Le collier rouge

RUFIN, JEAN-CHRISTOPHE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 10/04/15
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SYNOPSIS :

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller
les principes. Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame... Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu'on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l'être humain n'est-il pas d'aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?
26 personnes en parlent
Il s’agit du collier d’un chien, mais pas de n’importe quel chien et pas n’importe quel collier non plus. En 1919, Morlac, un ancien de la campagne d’Orient, médaillé de la Légion d’Honneur, se retrouve en prison en France. Un gradé, Hugues Lantiez du Grez, est chargé de voir clair dans cette affaire qui a provoqué un énorme scandale. A l’extérieur, son chien hurle à mort des jours durant. La guerre 14-18 n’a pas connu que des heures glorieuses ; en 1917, la révolution russe a suscité des remous jusque chez les Français. L’auteur dévoile par petites touches les dessous de l’affaire. La société du début du XXème siècle et de l’après-guerre éclate et ce ne sera plus jamais comme auparavant.
lHURLU M

La tension dramatique de ce court récit se passe juste après la guerre, l'été 1919 dans une petite ville de province. Un juge-officier Hugues Lantier enquête sur le prisonnier Jacques Morlac, ancien soldat héroïque de l'armée d'Orient. La chaleur étouffante, les rues désertes et le silence des habitants confèrent à cet interrogatoire la force d'un huis clos seulement mis à distance par le statut social et les convictions des protagonistes. Mais la guerre a pareillement changé ces deux hommes et leur vision du monde. Pourtant, une troisième voix se fait entendre, ce sont les aboiements désespérés d'un chien, jour et nuit, près de la prison. Car le personnage principal du roman de Jean-Christophe Rufin est bien ce chien au collier rouge dont la fidélité louable au combat nous engage à réflechir sur ce qui fait notre part d'animalité et d'humanité.

ZAKURO
12/04/14
 

J'avais déjà notifié...c'est passé où? je ne reraconte pas l'histoire; juste que j'ai beaucoup aimé ce dernier Rufin qui m'étonne par la diversité de ses écrits; ici, il y a du suspence: qu'a fait le prisonnier...on ne l'apprend qu'à la fin, pourquoi ne se défend-il pas, pourquoi le juge militaire prêt à retourner à la vie civile s'intéresse-t-il autant à l'affaire et à ce chien qui aboie à longueur de jour et de nuit jusqu'à épuisement...Ce chien émeut pas son extraordinaire fidélité et son acharnement à suivre son maître dans la guerre. Pour une fois j'ai bien apprécié le happy end, pour le chien. berthe

afbf
13/04/14
 

Jean-Christophe Rufin nous avait habitués à des plongées dans des mondes exotiques et complexes avec « L'Abyssin » et « Il faut sauver Ispahan ». Cette fois, le voyage nous mène aux abords encore plus complexes de l'âme humaine, aux confins de sentiments exigeants et contrastés qui s'affrontent pour mieux se retrouver sous les traits de deux personnages que tout oppose au départ. Le juge aux affaires militaires, Lantier du Grez, officier en fin de carrière, est missionné pour enquêter puis juger le soldat Morlac, coupable d'un fait de la plus haute gravité qui pourrait l'amener jusqu'au bagne. Dans cette prison berrichonne, les deux hommes se jaugent, s'affrontent, en un huis clos à peine perturbé par les intrusions du geôlier qui apporte la soupe et surtout par les aboiements obstinés d'un chien assis devant la prison depuis des jours et des jours, épuisé à force d'aboyer. Ce chien c'est Guillaume (hommage au Kaiser!), chien qui a choisi Morlac pour maître et l'a suivi de caserne en ligne de front, jusqu'en Grèce où il devient la mascotte de l'armée d'Orient. Nous sommes en 1919, la guerre est finie, Morlac a été décoré de la Légion d'honneur pour haut fait d'armes. Qu'a -t-il bien pu faire en fin de guerre pour risquer l'opprobre et la condamnation maximale ? Pourquoi semble-t-il si peu attaché à ce chien manifestement en train de mourir de fidélité pour lui ?Au long de ce bref roman, inspiré d'une anecdote réelle datant de la première guerre mondiale, le juge plonge dans la psychologie apparemment fruste de ce soldat qui ne veut aucune indulgence, juste partir pour Ré ou Cayenne. Et nous assistons, passionnés et émus, à la découverte de valeurs inattendues chez ce qui semblait un soldat un peu simple, à la remise en question de ce juge bon-chic bon genre pétri de discipline militaire. Nous découvrons des personnalités complexes qui, pour éloignées qu'elles aient pu sembler au départ, finalement présentent plus de points de convergence qu'il y paraissait. La fin est d'une humanité réconfortante.Un livre de plus sur 14-18 ? Non, une approche très personnelle sur ce qui compte vraiment, sur l'imbécillité de la guerre et de ceux qui en vivent, décideurs, livreurs de chair de à canon, ambitieux médaillés. Les scènes dites de « fraternisation », souvent racontées par les anciens poilus, s'accompagnent ici de motivation politiques inattendues. En ces temps d'abêtissement généralisé et de moutonnisme bêlant, il est bien de rappeler que sous la mitraille certains ont essayé de dire « non »au prix de leur vie, parfois.D'une écriture belle et ferme, l'auteur invite son lecteur à une prise de conscience et à une réflexion clairvoyante sur la guerre et ses fantoches. Hebelín

hebelin
30/08/14
 

Quand vous aurez tout perdu, quand vous ne serez plus vous-même, quand vous serez reflet de honte, quand tous vous auront tourné le dos, il en restera un pour vous soutenir.Ce compagnon fidèle d’entre les fidèles, c’est votre chien.Celui du soldat emprisonné aboie jour et nuit dans la chaleur de l’été 1919, comme pour dire à son maître : « tu vois, je suis là, je ne t’abandonne pas ».Il faut dire qu’ils en avaient partagé des choses ces deux-là, depuis la ferme familiale, jusqu’à l’enfer des tranchées.Que s’est-il passé ? Pourquoi cet homme est-il incarcéré ? Nous l’apprendrons dans les toutes dernières pages de ce court roman plein de poésie.Jean Christophe Rufin signe un magnifique hymne à l’amour, au courage et à la fidélité.Pour moi, une lecture inoubliable.

isabelleisapure
30/05/14
 

Guillaume, le chien qui hurle devant la prison où est enfermé son maître, Jacques Morlac.Lantier, un juge militaire, petit bourgeois qui quittera l’armée une fois l’instruction de l’affaire terminée.Valentine, paysanne, pas si paysanne que cela….Nous sommes au sortir de la grande guerre, Morlac en est sorti en héros ; et pourtant il a commis un outrage à la nation pour lequel il risque gros, très gros. Il croupit, seul dans une prison du Berry. Et puis, il y a ce chien qui hurle du matin au soir, et du soir au matin.De prime abord, rien ne réunit les deux hommes. Et pourtant, Lantier du Grez va surprendre par sa finesse, sa perspicacité, et sa profonde humanité.Partant d’une simple anecdote qui lui sera rapportée, Jean-Christophe Rufin parvient dans ce très court roman à promener son lecteur d’un bout à l’autre ; s’il n’y avait pas une couverture un peu trop bavarde, la surprise serait totale ; il suffit juste de faire semblant afin de se délecter de belle prose de Rufin, et des magnifiques valeurs qu’il instille à chaque page, au travers de nos 3 personnages, et d’un cabot qui ne manque pas de chien !! http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
04/05/14
 

Qu'est-ce qu'un héros de guerre? A travers ce court roman, Jean-Christophe Rufin tente de répondre à cette question.Morlac, héros décoré de la Grande Guerre est de retour au pays, mais au lieu de savourer sa liberté et la fin de la guerre, il est sous les verrous. Dehors, son fidèle chien Guillaume, compagnon de tous les combats, attend silencieusement ou hurle à la mort quand il sent le danger."De près, l'animal faisait peine à voir. Il avait vraiment l'allure d'un vieux guerrier. Plusieurs cicatrices, sur le dos et les flancs, témoignaient de blessures par balles ou éclats d'obus. On sentait qu'elles n'avaient pas été soignées et que les chairs s'étaient débrouillées pour se rejoindre tant bien que mal, en formant des bourrelets, des plaques durs et des cals."Morlac ne renie pas son geste qui lui a valu d'être enfermé. Le lecteur ne saura qu'à l'extrême fin du roman ce qu'il a fait , car l'essentiel n'est pas dans cet acte, mais ailleurs, et le juge Lantier qui est venu l'interroger le sait aussi. Il comprend tout de suite que dans ce refus de l'ex-soldat de minimiser l'affaire ou de s'excuser, se cache un acte délibéré, un désir de porter atteinte à cette décoration qu'il n'a peut-être pas si bien méritée.C'est la dernière affaire que Lantier traite en tant que juge militaire. Lui aussi est pressé de retrouver la vie civile après les horreurs de la guerre:"Lui aussi, à l'évidence, était marqué par la guerre. Quelque chose, dans sa voix, disait qu'il était désespérément sincère. Comme si la certitude de mourir bientôt, éprouvée jour après jour au front, avait fait fondre en lui toutes les coques du mensonge, toutes ces peaux tannées que la vie, les épreuves, la fréquentation des autres déposent sur la vérité chez les hommes ordinaires."Seulement, l'intuition lui dit que le cas Morlac n'est pas banal et qu'il va falloir prendre son temps et enquêter afin de pouvoir rendre un jugement équitable. Et puis un survivant de la Grande Guerre qui ne veut pas de circonstances atténuantes, Lantier n'en a encore jamais rencontré:"Ce prisonnier était différent. Il appartenait aux deux côtés: c'était un héros, il avait défendu la Nation, et en même temps il la vomissait."Au fur et à mesure des interrogatoires, le juge comprend que l'histoire militaire de Morlac est inextricablement liée à Guillaume, son chien, qui attend fidèlement dehors malgré la fatigue et la faiblesse grandissante. Il apprend aussi que le jeune révolté fut autrefois lié à Valentine, restée à la ferme pour l'attendre. Justement Valentine n'est pas une villageoise comme les autres; fille de révolutionnaire, c'est une cultivée qui a appris la lecture à son amoureux et lui a transmis le goût des livres politiques:"La guerre était un mystère pour lui. Il n'avait jamais imaginé ça. Il voulait savoir. La politique, l'économie, les peuples, les nations, il se posait des questions sur tout."De ce face à face avec Morlac, Lantier en tirera une vérité, et donnera un sens à cet acte irrespectueux envers la Patrie, venant pourtant d'un héros de guerre décoré, enfant du pays, au sourire doux, et pacifiste convaincu.C'est à partir d'une anecdote réelle racontée par un ami que Rufin a extrait la matière de ce roman. Le lecteur sent de suite que le chien est une clé de compréhension de l'ensemble. Morlac n'est qu'un pion. Pourtant, le maître est à la fois attiré et en rejet par rapport à ce vieux chien qui ne cesse de l'attendre. On lit avec un plaisir sans fin ces quelques 160 pages qui font honneur au centenaire de la Grande Guerre, et aborde ce sujet grave et douloureux par un prisme tout à fait original et remarquable d'ordinaire très peu souligné: le rôle des chiens durant les combats.A Lantier de conclure:"Je crois que la vraie différence avec les bêtes, ce n'est pas la fidélité. Le trait le plus proprement humain et qui leur fait complétement défaut, c'est un autre sentiment, que vous avez de reste.- Lequel?- L'orgueil."A découvrir sans tarder! vivi

vivicroqueusedelivres
26/04/14
 

Eté 1919. Dans un petit village du Berry et sous un soleil écrasant, un chien ne cesse d'aboyer. Son maître Jacques Morlac ancien soldat est emprisonné et attend son jugement. Un soldat qui a été décoré de la Légion d'honneur pour acte de bravoure sur le Front d'Orient. Le juge Hugues Lantier du Grez venu pour l'affaire doit trancher.Mais qu'a donc fait Morlac? Comment ce héros a t-il pu se retrouver en prison? Lors des entretiens, le juge est d'abord frappé par l'inintérêt de Morlac pour son chien. Quand même son chien qui porte les stigmates de la guerre et qui l'attend bravement ! Un chien reconnu comme une pièce à conviction. Jean-christophe Rufin titille notre curiosité et concentre notre attention sur ses personnages. Morlac est un simple paysan mais il a lu Marx, Proudhon et Kropotkine. Notre juge est issu de l'aristocratie et au d'autres lectures conventionnelles. Il voudrait bien terminer rapidement cette affaire pour enfin retrouver femme et enfants.Au fil des pages, on découvre Morlac amoureux et en homme qui a voulu défendre des valeurs. Je pourrais en dire plus et semer quelques indices mais hélas le bandeau du livre est trop explicite et nous met la puce à l'oreille.Les descriptions des personnages, ce climat où la guerre est encore présente dans les esprits et dans les cœur et dans cette campagne la population a la conviction qu'on lui a volée ses fils sont rendues à merveille !Un roman sans fioritures sur la fidélité, et sur la loyauté ( et ce que chacun met derrière ce mot) bien mené! Une belle surprise... http://claraetlesmots.blogspot.com/

clarac
16/04/14
 

Que s’est-il passé pour que Jacques Morlac, un ancien poilu décoré de la Légion d’honneur, se retrouve emprisonné par la justice française dans une petite ville du Berry, dans l’attente de son procès ? C’est au juge Hugues Lantier du Grez que revient la tâche délicate d’évaluer qu’elle est la part de responsabilité de l’accusé dans cette étrange affaire… A son arrivée, il découvre un jeune homme de vingt-huit ans taiseux, méfiant et peu enclin à livrer son histoire, mais il fait aussi la connaissance de Guillaume, le chien de Morlac, un animal puissant, marqué par la guerre et qui attend patiemment son maître aux portes de la prison, aboyant sa peine sans discontinuer, quitte à rendre fou Raymond Dujeux, le geôlier. Tout de suite, le juge Lantier pressent la singularité chez cet animal qui a connu l’horreur de la guerre et la violence des combats, un chien abimé, fatigué, mais d’une fidélité à toute épreuve et dont on découvrira qu’il a joué un rôle déterminant dans ce qui est arrivé à son maître…Dans ce court roman inspiré d’une histoire vraie, Jean-Christophe Rufin nous plonge au cœur d’une affaire bien délicate. Nous sommes en 1919 et la France sort tout juste de la guerre. Le pays est en pleine reconstruction et voit s’achever les derniers procès chargés de juger les soldats pour leurs méfaits envers la nation. Mais les gens en ont marre, trop de vies ont déjà été prises et il suffirait d’un rien pour que la rancœur accumulée s’embrase. Dans ce climat particulièrement tendu, on découvre donc un homme à fleur de peau, traumatisé par la guerre, révolté par son absurdité et trop conscient de son impuissance. Un paysan qui a lu Marx, Proudhon et Kropotkine et qui pense qu’il peut, peut-être, changer les choses… Mais c’est aussi et surtout un jeune père de famille et un homme amoureux… Entre histoires de cœur et histoire d’honneur, Jean-Christophe Rufin nous livre un magnifique texte sur la fidélité et le sacrifice. Le style est simple, sans fioritures et nous rapproche un peu plus de ce prisonnier énigmatique dont l’histoire nous est dévoilée par bribes, entretenant le suspense et la tension chez le lecteur. Les personnages sont attachants et débordent d’humanisme malgré leur étiquette sociale. Le chien et son attachement aveugle à son maître devrait en émouvoir plus d’un ! Un roman passionnant, redoutablement efficace et habilement mené à découvrir sans attendre !

Mokona
25/03/14
 

Fidèle, envers et contre tout 1919, au lendemain de la première guerre mondiale, l’officier Hugues Lantier débarque dans une petite ville du Berry afin de décider du sort d’un jeune héros de guerre, Jacques Morlac, accusé d’avoir porté atteinte à la Nation. Au cœur de ce récit, Guillaume, le chien du détenu, qui passe ses journées et ses nuits à aboyer non loin de la cellule de son maître. Ce court roman ne nous raconte pas vraiment l’horreur de la guerre, mais plutôt les répercussions qu’elle a pu avoir sur ceux qui l’ont vécu. L’auteur met constamment en parallèle l’homme et le chien afin de traduire au mieux la déshumanisation complète des combattants, la bestialité de leurs affrontements ; il invite ainsi le lecteur à s’interroger sur ce qui différencie l’homme de l’animal, cette faculté peut-être à se représenter « l’ennemi » comme un être à part entière. Un énième livre sur la Grande Guerre certes, surtout en cette année commémorative, mais avec cette histoire, inspirée de faits réels, et en peu de pages, Rufin réussit habilement à nous émouvoir.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Après avoir lus et adoré Au revoir là-haut le roman, mais également la BD, je me suis lancé un peu part hasard dans la lecture du collier rouge, je ne savais qu’une seule chose de ce roman : sa temporalité.J’aime cette période de l’histoire dans la littérature, car le temps aillant passé, il n’est plus question de glorifier ces héros vainqueurs morts paradoxalement aux champs d’honneur. Nous sommes arrivés à un moment de l’histoire, où il est possible d’avoir un œil critique sur les événements et surtout pourvoir dénoncer l’attitude des politiques et hauts gradés de l’époque.Tout au long du roman, nous cherchons à savoir ce qu’à bien pu faire Jacques Morlac pour se retrouver incarcéré lui le héros de la guerre décoré de la Légion d'honneur. Pour une fois, on rencontre un juge, Hugues Lantier, qui ne pense pas que pour l’honneur de la France, mais cherche à comprendre pourquoi Jacques Morlac a bien pu faire ce qu’il à fait.Je me mords le clavier de vous dire le pourquoi de cette incarcération et la raison qui pourrait amener Morlac après la guerre à être condamné au bagne, mais votre plaisir de la lecture de ce magnifique roman, ne serait plus la même.Jean-Christophe Rufin avec ce roman, nous offre une bien belle histoire, nous aurions aimé que plus d’une lui ressemble. Un roman court qui se lit avec délectation. http://bouquinovore.blogspot.fr/

Bouquinovore
10/10/15
 

J'ai bien apprécié ma lecture qui à était courte mais belle, en effet l'auteur dans ce livre pointe les différentes facettes de la fidélité de facon subtile.Puis nous avons également certains passages sur la guerre et le rôle qu'a joué certains chiens durant cette période, ce qui est intéressant, car c'est un sujet dont on parle peu ( même si dans ce livre ce n'est pas le sujet principal)Quand aux personnages je n'ai pas du tout aimé le personnage principales que je trouve trop brute, et qui parle de son chien du facon tellement méchante , ca m'a fait de la peine pour ce chiens ( amie des bêtes bonjours :)). Et pour les autres il sont peu appronfondie ce qui ne permet pas de s'attacher à qui que ce soit. blogueuse et booktubeuse passionnée :)

lalectricedyslexique
15/07/15
 

Tout la subtilité de la narration est là et rend cette histoire passionnante. L’auteur va à l’essentiel dans le choix de ses mots mais garde un part d’ombre dans son intrigue. Son écriture est belle, simple, sensible et sans aucune longueur (bien que l’atmosphère soit chargée de langueur et l’action quasi inexistante)................. Stéphanie Plaisir de Lire

Bas-Berry, 1919.Un prisonnier décoré pour acte de bravoure sur le front d'Orient pendant la première guerre mondiale, et un juge militaire qui veut comprendre le geste qui lui a valu l'emprisonnement avant de prononcer son verdict. Deux hommes lassés, désabusés, transformés par la guerre, mais pas seulement. Et un chien qui aboie sans cesse, en attendant son maître emprisonné.Dans ce court roman, Jean-Christophe Rufin dont c'est le premier ouvrage que je lis, propose le portrait de personnages marqués à jamais par les expériences de la guerre, que ce soit sur le front ou à l'arrière. Et à travers ces portraits construits d'une plume précise, il questionne ce qui fait notre identité. Notre expérience, nos lectures, nos rencontres?Morlac le prisonnier semble tout faire pour être condamné. Fruste, renfermé, il ne se livre que très difficilement au juge. Les deux hommes sont d'origines très différentes: l'un paysan, Morlac, l'autre bourgeois voire aristocratique. Tous deux ont des principes bien ancrés en eux. Pourtant, ces principes peuvent vaciller à tout moment...L'une des qualités de ce roman, est de garder pendant très longtemps le mystère sur l'acte qu'a commis Morlac et qui a eu pour conséquence de le faire enfermer. Et puis il y a l'histoire de ce chien, son comportement si particulier son attachement à Morlac alors que celui-ci semble s'en désintéresser...Fidélité, honneur, loyauté, principes mioraux dits "supérieurs", Rufin explore les paradoxes de l'être humain.Ce n'est pas un coup de coeur, et je le regrette, car beaucoup d'avis sont particulièrement élogieux, mais c'est un roman qui m'a donné envie d'en lire plus de cet auteur. Il m'aura manqué un peu d'émotions pour être conquise.

Choupchoup
17/04/15
 

Ce roman est court, et pourtant je l'ai trouvé long à démarrer. Les pages les plus intéressantes sont dans le dernier quart du roman. J'aurais à ce propos aimé qu'il en dise un petit peu plus.Alors bien sûr, la tension monte tout au long de la lecture car nous nous demandons : "Mais bon sang qu'a-t-il fait, ce soldat ?!".Et puis au final, heureusement que le juge est un brave homme.L'image que je retiendrai :Ce qui m'a plu, dans ce roman, c'est l'interprétation de l'acte de bravoure du chien qui, s'il ne réhausse pas le Chien, amoindri l'Homme. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
03/01/15
 

Un bon p'tit bouquin qui se lit facilement, pris par l'énergie mise par le chien pour que son maître-ennemi soit reconnu à sa juste (mais peu enviable) valeur. C'est alambiquée comme critique mais vraiment lisez-le vous allez vous y plaire...

med59950
25/11/14
 

Opinion de Murielle : “Ce roman se présente comme une enquête policière. L’accroche est bonne et suscite l’envie d’aller jusqu’au bout du livre où se trouvent la réponse aux questions du magistrat.”

bmlillemoulins
14/11/14
 

Extrémisme amoureux Un récit simple et touchant, évoquant l'absurdité de la guerre et ses conséquences sur la vie de chacun. Un savoureux mélange d'amour comme un long dimanche de fiançailles, de révolte contre les atrocités de la guerre rappelant Au revoir là haut, et une évocation du front oriental du capitaine Conan....bref tout est là pour un bon livre comme souvent avec Jean Christophe Rufin!

Superbe collier Le juge Lantier arrive dans une petite ville du Berry. Il est juge militaire et doit statuer sur le sort de Jacques Morlac emprisonné pour un acte délictueux commis le 14 juillet 1919. Pendant tout le roman on assiste à l'interrogatoire du prévenu par le juge sans savoir la raison exacte de l’emprisonnement de Morlac. Une histoire se dessine peu à peu, celle d'un homme ordinaire, paysan, que la guerre est venu chercher dans sa ferme pour le conduire dans les tranchées. Celle d'un homme confronté à l'horreur et qui est prêt à tout pour tirer un trait sur son ancienne vie. Un très beau roman.

Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin est un roman très fort et poignant sur la guerre et nos valeurs humaines. Le héros, Jacques Morlac, part à la guerre de 1914-18. Il est suivi fidèlement par un chien de race quelconque, Guillaume, qui va se révéler un compagnon loyal à toute épreuve. De retour de la guerre, Morlac va se retrouver en prison suite à un acte dont il devra répondre et le juge va essayer de comprendre les raisons de ce parjure. J'ai beaucoup aimé ce roman court qui se lit vite et facilement et qui est une véritable réflexion sur la guerre et la fidélité d'un chien pour son maître. C'est une belle histoire qui je pense me marquera pendant longtemps. Je recommande la lecture de ce livre vivement.

prune42
05/10/14
 

A l’heure où j’écris ce billet, je n’ai toujours pas lu Au revoir là-haut, de Pierre Lemaître, qui se passe aussi juste après guerre mais j’ai lu il y a très longtemps Dans la guerre, d’Alice Ferney (que je me suis promis de relire tant il m’avait émue il y a quelques années) qui met en scène lui aussi un chien et son maître dans les tranchées. Le rôle du chien, ici, et la question de la fidélité à son maître prennent un sens tout différent du roman d’Alice Ferney, de même que le texte de Jean-Christophe Rufin joue moins sur les émotions, mais il y a cette thématique commune de l’homme et de l’animal pris dans la tourmente de 14 et celle de l’après-guerre, comment les hommes en sont revenus, comment ils ont été profondément transformés par tous les bouleversements de la société que la première Guerre mondiale a générés.A ce propos, l’auteur met face à face, dans un huis-clos étouffé de chaleur, deux hommes que tout oppose : la différence de classe est sensible, l’un, homme de la ville, grand bourgeois, doit mener une enquête approfondie sur le "crime" de l’autre, paysan à peine instruit (apparemment). Cette confrontation met d’abord en présence deux hommes profondément convaincus du bien-fondé de leur démarche, de leur position. Le fait d’avoir tous deux fait la guerre ne les rapproche pas forcément, car ils ont mené des combats différents. Mais le juge Lantier du Gretz est sur le point de quitter l’armée et l’acte commis par Morlac l’interroge. Il prend le temps de s’informer, de chercher à comprendre. Et les lignes vont bouger… sous la plume d’un auteur qui mène son récit avec empathie et qui nous offre un roman subtil sur les conséquences de la guerre.Jean-Christophe Rufin s’est inspiré, explique-t-il à la fin de l’ouvrage, d’une anecdote authentique dont il fait un roman sobre et interpellant dans sa brièveté. Anne

Anne7500
03/10/14
 

Le récit est poignant ! Une histoire pleine de rebondissement. Une histoire de relation d'amitié et d’inimitié aussi entre l'home et le chien, le tout sur fond de première guerre mondiale. Il y a donc aussi un intérêt historique. Cependant le style est très aléatoire. Des moments magiques ou on retrouve la plume de l'académicien, et d'autres qui semble un peu "bâclés"...

Alex6974
20/07/14
 

Poétique, troublant et quelquefois drôle, et pourtant ce n’est pas un sujet très gai de prime abord. Le personnage central du roman est un chien courageux et fidèle qui a suivi son maître dans les événements quotidiens de la guerre et qui attend devant la prison le verdict, son maître étant jugé pour insulte à la nation. Une ville écrasée de chaleur, un juge qui tente de comprendre pourquoi un héros refuse d’en être un et pourquoi ce même homme tourne le dos à l’amour alors que celui-ci lui tend les bras. C’est un texte à la fois complexe et simple, d’une belle force, qui apporte l’espoir au fil des pages et donne à penser que tout n’est pas perdu. Le cœur de l’homme est dur certes, mais il peut à l’occasion s’ouvrir, devant le sourire d’un enfant ou dans le regard triste d’un chien blessé. Ce n’est pas un texte de plus sur la Grande Guerre, mais un très beau roman humaniste.

silencieuse1
20/06/14
 

Superbement écrit, une histoire liant le passé, l'Histoire collective, mais aussi ce qui s'est produit pour certains à cette période Ce tête-à-tête entre le Juge désirant prendre sa retraite sans problème, et le militaire décoré est fabuleux! michèle53

michele13
14/06/14
 

Pour quelles raisons Jacques Morlac, un ancien poilu décoré de la Légion d'Honneur, se retrouve-il emprisonné en cet été 1919 par la justice française dans une petite ville du Berry dans l'attente de son procès ? Un juge militaire, le commandant Hugues Lantier du Grez, est chargé d'instruire cette étrange affaire. En arrivant sur les lieux il fait la connaissance de l’accusé, un jeune paysan très instruit mais aussi celle de son chien, qui attend son maitre depuis des jours devant la prison.Au fur et à mesure que l’énigmatique Morlac lui livre par bribes le récit de sa guerre, le juge va comprendre que ce chien qui a suivi son maitre en Champagne puis sur le front d’Orient à Salonique est un acteur important dans ce qui est arrivé.Ce roman, inspiré de faits réels, nous plonge dans les procès de l’après-guerre où des soldats ont été jugés pour leurs actes contre la nation.Mais quel méfait a été celui de Morlac ? Sans doute d’avoir jugé que le véritable héros, celui qui a mérité la Légion d’Honneur n’est pas lui, mais son chien.Jean-Christophe Rufin nous livre un beau roman sur la fidélité et le sacrifice qui restitue bien l'atmosphère de l'après-guerre. Un style simple et direct, les faits dévoilés au compte-goutte ce qui préserve le suspense, cela fait que ce court roman est agréable à lire. Ludeca

Ludeca
14/06/14
 

Coup de coeur La confrontation entre le Juge et Morlac est menée d'une main de maître par Jean-Christophe Rufin. Cette histoire nous permet de découvrir une nouvelle fois l'horreur de la guerre 14-18 et la difficulté à reprendre le cours de sa vie après cette dernière. Un livre à lire en cette période de commémoration !

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.11 kg