Le ciel tout autour

WARD, AMANDA EYRE

livre le ciel tout autour
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 07/08/06
LES NOTES :

à partir de
5,60 €

SYNOPSIS :

«La nuit, allongée dans sa cellule, la télé éteinte, les bruits enfin calmés, elle repense à ce soir-lâ, sur la véranda. Elle tente de se convaincre qu'elle l'a vraiment vécu. Elle compte les minutes qu'il lui reste à vivre. Le 25 août est dans soixante-deux jours 89 280 minutes.» Karen a vingt-neuf ans et elle attend son exécution dans le couloir de la mort d'une prison du Texas où les touristes affluent pour l'événement. Célia,
la veuve d'un des hommes que Karen a assassinés, ne parvient pas à se remettre de la mort de son mari. Cinq ans après, elle ne pardonne pas mais décide d'écrire à la coupable... Franny, jeune médecin originaire du Texas, quitte New York pour rejoindre sa région natale et trouver peut-être un sens â sa vie. Trois destins entremêlés dans un roman qui évoque l'univers carcéral féminin avec émotion et humanité. Inoubliable.
7 personnes en parlent

Trois femmes se retrouvent à Mountain View, une prison pénitentiaire dans l’État du Texas. Karen est condamnée à mort pour avoir tué les hommes qui l’ont violée et abîmée, alors qu’elle se prostituait pour survivre. Celia vient assister à la mort de Karen qui a tué son mari, coupable d’être témoin de ses meurtres. Franny revient dans la ville de son enfance après la mort de son oncle, médecin à la prison. Au-delà de leurs différences, les trois femmes sont liées par le quotidien de la prison, et plus particulièrement de ces femmes, Karen, Jackie, Veronica, Tiffany, qui sont dans le Couloir de la Mort.Celles qui savent qu’elles vont mourir recréent, chacune à sa manière, leur univers au sein d’un environnement hostile. En attendant la mort, elles décorent leur cage, dessinent les murs, soignent leur corps. Amanda Eyre Ward décrit leurs tentatives, qui tantôt paraissent vaines, tantôt touchent jusqu’à l’intimité. Des mots jaillissent la simplicité, l’habitude, l’amour qui nourrissent le quotidien de ces femmes en sursis.Le besoin de vivre, la proximité et la précarité d’un quotidien stérile exacerbent les tensions. Les rituels de la prison, les chaînes, les barreaux et les violations de leur vie intime les prive de leur dignité.« Pour survivre à l’enfermement, il faut oublier le monde extérieur, la pluie sur la peau, le plaisir de conduire une voiture où bon vous semble. Trouver quelqu’un à aimer à l’intérieur des murs, cesser d’attendre qu’on appelle votre nom les jours de visite. C’est facile, d’une certaine façon, un peu comme sombrer dans des sables mouvants ou dans la tristesse. Il suffit de lâcher prise. »Comme Jean Meckert dans Nous sommes tous des assassins, Amanda Eyre Ward incarne tour à tour les positions concernant la peine de mort : il y a celles qui s’y opposent parce qu’elles ont cerné que les criminelles étaient parfois innocentes ; et celles qui ont perdu un mari, un enfant, un frère, et qui ont besoin qu’on reconnaisse leurs souffrances.Tout en gris comme leur tenue de prisonnières, le roman d’Amanda Eyre Ward donne à voir une humanité à la fois belle et horrible, digne et écœurante. L'intégralité de la critique sur mon blog :http://www.bibliolingus.fr/le-ciel-tout-autour-amanda-eyre-ward-a80136640

Lybertaire
07/06/12
 

Ce livre, en réalité je l'ai lu en anglais, et relu en français quelques années plus tard car il m'avait bouleversé et je voulais être certaine d'en avoir compris le sens et la profondeur. Le thème de l'histoire pourrait vous sembler sombre et rébarbatif et c'est tout le contraire, c'est un livre sur l'espoir, le pardon, la rédemption. A travers les histoires et les destins croisés de ces trois femmes, à travers leurs choix, leurs rencontres on découvre trois vies cassées qui vont se reconstruire, chacune à sa façon. Même Karen qui attend dans le couloir de mort trouvera la paix. Trois histoires, trois destins qui s'entremêlent pour un livre bouleversant mais étrangement réconfortant.

Ikebukuro
16/04/11
 

Je vais vraiment avoir l'air d'un monstre en disant que le destin de ces femmes m'ont laissée de marbre mais c'est le cas. J'ai été très peu touchée, je n'ai pas vraiment aimé l'écriture de ce roman et l'aspect religieux de la rédemption m'a gênée. Le tour de passe-passe qui a lieu dans le bar m'a laissée perplexe. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
13/10/13
 

29 ans seulement, mais Karen en a fini avec la vie, ou presque. Elle est en effet dans le couloir de la mort d’une prison du Texas, attendant son exécution… Une exécution qui fait affluer les touristes, heureux de se rapprocher du cœur de l’évènement. Et qui va rapprocher comme par hasard, mais pas tout à fait, trois femmes. Célia, veuve d’un des hommes assassinés par Karen, décide d’écrire à la meurtrière, non pas pour lui pardonner, mais pour lui parler tout simplement, parler de sa vie d’avant, de son mari, du manque et du vide de la vie d’aujourd’hui. Quant à Franny, elle était censée être juste de passage, mais se fera un devoir d’apporter son aide en prison, et aura du mal à repartir.Voici donc trois femmes que tout sépare, et qui pourtant vont se trouver rapprochées par l’exécution de Karen. Trois femmes dont la vie semble s’enliser, qui n’arrivent plus à avancer (ou pour Karen, n’ont plus tellement de choix, l’issue fatale étant proche), et qui se confient, qui partagent leurs peurs, leurs joies, leurs souvenirs, leurs espoirs. Les destins de ces trois femmes s’intercalent au fil des chapitres de manière fluide et l’auteur, à travers un style simple et sobre, réussit à merveille à faire monter l’émotion. On s’apitoie bien sûr sur le triste destin de Karen qui à elle seule cumule toutes les horreurs possibles et imaginables : elle a été maltraitée lorsqu’elle était enfant, puis vendue par sa mère à 12 ans et a dû se prostituer. Elle a été violée, battue et est maintenant séropositive, au seuil de la mort (en plus de devoir être exécutée !). Bien sûr, elle a tué, mais on compatit vraiment à son terrible destin, car elle était en état de légitime défense et totalement au bout du rouleau, ce qui peut se comprendre vu tout ce qu’elle avait déjà vécu…On voudrait que Clélia se bouge un peu et accepte enfin la mort de son mari, se remette en selle comme on dit, fasse son deuil et reparte de l’avant. Mais elle est attachante elle aussi sous bien des aspects, malgré la vie terne qu’elle mène cahin-caha. De son côté, Franny est également paumée et surtout ne peut se départir d’un énorme sentiment de culpabilité après un « problème » qu’elle a eu dans l’exercice de sa profession. La rencontre avec l’univers carcéral et ses problèmes va la booster, lui redonner l’envie de vivre et de se battre.On touche au quotidien de la prison, à ses rituels dérisoires pour qui vient de l’extérieur, mais indispensables pour survivre sans devenir fou quand on est enfermé, et cet univers qui nous est totalement inconnu fait peur autant qu’il fascine. On découvre la haine, l’entraide, l’amitié, la jalousie… toutes les passions, tous les sentiments sont mêlés les uns aux autres, se fondant dans une violence quotidienne amplifiée par la proximité et surtout par l’absence d’espoir, d’avenir.Qu’on soit pour ou contre la peine de mort, le lecteur ne peut rester insensible à la lecture de ce superbe roman d’Amanda Eyre Ward, et ces portraits de femmes brossés avec une tendresse incroyable, quels qu’aient été leur vie et leurs méfaits. Malgré tout, ces femmes restent dignes, et c’est une belle leçon de vie, que vous devrez vous empresser de lire. Liliba

liliba
03/02/13
 

Trois voix féminines se font écho dans ce roman. Celle de Karen, 29 ans,atteinte du sida, qui attend sa peine de mort, dans un couloir de prison au Texas. Celle de Célia, veuve d'une victime de Karen, avec laquelle elle tentera de communiquer. Puis, celle de Franny, médecin originaire du Texas,qui décide de quitter New-York pour trouver un sens à sa vie. Au fil des pages, on prend part au sentiment de solitude qui relie ces trois femmes. Très vite, on avance dans la lecture, avec cette curiosité de connaître l'histoire de ces trois destinées. L'univers carcéral est décrit avec émotion et humanité. Ce roman polyphonique permet d'appréhender le crime sous plusieurs angles de vue. Il n'invite pas au jugement sur un grand débat comme celui de la peine de mort mais permet d'aborder le thème du pardon. Ce roman rappelle celui de Naseem Rhaka L'Arbre des pleurs.Karen évoque le quotidien des femmes du couloir, comment elle se prépare à la mort et surmonte l'attente.Comment évolue-t-elle de la vie de femme normale à celle de criminelle? C'est probablement cette dimension du roman d'Amanda Eyre Ward qui m'a le plus touchée." La nuit allongée dans sa cellule, la télé éteinte, les bruits enfin calmés, elle repense à ce soir-là, sur la véranda. Elle tente de se convaincre qu'elle l'a vraiment vécu. Elle compte les minutes qu'il lui reste à vivre. Le 25 août est dans soixante-deux jours 89 280 minutes. "Un livre intense, vecteur de nombreuses émotions.

Mirontaine
13/12/12
 

Quelle belle découverte! C'est un roman narrativement très maîtrisé : chaque chapitre suit un des trois personnages féminins mais cela ne sent jamais l'artifice, bien au contraire. On rentre ainsi petit à petit dans les histoires de ces femmes, celle de Karen, vendue par sa mère à l'âge de 12 ans, prostituée, maltraitée, humiliée, violée, battue à de nombreuses reprises, séropositive en phase terminale, qui attend la mort comme une délivrance, étant la plus terrible. On ne peut qu'être bouleversé par le parcours de cette femme, qui n'a finalement tué qu'en état de légitime défense, confrontée qu'elle était à la violence et à la perversion masculine. Sur sa route de tueuse au bout du rouleau, elle croisera deux hommes innocents qu'elle abattra aussi, dont Henry, le mari de Célia. Cette dernière, cinq ans après la mort de son époux, n'a rien à quoi se raccrocher, ni famille (ils n'avaient pas d'enfant, sa mère habite loin), ni amis, un métier médiocre et beaucoup de temps libre pour remâcher sa douleur. Elle n'arrive pas à pardonner à Karen, même si elle sent bien que cela la retient sur la route du deuil. Quant à Franny, c'est une jeune femme déboussolée, qui ne se sent à sa place nulle part et qui est ravagée par la mort d'une de ses petites patientes. Son retour au Texas, sa reprise du poste de son oncle comme médecin pénitentiaire et sa rencontre avec Rick Underwood, l'avocat idéaliste de Karen, va redonner du sens à sa vie. Ces portraits et ces histoires se mêlent habilement, servis par un style très agréable et efficace, qui fait naître en deux phrases la moiteur de l'été texan, les odeurs de la prison ou l'immense solitude des condamnées à mort.

fashiongeronimo
12/08/12
 

Nous sommes ici dans l'univers d'une prison de femmes, un peu particulière puisqu'il s'agit du couloir de la mort : y attendent leur exécution une poignée de meurtrières condamnées à la peine capitale, au Texas. Karen a tué le mari de Célia, et va être soignée par Franny. Ces trois femmes que rien ne rapproche vont pourtant se retrouver liées par un acte très précis, peut-être le plus signifiant au monde...Si ce n'est pas du sujet casse-gueule, ça ! Et pourtant l'auteure réussit à ne rien plomber, à ne jamais verser dans le manichéisme, à ne surtout pas nous rendre sympathiques ces abimées de la vie. Ca force le respect, le mien en tout cas lui est acquis.Ce que j'apprécie par-dessus tout, c'est de retrouver ici aussi ces moments que l'on a tous vécus, où soudain face à une situation donnée que l'on a pourtant souhaitée, on se dit non, ça ne va pas, y a un malaise, faut que je me tire. Amanda Eyre Ward parvient à nous faire ressentir la panique fugace de celles qui ne sont pas à leur place, qui se cherchent, tout le temps.Et puis j'aime vraiment beaucoup ces personnages qui ne craignent pas de boire un coup de trop, qui n'ont rien de politiquement correct, qui sonnent et résonnent et s'imposent comme absolument vrais. Sylvie Sagnes

SagnesSy
04/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.14 kg

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