, en réalité, un homicide et de garder son poste assuré par intérim par Yanoutsos.Le commissaire Charitos est un personnage pittoresque et le roman ne manque pas d'humour. Bogusia (Médiathèque de Meudon)

Bogusia
29/04/10
 

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.43 kg
  • Langage original : GREC

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