Le club des incorrigibles optimistes

GUENASSIA-J.M

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 19/08/09
LES NOTES : Laissez une critique sur ce livre
à partir de
25,00 €
nos libraires ont adoré le club des incorrigibles optimistes

SYNOPSIS :

Michel Marini avait douze ans en 1959. C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux, et tout ce qu'ils étaient. Ils s'étaient retrouvés à Paris dans ce club d'échecs

d'arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu'ils étaient tous d'incorrigibles optimistes. Portrait de génération, reconstitution minutieuse d'une époque, chronique douce-amère d'une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un premier roman étonnant tant par l'ampleur du projet que par l'authenticité qui souffle sur ces pages.

A la fin des années 50, un club d’échecs naît dans l’arrière salle d’un bistrot parisien. Michel Marini, 12 ans, passionné de baby-foot, de rock’n’roll et de littérature en pousse la porte par curiosité. Il se lie alors d’amitié avec les membres de ce club, tous originaires de pays de l’Est. Igor, Leonid, Werner et les autres sont passés de l’autre côté du rideau de fer pour sauver leur vie, laissant derrière eux leurs familles et leurs amis et pourtant ils restent « d’incorrigibles optimistes »…Coup de maître pour ce premier roman énergique et foisonnant qui se lit d’une traite.

stéphanie (lille)
39 personnes en parlent
Tout simplement super, un pavé que j'ai dévoré avec beaucoup de plaisir, je ne peux que le conseiller !!!
hvass

Est-ce de la folie ou de l'inconscience ? 756 pages, rendez-vous compte ! C'est énorme. Mais est-ce que cela vaut le coup ? Oui, heureusement. J'ai été surprise moi-même d'être embarquée dans cette histoire, après un simple coup d'oeil à la quatrième de couverture, j'imaginais davantage un roman politique ou s'y approchant. Que nenni. C'est beaucoup plus touffu. Paris 1959, Michel Marini vient de fêter ses douze ans en famille. L'ambiance est explosive, chez les Marini on ne rigole pas avec les mathématiques, le communisme, la lecture, la guerre et les ambitions. Tout est prétexte à d'innombrables clivages. Heureusement qu'il existe le rock'n roll et le baby-foot pour s'échapper de cette atmosphère étouffante. A l'époque, une seule adresse importait : le Balto, sur la place Denfert-Rochereau. C'est aussi dans l'arrière-salle du bistrot que le garçon découvrira les écrivains célèbres que sont Sartre et Kessel, en plus d'une brochette de réfugiés politiques venus de l'Est. Le reste ne se raconte pas, tant le roman invite à la découverte, page après page, les portraits défilent, les personnalités émergent, les aventures fourmillent. Oui, c'est une étonnante surprise. Je fais généralement peu de cas des romans acclamés partout, dans la presse etc., mais pour ce livre j'ai eu plaisir de me laisser convaincre par l'enthousiasme des libraires. Banco ! Cette lecture s'est avérée étonnament plaisante et enlevée, avec de belles réflexions sur l'univers de la littérature et du lecteur, pour ne citer que les sujets qui interpellent. Ce jugement personnel, globalement positif, doit cependant être modéré car j'ai trouvé que c'était aussi très long. Que voulez-vous, ce sont 750 pages d'une logorrhée séduisante, mais qui finisse par peser dans la balance. Que cela ne pénalise pas l'envie ou la curiosité qui vous taraudent, car la lecture ne se montre jamais indigeste, la preuve Gérard Collard, de la librairie La Griffe Noire, s'est senti "désappointé que ce gros livre se lise si vite et ne vous laisse orphelin de tous ces héros". Ah oui, ça fait du bien. C'est un bon roman. Un très bon roman. Il ne faut pas avoir peur de s'y noyer, on remonte toujours à la surface, avec le sourire aux lèvres. C'est vous dire ! ...

Clarabel
17/09/09

19 avril 1980. C'est l'enterrement de Sartre. Michel Marini retrouve un de ses anciens amis perdus de vue, et rencontré à la fin des années cinquante, alors qu'il avait douze ans, qu'il était une terreur au baby et fan de rock n'roll. Il fréquentait alors le Balto, un bistro parisien, qui abritait un bien étrange club de joueurs d'échecs, tous des russes, polonais, hongrois ou roumains ayant fui leurs pays. C'est un roman d'adolescence qu'a écrit Jean-Michel Guénassia, sur fond trouble de guerre d'Algérie et de Russie stalinienne.Difficile de résumer un roman (un pavé) si dense tant il y a de personnages et d'histoires qui s'entremêlent ! Le héros principal, c'est bien sûr Michel Marini, cet adolescent qui passe son temps à lire, même en marchant, à jouer au baby puis aux échecs, et qui grandit dans une famille compliquée, à la fois "catho" (côté mère) et "coco" (côté père), et qui s'entre-déchire. Heureusement, ses amis réfugiés de l'Est, l'aident à surmonter les dures épreuves de l'adolescence : premières amours, conflits familiaux, le lycée et le bac...Les autres héros, ce sont donc Igor, Sacha, Imré, Leonid et autres, ces réfugiés soviétiques dont Jean-Michel Guenassia dresse le portrait. C'est à chaque fois l'occasion d'un retour en arrière : comment ce médecin ou ce pilote de l'air héros de la guerre dans leur pays, se sont-il retrouvés pauvres et chauffeurs de taxis à Paris ? Pour quelles raisons sont-il passés à l'ouest, abandonnant femme et enfants, mère et proches, sans espoir de les revoir ? Le rideau de fer est construit, on est en pleine guerre froide, et tous ces réfugiés, ceux qui défendent le communisme et Staline et ceux qui le dénoncent, se retrouvent au Balto, pour former le plus improbable club d'échecs parisiens.Véritable fresque sociale et historique, Jean-Michel Guenassia, nous plonge dans le Paris populaire des années 60 et on suit le jeune Michel Marini, ses doutes et ses premiers émois, avec un agréable plaisir, qui démarre doucement, mais se propage tout au long de la lecture. Je suis enchantée de cette lecture, de ces personnages attachants et de leurs histoires, qui font que j'ai eu du mal à lâcher ce roman, une fois bien dedans. http://leschroniquesassidues.blogspot.com/

chroniquesassidues
01/08/14
 

Ne vous laissez pas rebuter par l'aspect pavé de ce premier roman : vous vous laisserez aussi emporter par ce récit d'initiation, entre guerre d'Algérie, quartier latin et rencontres d'immigrés venus de pays de l'est , tout pour des raisons différentes. Peu à peu on en apprend un peu plus sur chacun des personnages, tous cernés au plus près, sur leurs motivations, leurs choix, leurs vies, au point qu'on regrette de les quitter à la fin des ces quelques 700 pages. C'est subtil, souvent drôle, parfois dramatique. Et aussi une belle histoire des années 60. A lire vraiment. laurence

laurence
30/07/11
 

Un roman foisonnant où les personnages sont tous bien campés et avec un passé riche. Sans oublier la famille de Michel ainsi que Camille et Franck. La guerre d'Algérie en arrière-plan et les familles qui se déchirent. Une narration fluide toute en petites touches historiques, mais aussi en demi-mots. Malgré tout, il y manque une certaine épaisseur qui aurait fait que j'aurai sans doute mieux apprécier ce prix Goncourt des lycéens. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
28/11/10
 

C’est un roman d’adolescence ; celle de Michel 12 ans, grand amateur de lecture et de baby foot. Il oublie d’aller en classe et préfère passer son temps au Balto un bistrot parisien.Il y retrouve Tibor, Léonid, Sasha, Imré et les autres. Tous sont "passés à l'Ouest", pour changer de vie, pour sauver leur peau d'une mort certaine, abandonnant définitivement femmes et enfants restés au pays. Cette déchirure extrême il vont la transformer, et avec Kessel et Sartre qui les ont rejoints, former le "Club des incorrigibles optimistes".Ce livre nous plonge dans la France des années 60, avec en toile de fond le communisme, la guerre d’Algérie, le rideau de fer. Jean-Michel Guenassia fait le portrait d'une génération ; celle qui a connu la seconde guerre mondiale, la Libération, puis plus tard le conflit en Algérie mais aussi les trente glorieuses qui ont suivi.Mais ce roman va bien au-delà d'un simple portrait générationnel : il nous parle de l'exil, de l'immigration, du communisme, de Sartre, de Kessel, de partie en flammées de baby-foot et d'échecs... du rock'n'roll, d'amour et d'amitié. Le narrateur, Michel Marini, avait douze ans en 1959. Les quelques 750 pages de ce merveilleux récit sont presque impossibles à résumer. Les portraits des personnages qui le peuplent sont tellement réussis que l'on s'attache à eux, tant ils sont truculents, pleins de vérités.Un roman à dévorer sans plus attendre.

Nataloche
15/11/10
 

Le club des incorrigibles optimistes Michel Marini, photographe amateur,lecteur compulsif et grand joueur de baby foot au balto fait la rencontre de joueurs d'echecs.Igor, leonid,Sacha, Imré et les autres s'habituent à la présence de ce jeune garçon qui va bientôt decouvrir qu'ils sont tous d' incorrigibles optimistes et vont changer sa vie d'adolescent....Roman étonnant par l'authenticité mais traine un peu trop en longueur..

Voilà un vrai roman populaire. De la vraie littérature accessible au plus grand nombre. Rien que pour cela, "Le club des incorrigibles optimistes" est une réussite. On se laisse emporter, on s'attache aux personnages et encore plus aux lieux. Bref : ne vous laissez pas rebuter par l'épaisseur du volume : lancez-vous !

jlduval
08/10/09
 

un premier roman...décapant! Voilà qui dépoussière, en cette rentrée littéraire! Vous risquez en empoignant ce livre non pas de le dévorer mais d'en déguster les 756 pages, non pas de vous mettre à la place des personnages mais de les écouter et les suivre intimement, non pas d'y voir l'Histoire mais plutôt l'histoire de Michel.Avec un rythme maitrisé, Jean-Michel Guenassia nous emmène au coeur d une magnifique fresque du Paris des années 60. Des arts à la politique, en passant par les moeurs d'une France qui se relève à peine de la guerre, tout est orchestré avec soin autour de l'apprentissage de la vie de Michel. L'écriture nous installe confortablement à chaque page, le ton est juste et les portraits, brossés avec finesse... Le texte nous évoque forcément les photographies de Doisneau, le crépitement d'un disque vinyle et l'odeur d'un ballon de rouge au comptoir.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Le livre est super bien écrit et les histoires sont intéressants aussi. Quand même, à la fin du livre, on n'arrive pas à comprendre la raison de certains personnages d'être dans le roman. Il me semble un peu que l'auteur a crée des bonnes histoires individuels et les a toutes mis dans le livre...mais il n'y a pas un fil rouge que les lie. Il est vrai que sont tous des personnages qui vont au Balto (le bar sur lequel l'histoire tourne), mais...à la fin...c'est un peu nuageux.C'est très bien écrit, mais il pouvait avoir moins de pages.

feribes
27/04/15
 

Une belle histoire, avec des flash-back qui concernent chacun des personnages, qui permettent de comprendre leurs histoires, qui les rend attachants.Et, cerise sur le gâteau, ça parle aussi d'échecs …Une phrase qui m'a marqué, page 446 :« Je suis un optimiste aussi, répondit Igor. Le pire est devant nous. Réjouissons-nous de ce que nous avons » ... Accrobiblio

un flyer
07/08/13

Ce roman est exceptionnel pour plusieurs raisons : - il traite d'une époque taboue de l'histoire de France. Une France prospère mais qui ne trouve pas de solutions pour ses colonies. - le récit pourrait être confus : ce roman est un joyeux patchwork de personnalités tellement différentes mais ce n'est pas le cas car l'auteur a eu la très bonne idée de se focaliser sur Michel, un ado qui devient nos yeux. - un fil rouge nous tient en haleine jusqu'à la fin du roman et nous voulons savoir ce qui a bien pu se passer- le style de l'auteur est fluide et précis - Michel a l'air d'un garçon très intéressant qui, dès qu'il est seul, passe son temps le nez dans des bouquins et les romans sont très bien choisis. C'est très agréable de se remémorer certains d'eux.- Les réfugiés politiques sont forts de caractères et ont un passé que nous désirons découvrirJuste un extrait pour vous donner le ton : Et qu'on ne vienne pas te dire : "Je ne savais pas" Dans les loteries des fêtes foraines , il y a une grande roue que le patron fait tourner. Tu mises sur un numéro et tu gagnes un lot. "Misez gros, gagnez gros", qu'il crie aux passants pour les appâter. Pendant des dizaines d'années, on n'a eu qu'une trouille, que la roue s'arrête sur nous. Elle tombait sur le voisin. On disait ouf. Cette fois encore, ce n'est pas pour moi. Il n'y a aucune raison que je sois visé. Je suis innocent. Il est coupable. On ne savait pas de quoi . S'il avait été arrêté, c'est qu'il l'était.

milca
12/01/13
 

Plus que pour ses intrigues, Le Club des Incorrigibles Optimistes est un roman qu'il faut lire pour l'atmosphère qu'il dégage, pour la société en métamorphose qu'il nous conte, à quelques encablures de mai 68 et de la libération sexuelle, pour l'Histoire qui s'invite entre les pièces des échecs. Et ce, malgré ce petit sentiment de manque qui me suit depuis que j'ai refermé ce roman...! Miss Alfie

MissAlfie
04/01/13
 

Ne vous arrêtez pas à l'épaisseur de l'ouvrage, on ne voit pas le temps passer quand on est en sa compagnie ! Il s'agit en effet d'un roman qui vous accompagne: on s'attache tant aux personnages qu'ils acquièrent une réalité et l'atmosphère, douce sans en être moins intense, vous plonge dans la France des années 50-60, celle de la guerre d'Algérie, de la guerre froide mais aussi du rock'n'roll. On suit un jeune homme qui grandit dans ce contexte et qui, au fil de ses rencontres, se découvre une passion pour la littérature, la photographie, le cinéma et les échecs. Qui plus est, et surtout, il répertorie et rapporte des anecdotes d'hommes d'exception, réfugiés politiques de l'Europe de l'Est, qui y ont laissé une vie, une famille, mais qui ne cessent de croire et d'espérer, car ils sont en vie.

mototoe
15/05/12
 

L'auteur nous présente un tableau très vivant de la France du début des années soixante, dans lequel les destins individuels des personnages, brossés avec une grande tendresse et beaucoup d'humour, sont balayés par l'Histoire : guerre d'Algérie, purges staliniennes – un très beau roman d'apprentissage.

Ce roman sur fond d'adolescence , est une truculente chronique des années 60 à Paris, sur fond de guerre d'Algérie.Le narrateur est Michel , jeune homme de 12 ans qui loupe l'école pour aller jouer au baby-foot dans un bistrot nommé le Balto; il y rencontrera d'autres jeunes Sacha, Igor... qui ont fui la Russie , la Pologne, la Roumanie.Dans l'arrière salle de ce café, Michel rencontre 2 joueurs d'échecs assidus : Sartre et Kessel dont l'auteur dresse un portrait attachant mais sans complaisance;Je me suis vraiment laissée porter par cette chronique à la fois politique et sociétale; qui plus est l'auteur porte sur ses héros un regard profond et très humain.Un gros coup de coeur!!

dvan
09/02/12
 

La jeunesse de Michel MarinI au coeur des années 60. Très vite, on peut se mettre dans la peau de cet adolescent qui se cherche, qui fait de belles rencontres, qui vit les désillusions d'une France au coeur du conflit et des tiraillements franco-algériens. Une très belle chronique, à mon goût, des personnages tous atypiques, fous, passionnés, doués, dans un Paris qui peut encore nous faire rêver. Les parties de baby foot, le lycée henri iv, l'esthétisme du jardin du Luxembourg...tout y est !!! et en toile de fond les destins entrecroisés de réfugiés russes, déracinés, et la naissance des amitiés, des amours !!!Ce qui m'a le plus attiré dans ce livre, c'est de découvrir l'ambiance, la ferveur de cette époque.Quelques longueurs parfois, et des "flash-backs" un peu déroutants mais qui redonnent de la consistance.

choubie
09/02/12
 

Ce livre commence et se termine sur des funérailles, tout est loin d'y être joyeux mais il y règne une atmosphère volontaire, positive. Michel, le héros, est un jeune garçon d'une famille bourgeoise aisée de Paris. Son quotidien est fait de cours au lycée (H IV) où il se régale de littérature et lutte contre les mathématiques. Après les cours, il va jouer au baby dans les cafés du coin. L'un de ses QG est le Balto. Dans ce café du quartier latin, il croise régulièrement Sartre et Kessel. Et puis il y a cette salle accessible par une porte dérobée qui laisse souvent passer des clients, toujours les mêmes. Derrière cette porte, un club d'échecs. Les visiteurs sont majoritairement des émigrés des pays de l'est, bloqués derrière le rideau de fer, qui veulent retrouver la liberté. Chacun a une histoire propre, de lache ou de héros, mais est en France un anonyme sans travail.Outre ces amitiés avec les exilés, Michel est directement engagé dans les questions qui agitent la France des années 60 : son frère et son meilleur ami se sont engagés en Algérie, ses cousins pieds noirs sont obligés de rentrer à Paris. Et bien sûr, c'est l'apprentissage des gouts, des passions, des arts pour un adolescent.Un bon roman de Guénassia dont tous les personnages sont développés et intéressants dans un quartier latin blindé de livres et de cinémas. Et les problèmes familiaux ajoutent une dimension au livre avec cette incompréhension entre bourgeois frileux, conservateurs et ouvriers ou petits bourgeois progressistes.

Praline
08/02/12
 

J’ai eu la chance de recevoir ce roman grâce à Babelio et à son partenariat avec le livre de poche que je tiens à remercier chaleureusement. Après 46 critiques et 182 votes sur Babelio, il me parait difficile d’ajouter de nouveaux éléments critiques constructifs c’est pourquoi je vais tenter de ne pas m’égarer. La couverture de cette édition de poche est vraiment très attirante – en même temps c’est une photo de Cartier-Bresson, quoi de plus normal ? Cependant, je ne saisis pas bien le rapport avec le roman. Elle ne me paraît pas très représentative de l’histoire. Tout d’abord, qu’est ce que le club des incorrigibles optimistes ? C'est un groupe d’immigrés qui se rassemble dans les coulisses d’un bistrot pour jouer aux échecs. Cependant, « la surprise, ce n'était pas le club d'échecs. C'était de voir Jean-Paul Sartre et Joseph Kessel jouer dans l'arrière-salle enfumée de ce bistrot populaire. Je les connaissais par la télé. C'étaient des gens célèbres. J’étais fasciné. » La lecture débute sur l’enterrement d’un écrivain et se termine par l’enterrement de Sacha, un ami de Michel. Le récit est construit sur un enchevêtrement de narrateurs et de dates. Tout au long du roman, on découvre donc une tranche de la vie de Michel, de 12 à 16 ans entremêlait des histoires des membres du club. J’ai trouvé les coupures effectuées à des endroits assez inattendus du coup quand je continuais sur ma lancée, je ne me rendais pas toujours compte du changement. Dès le début, on a envi de découvrir ce qui a poussé Michel à s’éloigner du club. La mort de Sacha est l’occasion pour Michel de prendre un nouveau départ en compagnie de ses anciens amis. Quand je suis arrivé à la fin de ma lecture, je n’avais plus qu’une envie : recommencer pour pouvoir mettre toutes ces parties de vie dans l’ordre et en mesurer les conséquences. En bref, la structure du livre est très élaborée et on sent que l’auteur maîtrise le sujet de bout en bout. J’ai trouvé que ce roman manquait un peu d’énergie par moment, certainement faute d’une véritable intrigue. Mais bon, le but de l’auteur n’était pas de raconter une grande aventure je pense, mais plutôt de réaliser un tableau de la société parisienne dans les années 50/60 sur fond de luttes philosophiques et guerre d’Algérie. Il n’y a pas d’intrigue en soi, mais ce sont plus les « anecdotes » qui rendent le récit intéressant à suivre. On se laisse assez facilement porter par les petits évènements qui ont marqués Michel. J’ai particulièrement aimé la façon dont il raconte comment il trichait à l’école, sa rencontre avec Sartre et Kessel, l’annonce de la mort de ce dernier, le retour de Tibor au pays, … Il y avait un peu trop de personnages à mon goût. Je m’emmêlais les pinceaux pour les prénoms de chacun. A part Michel, je n’ai du coup pas réussi à totalement sympathiser avec les autres membres du club puisqu’on passait trop rapidement de l’histoire de l’un à celle de l’autre alors que ce qu’on sait d’eux et vraiment très fort.Les femmes sont en nombre largement minoritaire dans ce livre, mais leur importance n’en ressort que bien plus. Michel ne connaît pas la stabilité dans ses relations avec les femmes qui l’entourent. Cécile, sa meilleure amie, et Camille, son amoureuse, l’abandonnent. Sa mère n’est pas un modèle. On peut d’ailleurs noter que les femmes sont généralement plus intelligentes que les hommes : Cécile prépare sa thèse quand son frère et petit ami partent à la guerre, Camille obtient son bac avec mention bien quand Michel n’ait reçu qu’avec assez bien, la petite Juliette que je ne peut qu’imaginer posséder le sens commercial de son père et a qui je prédit un brillant avenir, la mère de Michel qui finit par réussir à avoir raison de son mariage et de ses enfants. C’est excellent pour notre fierté ! Au niveau du style, j’ai trouvé le roman agréable à lire. Guenassia a recours plusieurs fois à des énumérations. Si c’est un peu pénible à lire quand elles deviennent fréquentes, j’ai craquée pour l’une d’elle page 88 : « Les mots : borné, histoire, complice, aveugle, lucidité, mauvaise fois, lâcheté, morale, engagement, conscience, revenaient de chaque côté. » Je trouve que ces quelques mots résument à eux seuls très bien les sentiments renvoyés par l’histoire. Avec quelques répliques bien senties (j’ai un faible pour les réflexions livresques de Michel), l’auteur donne du rythme à l’histoire et parvient à nous captiver tout son long. Ce roman était très agréable à lire et très instructif ; entre humour et tendresse difficile de ne pas laisser son imagination rejoindre le jeune homme. J’ai vraiment bien aimé cet auteur donc je vais surveiller de près ses prochaines publications. Il va peut-être falloir penser à « lagardetmichardiser » Guenassia, non ? Kllouche

kllouche
21/01/12
 

Michel Marini grandit dans le Paris des années 60. Entre 1959 et 1964, il passe du statut de collégien à celui de bachelier. Ce photographe amateur, passionné par le rock et la littérature, est un joueur de baby foot émérite. C’est en faisant une partie au Balto qu’il va rencontrer Igor, Léonid, Sacha, Pavel, Imré et les autres, des expatriés qui ont passé le rideau de fer pour échapper à la répression de leurs pays respectifs. Au contact de ces incorrigibles optimistes, l’adolescent va affronter nombre de bouleversements parfois difficile à accepter. Le club des incorrigibles optimistes est un roman fleuve qui plonge le lecteur au cœur des premières années de la 5ème république. En toile de fond, il y a la guerre d’Algérie qui prendra à Michel son ami Pierre et son frère Franck. Mais dans cette période bouillonnante pour la société française naît également une véritable effervescence intellectuelle, culturelle et politique : Sartre, Kessel, la musique, le cinéma… Michel profite de toutes les opportunités pour élargir son champ de connaissances. Le décor est également important. Jean-Michel Guenassia décrit le Paris des petits bistrots et des chambres de bonnes. Ses personnages naviguent entre le lycée Henri IV, le jardin du Luxembourg, Denfert-Rochereau et la cinémathèque. La construction du roman est extrêmement élaborée. Les trajectoires des nombreux protagonistes se croisent, s’écartent et se rejoignent pour au final donner un tout qui se tient parfaitement. Malgré les nombreuses ramifications, la fluidité reste de mise. Le cœur de l’intrigue repose en grande partie sur les existences des réfugiés politiques que Michel côtoie au Balto. Acteur, médecin ou pilote d’avion, ils ont abandonné femmes et enfants pour sauver leur peau. Difficile de savoir les raisons qui les ont poussés à fuir. Michel va petit à petit rassembler les pièces du puzzle de leurs vies et découvrir que certain d’entre eux sont liés par un terrible secret. Un texte d’une grande densité qui reste néanmoins extrêmement lisible. L’écriture est simple et élégante, très agréable. Il n’est jamais évident de vouloir créer des romans dans le roman sans perdre le lecteur en route. C’est tout le mérite de Jean-Michel Guénassia d’avoir réussi ce tour de force. Un roman français ambitieux et plein de souffle. C’est devenu tellement rare qu’il serait dommage de ne pas en profiter.

jerome60
21/11/11
 

Ce roman, j'avais très envie de le lire depuis un moment. Je ne suis pas déçue du voyage, car j'ai englouti ces 700 pages (en format poche) en quelques jours, avec avidité et beaucoup de plaisir. Dès les premières pages, j'ai été happée par cette ambiance si particulière de la France des années 60, sur fond de guerre d'Algérie. Michel est un narrateur tout à fait charmant, et l'auteur réalise la prouesse de mêler la grande Histoire - l'Algérie, le Rideau de fer - et les multiples petites histoires des petites gens, de tous ces anonymes qui ont pourtant vécu des choses incroyables et parfois, aussi, des choses horribles. Le ton alterne entre humour et larmes avec une grande fluidité. Je ne me suis jamais ennuyée, et, chose rare, j'ai été triste d'arriver à la fin du roman. Je me suis sentie tellement proche des personnages, on apprend si bien à les connaître que je n'aurais pas rechigné à passer encore un peu de temps en leur compagnie... Bref, ce livre a pleinement mérité son Prix Goncourt des Lycéens de 2009 ! Attention, si vous lisez ce livre, vous risquez fort d'avoir envie de devenir photographe, de jouer au baby-foot ou aux échecs, d'écouter des disques de rock (trop, toujours trop) fort ou de lire en marchant...je vous aurai prévenus ! ;-) (Pour ma part, je suis partante pour (re)prendre le risque, car je suis sûre que je le relirai un jour...avant autant de plaisir !) Lili Marylène

lilimarylene
31/10/11
 

J'avais manqué ce (gros) livre à la Rentrée Littéraire 2010 et ai bien été content de le recevoir en service de presse.Tout d'abord, ne pas se laisser rebuter par la taille de l’œuvre (plus de 700 pages en format poche) ! Vous les dévorerez et en redemanderez même !Un premier roman donc de Jean Michel Guenassia qui vous laisse admiratif. Imaginez Eugène de Rastignac ou Lucien de Rubempré plongé dans la seconde moitié du XXe siècle, entre guerre froide, communisme, guerre d'Algérie et nouvelles structures familiales. Divertissant, instructif, amusant et même touchant par moment, ce roman a été encensé par la critique et on comprend pourquoi.A lire, relire et conserver dans sa bibliothèque!

FaBmNrD
10/10/11
 

« Moi, j’étais un lecteur compulsif. Ça compensait le reste de la famille. Le matin, quand j’allumais la lumière, j’attrapais mon livre et il ne me quittait plus. »« Dans une famille, on est attaché les uns aux autres par des fils invisibles qui nous ligotent, même quand on les coupe. »On suit Michel, le narrateur, sur plusieurs années. Les références littéraires sont nombreuses : Le désert des Tartares, Le Lion, L’attrape-cœur, Le Christ recrucifié, Sur la route, etc… On croise Sartre, Kessel etc … Les faits réels sont là : mort de Camus, guerre d’Algérie … C’est très bien documenté et tout est bien lié, intégré entre roman et faits réels …. On vit l’adolescence de Michel avec lui, par son regard sur une société, un pays, toute une vie de personnages attachants venus de France et d’ailleurs … Ils sont nombreux les hommes et les femmes à apparaître dans ce roman … Et pourtant il n’y a jamais de confusion, chacun étant bien décrit, bien situé … C’est une réelle chronique exceptionnelle d’une époque … On côtoie différents milieux, les travailleurs, les intellectuels, les réfugiés politiques …. J'ai beaucoup aimé Sacha, Sacha et ses photos, Sacha et ses tourments, Sacha et ses silences, Sacha et son secret...L’écriture est fluide, de qualité, un vrai régal, ça se lit tout seul … Aucune lourdeur de style, de description, pas de longueur … on se dit qu’on aurait pu rester encore un peu avec eux … Les 757 pages s’enchaînent sans aucune difficulté.Un vrai coup de coeur, un roman rempli de tendresse, de vérité, de sentiments, de délicatesse ... Un auteur à suivre ....

Cassiopea
08/10/11
 

Le Club des Incorrigibles Optimistes nous ramène à une époque où les hommes et les femmes se battaient pour défendre leurs valeurs, des vies humaines, une idéologie. Sans parti-pris, Jean-Michel Guenassia offre un très beau témoignage d’une époque révolue et foisonnante.En Europe, l’horreur ne s’est pas arrêtée en 1945. Ont succédé à la seconde guerre mondiale les ravages du communisme, qui, sans même parler des goulags, a transformé la vie de millions d’individus en prison et a causé de milliers d’hommes et de femmes à cause de leurs idéaux, voire sans réelle justification… simplement victimes d’un système dictatorial. A-t-on également oublié le désastre de la décolonisation, et cette guerre d’Algérie qui a marqué toute une génération et transformé radicalement la France?Il est tentant de céder à la facilité et de juger des comportements à la lumière de plusieurs décennies de recul. Le Club des Incorrigibles Optimistes évite cet écueil et se fait le témoin d’une époque trouble et néanmoins heureuse. Au cœur des évènements, rien n’est blanc ou noir, tout n’est que nuances de gris : les idéologies de tout bord sont malmenées et, confrontées à la réalité, ne pèsent finalement pas bien lourd.Jean-Michel Guenassia nous fait revivre cet univers chaotique et tellement captivant de la France des Trente Glorieuses. Par la voix d’émigrés des pays de l’Est et de la jeunesse française, il raconte sans pathos, avec beaucoup de justesse et de légèreté, la guerre des anonymes qui ont vécu l’horreur et la désillusion, et qui ne sont là que pour mieux rappeler à la bourgeoisie que « tant qu’on est vivant, tout va bien ». Un incorrigible optimiste, en somme… Littérature et Chocolathttp://litteratureetchocolat.wordpress.com/

Litteratureetchocolat
04/10/11
 

écrivain français, né en 1950 à Alger. Son roman Le Club des incorrigibles optimistes a obtenu le Prix Goncourt des lycéens en novembre 2009.L’histoire se passe dans les années 60, le narrateur est un jeune adolescent de 12 ans Michel Marini passionné de musique rock et le baby-foot.Ses moments de loisirs sont consacrés à des parties frénétiques de baby-foot dans le bar "le Balto" Un jour, il franchit une porte au fond du bar qui l’intrigue, derrière se réunissent des hommes venus des pays de l’Est (la Pologne, la Roumanie, la Russie..),ils se retrouvent pour jouer aux échecs. Peu à peu Michel est intégré dans le club des incorrigibles optimistes, il écoute leurs histoires sur fond d’Algérie Française, de persécutions en Russie…Tous ces hommes ont quitté leur pays, leur famille pour sauver leur vie, des liens les lient entre eux…Nous faisons la connaissance d’Igor, Pavel, Sacha et bien d’autres…des hommes qui ont tout quitté, femmes, enfants, travail pour se retrouver dans un pays étranger où ils survivent . Deux écrivains les côtoient également, ce sont Sartre et Kessel, ils les aident aussi à finir les fins de mois difficiles, une belle solidarité se dégage de ce livre.Un très beau roman, et le premier de cet auteur. Ce livre a reçu le prix Goncourt des lycéens en 2009, une référence, en général ces lecteurs ne se trompent pas. Nena

nena1
22/08/11
 

C'est un roman ambitieux et bien écrit, mais que j'ai trouvé absolument long... Bien que la description de cette génération, et surtout de ces immigrés des pays de l'Est ayant fui la dictature du communisme soit passionnante, j'ai eu du mal à terminer ma lecture. Bien sûr, on a envie de savoir ce qu'il s'est passé, quel est ce drame qui est survenu et a bouleversé la vie de Michel, mais j'ai eu un mal fou à m'attacher à ce jeune homme au final peu intéressant, dont la personnalité ne m'a pas parue vraiment profonde. Les portraits des personnages qui l'entourent et dont il fera la connaissance dans ce café de Paris sont autrement plus intéressants, certains sont même de francs originaux qu'on aurait aimé rencontrer nous aussi, mais ils sont si nombreux que j'ai eu du mal à les identifier et à passer des souvenirs de l'un à ceux de l'autre. Une déception pour moi... Liliba

liliba
18/08/11
 

En 1959, Michel a 12 ans. Nous suivons son adolescence marquée par le traumatisme causé par la seconde guerre mondiale au sein de sa famille ainsi que par la guerre d’Algérie. Champion de baby-foot, Michel fréquente le bar « le Balto » dans lequel se trouve « le Club des incorrigibles optimistes » ; club où des réfugiés s’adonnent au jeu d’échec. Mais l’on y croise également Sartre et Kessel. Chacun de ces étrangers, qu’il soit grec, allemand, russe, polonais ... traîne derrière lui une histoire terrible. Tous vont se serrer les coudes, se déchirer jusqu’à la fermeture du club en 1964.Roman très bien écrit qui se laisse lire d’une traite malgré ses 756 pages. Incontournable.

Vepug
29/06/11
 

Avril 1980, enterrement de Jean-Paul Sartre. Michel croise Pavel Cibulka et se souvient...Octobre 1959, Paris. Michel a 12 ans, il est au lycée Henri IV (que Sartre a également fréquenté). Pour son anniversaire, il a décidé de réunir ses deux familles qui ne se fréquentent jamais : du côté de son père, les Marini, d'origine italienne et communistes, du côté de sa mère, les Delaunay, des commerçants, bourgeois de droite. Ce jour-là, il reçoit un Brownie Kodak, or l'adolescent s'intéresse à la photographie, et aussi au rock'n'roll, à la littérature (il dévore des tonnes de livres) et au baby-foot. (Je me suis sentie proche de lui).C'est en jouant au baby-foot au Balto que Michel découvre la salle du fond où se réunit le Club des incorrigibles optimistes, dont les membres sont des immigrés d'Europe de l'Est, communistes ou pas, Russes, Hongrois, Polonais, Tchécoslovaques, tous joueurs d'échecs. Ces paumés sont souvent en situation irrégulière et attendent patiemment leurs papiers, ils vivent pauvrement et ont parfois un petit boulot (taxi, veilleur de nuit alors qu'ils sont intellectuels, pilote de ligne ou médecin). Ils jouent aux échecs contre des étudiants et enseignent ce jeu à Michel. Ils se souviennent parfois avec nostalgie de leur pays et de leur famille, de la guerre aussi de temps en temps. (Ils m'ont émue aux larmes).À leur contact, l'adolescent apprend des choses qu'aucun professeur ne lui aurait appris, et il lit, il dévore toutes les œuvres des auteurs qu'il aime (lecture systématique).Au club, les joueurs d'échecs sont parfois rejoints par Sartre ou Kessel.Et la patronne, Madeleine, apprend à faire le premier goulash à la hongroise de Paris ![...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
11/05/11
 

Entre 1952 et 1980, un jeune homme découvre un club d'échecs tenu par des immigrés russes, à l'arrière boutique d'un bistrot parisien. Entre l'ère stalinienne et la guerre franco-algérienne, les protagonistes s'opposent, se divisent, tous anciens grands spécialistes dans leur domaine (chirurgie, photographie, etc) et devenus (faute de reconnaissance de leur diplôme par l'état français ou par peur de représailles) taxis, ambulanciers, etc. Faux-semblants et secrets se multiplient et se dévoilent. Belle écriture, informations historiques nombreuses et variées. Très bon roman accessible à tous (il faut juste être patient(e), plus de 700 pages tout de même mais on ne les voit pas passer), belle découverte littéraire. Succès amplement mérité

Cave
01/05/11
 

QUAND L’OPTIMISME SE JOUE DES ÉCHECSLe Club des Incorrigibles Optimistes, de Guenassia, n’est ni noir, ni blanc. C’est comme un jeu d’échecs finalement : une alternance de cases noires et blanches, de vies perdues et de vies nouvelles, de mémorables passages (d’Est en Ouest et d’années en années) et d’arrêts soudains, de peines et de joies…

constance93
22/04/11
 

Chronique française et soviétique d’une époque en mouvement, en seulement 757 pages ! Amateur de rock et de babyfoot, Michel Marini, le jeune personnage principal, nous entraîne dans un Paris des années 1959 à 1965, nous faisant profiter des nombreuses références littéraires et cinématographiques de cette époque en plein changement. Jean-Michel Guenassia réussit à nous attirer dans son histoire comme dans une épopée de héros plus ou moins ordinaires, où chaque personnage vous attache et vous séduit. "Le club des incorrigibles optimistes" se lit avec délectation et donne envie de s’asseoir, un café à la main, dans un coin de l’arrière-salle du Balto, petit bistrot parisien, afin de laisser libre cours aux personnages. Sur fonds de chronique sociale française et soviétique, Jean-Michel Guenassia croise les destinées de ses héros hauts en couleurs avec brio et pour notre plus grand plaisir !

Comme d'habitude quand on entend parler en bien (très bien) d'un livre on a toujours peur d'être déçu. Et bien que nenni!!! L'époque à la fois proche de la notre et en même temps si différente, la problématique des émigrés de l'est, tout cela est fort intéressant et ce roman même si gros se lit très agréablement. A lire... Cat

cfons
02/09/10
 

Ce roman nous entraîne dans la vie de Michel Marini et de ses amis du Balto, des réfugiés de pays de l'Est, . L'action se déroule dans le Paris des années 60. Bien que fort agréable lire, je l'ai trouvé quelque peu tiré en longueur,

un flyer
16/05/10

Années 60... Ne vous laissez pas rebuter par l'aspect pavé de ce premier roman : vous vous laisserez aussi emporter par ce récit d'initiation, entre guerre d'Algérie, quartier latin et rencontres d'immigrés venus de pays de l'est , tout pour des raisons différentes. Peu à peu on en apprend un peu plus sur chacun des personnages, tous cernés au plus près, sur leurs motivations, leurs choix, leurs vies, au point qu'on regrette de les quitter à la fin des ces quelques 700 pages. C'est subtil, souvent drôle, parfois dramatique. Et aussi une belle histoire des années 60. A lire vraiment.

Les pages se tournent les unes après les autres ; on est suspendu au destin du jeune Michel, 12 ans et des personnes qu'il croise. Tout au long de ces 756 pages, on suit activement, avidement les événement familiaux comme ceux du club des "incorrigibles optimistes" du café le Balto.Repère de joueurs d'échecs mais aussi de réfugiés des pays de l'Est, où ils ont abandonné femme et enfants pour fuir le régime;La vie y est bouillonnante et parfois insaisissable. Le jeune Michel observe puis peu à peu entre dans cette famille.En parallèle, on suit la vie familiale de Michel, elle aussi mouvementée et bouleversée par la guerre d'Algérie. Une famille où les différences de classe éclatent, où les prises de position sont douloureuses et irréversibles.Voilà deux mondes dans lesquels Michel évolue et se démène. Rencontres et expériences qui façonnent l'adolescent. Chronique d'une vie sur cinq ans au début des années 60. On la dévore et on quitte ses personnages un peu chagrin de ne pas savoir ce qu'ils sont devenus... Passionnant!

Zhayah
20/12/09
 

Un condensé d’humanité à la fois portrait d’une époque et roman d’apprentissage.Rencontre improbable entre Michel, un ado en quête de chaleur humaine, grand lecteur, joueur de baby foot et photographe amateur, et une petite communauté de réfugiés des pays de l’est. On est dans les années 60, à Paris, la guerre d’Algérie écartèle les familles, d’autres rêvent d’Israël… Dans l’arrière salle du Balto, le temps semble suspendu : on y croise Sartre et Kessel, des joueurs d’échecs, des observateurs, des hommes exilés à la dérive qui ont tout abandonné, femme, enfants, idéaux pour sauver leur peau… et survivent avec leur douleur contre vents et marées.Michel découvre la vie, l’amitié, l’amour, les trahisons… C’est un roman qui, bien que touffu, vous happe, très bien construit et facile à suivre : la vie quotidienne de Michel croise la grande Histoire et va façonner son esprit, sa réflexion au hasard de ses rencontres. Un très beau roman qui mérite amplement son Goncourt des Lycéens.

Iana
06/12/09
 

« Il y a des quartiers mal famés qui vous renvoient dans votre passé et où il est préférable de ne pas trainer. On croit qu'on oublie parce qu'on n'y pense pas mais il ne demande qu'à revenir. »Si vous faites partie de ceux qui n'ont pas encore lu le Club des incorrigibles optimistes, vous êtes de sacrés veinards... Et ceux qui l'ont déjà dévoré en conviendront, j'en suis sûre, ce bouquin est carrément génial !Jean-Michel Guenassia, qui a mis plusieurs années pour écrire ce pavé (750 pages !), nous plonge dans le Paris des années 60, sur fond de guerre d'Algérie, dans un pays qui panse ses blessures encore sensibles de 39-45, et met en scène un jeune garçon qui restera dans les annales, à l'image de l'Olivier des Allumettes suédoises.La vie quotidienne, l'entreprise familiale, les cours, les copains, l'incontournable baby-foot, les filles, le rock n' roll et surtout ce fameux club dans lequel Michel fera petit à petit son entrée, toutes ces petites histoires nous racontent l'Histoire et nous font revivre ces temps difficiles mais tellement pleins de vie.Drôle et léger quand il nous parle des déboires amoureux et aventureux de son héros, Jean-Michel Guenassia n'en devient pas moins sérieux quand il aborde des sujets plus douloureux comme l'exil, la trahison, la perte d'êtres chers, et c'est cette alternance savamment dosée entre rire et larmes d'émotion qui rend ce roman si captivant, mais chut ! N'en dévoilons pas plus ! À vous de découvrir ce grand moment de lecture qui satisfaira l'appétit de tous, homme ou femme, jeune ou plus âgé, grand ou petit lecteur...Coline HugelLibrairie La colline aux Livres, Bergerac Consultez la critique sur le site Lectrices.fr

Lectrices
06/11/09

C'est parfois rebutant un si gros livre (756 pages !). Mais dès les vingt premières pages, le lecteur se laisse prendre au piège de cette histoire dont le narrateur est un adolescent des années 1960.Il nous relate sa vie quotidienne où vient s'imbriquer l'histoire de la France avec ses réfugiés des pays de l'Est et l'histoire du communisme, de la République Soviétique et les drames issus de l'Histoire.La dernière page est lue avec un certain regret, celui de se dire qu'il n'y a pas de suite..... Fleurbis

fleurbis
29/10/09
 

un premier roman...décapant! Voilà qui dépoussière, en cette rentrée littéraire! Vous risquez en empoignant ce livre non pas de le dévorer mais d'en déguster les 756 pages, non pas de vous mettre à la place des personnages mais de les écouter et les suivre intimement, non pas d'y voir l'Histoire mais plutôt l'histoire de Michel.Avec un rythme maitrisé, Jean-Michel Guenassia nous emmène au coeur d une magnifique fresque du Paris des années 60. Des arts à la politique, en passant par les moeurs d'une France qui se relève à peine de la guerre, tout est orchestré avec soin autour de l'apprentissage de la vie de Michel. L'écriture nous installe confortablement à chaque page, le ton est juste et les portraits, brossés avec finesse... Le texte nous évoque forcément les photographies de Doisneau, le crépitement d'un disque vinyle et l'odeur d'un ballon de rouge au comptoir.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.76 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition