Le colonel desaccorde

BLEYS, OLIVIER

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 19/03/09
LES NOTES :

à partir de
19,80 €

SYNOPSIS :

En 1807, fuyant l'armée napoléonienne qui met la péninsule Ibérique ´r feu et ´r sang, le roi du Portugal doit s'exiler dans sa lointaine colonie du Brésil. La famille royale prévoit d'y séjourner quelques mois ; elle y restera quinze ans. Le Brésil se dote en quelques années de palais, d'écoles, de théâtres, de routes et de ports. Bientôt la colonie proclame son indépendance et couronne un empereur. La musique tient une place ´r part dans l'essor de cette jeune nation tropicale. Sous le rcgne de Pedro Ier puis de son fils, mélomanes avertis, les plus grands compositeurs sont invités ´r Rio ou ´r Belém, dont les théâtres somptueux n'ont rien ´r envier aux meilleures sccnes parisiennes. Mais pour le capitaine Dom Eduardo Alfonso Rymar, vaillant officier de l'armée portugaise, l'exil de la cour est un désastre : il n'y a pas de guerre ´r
livrer de ce côté de l'océan... Lui qui revait batailles et glorieux faits d'armes doit accepter une mission subalterne : le convoi des pianos et des clavecins que la noblesse portugaise apporte au Nouveau Monde. Avec son aide de camp, mieux acclimaté que lui aux murs et aux femmes brésiliennes, Rymar dirige un atelier musical que la mode des instruments ´r clavier, lancée par la cour, a rendu nécessaire. Promu colonel sans avoir combattu, Rymar reportera sur ses deux fils ses reves de grandeur militaire. Or la musique, qu'il a prise en haine, reste maîtresse de son destin, qui lui réserve encore de bien étranges surprises... Le colonel désaccordé restitue avec finesse et sensualité les couleurs du Brésil, l'incroyable effervescence de Rio, bourgade coloniale promue au rang de métropole impériale, et les splendeurs vénéneuses de l'Amazonie.
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1807, le roi du Portugal s'exile au Brésil, une lointaine colonie, fuyant la déroute prévisible des armées de son pays contre celles de Napoléon. Il emporte avec lui quantité d'objets, dont des clavecins et piano-forte. Le capitaine Eduardo Rymar, vaillant officier de l'armée portugaise est du voyage comme convoyeur de ces appareils à musique. Lui, qui n'entend rien à la musique vit cela comme un outrage. Son installation au Brésil ne se fera pas sans mal, ni son adaptation. Ce roman est donc le périple de ce glorieux capitaine et son rapport à la musique, omniprésente.Quel beau roman ! Dépaysement garanti : le Brésil aux moments de son indépendance, Rio de Janeiro, ses rues mal famées, la sensualité se dégageant de ses habitants, la jungle amazonienne. J'ai dégusté lentement les pages refusant de quitter Eduardo Rymar et sa famille. Je regrette d'ailleurs d'avoir eu à les laisser, une fois la dernière page tournée.Pour être franc, il ne se passe pas de grandes choses dans le roman, mais plein de petits événements qui le rendent passionnant et qui forgent des personnages attachants, émouvants, parfois désagréables, mysogines et racistes, mais rien de "scandaleux" si l'on se réfère à l'époque. Toujours très humains.Olivier Bleys fait preuve d'une écriture particulièrement agréable, maitrisée, et limpide. Il parait bien documenté -je dis "il parait" parce que moi, le Brésil du début 19ème siècle, je n'en connais rien. J'ai donc appris plein de choses sur le Brésil : la période de son indépendance, qu'il avait été un royaume, la révolte des esclaves demandant leur élargissement, ... Instructif, très bien écrit, beaux paysages et personnages de belles stature ; autant de raisons pour ouvrir très vite ce livre. Yv

Lyvres
25/03/14
 

Le colonel désaccordé est Eduardo, cet homme qui rêve d’être connu pour ses exploits militaires et de redonner son lustre au nom qu’il porte. Mais, pour des raisons obscures, il est mis à l’écart, condamné à surveiller ces pianos, lui qui ne connaît rien à la musique. Son aigreur augmente, et il abandonne peu à peu ses missions en les laissant à son homme de main, Querubim. Il n’arrive pas à se faire à ce pays, où les indiens et les métis sont en grand nombre et se mélangent aux blancs, où rien ne ressemble à son ancienne patrie chérie. Le prince lui propose alors d’épouser une femme, et c’est avec Rosalia qu’il fondera une famille, composée de deux fils et un enfant.La deuxième partie du récit s’attarde sur le personnage d’Angelo, le fils de Rosalia qu’Eduardo Rymar prend sous son aile après le mariage. Mais le fils s’éloigne rapidement de la carrière militaire voulue par son père, et se tourne vers la musique, au grand dam de ce dernier. Cette seconde partie, avec la formation d’Angelo à l’Académie militaire et les campagnes dans les régions du nord du Brésil, est assez passionnante. Le début de l’ouvrage, s’il donne l’occasion de scènes intéressantes (notamment la traversée en mer), est plus long à se mettre en place. Cette difficulté est certainement liée au personnage d’Eduardo Rymar, homme sûr de son pouvoir et de sa force, assez antipathique. Mais peu à peu, le récit prend de l’ampleur, et le lecteur se laisse emporter par l’écriture un peu surannée et très classique d'Olivier Bleys. Petit regret : deux dernières pages un peu décevantes (voire de trop), qui suivent de très belles scènes dans la salle à manger d’une maison en ruine et de remontées de fleuves en pirogue.Ce roman est surtout l’occasion d’une très instructive plongée dans le Brésil du début du XIXeme Siècle. Période pendant laquelle le Brésil prend son indépendance, événement qui ne transparaît que par instants, en toile de fond, et qui ne modifie pas fondamentalement la vie des protagonistes de ce roman. En laissant de coté cet événement historique, l’auteur prend le parti d’indiquer que l’indépendance, si elle est importante pour les autochtones, est sans grande conséquence pour les colonisateurs. Mais l’histoire finit par rattraper la famille Rymar, par là où elle l’attend le moins…

Yohan59
14/10/12
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.35 kg