Le chien jaune

SIMENON, GEORGES

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 03/01/03
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SYNOPSIS :

Le Chien jaune Vendredi 7 novembre. Concarneau est désert. L'horloge lumineuse de la vieille ville, qu'on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq. C'est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s'entrechoquer les barques dans le port. Le vent s'engouffre
dans les rues, où l'on voit parfois des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol. Quai de l'Aiguillon, il n'y a pas une lumière. Tout est fermé. Tout le monde dort. Seules les trois fenêtres de l'hôtel de l'Amiral, à l'angle de la place et du quai, sont encore éclairées...
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Mostaguen, un notable de Concarneau est grièvement blessé d’un coup de révolver, alors qu’il rentrait paisiblement chez lui, de retour du bar-restaurant-hôtel « L’Amiral » qu’il fréquentait. Seul témoin du meurtre, un chien d’un jaune sale, de la couleur des chiens de personne. Appelé sur les lieux, Maigret commence son enquête par ce fameux bar. Les clients en sont aussi des notables, des types semble-t-il à l’aise, des gens du type de ceux qu’on écoute. J’ai lu de mauvaises critiques sur ce grand classique de Simenon : l’un trouvait que le livre datait, l’autre regrettait de ne pas retrouver l’ambiance Agatha Christie. Eh oui, ma bonne dame, Simenon n’a (heureusement, de mon point de vue) rien à voir avec l’auteur d’énigmes à la chaine bien connue. Simenon, c’est l’intérieur, l’interne humain, pas le cheveu oublié sur l’oreiller, cheveu qui prouve que, décidemment non, la victime n’était pas chauve ! J’ai lu aussi parlant de Simenon (elle s’appelle Lune, joli, non ?) « Vous nous ouvrez la porte de l'Hôtel de l'Amiral, nos narines reçoivent les odeurs de tabac, d'alcool, de bière, de repas tristes et gras. Nous épions, tapis sans être vus, une frange misérable de la population, les regards sournois de quelques notables dont nous devinons la laideur sous leur dehors de bien-pensants de petite ville de province où chacun se sourit, se déteste, magouille lâchement. Nous suivons Maigret, nous approuvons sa placidité et sa non-méthode qui, en fin de compte, en est une, la sienne ». En voilà au moins une qui a tout compris. Simenon, ça se mâche, surtout à Concarneau, par la pluie qui remplit ce pot de chambre. Les hommes, leurs défauts, leur lâcheté, leur petitesse, ça se déguste en connaisseur. Ils sont vrais, ni héroïques ni dignes d’admiration, ils existent, tout simplement. Autre aspect remarquable du roman, l’opposition entre l’intelligence sensitive de Maigret et la méthode plus « jugulaire-jugulaire » de son adjoint, apprise à l’école de police et répétée sans génie, la méthode à la mode de nos jours, faite d’indices, de preuves matérielles, de matériel tout simplement, qui ne permet pas de comprendre les ressorts d’une affaire mais de remplir les tôles françaises, si accueillantes comme chacun sait… Lorsqu’Arletty s’indignait de paraître avoir une gueule d’atmosphère, c’est peut-être (peut-être seulement, hein ?) au « Chien jaune » qu’elle pensait, car ce bouquin, c’est de l’atmosphère mer saline, pluie sale, réflexes petits, trouillards-combinards, c’est de l’atmosphère d’exception, un des très grands écrits du Maître Georges.
Noir de Polars M

Un des Maigret les plus célèbres. On retrouve l'importance de la boisson et des ports dans ce roman dans lequel un chien jaune joue les fils conducteurs au milieu d'une humanité toujours autant capable de bêtises et de bassesses.En 1932, Jean Tarride adapte pour la première fois Simenon au cinéma à partir du présent roman. Maltese

Maltese
02/03/09
 

Ainsi, j'ai commencé à découvrir Concarneau de nuit, puis sous la pluie, puis dans le brouillard. A croire qu'en Bretagne, il ne fait jamais plus de douze degré et que la tenue officielle est le ciré jaune et les bottes en caoutchouc... Et puis je suis tombée nez à nez avec Maigret. Que je me suis bien vite représentée malgré l'absence de description le concernant dans le bouquin. Un type assez costaud, en manteau foncé, avec une pipe, et une neutralité déconcertante. Et j'ai lu, j'ai lu, j'ai lu. J'ai cligné des paupières aussi par moment. Parce que Maigret, c'est parfois un peu comme Derrick, pas aussi palpitant qu'un Harlan Coben ou qu'un Anne Perry.Et enfin, je suis arrivée à la fin. A la partie des romans policiers que je préfère. Celle où l'enquêteur principal explique les ficelles de l'intrigue. Ou comment, à partir d'un simple regard, il a déduit la suite des événements jusqu'à rassembler en une même pièce les protagnistes d'une sordide histoire.Mais je l'avoue : désormais, je pourrai dire que j'ai moi aussi lu Le chien jaune. Mais je ne suis pas très sûre de repartir dans du Simenon tout de suite Miss Alfie

MissAlfie
16/04/13
 

Concarneau, novembre. De l’Hôtel de l’Amiral sort un homme ivre. Il fait quelques pas puis tombe à terre, fauché par une balle. Le lendemain, à l’Amiral, un médecin de la ville déjoue une tentative d’empoisonnement, alors que le commissaire Maigret vient d’arriver. Puis un journaliste du coin disparaît mystérieusement. On remarque en ville, traînant autour du café un étrange chien jaune. Concarneau commence à avoir peur…Avec « Le chien jaune », je découvrais le commissaire Maigret et avec lui la plume de Simenon. Ce fut une lecture plaisante et agréable.Si la première publication de ce polar date de 1931, je trouve qu’il n’a pas du tout vieilli tant sa force réside dans le fait de camper une atmosphère. Simenon a véritablement écrit un roman d’atmosphère à travers les descriptions sobres et précises qu’il livre au lecteur. Le début notamment est saisissant : la tempête fait rage alors que la marée est haute. Ce temps agité inaugure un drame, le premier qui saisit Concarneau. A d’autres moments, le soleil est éclatant, lavant le ciel d’un bleu azur. Puis le vilain temps revient. Flux et reflux météorologiques, à l’image du cycle des marées. La présence du chien jaune apporte une touche un peu fantastique au récit : qui est cet étrange animal ? Quel est son rôle dans les meurtres ? Qui est son maître ?L’enquête est classique mais magistrale, un peu comme dans les polars d’Agatha Christie. Maigret est un commissaire qui ne s’en laisse pas compter, surtout par de jeunes inspecteurs, qui aime à répéter qu’il ne faut jamais déduire, qui se forge secrètement sa propre opinion, puis la livre dans un final éblouissant qui fait éclater une vérité insoupçonnée. Tous les éléments disparates du polar s’emboîtent alors permettant au lecteur d’accéder au sens de l’œuvre.Une enquête passionnante, une écriture qui n’a pas vieilli, de belles descriptions qui concourent à camper une atmosphère oppressante d’où surgit au final la vérité. Seraphita

Seraphita
30/12/11
 

"Le chien jaune" est le premier des Maigret de la mer, même si le monde de l'eau, de la rivière, a déjà été mis en scène dans "Le charretier la providence". Le style est très Simenon, sobre avec une formidable puissance évocatrice de vent dans les dunes et de brumes montant du port. La pluie vous fouette le soir et le troquet sent la fine et la chaleur des hommes Le scénario est également très Simenon: des ratés, trouvant encore plus raté et influençable qu'eux, la lâcheté, la trouille, la petitesse. Un bijou. SAINT-LUC

un flyer
11/06/11

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg

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