Le combat ordinaire t.1

LARCENET, MANU

EDITEUR : DARGAUD
DATE DE PARUTION : 01/03/03
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu'il trouve qu'il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu'il en a marre de photographier des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir. À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l'appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : J'aurai un petit lapin et je l'appellerai Georges, et je le garderai contre mon coeur. Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s'inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu'il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin. Après une virée affectueuse (et éprouvante) chez les parents, il retrouve le silence de sa petite maison dans la verdure, et son chat (baptisé Adolf en raison d'un caractère affirmé), qui se fait charcuter par le gros chien d'un sale con de chasseur. À cette occasion, il rencontre Émilie, vétérinaire de son état, et un chouette petit vieux
qui ramasse des mûres. Ça lui fait un amour et un ami. Mais voilà que tout se déglingue : Emilie se met à vouloir des choses angoissantes (partager avec lui une maison et un bébé), et le passé dégoûtant du gentil petit vieux émerge brutalement. Marco craque. Et puis, la cruauté et la connerie achevant de détruire son monde, il touche le fond. Ce qui lui permet de remonter. J'ai encore pas mal de choses à éclaircir si je ne veux pas être réincarné en plaque d'égout, disait-il en évoquant ses rapports délicats avec les femmes. Il évitera la plaque d'égout : il fera juste ce qu'il faut pour retrouver Émilie. C'est l'histoire d'un photographe fatigué, d'une fille patiente, d'horreurs banales et d'un chat pénible, écrit Larcenet. C'est aussi un scénario parfaitement maîtrisé, drôle de cette drôlerie complice qui évite l'ironie et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur et à la détresse. (Sans parler du chat ou d'Emilie, le moindre canapé est craquant.) Le combat ordinaire, histoire légère et bouleversante d'une renaissance, est l'album le plus personnel de Larcenet, et le meilleur en attendant le suivant.
18 personnes en parlent

Le monde héberge en son sein bon nombre d’écorchés vifs; marionnettes désarticulées et peu douées pour le spectacle de la vie. Tel est le cas de Marco Louis, trop humain pour faire partie des hommes. Il survit en exerçant la profession de photographe et contemple le film de son existence au lieu d'en être acteur. Il est mal dans sa peau et mal dans son quotidien. Il lui est difficile de trouver sa voie. La psychanalyse l’a aidé en partie mais ne lui a pas livrer les outils pour parvenir à vivre correctement avec « lui », avec son mal être, avec ses angoisses et avec ses interrogations. Marco déambule sur la terre au lieu de s’y arrimer. Entre une mère inquiète, un père malade, un frère qui, lui, semble réussir sa vie de couple, un travail qui ne le passionne plus et un chat pas toujours tendre, Marco doute et traîne un spleen quasi permanent qui le ronge.Marco vit seul. Il lui est déjà assez compliqué de vivre avec lui-même, inutile d’ajouter des difficultés supplémentaires. Il ne refuse pas l’amour, non ! Il est prêt à aimer mais sous certaines conditions...La peur de se risquer à être deux peut-être ? D’accepter que quelqu’un entre dans son univers et vienne dérégler la mécanique bien huilée de sa routine...Peut-on seulement dicter sa loi à un sentiment aussi imprévisible que l’amour ? L’amitié va elle aussi frapper à sa porte mais pour avoir des amis, il faut admettre l’Autre sans conditions et commencer par s’accepter soi...Le combat ordinaire de Marco c’est peut-être cela : parvenir à être lui, aller à l’encontre de son chemin, tendre une main à l’Autre et accepter de faillir... Parce qu’il n’est rien de plus difficile que d’être au monde, parce que la vie ne fait pas toujours de cadeaux et parce que le simple fait d’ exister est souvent douloureux.Plus qu’un magnifique album, Le Combat ordinaire c’est l’histoire de la vie d’un Monsieur Lambda, l’histoire de nos vies avec nos amis, nos amours, nos emmerdes. Porté par des dialogues et des introspections percutants, ce premier tome est véritablement un puits d’émotions. Le dessin sert brillamment le récit par un coup de crayon animé. Les couleurs mettent en exergue la puissance narrative et les ressentis des personnages. Du rouge, du noir, des dégradés de sépias renforcent le quotient émotionnel de cette œuvre captivante.Il faut avoir lu Le Combat ordinaire, suivre le destin de Marco, funambule désabusé, anti-héros par excellence. Il faut avoir vécu à ses côtés les instants cruciaux de son existence pathétique et se reconnaître un peu en lui.Parce qu’il est peu d’œuvres aussi saisissantes et aussi humaines.Parce que Marco c’est un peu moi et sans doute un peu toi. Quelles que soient nos vies et quels que soient nos âges nous sommes ou avons été un Marco à un moment ou à un autre : un Marco Stanley Fogg, un Marcovaldo ou un Marco Louis ; des héros du quotidien. Rebelde

Rebelde
09/10/13
 

Il vous est déjà surement arrivé de refermer un bouquin avec le prégnant sentiment que le temps s'était arrêté ? Sorte de bulle cotonneuse dont vous émergez , un ridicule sourire au lèvres , que vous perdez instantanément à la vue horrifiée des douze cadavres de paquets de gâteaux à fort pouvoir émiettant jonchant désormais votre vieux canap' 0% cuir ! Petit rappel , la promotion voulant que pour 30 paquets achetés , il y ait 30 paquets...de payés , se termine fin Janvier ! Dépêche-toi vite !Le Combat Ordinaire , c'est Charles Aznavour qui en parle encore le mieux : mes amis , mes amours , mes emmerdes...Marco , photographe célibataire , n'a plus vraiment envie d'immortaliser la mort .Marco aspire désormais à un peu de solitude , histoire de se retrouver et partager quelques bons moments avec Adolf , son con de chat affutant régulièrement ses griffes sur le tarin de son maître !Ses parents vieillissent . Son frangin Georges ! Georges ! parait tirer beaucoup mieux son épingle du jeu . Marco , seul et expatrié dans cette nouvelle maison de campagne qu'il vient d'acquérir , est au creux de la vague et semble peiner à se souvenir de ses lointaines leçons de natation .BD touchante car s'adressant au plus grand nombre . Traitant intelligemment de la vie d'un p'tit gars attachant peinant à se dépatouiller avec ses problèmes journaliers , elle interpelle de par sa simplicité et sa pertinence . Le trait est , à l'instar du titre , ordinaire mais sied à merveille avec le propos . Et que dire de cet humour omniprésent venant talentueusement contrebalancer avec un récit qui , s'il ne fait pas dans le misérabilisme , donne à réfléchir . Marco est à la croisée des chemins . Comme tout un chacun , il aura à faire des choix . Larcenet vous convie brillamment à cette tranche de vie semblant tristounette mais nécessaire car génératrice de grands bonheurs futurs .Le Combat Ordinaire : petite musique entêtante à l'écho persistant...

TurnThePage
03/11/13
 

« Contre qui êtes-vous en colère ? Contre moi parce que je ne suis pas tel que vous le vouliez, ou contre vous pour ne l'avoir pas vu ?! Je ne vous ai pas menti… vous n'avez vu que ce que vous voulez voir ! » (Page 51)Mensonges, colères. Mensonge vis-à-vis de lui-même, mensonge à la vie, colères contre autrui, contre celui qui représente son père, celui qui semble vivre en parfaite harmonie avec son monde.Marco est photographe reporter, mais la lassitude, l'apathie, l'aboulie et une certaine athymhormie s'insinuent en lui et gagne sa volonté. Névrosé, il suit une thérapie lourde et harassante, l'obligeant à chercher le réconfort chez son frère « Georges », puis chez ses parents. Mais Marco n'est pas à l'aise, les rapports avec son père sont difficiles et avec sa mère unilatéraux, son bonheur, il ne le trouve que chez lui avec Adolf le chat belliqueux.Les rencontres d'Émilie et du retraité philosophe vont engendrer de profonds bouleversements dans l'équilibre fragile de notre héros.Manu Larcenet retranscrit ici les ressentiments que peuvent éprouver ses lecteurs en juxtaposant des images et des mots sur les maux, agissant comme un cataplasme sur les plaies existentielles. Marco se contente en fait d'un bonheur apparent, subissant la vie, se retranchant derrière son quotidien convenu, fuyant l'inconnu, la nouveauté plutôt que d'affronter le changement.Il chasse ses angoisses à coup d'hallucinogènes et de jeux vidéo, réfutant la réalité, la complication, se cachant derrière la facilité et l'irresponsabilité. A force de relations difficiles avec les femmes, avec son père, Marco s'enfonce par lâcheté dans la solitude, s'inventant des excuses, des prétextes, des malentendus, manquant cruellement de maturité.Quiconque ouvre « le combat ordinaire » rencontrera au détour d'une bulle, d'une situation, une tranche de sa vie, une expérience vécue, ou encore une de ces questions qui vous souillent sournoisement l'esprit au passage d'une vague de déprime, voire dans ce bonheur préfabriqué, surfait et illusoire du confort matériel.le dessin est minimaliste, réducteur mais ne gêne nullement la lecture et la compréhension de l'évolution psychologique du personnage, de ses interrogations et de ses doutes. Une ouverture simpliste mais qui va droit à l'essentiel, des questionnements sur l'amour, la vie commune, l'attitude face à la maladie, à l'Histoire, mais aussi sur la difficulté de devenir adulte et responsable dans un moderne où tout évolue très vite.La grande force de cette de cette bande dessinée repose sur les blancs, les non-dits et les sous-entendus. le lecteur oriente ainsi sa lecture en fonction de ces scènes hors sujets, où Marco s'interroge sur son passé. Larcenet use alors du style photo ou du dessin cartoon, réduisant à un simple trait, une goutte de sang, les émotions, exprimant la peur, l'excitation par un regard blanc, vide.Au regard de cette histoire, on ne peut que repenser à un autre protagoniste de l'auteur, celui du « Retour à la terre », Manu. Avec cette série, Larcenet obtient enfin le Graal et la consécration, rejoignant ainsi le gotha des grands auteurs.le combat ordinaire ne peut visiblement pas laisser indifférent. Pasdel

Pasdel
03/10/13
 

Premier contact avec cet auteur cultissime, je ne suis pas déçue.Le personnage principal est touchant et très vrai, son histoire de vie difficile nous est magnifiquement conté.Je ne voudrais pas trop vous en dire pour vous laissez découvrir cette bande-dessinée.Et puis, il y a aussi une histoire d'amour qui commence, mais chut....L'image que je retiendrai :Celle du chat, Adolf, qui ne fait que griffer. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
16/05/13
 

Comme souvent, pour beaucoup de bandes dessinées, j’hésite à m’y plonger du fait du dessin auquel j’ai du mal à adhérer. La série « Le Combat ordinaire » ne fait pas exception. Et comme pour « Aldébaran », je ne regrette pas de l’avoir lu. C’est l’histoire de gens ordinaires qui font face à des problèmes ordinaires : photographe en manque d’inspiration ; difficulté d’avoir des relations stables ; désir d’enfant de l’un mais pas de l’autre, chômage, difficultés des relations parents et grands enfants, fermeture d’usine, alzheimer, racisme, la bêtise des gens… et j’en passe. Le nombre de sujet traité et ce de façon très simple est immense.J’ai déjà dit que les dessins n’étaient pas trop mon truc, par contre, il faut admettre que ceux-ci sont très expressifs. Les personnages ont du caractère grâce aux traits du dessinateur.Prix du meilleur album Angoulême 2004

Vepug
15/02/12
 

Un jeune photographe de presse s'interroge sur le sens de la vie, sur son métier qui le suit mais ne l'inspire plus. Il y a ses parents auxquels il rend visite et qui s'inquiètent de son avenir : a-t-il suffisamment pour vivre? Son emploi est-il stable et assuré? Elle est touchante sa petite maman, à le regarder sous toutes les coutures. Et son papa, toujours dehors, avec le vague à l'âme et qui pourrait bien être touché par la maladie d'Alzheimer. Notre personnage principal est un anti-héros, avec son lot de défauts : maladroit avec les filles, un peu asocial, il aime rester cloîtré chez lui. Et comme compagnon de chambrée c'est Adolf, son chat, qui lui tient compagnie : un félin d'intérieur qui a du mal à passer pour le gentil matou adepte des caresses.Ce que j'ai aimé dans cette BD c'est que tout le monde peut s'y retrouver. Pour ma part je trouve que je pourrais sans problème incarner le personnage de la fille providentielle qui arrive pour bouleverser son monde. Et ce fichu chat d'Adolf (quel nom !), ben quelque part on le retrouve derrière notre indécrottable animal de compagnie. Ingrat devant la bonté humaine, il préfère pointer les griffes. Mais quand le chien du voisin est pas loin, mieux vaut avoir son maître de chair et d'os dans le coin.Je n'ai pas particulièrement accroché aux dessins, même s'ils sont au final plaisants et complémentaires à cette belle histoire. Ce que je veux dire c'est que je n'aurais pas lu cette BD uniquement pour les dessins. Le vrai plus c'est la trame de l'histoire avec ce mec banal, ses parents vieillissants mais attendrissants, son vieil ami (le "Georges" des temps modernes) et cette fille qui peu à peu s'insinue dans sa vie. Et il y a le reste, bien sûr...

Melopee
13/08/11
 

Marco est l'exemple même de l'ado trentenaire névrosé, celui qui veut conserver le plus longtemps possible une impression de contrôle sur sa vie, sa liberté et son indépendance. C'est l'histoire d'un mec normal, angoissé par les responsabilités, par la routine et par l'engagement. C'est l'histoire d'une fuite pour mieux se retrouver. Le combat ordinaire, c'est l'histoire de la vie, tout simplement. On a tous un peu de Marco en soi, et c'est ce qui fait tout le charme de la bd, une histoire simple, dans un style simple mais plein de finesse et de beauté.

Mokona
21/11/10
 

S'il n'y avait qu'une bande dessinée à lire ce devrait être celle-ci, impossible à décrire mais essentielle, une grande leçon de vie universelle, cette œuvre s'adresse à tous, et surtout à ceux qui sous estiment l'intérêt de l'art graphique en matière de littérature : le récit est entrecoupé d'introspections matérialisées par des paysages ou des portraits en noir et blanc. Après huit ans d'analyse Marco décide d'arrêter et de combattre lui même ses névroses obsessionnelles, ce photographe n'a plus envie de rien, hormis fumer de gros pétard avec son frère. Sa vie, sans cesse perturbée par ses crises d'angoisses, ce qu'il appelle son désordre aléatoire, va prendre un nouveau tournant lorsqu'il rencontre Emilie, une jeune vétérinaire.

sovane
11/08/10
 

Vous aimez les chats ingrats (pléonasme), les pépés mignons, les grands angoissés, les losers, les gens mimis mais pas neuneus ? Sautez sur cette BD ! On y croise un photographe-reporter de guerre mal dans sa peau, son chat Adolf et sa délicieuse famille - un frère gentiment déconneur, un papa diminué et une maman trèèès inquiète pour son grand garçon - donc un brin ch***** comme toute bonne mère ! J'ai adoré : le graphisme (dessin, couleurs, bulles), l'histoire simple de ces gens "ordinaires", proches et tellement attachants, les thématiques (dépression, relations parents-enfants adultes, crise existentielle/professionnelle, guerre d'Algérie et tant d'autres que je vous laisse découvrir...), parfois à peine effleurées mais sur lesquelles quelques mots, une image de cet auteur talentueux suffisent... Bref, beaucoup de plaisir et d'émotion à la lecture. Vite, la suite ! et d'autres albums de l'auteur, dont La légende de Robin des bois, repéré tout récemment ici-même. Canel

Canel
31/01/16
 

Il y a des livres qu’on croit très fort avoir déjà lu.Parce qu’il sont tant de fois passés devant nos yeux qu’on a l’impression de les connaitre et d’en avoir exploré les pages, en long, en large et en travers. Mais quand on se rend compte que finalement ce n’est pas le cas et qu’on a devant soi, un moment de lecture qui promet d’être agréable, on s’en réjouit.C’est ce qui s’est passé pour Le combat ordinaire. Quand j’ai commencé à lire cette série, j’étais persuadée de l’avoir déjà lue il y a quelques années sans vraiment m’en souvenir. Mais ce fut une vraie découverte.Le retour à la terre du même auteur m’avait laissée ravie. Ne parlons pas de Blast qui m’avait fait l’effet d’un électrochoc.Le combat ordinaire, c’est juste une série de quatre tomes de BD qui ne transcendera pas les foules par son sujet.Ici, pas d’aventures ni d’actions en chaîne qui vous dépayseront ou vous laisseront complètement pantois. Cette série raconte la vraie vie, uniquement celle qu’on vit tous.Du petit tracas aux vraies décisions à prendre, Marco va presque tout vivre et nous malmener. Mais diantre que c’est bien fichu !Manu Larcenet jongle avec nos émotions en nous faisant vivre ici et là des moments intenses dans lesquels on se reconnait sans peine.Le combat ordinaire-Manu LarcenetLes personnages sont au plus près de ce que l’on peut croiser dans nos existences somme toute banales.Le dessin est pressé, presque griffoné mais avec une authenticité qui fait de lui, un coup de crayon honnête.Certains diront qu’il y a un peu de démagogie dans les textes et le graphisme de cet auteur, pourtant il y a aussi une certaine tendresse qui nous pousserait à se laisser aller, malgré tout.Une série à lire avant surement de voir le long-métrage adapté (que je n’ai pas encore vu).Amateur de BD réaliste ou novice du genre, vous pouvez faire confiance à ce talent qui milite avec rudesse pour une reconnaissance du combat ordinaire.

deedoux
31/07/15
 

J’ai enfin lu une BD !!! Cela faisait bien trop longtemps… Malheureusement, je n’ai pas choisi la BD la plus passionnante. Je ne suis pas déçue par ce premier tome du Combat ordinaire, mais je n’ai pas non plus été follement séduite. Le coup de crayon de Manu Larcenet ne m’a pas vraiment plu (je l’avais préféré dans le tome 1 de Blast). Mais le personnage de Marco est tout de même attachant, assez en tout cas pour avoir envie de prolonger l’aventure avec, au moins, le tome 2… http://blogaelle.wordpress.com/

GaL7
22/01/15
 

Marco est photographe. En dépit d’un incontestable côté un peu artiste, bohème, il est comme nous tous confronté à des angoisses. Lesquelles me direz-vous ? Celle auxquelles je suis et vous êtes confrontés, celles du quotidien. Son métier lui plait mais après divers périples à l’étranger, il aspire à autre chose mais à quoi, il n’en a pas la moindre idée. Et il peut compter sur sa mère pour lui remettre un coup de pression chaque fois qu’il va leur rendre visite à elle et son père. D’ailleurs ce père avec lequel il a toujours eu un peu de mal à communiquer va être pour Marco une nouvelle source d’angoisse. En effet, il s’avère être atteint de la maladie d’Alzheimer. Et dire que Marco vient de décider de mettre un terme à sa thérapie…Un héros et un univers d’une grande humanité en même temps qu’une réflexion sur la mémoire. Comment continuer à vivre après avoir vécu ou perpétré des horreurs ? Comment simplement continuer à vivre quand on ne sait plus vraiment ce qu’on attend de la vie ? Comment mener ce combat ordinaire ? Toute cette gravité apparente n’empêche pas de beaux moments de complicité fraternelle, de l’humour, du rire et des sourires. Ajoutez à cela des moments d’introspections salutaires qui s’intercalent comme des pauses salvatrices aussi bien pour le lecteur et que pour Marco, héros aussi fragile qu’attachant.Manu Larcenet, Le Combat ordinaire, où comment faire du super avec de l’ordinaire.

manUB
31/08/14
 

Photographe au chômage ayant pour seule compagnie son chat au caractère incertain et aux griffes acérées : Adolf. Il vit dans l’attente du grand bonheur faisant face tant bien que mal à ses doutes, ses angoisses, au temps qui passe.Il a fuit la vie parisienne, son boulot de photographe de guerre et met fin à sa thérapie parce qu’il pense s’en sortir tout seul, un peu comme un adolescent qui quitte le nid familial pour prouver aux siens qu’il est assez grand pour affronter la vie.Il garde d’excellent rapport et une grande complicité avec son frère, George, resté sur Paris avec sa compagne. Ses parents vivent en bord de mer et à chacune de ses visites, il prend conscience de l’ampleur de dégâts que le temps et la maladie infligent à son père. Une maman qui, comme toutes les mamans, s’inquiète énormément des choix de son fils. C’est au moment où il se sent le plus mal et le plus démuni qu’il va faire les rencontres qui vont changer sa vie et l’aider à se construire.Il garde d’excellent rapport et une grande complicité avec son frère, George, resté sur la capitale avec sa compagne. Ses parents vivent en bord de mer et à chacune de ses visites, il prend conscience de l’ampleur de dégâts que le temps et la maladie infligent à son père. Une maman qui, comme toutes les mamans, s’inquiète des choix de son fils.Manu Larcenet réussit un coup de maître avec cet album touchant. Mêlant des dessins assez simples avec des dialogues chocs, il vient chercher le lecteur au plus profond de son âme, de son vécu, de son cœur. Les planches en noir et blanc viennent rajouter une belle intensité aux passages remplis de philosophie. C’est drôle, sensible, émouvant et d’une humanité sans faille ! C’est le combat entre le conscient et l’inconscient, la passion et la raison, mais aussi entre l’enfance et la maturité.Confucius a dit : « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute »Le combat ordinaire vous mettra à terre mais ne vous laissera pas K.O…au contraire !

chakal
17/09/13
 

Je suis partie à la découverte de l'univers de Manu Larcenet avec le premier tome de la série : " Le combat ordinaire ". Il est clair que le monsieur a l'art de créer des univers persistants ...Marco Louis fait parti de ces hommes qui subissent leur vie au lieu de la vivre. C'est un écorché vif qui a du mal à se stabiliser malgré les quelques clés confiées par la psychanalyse. Il traîne son mal être entre un père malade, une mère angoissée et un chat féroce.Tout à sa solitude et à son spleen, dans sa maison perdue à la campagne, Marco va croiser plusieurs figures détonantes. Le tout est de savoir si il est prêt pour l'amitié comme pour l'amour. Quel risque quand on doute en permanence !C'est la vie de monsieur Lambda. Marco est par essence un anti-héros ou le héros du quotidien que nous pouvons tous être. A travers cette introspection, qui n'a pas été dénué d'émotions, je comprends pourquoi beaucoup de personnes louent autant cet auteur et cette oeuvre-ci en particulier. Sauf que, même si je dois reconnaître qu'il n'y a, à n'en pas douter, un vrai talent et notamment dans la narration je n'ai tout simplement pas accroché. Je suis restée à mon grand désespoir en dehors de l'histoire car Marco m'a profondément agacé ... Le graphisme lui m'a conquise tant dans le tracé que dans les couleurs employées et face aux multiples talents de monsieur Larcenet je n'en resterai pas là avec lui. Son combat ordinaire n'est juste pas fait pour moi ou n'est pas arrivée au bon moment dans ma vie. Vous comprendrez que mon avis est totalement subjectif ... Cristie

cristie
22/08/13
 

Un ordinaire profond Peu habituée de la bande dessinée, je me lance néanmoins dans cette série que l’on m’a fortement conseillée. De prime abord, le dessin n’est pas plus attirant que çà et l’histoire semble assez quelconque. Marco est un garçon gentil, légèrement névrosé, qui mène une vie à la fois simple et compliquée : Monsieur « Tout le monde » en résumé. Mais c’est sans doute ce qui fait la force de ce récit ; l’auteur nous bouscule, nous confronte à nos questionnements personnels, à notre rapport au monde et aux choses. Larcenet porte un regard juste, sans brutalité, sur les émotions du quotidien et nous attendrit à chaque page. Un premier tome pertinent, emprunt d’humanité qui donne envie de se plonger rapidement dans la suite.

D'habitude assez hermétique à la bande dessinée, j'ai parcouru avec plaisir le premier tome du Combat ordinaire : les personnages sont attachants et le lecteur parvient facilement à s'identifier au personnage principal. Manu Larcenet n'hésite pas à se confronter à des thématiques graves : le chômage, les difficultés sentimentales... et tout ceci avec beaucoup d'humour. La question centrale posée par cet album est la suivante : pouvons nous trouver notre place dans une société qui nous offre bien souvent des chemins déjà tracés qui ne nous correspondent pas ?

caroline591
30/10/12
 

... J'ai lu cette BD comme quelqu'un qui n'y connaît pas grand chose(et c'est le cas) : avec application, en m'attardant sur chaque case, pour ne louper aucun détail. Le dessin m'a semblé plutôt simple, en apparence peu travaillé, mais en apparence seulement. En réalité, ce Marco avec sa petite gueule, sa clope au bec, son gros nez, a fini par me plaire ! Ses angoisses, son "combat ordinaire" (quel beau titre !) sont touchants parce que Marco, c'est un peu vous, un peu moi. En tout cas, ça pourrait l'être...Une jolie BD, vraiment. Tendre, drôle, un peu triste, un brin philosophique... Une Comète

Unecomete
25/07/12
 

Cette bande dessinée raconte la vie de Marco, photographe qui perd l'envie, qui ne veut plus faire des reportages de guerre.Il vit seul avec son chat à la campagne, sort de nombreuses années de psychanalyse à cause de terribles crises d'angoisse. Il n'est pas très proche de ses parents avec qui il y a toujours eu une certaine distance. Il se fait virer, rencontre une jolie vétérinaire avec qui il a beaucoup de mal à s'engager. Il rencontre un vieil homme qu'il apprécie beaucoup jusqu'à ce qu'il apprenne des choses sur son passé en Algérie.Les pages en couleurs qui racontent l'histoire sont entrecoupée de pages de paysages, des scènes beaucoup plus réalistes aux couleurs sépia où on n'est plus dans le dialogue mais dans les pensées profondes du narrateur, ses pensées intimes sur ses angoisses.J'ai beaucoup aimé cet album (c'est une relecture avant de lire le tome 4) sur cet homme qui lutte contre ses angoisses, qui a des idées toutes faites et qui a du mal à s'en défaire. C'est un homme ordinaire qui est en pleine évolution.

Ennapapillon
05/12/11
 

Format

  • Hauteur : 32.00 cm
  • Largeur : 24.20 cm
  • Poids : 0.61 kg