Le chef-d'oeuvre inconnu

BALZAC, HONORE DE

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 25/08/08
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

" L'oeuvre et l'exécution tuées par la trop grande abondance du principe créateur " : telle est, selon Balzac, l'idée commune aux trois Études philosophiques que sont Le Chef-d'oeuvre inconnu, Gambara et Massimilla Doni. Au début du XVIIe siècle, le peintre visionnaire Frenhofer est hanté par sa pièce maîtresse, La Belle Noiseuse, à laquelle il travaille depuis dix ans, et que nul n'a jamais vue : Nicolas Poussin lui propose un modèle féminin susceptible de lui inspirer la perfection
qu'il veut atteindre (Le Chef-d'oeuvre inconnu). La même quête d'absolu anime le héros de Gambara, compositeur à la recherche du " principe musical " situé au-delà de toute réalisation, et dont la folie n'a d'égale que l'impuissance du ténor Emilio dans Massimilla Doni, récit à la gloire de Venise et de l'opéra italien. Comme l'écrivait Balzac en 1839, le lecteur de ces trois " contes artistes " apprendra avant tout " par quelles lois arrive le suicide de l'art ".
8 personnes en parlent

L’ouvrage que j’ai possède deux nouvelles, je vais donc coupé mon avis en deux.Le Chef-d’oeuvre inconnu de Balzac : Cette courte nouvelle nous fait rencontrer deux artistes du début du XVIIème siècle : Franz Porbus et Nicolas Poussin. Ces deux peintres ont réellement existé et en côtoie un troisième dans cette oeuvre. Frenhofer est un peintre qui veut atteindre la perfection dans la peinture. Il parle souvent de faire vivre les personnages des tableaux, il parle avec beaucoup d’orgueil du tableau sur lequel il travaille depuis dix ans, un tableau qui devrait révolutionner le monde, si on en croit ses dires.Bien entendu on est alléché par cet oeuvre, la façon dont il en parle donne envie aussi bien à Porbus, à Poussin mais également au lecteur, de voir enfin ce Chef-d’oeuvre. Quand il parle Frenhofer est sûr de lui, il en rajoute des tonnes, et des œuvres qu’il montre de lui, on sent qu’il a un réel talent.Peut-on réellement atteindre la perfection? Peindre une femme si parfaite, qu’elle pourrait sortir du cadre, qu’on pourrait la voir respirer? En tout cas c’est très certainement le but que cherche à atteindre Frenhofer.Cette nouvelle se lit très vite, j’ai beaucoup aimé à imaginer les tableaux, et la façon de parler de Frenhofer prête à la fois à rire (il en rajoute énormément) mais on se sent un peu comme Poussin, admiratif.Et puis il y a la fin, très bien pensée et qui nous laisses plutôt stupéfait.J’ai beaucoup aimé.Coup de gueule : la version que j’ai est bourré de notes de bas de page, ce qui coupe la lecture et c’est enquiquinant. Alors oui je suis pas obligée de les lire mais j’ai toujours peur de louper quelque chose. Et puis là BIM, spoil de la fin. Autant dire que spoiler la fin de ce livre c’est quand même glauque. Alors oui y a des indices, oui on peut se douter où on nous emmènes, mais carrément spoiler, voilà quoi, c’est moche. Et j’ai vraiment eu la rage, parce que du coup, j’ai pas été si stupéfaite que j’aurais pu l’être.La leçon de violon de E.T.A Hoffman : Dans le même genre que le Chef-d’oeuvre inconnu de Balzac, sauf qu’ici il s’agit de musique et plus particulièrement de violon. Un jeune violoncelliste va vouloir rencontrer « le baron ». Le baron est un personnage qui semble aimer le violon plus que tout, qui en parle avec beaucoup de philosophie et qui aime à conseiller les gens, et prendre des élèves. Il est surtout bouffi d’orgueil, ce qui ne rend pas le personnage très agréable.La chute de cette nouvelle rend l’histoire amusante, et j’ai eu un grand sourire à la fin de ma lecture. J’ai beaucoup aimé.

lasurvolte
08/06/16
 

Je n'ai jamais été très sensible à Balzac et cette histoire le prouve une nouvelle fois. J'ai eu parfois l'impression de passer à côté de certaines choses. Pourtant le sujet avait l'air passionnant.La nouvelle se lit très vite, le récit est court et se laisse facilement lire, c'est un avantage. L'histoire en elle-même apparaît sympathique et se révèle intéressante sur certains aspects. Evoquant l'histoire de l'art avec Poussin et la peinture en général, je me suis forcément retrouvée à lire ce récit durant mes années de fac. Ce qui m'a amusée, c'est la recherche de la perfection à laquelle se livre les artistes et que Balzac pousse au bout de l'idée. Avec celle de l'artiste maudit très en vogue dans son siècle. De ce point de vue, le récit m'a satisfaite, même si pour moi, il manquait encore d'un petit truc en plus.L'histoire tourne autour de ce tableau mystère qu'on cherche tous plus ou moins à apercevoir. Alors on lambine, on attends, on suit la vie de Poussin et des autres protagonistes. Quand vient alors la révélation, je suis restée sur ma faim, surtout qu'après toute cette montée en puissance côté suspense et mystère, tout tombe à l'eau. C'est plat et le soufflé est raté. Tout part trop vite et je me suis retrouvée un peu perdue, "tout ça pour ça ?", c'était un peu dommage.Si Frenhofer s'avère passionnant quand il parle de peinture, notamment sur sa tirade, il n'en demeure pas moins un peu "fou". Poussin et Porbus sont sympathiques, mais sans plus. Il n'y a pas d'âge pour apprécier les belles histoires...

Ewylyn
30/01/16
 

J'ai beaucoup aimé cette petite nouvelle de Balzac bien que je n'ai pas ressenti les mêmes choses que d'habitude. Normalement quand je lis un livre de lui, dès les premières pages je suis charmé et je me laisse aller au gré de ma lecture mais pas avec celle-ci ...L'histoire en elle-même est intéressante et bien exploitée. Poussin est dans cette nouvelle, un peintre en soif d'apprendre de nouvelles techniques, de s'améliorer. Pour cela il va à la rencontre du peintre Porbus chez qui il rencontrera un peintre au grand talent qui est en train de peindre son chef-d'oeuvre depuis 10 ans - il est donc à la recherche de la perfection. Pour pouvoir voir ce grand tableau tant attendu, Poussin donnera son amante au vieux peintre pour que celui-ci vérifie son oeuvre sur une vraie femme... Pour la fin je m'imaginais donc un truc grandiose, une description de l'oeuvre .... mais non, ça ne s'est pas passé comme ça : la fin m'a donc surprise mais pas tellement en bien, il est vrai que c'est un gros rebondissement mais ça ne m'a pas fait ouvrir de grands yeux en me disant " OMG ! " comme dans ses autres livres...Les personnages sont très peu nombreux : il n'y en a que 4 mais malgré tout je ne me suis attaché à aucun d'eux sauf peut être l'amante qui doit montrer son corps par amour pour Poussin et dont l'amour se ressent lorsqu'elle parle. C'est un beau sacrifice non ? Poussin lui ne m'a paru obnubilé que par la peinture, il redevient amoureux à la fin quand la femme lui demande quelque chose .... Ce sont les deux seuls personnages qui m'ont un minimum intéressé les deux autres, bofs, bien que le vieux peintre soit assez fou et que Porbus soit un ami très sincère...L'écriture de Balzac est toujours aussi enchanteresse, j'ai retrouvé tout ce qui me plaît dans son style.Encore un Balzac apprécié même s'il ne l'a pas autant été qu'avec ses autres livres ! Appelez moi, Love ... Love-of-book :P

Loveofbook
02/11/14
 

Ce court texte est écrit en 1831, publié dans le journal L’artiste la même année, puis dans un recueil Romans et contes philosophiques, chez Charles Gosselin remanié a diverses reprises, notamment en 1837 pour lui une portée plus philosophique moins axé donc sur l'intrigue et en 1845, version que Flammarion édite dans cette collection Etonnants classiques.Je ne suis pas un spécialiste des grands classiques, je n’en ai pas lu énormément. Balzac m’a toujours fait un peu peur par ses longues descriptions parfois difficiles à lire de bout en bout : même dans ce petit texte, il y a un ou deux passages longuets qui n’apportent rien au récit, qui l’alourdissent même (suis-je bien fier pour me permettre de critiquer ainsi Balzac ici ?). Mais lorsque Balzac fait parler Frenhofer, quelle force et quels proposLe vrai personnage principal de cette œuvre est bien sûr Frenhofer. Personnage atypique qui ne rêve que de son chef-d’œuvre qui ne vit que pour le réaliser ou pour tendre vers sa réalisation qu’il repousse tant il n’est pas persuadé de la réussir et tant il sait qu’une fois qu’il l’aura réalisée, sa vie n’aura plus de sens. Un personnage énorme qui m’a emballé par ses emportements, ses théories qu’il énonce fortement et distinctement sans avoir cure des petites fiertés ou susceptibilités des uns et des autres. Et les souvenirs que j’avais de l’écriture un rien empesée de Balzac en prennent un coup : pas si datée que cela -certes certaines expressions, certains mots ne sont plus usités actuellement, tels "Tudieu" ou encore la si belle suite d’injures qui devrait faire son retour, parce qu’elle est tout simplement magnifique : "Tu ne vois rien, manant ! maheustre ! bélître ! bardache !" (p.64), c’est quand même mieux que ce qu’on peut lire de nos jours !- et même assez actuelle si l’on lit certains auteurs qui travaillent un peu leur langue.Un classique passionnant, conseillé par un ami, qu’à mon tour je ne peux que conseiller à tous, amateurs d’art ou non. C'est un livre écrit il y a plus de 180 ans et qui colle parfaitement à une analyse des peintres modernes, notamment tous ceux qui ont commencé à destructurer le dessin, tels Picasso, Braque et nombreux autres. Yv

Lyvres
22/03/14
 

L'une des nouvelles les plus célèbres et les plus commentées de Balzac. Texte sur l'Art, l'Artiste et la Création en général. Conte fantastique , méditation sur le pouvoir de l'esprit dans le domaine de l'art. Magnifiques portraits et descriptions.

BMJACOU
26/02/14
 

Ce texte est un chef d'oeuvre comme son titre! Le sujet: l'Art. Qui est capable de créer? D'où vient l'inspiration? Et comment définir un chef d'oeuvre? Ces trois questions correspondent exactement au questionnement de ce court récit. Notre Artiste peint la plus belle femme du monde mais ses admirateurs ne voient que les traits et rien d'autre! Quel contrariété pour l'artiste et pour ses admirateurs. Cemella

Cemella
27/04/13
 

Ce livre, j'avais du le lire en seconde pour le cours de français, c'est l'une des rares œuvres qu'on avait réellement décortiquées et je dois dire que j'en garde un excellent souvenir ! (après tout, c'est du Balzac, le souvenir ne peut qu'être bon !). J'aime beaucoup cette histoire car elle est toute simple, sans fioriture, mais elle reste très étrange. On ne sait pas trop à quoi s'attendre avec les personnages que l'on nous présente dans le livre, mais on sent tout au long de la nouvelle que le final va être phénoménal, et il l'est. J'aime beaucoup les personnages des artistes dans Le Chef-d'oeuvre inconnu : ils sont vraiment entiers, exubérants et entièrement à leur œuvre. J'aime beaucoup cela. On ne dénote pas vraiment de la réalité, après tout la recherche de la perfection est un truc d'artiste et lui-même ne sera jamais réellement pleinement satisfait de son œuvre, bien que pour un "étranger" l’œuvre peut sembler parfaite. Cette histoire, c'est avant tout une histoire de visions différentes, de talents et de perfection. Et le mieux dans cette histoire de Balzac, c'est qu'après avoir refermé ce livre, on a terriblement envie de se mettre à la peinture ! C'est ça qui est génial, ce livre donne envie et je trouve ça réellement impressionnant et important.

MademoiselleLuna
12/06/12
 

Le jeune Nicolas Poussin rencontre le peintre Frenhofer, qui travaille depuis dix ans sur un tableau, le portrait d'une femme, que personne n'a jamais vu. Le portrait achevé, à force de retouches, ne ressemble plus qu'à un amas informe de peinture, que le vieillard considère comme la plus belle représentation de femme jamais exécutée. Balzac livre ici une réflexion très pertinente sur l'art, qui, par sa modernité, annonce le règne de la peinture abstraite.

sovane
23/10/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.20 kg

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