Le combat ordinaire t.4 ; planter des clous

LARCENET, MANU

EDITEUR : DARGAUD
DATE DE PARUTION : 07/03/08
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Le chantier naval ferme, Marco est devenu père, sa mère apprend à vivre seule, un homme meurt dans la campagne, un journaliste craque. À partir de petites choses, de moments rares, de tristesses banales, Manu Larcenet continue de dresser le
portrait d'un homme ordinaire, imparfait en lequel chacun d'entre nous reconnaît l'un des siens. Planter des clous, dernier tome du Combat Ordinaire, clos, magnifiquement l'une des plus belles réussites de la bande dessinée contemporaine.
9 personnes en parlent

Dernier tome d'une très jolie série portant sur de nombreux sujets de société : de l'humour, de la tristesse, de la tendresse...tout y est.La série démarre un peu lentement, mais les trois tomes suivants sont vraiment sympas.

fdm77
21/06/12
 

La dernière page de l'album précédent pique la curiosité du lecteur. Alors, Marco : bientôt papa ??Changement de ton ici, place à LA VIE, après les épisodes sombres de maladie et de deuil. Quelques années ont passé, Marco est (un peu) moins angoissé, et pour cause : il est très occupé ! Il n'en finit pas de découvrir l'immense bonheur d'être père... et la difficulté de composer avec un enfant de deux à cinq ans perpétuellement dans l'opposition. Toujours (apparemment) zen, Emilie garde son cynisme calme et sa grande sagesse pour recadrer son homme quand il dérape. Marco travaille pour un journal et aimerait publier un article sur la fermeture des chantiers qui employaient son père. La maman veuve a repris du poil de la bête depuis le décès de son mari et on retrouve avec délice son caractère rebelle, son mordant et son intelligence.Encore un régal de lecture ! Toujours beaucoup d'émotion, mais on a cette fois plus souvent un sourire attendri aux lèvres qu'une boule dans la gorge et/ou les larmes aux yeux. Tout sonne juste : les relations père-fille, les doutes parentaux sur l'autorité et l'impression désolante de tout interdire, mais aussi l'émerveillement face à l'éveil d'un enfant. Les dernières pages sont consacrées au résultat des présidentielles 2007 ; le délire éthylique - mais mûrement réfléchi et plein de bon sens - du vieux copain ouvrier est jubilatoire. Canel

Canel
31/01/16
 

Il y a des livres qu’on croit très fort avoir déjà lu.Parce qu’il sont tant de fois passés devant nos yeux qu’on a l’impression de les connaitre et d’en avoir exploré les pages, en long, en large et en travers. Mais quand on se rend compte que finalement ce n’est pas le cas et qu’on a devant soi, un moment de lecture qui promet d’être agréable, on s’en réjouit.C’est ce qui s’est passé pour Le combat ordinaire. Quand j’ai commencé à lire cette série, j’étais persuadée de l’avoir déjà lue il y a quelques années sans vraiment m’en souvenir. Mais ce fut une vraie découverte.Le retour à la terre du même auteur m’avait laissée ravie. Ne parlons pas de Blast qui m’avait fait l’effet d’un électrochoc.Le combat ordinaire, c’est juste une série de quatre tomes de BD qui ne transcendera pas les foules par son sujet.Ici, pas d’aventures ni d’actions en chaîne qui vous dépayseront ou vous laisseront complètement pantois. Cette série raconte la vraie vie, uniquement celle qu’on vit tous.Du petit tracas aux vraies décisions à prendre, Marco va presque tout vivre et nous malmener. Mais diantre que c’est bien fichu !Manu Larcenet jongle avec nos émotions en nous faisant vivre ici et là des moments intenses dans lesquels on se reconnait sans peine.Le combat ordinaire-Manu LarcenetLes personnages sont au plus près de ce que l’on peut croiser dans nos existences somme toute banales.Le dessin est pressé, presque griffoné mais avec une authenticité qui fait de lui, un coup de crayon honnête.Certains diront qu’il y a un peu de démagogie dans les textes et le graphisme de cet auteur, pourtant il y a aussi une certaine tendresse qui nous pousserait à se laisser aller, malgré tout.Une série à lire avant surement de voir le long-métrage adapté (que je n’ai pas encore vu).Amateur de BD réaliste ou novice du genre, vous pouvez faire confiance à ce talent qui milite avec rudesse pour une reconnaissance du combat ordinaire.

deedoux
31/07/15
 

Voilà, c’est fini…Je dois bien reconnaitre que c’est avec une réelle émotion et un petit pincement au cœur que je referme ce 4ème et dernier tome du Combat Ordinaire, l’excellente série de Manu Larcenet.Le temps a passé, Marco et Emilie sont les heureux parents d’un adorable petit monstre au caractère bien trempé d’environ 2 ans, prénommé Maude. Marco fait le dur apprentissage du rôle de papa, non sans quelques moments d’exaspération et de doutes. Forcément, une enfant avec ses innombrables questions, ses contradictions, ses changements d’humeur, provoque forcément tensions et questionnements pour un jeune papa déjà angoissé de nature. Larcenet dépeint avec authenticité et brio leurs rapports faits de tendresse et complicité.Marco, qui travaille désormais pour un journal, est amené à retourner sur le chantier qui va cette fois définitivement fermer ses portes. Licenciements de masse, vies brisées, destructions, l’aspect économique et politique est au cœur de ce dernier volume, avec en toile de fond l’élection présidentielle de 2007.Comme dans la vie, une alternance de moments graves, tendres, drôles et parfois dramatiques, qui font la force de cette série, mais cette fois-ci, un je ne sais quoi de plus sombre et désenchanté, la fin d’une époque…

manUB
31/08/14
 

Qu'il est loin le temps du Marco rongé par le doute et les problèmes existentiels qui rythmaient alors son quotidien du soir au matin . Tiens , ça rime ? Hugo , sors de ce corps ! Et là , je parle de Hugo Hugo , le concierge du beau-frère de Nanar , tenancier de petite taille au verbe haut du resto gastro « Moltonel « , tourner à gauche au rond-point sans issue...Who else...Célibataire , Marco cogitait déjà fort . En couple et désormais heureux papa de Maude , Marco cogite alors à la vitesse d'un poney au galop , dixit un vieux dicton du père Spicace , domicilié au 666 , Mont Saint-Michel , juste en face de cette vieille voleuse de Mère Poularde...Si , quatre œufs de coq pour 165 euros , vinasse non comprise , j'appelle ça une voleuse moi...Toujours aussi juste et beaucoup plus mature , ce quatrième et dernier opus - sniiifff – se boit comme du p'tit lait . Bon , faut aimer le lait , de fait...Marco , conjoint et père , doit apprendre à gérer et accepter l'inéluctable : le temps qui passe et qui emporte avec lui les mistrals gagnants .Ajouter à cela un dernier combat , celui de coucher sur pellicule argentique gros grain – plus de 12 millions de pixels / mn , quand même - la fermeture annoncée des ateliers « métal « , laissant lamentablement sur le carreau 1232 métallos totalement dévastés , Larcenet , fidèle à lui-même , tire sa révérence - sniiiffff – avec élégance et panache . Non contente d'être talentueusement enracinée en l'humain , cette BD apparaît , hélas , s'ancrer dans une bien triste actualité : Peugeot , Renault , Arcelor , autant de combats futurs emblèmatiques extraordinaires...La boucle est bouclée . Les guerres du quotidien , si elles s'annoncèrent toutes insurmontables , semblent désormais avoir été beaucoup plus formatrices que dévastatrices . Un seul vainqueur : Marco . La vie . Désormais adulte et pleinement conscient de marcher sur les traces de son défunt père , c'est un néo Marco qui s'affirme de jour en jour au contact de ses deux princesses : Emilie et Maude , son yin et son yang...Les doutes persistent mais ne sauraient perdurer devant tant de détermination à les surmonter...Légèrement en-deçà de ses trois prédécesseurs , ce dernier - sniiifff – volet procure toujours autant de plaisir en évoquant des situations traversées par le plus grand nombre . Que ce soit sur le mode humoristique ou dramatique , Larcenet a su trouver ce juste équilibre émotionnel qui vous fait dire à la lecture de la dernière - sniiifff – planche : bon , ok , et que lire ensuite susceptible de vous procurer autant de bonheur ? Peut-être Le Retour à la Terre de...Manu Larcenet:)Bonne route Marco...et passe le bonjour à Georges ! Georges ! Le Combat Ordinaire : Planter des Clous : BD étendard à la mode de chez nous !

TurnThePage
07/11/13
 

Des pas rapides se font entendre dans la neige...De petits pas venus déranger le calme hivernal. De petits pas venus déranger la vie de Marco...« Attends, papa ! J’arrive ! » prononce une petite voix aiguë, joyeuse et enfantine. Une voix grisante comme un rayon de soleil au coeur de l'hiver. La petite voix d'une petite vie dont Marco est devenu responsable. Il est père et le mot « papa » le ramène à la vie, lui apporte un peu d’oxygène dans cette existence suffocante. L’enfant est là. Elle s’appelle Maude. Marco a une famille, il est à son tour devenu le roc que son père était pour lui. Donner la vie. Devenir parents. Marco et Emilie s’y sont risqués. La petite Maude est débordante de gaieté et innocente. Les affres de la vie ne l’ont pas encore ternie ni rendue amère. Quant à son père...Il cherche toujours sa voie et entre pas à pas dans la stabilité : une maison, un emploi de photographe dans un journal...La sécurité pour la famille, Sa famille. Est-ce cela le bonheur ? Ses vieux démons l’étreignent parfois, l’incitent à tout abandonner et à tout détruire...Foutre le camp loin des siens, loin du quotidien. Ne plus leur faire endurer son mal-être. Ne plus avoir à aimer pour ne plus souffrir.L’enfant pourra t’il panser ses blessures d’écorché vif, chasser la grisaille de son existence ?Et dehors est-ce mieux ? Dehors c’est la délocalisation, la campagne pour les élections et son effervescence en toc, c’est les guerres et la mort, la misère des opprimés, la désillusion des rendus...« Planter des clous », dernier tome du Combat Ordinaire, clôt avec brio cette série consacrée au personnage de Marco, paumé attachant à la sensibilité exacerbée. On quitte à regrets l’univers de Manu Larcenet et ses réflexions pertinentes sur la vie, l’angoisse du devenir et la société. Le Combat ordinaire c’est l’alliance parfaite d’un graphisme singulier terriblement suggestif et d’un récit poignant profondément ancré dans le réel. C’est l’histoire d’un gars qui ne sait pas très bien où il est ni où il va...C’est un peu ma vie ou ça l’a été parfois et c’est peut-être la tienne... C’est surtout sans doute la bande dessinée la plus troublante qu’il m’ait été donné de lire jusqu’à ce jour. Je n’aurai qu’un regret : ne plus avoir l’occasion de la découvrir avec un œil « neuf » et ne plus trembler, sourire ou retenir mes larmes en la parcourant. Adieu Marco, adieu au paumé que tu as été, au père que tu es devenu, à l'homme qui nourrit le projet insensé et un peu fou de « rester en vie » ... Rebelde

Rebelde
11/10/13
 

Incroyable, Marco est devenue père d'une petite fille qui l'aide à avancer.Malgré tout, il continue ses aller-retours sur le chantier naval où il rencontre un planteur de clous pour le moins philosophe.Une bande-dessinée qui, malgré quelques planches sombres, nous offre de l'espoir.L'image que je retiendrai :Celle du vieil homme décédé qui ne se séparait de rien. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
02/07/13
 

Voilà, c'est la fin du "Combat ordinaire". Marco, que nous avions laissé en 2002, fermement campé sur ses positions ("pas de bébé") est finalement devenu le père d'une adorable petite Maude. Il est toujours en analyse, mais son quotidien est désormais rythmé par les fêtes à l'école, les caprices, les nombreuses questions d'une petite fille vive et curieuse, auxquelles il n'est pas toujours facile de répondre. Marco fait l'apprentissage de la paternité, et cela non plus n'est pas très évident (...) Une Comète

Unecomete
30/09/12
 

Dans ce tome, Marco a une petite fille, Maude. Dans son quotidien, il nous montre un mélange d'amour et de découragement dans son rôle de père. le chantier naval va fermer et il essaie d'interesser le journal pour lequel il travaille à ce sujet. Il fréquente beaucoup Pablo, l'un des ouvriers du chantier qui a bien connu son père. Il voit un psy et essaie à nouveau de se comprendre mieux, comprendre ses peurs.Dans cet album, les pages en couleurs sont entrecoupées de pages avec des détails de jouets d'enfant et des considérations sur la paternité et sur l'évolution du monde.Cet album est plus sombre (que ce soit au niveau des couleurs ou des thèmes) et plus politique aussi. Il se situe en grande partie après l'éléction de Nicolas Sarkozy. Il s'y reflète des craintes sur l'avenir.Dans toute cette série, j'ai aimé le mélange des genres. L'histoire, les dialogues, assez drôles et très proches de la vie quotidienne sont contrebalancés par des pages plus intimes, plus profondes avec un très plus fin, plus précis assez fort dans les détails. C'est une série assez émouvante. [...]

Ennapapillon
05/12/11
 

Format

  • Hauteur : 32.00 cm
  • Largeur : 24.40 cm
  • Poids : 0.64 kg