Le combat ordinaire t.3 ; ce qui est precieux

LARCENET, MANU

livre le combat ordinaire t.3 ; ce qui est precieux
EDITEUR : DARGAUD
DATE DE PARUTION : 16/03/06
LES NOTES :

à partir de
5,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Troisième tome de l'une des plus remarquables oeuvres de la Bande Dessinée contemporaine, Ce qui est précieux voit Marco, confronté au désir de maternité d'Emilie et à la mort de son père. À travers de petites choses,
de vielles photos et des événements sans importance, Larcenet poursuit ses questionnements sur l'âme humaine avec une tendresse bouleversante, laissant dans le coeur des lecteurs des traces indélébiles. Un livre rare.
12 personnes en parlent

Il y a des livres qu’on croit très fort avoir déjà lu.Parce qu’il sont tant de fois passés devant nos yeux qu’on a l’impression de les connaitre et d’en avoir exploré les pages, en long, en large et en travers. Mais quand on se rend compte que finalement ce n’est pas le cas et qu’on a devant soi, un moment de lecture qui promet d’être agréable, on s’en réjouit.C’est ce qui s’est passé pour Le combat ordinaire. Quand j’ai commencé à lire cette série, j’étais persuadée de l’avoir déjà lue il y a quelques années sans vraiment m’en souvenir. Mais ce fut une vraie découverte.Le retour à la terre du même auteur m’avait laissée ravie. Ne parlons pas de Blast qui m’avait fait l’effet d’un électrochoc.Le combat ordinaire, c’est juste une série de quatre tomes de BD qui ne transcendera pas les foules par son sujet.Ici, pas d’aventures ni d’actions en chaîne qui vous dépayseront ou vous laisseront complètement pantois. Cette série raconte la vraie vie, uniquement celle qu’on vit tous.Du petit tracas aux vraies décisions à prendre, Marco va presque tout vivre et nous malmener. Mais diantre que c’est bien fichu !Manu Larcenet jongle avec nos émotions en nous faisant vivre ici et là des moments intenses dans lesquels on se reconnait sans peine.Le combat ordinaire-Manu LarcenetLes personnages sont au plus près de ce que l’on peut croiser dans nos existences somme toute banales.Le dessin est pressé, presque griffoné mais avec une authenticité qui fait de lui, un coup de crayon honnête.Certains diront qu’il y a un peu de démagogie dans les textes et le graphisme de cet auteur, pourtant il y a aussi une certaine tendresse qui nous pousserait à se laisser aller, malgré tout.Une série à lire avant surement de voir le long-métrage adapté (que je n’ai pas encore vu).Amateur de BD réaliste ou novice du genre, vous pouvez faire confiance à ce talent qui milite avec rudesse pour une reconnaissance du combat ordinaire.

deedoux
31/07/15
 

« Certaines choses échappent à la raison… Ça ne les rend pas moins raisonnables pour autant… » (Page 19) Raison, nostalgie, affliction. Rien ne semble épargner Marco, notre photographe trentenaire. Resté chez sa mère après l’enterrement, il tombe sur les carnets où sont consignés les souvenirs de son père vieillissant. Pensant y trouver des allusions à son enfance, Marco s’en empare à son grand dam. Au deuil difficile, vient se greffer l’envie récurrente d’Émilie de fonder une famille. La paternité ! Comment devient-on père ? Existe-t-il des cours, une édition pour les Nuls ? C’est la catastrophe pour ce pauvre Marco ! Qu’est-ce qu’être père ? Une certitude, Marco n’est pas prêt. Il a peur de grandir, peur des responsabilités. Il ne veut pas et ne peut endosser ce costume de super héros du quotidien, de cet homme solide, infaillible, cette personne sur qui tout repose. Il n’est pas cet être sûr de lui, d’autant plus que la perte de son père l’a rendu encore plus fragile, plus friable, car être père, c’est également assumer le fait de devoir mourir.« Ce qui était impensable en tant qu’enfant devint une réalité d’adulte : les pères sont mortels. Envisager d’être père, c’est non seulement se résigner à l’idée de sa propre mort… » (Page 27) La lecture de ce tome fait écho à une conversation entre Marco et son père dans le premier tome : « être père fait de nous des hommes ». Entre passé et futur, entre Émilie et ses parents, Marco cherche désespérément sa place. Parallèlement, sa carrière et sa situation personnelle s’améliorent. Son travail sur la quête de la simplicité, de l’essentiel intéresse enfin un éditeur. Mais cet essentiel, ces bonheurs simples, ces petites choses précieuses retranscrites dans les carnets de son père lui semblent encore inaccessibles. Pour survivre, il cherche refuge dans la médication, la thérapie, les pétards, l’alcool et la névrose. Larcenet nous offre à nouveau un album sincère et intime sur l’incompréhension du suicide, sur le rôle du père, sur la relation paternelle et sur ce père inconnu et qu’il découvre au travers de ce mémorial qu’est le cabanon. Ce père qui, lui, semble à l’acmé de la quiétude, rejetant le bonheur superficiel et démesuré, redécouvrant dans la simplicité journalière, dans cette nature environnante, dans ce qui est précieux, le bonheur à portée du regard. Un album où l’émotionnel prend le pas sur le textuel pour traiter tout en finesse ces moments délicats de la vie. Des ambiances silencieuses, pesantes viennent relayer ce travail. Un tome entre passé et avenir, encadré par deux scènes qui viennent en relais l’une de l’autre. Émilie, face à la mer, pensive contemplant l’avenir tandis que la scène finale montre la mère de Marco, contemplant le crépuscule d’une vie qui peu à peu s’étiole dans ce paysage maritime, en pensant certainement « Quand on ne meurt pas, il faut bien se résoudre à vivre » (page 59). Pasdel

Pasdel
10/10/13
 

Moins bouleversant que le précédent, cet album est malgré tout très émouvant. Marco est confronté au problème de la paternité : ses relations avec son père, ce que lui-même et son frère représentaient pour cet homme au lourd passé, mais aussi les propres réticences de ce trentenaire à devenir papa à son tour, tandis que sa compagne lui rappelle fréquemment qu'elle veut un bébé et commence à perdre patience.Encore beaucoup de jolies choses dans cet album : de la tendresse, des réflexions sages, subtiles, intenses, sur le deuil et le veuvage, la paternité, la création artistique, la psychiatrie (béquilles chimiques ou psychothérapie), la guerre d'Algérie et ses tabous persistants...Et toujours un graphisme doux très plaisant, qui rend les personnages sympathiques, les photos parents-jeunes enfants réalistes et de ce fait particulièrement touchantes. Canel

Canel
31/01/16
 

J’ai adoré ce troisième opus du Combat Ordinaire de Manu Larcenet.J’ai beaucoup aimé l’image d’ouverture et de clôture cet album. La première représente Émilie, pensive, face à la mer. La dernière représente, la mère de Marco, pensive, face à la mer. Deux femmes importantes dans sa vie entre quiétude et inquiétude. J’ai beaucoup aimé les moments que Marco passe à vider l’atelier de son père suite à son décès dans le tome précédent. Une multitude de souvenirs s’entrechoquent. Je le revois debout les yeux fermés, comme pour mieux s’imprégner de cette atmosphère paternelle pour la dernière fois et pour mieux se remémorer les moments passés, les moments du passé.J’ai été touché par le plan sur les lunettes du disparu, celles-là même à travers lesquelles il regardait la vie. J’ai été touché par Marco et sa mère, autour du feu dans le jardin, qui regardent des pans communs de leur vie s’envoler en fumée. J’ai été touché par les carnets sur lequel le père notait des petits instantanés de vie, à priori anodins, comme un parallèle avec les photos de Marco qui immortalisent des instants de vies elles aussi. J’ai été touché par l’angoisse de Marco à l’idée d’avoir un enfant. Pour Émilie, il en va de leur avenir commun. Pour Marco, devenir père, c’est grandir un peu. Grandir, c’est mourir un peu. J’ai été touché par l’élaboration de son livre, constitué de ses photos, hommage aux ouvriers de l’Atelier 22 et donc indirectement à son père défunt.J’ai été attendri par Marco, ses angoisses, sa spontanéité, sa sincérité, sa vérité au sens littéral du terme. Deuil, souvenir, mémoire, paternité, maturité, amour, tout ce qui compose la vie, tout ce qui compose notre vie, tout ce qui est précieux…

manUB
31/08/14

Voilà , cette chienne de mort vient de lui ravir un père qui aura de lui-même devancé l'appel .Marco tente , tant bien que mal , de surmonter cette douloureuse épreuve aussi subite que violente .Devant jongler avec cette noirceur omniprésente et le désir de plus en plus pressant d'Emilie de passer de statut de concubins à celui de parents , Marco trimballe un obsédant vague à l'âme que rien ne semble pouvoir exorciser . Tentant , au travers diverses possessions de son défunt paternel , d'appréhender au plus juste cette personnalité complexe et détachée , il s'apercevra , à son grand dam , que les apparences sont souvent trompeuses...Seule éclaircie semblant tenter de vouloir percer ce halo de grisaille persistante , la commande d'un premier livre sur l'atelier 22 , chantier nourricier de son géniteur .Certainement le plus sombre de la série , ce nouvel opus vous colle un méchant blues du début à la fin ! L'amertume et le tourment y ont pris leurs quartiers , aucune once de positive attitude – merci Lorie – à l'horizon ! Disparition versus reproduction . Décès versus naissance . Un équilibre des forces somme toute naturel que Marco semble avoir bien du mal à concevoir et gérer de concert .Toujours aussi précis et touchant , cet album fait la part belle à l'émotion , aussi amère soit-elle et contente de nouveau un lecteur déjà conquis depuis le 1er tome...Impressionnant de justesse et de maîtrise narrative, Larcenet ne verse jamais dans le pathos et délivre , ici , un magistral récit sur la perte d'un être cher et les bouleversements inhérents qui en découlent...Incontournable !Le Combat Ordinaire : Ce Qui Est Précieux : se souvenir des belles choses...

TurnThePage
04/11/13
 

Marco se débat toujours dans la toile fragile de l’existence...Les années défilent mais certaines douleurs perdurent et vous collent à l’âme comme une poix tenace. Son travail de photographe semble être enfin reconnu mais ceux qui auraient pu être fiers de cette reconnaissance ne sont plus là. Marco cherche à comprendre d’où il vient, qui il est. La photographie et la psychanalyse ne parviennent pas à combler le vide et son besoin dévorant de savoir. Le dialogue cède doucement la place aux non-dits au sein de sa famille. Ne plus parler pour ne plus réveiller certaines blessures, pour ne plus avoir mal. La mort appelle le silence et invite à se taire. Garder en soi le souvenir de l’être disparu et tenter de vivre au-delà de l’absence. L’équilibre précaire de Marco est mis à mal. Emilie, sa compagne veut un enfant. Et donner la vie n’est ce pas un peu renoncer à la sienne, accepter de se ranger et entrer dans la norme ? Transmettre à un être vulnérable ses propres questionnements et ses angoisses ? Pourquoi tout cela ? A l’âge où il est temps de devenir parent, Marco hésite, toujours en proie au doute...Son père à lui, qui était-il ? Un ouvrier ? Un ancien de la guerre d’Algérie ? Un homme avec ses secrets ? C’était le roc auquel se raccrocher, la voix rassurante, le patriarche aimant. Où se raccrochera Marco désormais ? Mesurer le poids de la disparition, sentir son impact sur sa vie et réaliser que les siens ne sont pas immortels. Apprendre à avancer en serrant les dents, accepter la mort, continuer à vivre avec le vide mais continuer coûte que coûte.Manu Larcenet a le pouvoir de sonder l’âme et d’y puiser matière à sublimer son œuvre. Sans fausses notes et avec humilité, il livre un album tout en introspections et d’une richesse affective rare. Le personnage de Marco, diamant brut auquel on s’attache au fil des lectures, révèle peu à peu son éclat. Ce qui est précieux est incontestablement un bijou de réalisme, une perle dans le monde de la bande dessinée. Rebelde

Rebelde
11/10/13
 

J'ai préféré ce tome-ci au précédent. La mort du père et les photos-souvenirs ont su me toucher.Des photos d'un petit bout de vie, pour rappeler la présence et le travail du père.J'ai également beaucoup ri à la lecture de ce nouvel opus.Pas de doute, je continue.L'image que je retiendrai :La dernière, celle de l'amoureuse devant les résultats de son test de grossesse. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
21/06/13
 

Pourquoi ne commenter que le tome 3 alors que "le combat ordinaire" est en 4 tomes? simplement, à mon humble avis, ce troisième épisode est le meilleur! C'est la quintessence de la série...Marco est comme vous et moi, avec ses angoisses, ses projets (ou absences de projets), ses désillusions, sa peur de s'engager. On aime Marco car il est si vraisemblableLarcenet a le don des répliques qui font mouche, des situations qui nous touchent; parfois, en noir et blanc, il propose une réflexion plus profonde sur la vie, sur ce qu'elle nous apporte et nous retire.A défaut comme Marco d'aller voir un psy pour les vingt prochaines années, Larcenet nous propose avec cette série une thérapie d'enfer avec des personnages attachants, bien ancrés dans la réalité alors qu'ils ne sont que fictionnels. Le lecteur a des points d'ancrage: les élections, les fermetures d'usine, les manifs, les opinions politiques qui se radicalisent...Bref, une série complète avec des fulgurances littéraires et des planches aux couleurs chaudes et aux dessins arrondis.Et puis, ne pas lire cette BD c'est un peu avoir un trou dans sa culture littéraire!"Y'a pas à dire, quand elle n'est pas hideuse, la vie est magnifique."Tout est dit. vivi

vivicroqueusedelivres
06/12/12
 

Dans ce troisième volume, si les photos de Marco, celles de l'Atelier 22, ont enfin séduit un éditeur, sa vie personnelle, en revanche, se complique. Depuis le suicide de son père, sa mère et son frère vont mal. Emilie veut un enfant et le somme de prendre une décision. Marco reprend les séances chez le psy et tente de trouver des réponses dans le journal intime de son père. Le comprendre pour mieux se comprendre, espère t-il. Ce ne sera pas si simple : dans le carnet d'Antoine Louis, rien de personnel, seuls sont consignés des micro-évènements en apparence sans importance. En apparence.Qui était Antoine, au fond? Qui le connaissait vraiment? Marco obtiendra finalement quelques réponses (...) Une Comète

Unecomete
30/09/12
 

Le père de Marco est mort, il s'est suicidé. Marco et Emilie viennent aider sa mère à vider les affaires de son père, notamment son atelier. L'expo de Marco sur les portraits des hommes du chantier 22 va être publié en livre. Il retourne au chantier naval pour revoir les ouvrier. Emilie veut un bébé mais Marco a trop peur. Il retourne voir le vieil homme rencontré dans le tome 1 pour connaître mieux son père et il apprend aussi des choses sur la guerre d'Algérie.Il y a aussi des réflexions sur la photographie et sur ce qui remplit une vie -des grandes déclarations ou des petites choses?Les pages en couleurs qui racontent l'histoire sont entrecoupées ici de détails de l'atelier du père de Marco, toujours aux couleurs sépia et le narrateur y évoque la perte de son père, le deuil.J'ai vraiment beaucoup aimé ce bel album qui pose des questions sur ce que l'on sait vraiment sur les gens, même proches. Ce qu'ils nous montrent, ce qu'ils pensent, ce qu'ils nous cachent, ce que l'ont voudrait qu'ils pensent ou qu'ils nous disent... J'ai trouvé cet album plus émouvant, plus personnel peut-être.

Ennapapillon
05/12/11
 

Ce troisième tome est consacré à une phase de renoncement : après le décès de son père, Marco doit faire définitivement le deuil de sa vie d'avant. Il décide de reprendre sa psychanalyse et plonge dans les souvenirs paternels : photos de famille et étrange carnet emplie de détails anodins. Il cherche à découvir l'homme prisonnier de cette image du père ; un album plein de tendresse et de dignité, qui met en scène la précarité des ouvriers, cette "connivence des damnés", ce "freak show industriel" va être adapté en livre, marco retourne au chantier pour annoncer la nouvelle. Combat intime et collectif, le Combat ordinaire est de ces livres qui font grandir, et qui ose s'attaquer aux sujets les plus délicats - la montée de l'extrême droite, la guerre d'Algérie, entre deux éclats de rire.

sovane
11/08/10
 

Honnêtement je pensais que ce tome 3 allait clore la série, mais j'ai terminé le tome 3 en m'étranglant ... non, pas possible ! Comment l'auteur ose-t-il nous laisser en plan ?!!?! Car le tome 3 est le prolongement du deuxième, une exploitation plus poussée des états d'âme, des ravages causés par la perte et la solitude. Il y a la maman de Marco ou même Bastounet, deux personnages de second plan mais qui symbolisent beaucoup plus. Georges aussi part en vrilles, délaissant sa compagne et leur adorable petite fille, Chahida. Alors, comment Marco pourra-t-il remonter la pente de plus en plus glissante ? Il tente de se ressaisir en cliquant comme un frénétique sur son appareil photo, souhaitant que le truc en plus en sorte. L'homme est à un tournant de sa vie, désireux de montrer à la société la placidité des modestes gens, ou d'immortaliser le souvenir de son père. C'est très dur de lutter contre les souvenirs. Il faut les prendre, les accepter ou les jeter... mais surtout il faut apprendre à vivre avec. Et puis, vient également le temps du pardon. Pour Marco, en plus du choix de devenir père, c'est un pas de géant à accomplir ! ...

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 32.00 cm
  • Largeur : 24.00 cm
  • Poids : 0.65 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition