Le chien de minuit

BRUSSOLO, SERGE

livre le chien de minuit
EDITEUR : EDITIONS DU MASQUE
DATE DE PARUTION : 01/06/94
LES NOTES :

à partir de
5,30 €

SYNOPSIS :

Sur les toits de Los Angeles, des bandes de jeunes s'affrontent pour la possession des parcelles de béton qui surplombent le vide. Leur philosophie : ne plus jamais redescendre dans la rue ! Lâ-haut, entre les antennes de télé, ils sont des dizaines à vivre de rapines, escaladant les façades pour cambrioler les appartements des alentours. Tous voudraient bien se hisser sur le toit du 1224, Horton Street, un immeuble dont le dernier étage est occupe par
un superbe complexe de loisirs à l'usage de yuppies. Mais un homme les empêche d'aborder cet eldorado : Dogstone, le gardien qui n'hésite pas à jeter dans le vide tout étranger ayant commis l'erreur de pénétrer sur son territoire. Dogstone, qu'on surnomme également « Le Chien de Minuit »... Un thriller d'une efficacité redoutable, aux couleurs de l'Amérique, par l'un des auteurs français les plus brillants de sa génération, ici consacré.
4 personnes en parlent

Un petit Brussolo selon moi dans la mesure où ce roman est nettement moins "délirant" que d'autres romans de l'auteur, dont certains font preuve d'une imagination hautement débridée.On se retrouve ici sur les toits de Los Angeles, aux côtés de David, professeur et écrivain grugé, sans-abri qui rejoindra un gang et défiera un certain Dogstone, une brute qui fait peu de cas de la vie humaine et a en charge la surveillance d'un immeuble de haut standing.Brussolo use de ficelles assez grosses pour critiquer la société américaine et les biens nantis, notamment avec la symbolique de la chute et de l'ascension sociale, mais le roman n'en reste pas moins très plaisant à lire, une large place étant faite à l'action. <p>Maltese</p>

Maltese
06/06/13
 

Histoire efficace de gangs qui rivalisent pour assurer leur suprématie sur les toits des immeubles de Los Angelès.L'auteur aborde les thèmes des SDF, de l'insécurité et de sa réponse en terme du "tout sécuritaire" Une jolie réflexion; il manque toutefois des portraits fouillés des personnages mais apparemment ce n'est pas le choix de cet auteur.

dvan
13/04/13
 

Le Chien de Minuit, de Serge Brussolo, se déroule à Los Angeles. David, ancien professeur de lettres, et écrivain depuis peu, se retrouve dans la rue suite à un conflit avec son éditeur. Il décide, avec son ami Ziggy, de fuir la violence des rues en trouvant refuge sur les toits des gratte-ciel de la ville. Cela permettra par la même occasion à Ziggy de réaliser le sombre projet qui lui trotte dans la tête… Mais un clan occupe déjà les lieux : si les deux hommes veulent l’intégrer, il leur faudra supprimer le Chien de Minuit, l’impitoyable gardien du 1224 Horton Street, une luxueuse résidence, et le seul immeuble de L.A. dont le toit résiste encore et toujours à l’envahisseur. La partie sera serrée pour nos deux héros car Dogstone, alias Le Chien de Minuit, est un ancien combattant du Vietnam, qui n’hésite pas à jeter dans le vide les intrus qui s’y aventurent… On retrouve dans ce court roman (moins de 200 pages) toutes les caractéristiques de l’univers de l’auteur : une intrigue originale, de la violence, et des personnages « brussoliens »… L’alter ego de Brussolo, par exemple, qui se trouve être David : le héros a une imagination extraordinaire, et un talent de conteur impressionnant (d’une façon orale, contrairement à l’écrivain). Mais Brussolo excelle avant tout dans la description de personnages marginalisés, souvent attardés, en proie à des fantasmes nourris par des films ou des bandes dessinées. Le personnage de Ziggy, l’ancien surfeur qui a perdu une partie de sa raison, est à ce titre particulièrement réussi : on savoure chacune des apparitions de ce casse-cou complètement fêlé, mais dont la folie repose paradoxalement sur une rationalité implacable. Malgré quelques longueurs, ce roman très original captive le plus souvent. Il égratigne le milieu de l’édition en mettant au jour ses dérives, et dénonce les inégalités, la violence et la superficialité (via les « yuppies », qui occupent l’immeuble gardé par le Chien de Minuit) de la société américaine. Plusieurs scènes marquent l’esprit, comme la première, narrant l’ascension de Bambata jusqu’au toit, avant de se faire éjecter par le gardien, ou encore celle où l’on voit Ziggy grimper jusqu’à un appartement pour le visiter à sa façon (le point de vue est celui de David, qui, resté sur le toit, y assiste avec le recul d’un spectateur au cinéma). Cependant, ce roman laisse des sentiments contradictoires : malgré sa lenteur, Le Chien de Minuit ne va pas totalement au fond des choses, et donne l’impression de partir un peu dans toutes les directions, bref de ne pas avoir de vrai fil conducteur. Le roman laisse ainsi un goût d’inachevé : avec une idée de base aussi fascinante, il aurait pu être un chef-d’œuvre. Son immense potentiel n’est pas totalement exploité (les membres du clan, et plus généralement la vie sur les toits, auraient par exemple pu être davantage développés). C’est dommage, mais cela reste tout de même une excellente lecture, originale, savoureuse, et prenante – notamment la seconde moitié, où le suspense est habilement entretenu –, qui mérite son Prix du Roman d’aventures reçu en 1994.

Nico17
05/05/10
 

A mi-chemin entre le polar et le roman d’aventures, le Chien de Minuit est un récit passionnant. Los Angeles, la cité des anges, n’a jamais aussi bien porté son surnom : la ville abrite une population marginale – les frontclimbers- qui peuple les toits et survit grâce à des cambriolages. Ces gangs, faute de trouver richesses dans la rue, ont pris d’assaut les terrasses et veillent précieusement sur leurs territoires aériens. Que ce soient les Blacks, les Latinos ou encore la bande de Mokes, ils s’affrontent quotidiennement pour conserver leur place au Soleil (ou plutôt entre Ciel et Terre). Pourtant, tous les gangs ont un ennemi commun : le Chien de Minuit, Dogstone (l’horrible gardien du 1224 Horton Street) ; et un objectif identique : monter sur ce toit et prendre enfin possession de cette forteresse imprenable…Car la bande qui parviendra à laisser sa trace (grâce à un tag) sur la fameuse façade pourra ensuite avoir la main mise sur toutes les toitures de la ville… Avec un style simple et efficace, Serge Brussolo nous emmène dans les bas-fonds d’une ville typiquement américaine où la ségrégation raciale reste forte, où le fossé riches/pauvres se creuse et attise les jalousies, et où la violence de la vie est brutale, inhumaine, implacable. Cyniquement planant !

SophieC
28/10/09
 

Format

  • Hauteur : 16.50 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.11 kg