Le compagnon de voyage

MALAPARTE, CURZIO

livre le compagnon de voyage
EDITEUR : TABLE RONDE
DATE DE PARUTION : 17/04/09
LES NOTES :

à partir de
14,20 €

SYNOPSIS :

Le Compagnon de voyage est une fable à la fois pudique, baroque et pleine d'humanité qui a pour cadre l'Italie de 1943, après le renversement de Mussolini et le chaos que provoque la signature de l'armistice. Le nouveau régime, dirigé par le général Badoglio, ne peut contenir des hommes qui, sans ordres, sans chefs, décident de rentrer chez eux tandis que les troupes alliées débarquent sur les côtes du Sud. Au milieu de cette étrange débandade, un soldat bergamasque, Calusia, remonte la Péninsule jusqu'à Naples. Il
s'est juré de rendre à sa famille la dépouille de son lieutenant, mort en Calabre lors des ultimes combats désespérés et vains contre le débarquement allié. Honnête paysan, fier de ses origines, Calusia traverse l'Italie en compagnie de l'âne Roméo et d'une jeune fille qu'il a prise sous sa protection. À travers ses rencontres se dessine un portrait tout en finesse du peuple italien, abruti par la faim et la peur, corrompu par la défaite, capable des pires bassesses, mais aussi plein de générosité et de courage.
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Le compagnon de voyage est une œuvre inédite de Cruzio Malaparte. Avant cette lecture en partenariat avec les Editions de la Table Ronde, je ne connaissais point l’auteur. Cela m’a donc ravie de découvrir une « nouvelle tête ». J’ai littéralement fondue devant les photographies présente au début et à la fin du livre : on devrait voir cela plus souvent, ça permet de « rencontrer » l’auteur, de le visualiser en train d’écrire son roman, comme si on le regardait à travers la fenêtre d’un train en marche, furtivement, simplement. L’histoire en elle-même n’est pas bien compliquée : un soldat qui ramène le corps de son lieutenant chez sa maman à la fin de la guerre. Le fond n’est donc pas palpitant, mais la forme... un régal ! Un contraste saisissant caractérise parfaitement le style frai et puritain de l’auteur : (page 27) « Peu à peu, le vent balaie le rideau de fumée et de brouillard, le soleil illumine la campagne déserte, la mer encore incertaine dans la brume des explosions, le terrain jonchés de cadavres. »Pour nous plonger encore plus dans cette atmosphère du « calme d’après la tempête », l’auteur utilise le présent de l’indicatif ; on s’y croirait, dans ces champs déserts, cette brume acariâtre, ces villes vidées de leurs occupants par la guerre. Un style magique donc et qui mène à bien cette belle histoire. Le point fort de cette "fable", ce sont les personnages touchants et sincères.Calusia, le bon gros gentil, honnête et courageux (bel homme de surcroît). Concetta, jeune, vive et insouciante, pleine de fraîcheur et de gaîté mais qui a était quelque peu dégouttée de la vie par les nonnes. Mariagulia, la grande et belle paysanne, triste mais courageuse. Et enfin (ne l’oublions pas) le lieutenant Eduardo qui occupe une des places centrales du roman et qui apporte un côté sinistre, plus obscur que les autres (rappel du contraste précédemment évoqué). Derrière cette morne attitude de façade, on trouve des moments drôles : l’épisode des Anglais nus dans la mare et bourrés comme des coins, ou la scène du « ding-dong » des deux américains. Cependant, la fin nous rappelle la triste face de la vérité : Calusia, seul face aux gendarmes pour défendre le corps de son lieutenant, puis ensuite aidé par les villageoises pour éloigner les gendarmes. Fidèle à jamais.La scène terriblement émouvante de la mère m’a profondément touchée. En bref : « Fable pudique, baroque et pleine d’humanité », je dis OUI ! Un grand OUI ! Cette « fable » est pleine de douceur et de sensibilité, d’amitié et d’entraide dans ce monde atroce qu’est la guerre. A lire. Séverine

SEcriture
02/11/12
 

Italie 1943Au début du livre, neuf pages de photographies noir et blanc dont la première : un portait de l’auteur à dix-sept ans, engagé volontaire dans la Légion Garibaldienne.L’histoire commence en Calabre (au Sud de l’Italie), début Septembre 1943. Quinze soldats et leur lieutenant guettent les forces alliées qui doivent débarquer. Pas d’excitation, ni de peur, ils attendent sans renoncer à leur engagement : ils devront se battre... Ils veulent, même s’ils imaginent le combat voué à l’échec, rester dignes pour eux mais aussi pour tout le peuple italien. Les relations entre le lieutenant et les hommes sont empreintes de respect, le chef étant, semble t-il, issu d’une haute « lignée ».Les anglais débarquent, le combat a lieu. Des soldats meurent, le lieutenant tombe et avant de mourir, il demande à son ordonnance(Calusio) de ramener sa dépouille à Naples, vers sa mère.Le décor est planté.Nous allons, au fil des pages suivre Calusio et un âne (qui porte le « cercueil improvisé »), jusqu’à Naples. A travers les rencontres faites sur la route, nous allons au devant de l’Italie « du dedans », croiser ces gens qui ont souffert, des réfugiés, des soldats ennemis qui ne savent plus comment agir, des femmes qui accompagneront Calusio…. Il ne lâchera rien pour tenir sa promesse. De difficultés en difficultés, de rencontres en rencontres, il fera tout pour amener « son » lieutenant à Naples.Ce petit roman est poétique, émouvant, parfois cocasse par certaines situations évoquées, dur aussi, tendre enfin. Les scènes se succèdent comme dans un film, parfois détaillées, parfois survolées mais toujours très « parlantes », très réelles. Les phrases sont courtes, rythmées. On n’a pas le souhait de poser le livre avant d’avoir accompagné Calusia et son fardeau jusqu’au bout.La postface est accompagnée de deux autres photos de Malaparte, en civil cette fois. Cette partie nous éclaire sur les rapports du romancier avec l’Italie, l’armée, rapports tourmentés, tumultueux car, comme beaucoup, face à la guerre et la violence, Curzio Malaparte, ne sait plus comment se situer, comment agir…J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette œuvre. C’est une histoire simple mais tellement remplie qu’on reste émue des heures après l’avoir lue.

Cassiopea
18/09/11
 

Nous sommes en pleine débâcle de l’armée italienne, en 1943. Au sud du pays Calusia fait le serment devant son lieutenant au bord du trépas, de ramener son corps à sa famille à Naples. C’est l’histoire d’une amitié, d’une fidélité d’un homme pour un homme dont ce très beau livre est l’objet. A travers une Italie en plein chao, Celusia, va coute que coute faire route vers Naples. Il fera des rencontres, vivra des aventures durant son parcours.J’ai vécu son voyage, comme un devoir de loyauté à son Lieutenant, mais aussi comme un sens qu’il donne à sa vie.Ce roman est court, trop court peut être. L’écriture est sans artifices sans décorum. La description du climat ambiant est, certes succincte, mais, justement tout l’intérêt de cet ouvrage n’est-il pas justement ailleurs ?Je suis infiniment heureuse d’avoir pu gouter à cette écriture, et découvrir cet auteur.

mimipinson
07/06/11
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 11.50 cm
  • Poids : 0.12 kg
  • Langage original : ITALIEN
  • Traducteur : CAROLE CAVALLERA

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