Le chef-d'oeuvre

ENQUIST, ANNA

livre le chef-d'oeuvre
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 06/10/05
LES NOTES :

à partir de
6,70 €

SYNOPSIS :

Le chef-d'oeuvre « Se sentir bien, et fort : un gagnant. Comme si en exhibant ses toiles, il donnait le coup de grâce à tous ceux qui l'ont un jour méconnu ou ont entravé sa carrière. Maintenant ils vont savoir qui il est : Steenkamer Johan, artiste peintre. (...) Des deux bras, les poings serrés, il fait un geste victorieux en direction des murs de la douche et va s'habiller. Acclamations de joies insonores. » Johan prépare pour le Musée national une grande
exposition qui doit lui apporter la consécration. Le soir du vernissage, sa mère a organisé un dîner. Mais Oscar, le frère aîné de Johan, historien d'art, vient de publier un article cinglant sur la peinture contemporaine. Et les anciennes rancoeurs, les rivalités conscientes ou non, sont toujours prêtes à resurgir. D'une grande maîtrise d'écriture, ce premier roman explore les névroses familiales et les drames intimes avec une profondeur bouleversante.
3 personnes en parlent

Cours de psycho! A partir d’un fil conducteur - l’organisation du vernissage de l’exposition du peintre Johan Steenkamer - ce roman livre les tribulations d’une famille chaotique où se déploient jalousie entre frères ; relations mère/fils ; amour et haine ; création, réussite et échec ; absence, rupture et perte... Les destins de chacun des personnages sont prétextes à une analyse psychologique fine mettant en évidence la faculté de l’auteur (qui est aussi psychanalyste) à décrire d’une plume limpide les émotions et sentiments. Construit en trois parties très identifiables, la deuxième qui relate les difficultés conjugales de Johan et la perte de son enfant est particulièrement émouvante.Ne pas s’attendre à une histoire sur le milieu artistique mais à un cours de psycho !

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Un repas familial, rien de tel en littérature (ou au cinéma , cf Festen) pour concentrer en un même lieu des protagonistes qui vont pouvoir s'écharper entre la poire et le fromage.L'originalité d'Anna Enquist est de nous amener progressivement à cette acmé qui devrait voir aussi le triomphe absolu du peintre Johan Steenkamer, lors d'une exposition de ses œuvres et en particulier de son Chef d’œuvre. Pour autant celui-ci n'est pas le personnage principal, quoi qu'il lui en coûte ! Ce sont les femmes que l'auteure privilégie: Lisa, psychiatre et meilleure amie d'Ellen, la femme de Johan, mais aussi Alma, la mère pas si indigne que ça. Chacune d'entre elle fait face à l'adversité même si souvent elles sentent le sol se dérober sous leurs pieds ou qu'au contraire elles ont besoin d'affronter un "sol récalcitrant"...La marche entr'amies sera aussi d'un grand secours pour exorciser en partie la douleur...Peignant au plus près la nature dans ses aspects quotidiens et féroces, Anna Enquist établit aussi des parallèles entre le monde des animaux, où les petits peuvent se faire dévorer par leurs parents, et celui des humains où la férocité est plus larvée.Familles en décomposition ,"frictions familiales" dues à la lâcheté ,aux jalousies,aux trahisons, impossibilité de communiquer dans le couple ,rapports entre création et amour, Anna Enquist aborde ici dans ce premier roman les thèmes qu'elle ne cesse d'explorer dans un style à la fois tout en retenue et au plus près des émotions et des sensations.La structure de l’œuvre, très maîtrisée (trois parties allant crescendo) contribue à débarrasser de tout pathos des situations particulièrement difficiles. Ainsi au début de la deuxième partie, craignant d'avoir laissé passer une information importante , suis-je repartie un peu en arrière. Mais non, j'avais lu attentivement et l'information ainsi lâchée au détour d'une phrase, de manière quasi anodine, n'en prenait que plus de puissance, irradiant de toute sa noirceur contenue."Observer c'est survivre", remarque un des personnages et cette maxime Anna Enquist l'applique pour le plus grand bonheur du lecteur, elle qui se penche avec intérêt et compassion sur le destin de chacun de ses personnages, sans jamais les juger.Une œuvre puissante, une romancière pour qui j'ai eu un énorme coup de cœur et dont j'ai dévoré à toute allure l’œuvre parue en France. cathulu

cathulu
11/07/12
 

Cours de psycho! A partir d’un fil conducteur - l’organisation du vernissage de l’exposition du peintre Johan Steenkamer - ce roman livre les tribulations d’une famille chaotique où se déploient jalousie entre frères ; relations mère/fils ; amour et haine ; création, réussite et échec ; absence, rupture et perte... Les destins de chacun des personnages sont prétextes à une analyse psychologique fine mettant en évidence la faculté de l’auteur (qui est aussi psychanalyste) à décrire d’une plume limpide les émotions et sentiments. Construit en trois parties très identifiables, la deuxième qui relate les difficultés conjugales de Johan et la perte de son enfant est particulièrement émouvante.Ne pas s’attendre à une histoire sur le milieu artistique mais à un cours de psycho !

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.15 kg

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