Le complot contre l'amerique

ROTH, PHILIP

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 25/05/06
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Lorsque le célèbre aviateur Charles Lindbergh battit le président Roosevelt aux élections présidentielles de 1940, la peur s'empara des Juifs américains. Non seulement Lindbergh avait, dans son discours radiophonique à la nation, reproché aux Juifs de pousser l'Amérique à entreprendre une guerre inutile avec l'Allemagne nazie, mais, en devenant trente-troisième président des États-Unis, il s'empressa de signer un pacte de non-agression avec Hitler. Alors la terreur pénétra dans les foyers juifs,
notamment dans celui de la famille Roth. Ce contexte sert de décor historique au Complot contre l'Amérique, un roman où Philip Roth, qui avait sept ans à l'époque, raconte ce que vécut et ressentit sa famille - et des millions de familles semblables dans tout le pays - lors des lourdes années où s'exerça la présidence de Lindbergh, quand les citoyens américains qui étaient aussi des Juifs avaient de bonnes raisons de craindre le pire. Ce faisant, il nous offre un nouveau chef-d'oeuvre.
10 personnes en parlent

Uchronie pure mais qui ne présente pas de caractère bouleversant sur le monde, mais présente une vision saisissante de ce qu'aurai pu être le déchaînement de l'antisémitisme aux USA avec un président bienveillant envers l'Allemagne nazie à cette époque. Petite uchronie, grand livre.

fzilbermann
13/01/09
 

Remarquable ! C'est un roman de politique-fiction captivant, remarquable ouvrage et livre de guerre, Il narre les souvenirs d’enfance de Philip Roth : la vie à Newark, les persécutions faites aux juifs américains. Cette œuvre brillante est riche en rebondissements inattendus.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

C’est de la SF (de l’uchronie, pour être précise) dans le sens où Philip Roth imagine que Roosevelt a été battu aux élections de 1941 et que c’est Charles Lindbergh qui est devenu président des Etats-Unis, au terme d’une campagne largement saupoudrée d’antisémitisme. En proclamant, à coup de déplacements où sa figure de héros de l’aviation est fortement mise en avant, que l’Amérique est en paix et n’a pas à se mêler du conflit en Europe, il rallie une forte majorité d’américains qui redoutent évidemment de voir leurs enfants partir combattre. Avec le credo (et l’organisation) « America First », il ne met guère de temps à stigmatiser la population juive (ça va vraiment très vite…)Notre narrateur est un petit garçon de Newark, il s’appelle Philip Roth et sa famille va littéralement exploser dans ces années plus que troublées : en son sein, elle contient tous les types de réaction à la montée du fascisme.C’est un excellent roman parce qu’on est en mesure de se glisser dans la perception de tous les personnages, que l’on ressent quasi physiquement la montée de l’angoisse et la panique est à deux doigts de nous submerger, soixante-dix ans après et de l’autre côté de l’Atlantique et qu’on transpose évidemment à tout va. Le long post-scriptum final qui démêle les vérités historiques de la fiction est bien venu, pas facile, même aux plus informés, de faire sans ça la part des choses : l’émotion prend le dessus. http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
30/03/15
 

Et si Lindbergh avait été Président des États-Unis en 1940?Une fiction, une uchronie (Réécriture de l'histoire), qui met en scène tous les acteurs de l'Histoire, mais dans des rôles qui n’ont pas été les leurs, dans des situations qu'ils n'ont pas rencontrées. L'Histoire (la vraie) nous apprend que "Charles Lindbergh a été décoré le 28 juillet 1936 de l'ordre de l'Aigle allemand par Hermann Göring, qui lui montre en avant-première de nouveaux avions. À cette occasion, Lindbergh a qualifié Hitler de "grand homme" en le jugeant, moins dangereux que Staline". Partant de cette situation réelle, Philip Roth nous décrit un Lindberg, Président des États Unis opposé à l'entrée en guerre de son pays contre l'Allemagne, ami du Japon, mettant en œuvre une politique antisémite, allant jusqu'à des pogroms..., déplaçant les familles d'origine juive au Kentucky, invitant Ribbentrop , ministre des Affaires étrangère d'Hitler, et tout ceci, souvent avec le soutien de certains juifs qui collaborent avec le système. Cette politique est mise en œuvre par un Henri Ford, Ministre de la justice, antisémite, ce que l'Histoire confirme également sur ce dernier point. Les États-Unis envisagent même d'entrer en guerre contre la Canada!La politique du Président Lindbergh est vue au travers de la vie d'une famille, celle de Philip.Surprenant jusqu'à la fin ....Un livre déroutant parce qu'il pose la question "Et si....?"Souvent notre vie tient à des hasards, et quelques voix de plus ou de moins peuvent en politique et notamment dans les temps de tension changer la vie d'un pays voire du monde.... Les dernières pages du livre (annexes) permettent de rétablir la vérité historique Et si ........ A lire JPV

JPV11
22/04/14
 

Philip Roth propose avec The plot against America (le complot contre l'Amérique dans la langue de Momo), une autobiographie fictive et une uchronie. Il imagine qu'en 1940 Franklin D Roosevelt est battu par l'aviateur Charles A. Lindbergh, anti-sémite notoire, décoré par Göring Himself. A partir de ce fait, qu'est devenue l'Amérique du jeune Philip, à peine 8 ans (ou 7, je ne sais plus), qui voit petit à petit son monde changer, et pas pour le meilleur.L'histoire se lit vite (enfin, je suppose, car moi, j'avance en ce moment à la vitesse de l'escargot phtysique), elle est prenante. Les personnages sont attachants, ou révoltants, mais toujours solidement campés, sans tomber (trop) dans la caricature. On retrouve bien sûr un père très droit dans ses bottes, fidèle à ses principes, une mère douce, aimante, qui tient sa famille unie (ou tente de). Des figures typiques, presque des stéréotypes, mais rapidement, Roth leur apporte les nuances, les fêlures (ou les ressources) qui vont leur donner plus d'épaisseur, d'intérêt.L'auteur déroule son intrigue implacablement, et démontre dans le pays de la liberté, du self-made man, les réflexes fascistes, racistes et anti-sémites ne sont jamais bien loin. Car dès que l'autorité supérieure (ici le nouveau président en la personne de Lindbergh) déclare que les Juifs sont un peuple à part, pas vraiment américain, les digues cèdent, et les petites gens n'hésitent plus à dire tout haut ce qu'ils pensent tout bas. L'épisode du voyage à Washington est en cela édifiant. Petit à petit, les "évènements déplaisants" s'enchaînent et s'agravent. Humiliations, "vacances fortement conseillées" pour les jeunes juifs afin qu'ils aillent découvrir les valeurs américaines, l'office d'assimilation (je ne sais pas si c'est ainsi que le terme OAA a été traduit en français), les mutations forcées. Et enfin les pogroms. Le monde de Philip et sa famille s'écroule. Les certitudes qu'en Amérique "cela ne peut pas arriver" s'effacent, pour ne plus laisser qu'une peur perpétuelle.Et si la société américaine se déchire, la famille Roth également. Entre ambitions, inconséquence, jalousie et révolte juvénile, Philip voit s'effondrer ses illusions d'amour filial parfait, protecteur et indestructible.J'ai beaucoup aimé le style de Philip Roth, vivant, incisif, acéré. Je n'ai pas du tout ressenti les éléments historiques et politiques comme un frein au récit. Mais il faut dire que j'adore ce genre de détails. Le regard d'un jeune garçon apporte une certaine légèreté à un récit pourtant sombre et effrayant. Roth démontre bien à quel point il est facile pour un pays, un Etat, de sombrer, de perdre ses valeurs et, à force de repli sur soi, de préjugés et de peur savamment instillés, de se retourner contre certains de ses membres.

Choupchoup
08/04/13
 

Et si, en 1940, Roosevelt avait perdu les élections présidentielles américaines, battu par un candidat proche des milieux nationalistes et refusant l'entrée en guerre auprès des alliés ? Si ce président avait, par ses actes ou déclarations, fait comprendre qu'il fallait mettre les juifs à l'écart de la société américaine ?Cette hypothèse est le point de départ de ce roman d'utopie historique de Philip Roth. Il imagine qu'en 1940, Charles Lindbergh, aviateur célèbre pour avoir franchi en 1927 l'Atlantique et proche des milieux les plus droitiers du pays, remporte les élections. Dans la famille juive du jeune Philip Roth, cette élection est une catastrophe. Car Lindbergh est connu pour ses rapports amicaux avec le régime nazi, dont il a obtenu des mains de Goering la Croix de l'Aigle Allemand, et pour le peu de cas qu'il fait des persécutions nazies contre les juifs. La période trouble de la présidence Lindbergh sera donc vécue de l'intérieur par la famille Roth, qui vit dans le quartier juif de Newark. Dans la famille, il y a le père, agent d'assurance qui ne supporte pas l'idée de voir Lindbergh à la présidence, et écoute et lit tout ce qui critique le Président et sa politique. Son neveu, qui partage ses idées, s'engage lui dans l'armée canadienne pour aller combattre en Europe, mais revient frustré avec une blessure qui l'a empêché de vraiment défendre ses idées. Il y a la mère, plus effacée, qui tente de sauver les apparences et ne parvient pas toujours à cacher ses peurs, mais dont la sœur Evelyn se rapproche du rabbin Bengelsdorf qui appuie la politique de Lindbergh.Et il y a surtout les enfants. Sandy, l'aîné, pris sous son aile par la tante Evelyn qui essaie de le soustraire à sa famille, en l'envoyant notamment faire un stage dans le Kentucky. Et Philip, le plus jeune, qui saisit peu à peu les conséquences de la présidence Lindbergh, et qui essaie de défendre coûte que coûte sa collection de timbres.Toute l'intrigue sera vécue par les yeux de Philip. Le fait de vivre les péripéties de la vie d'un jeune garçon apporte beaucoup de légèreté et d'humour à ce texte politiquement sombre. Car bien que jeune, il réalise que ce qui se joue dépasse de loin le seul cadre familial. Les repas de famille sont houleux, et les retrouvailles entre son père et son neveu se finiront même dans le sang. Il ressent également la distance que les non-juifs mettent vis à vis des juifs. Celle-ci est particulièrement sensible lorsque la famille visite Washington. Le voyage était prévu depuis longtemps, et l'arrivée de Lindbergh ne pouvait pas l'empêcher. Mais ils réalisent vite que le fait d'être juif devient un vrai handicap, et qu'on n'hésite plus à leur mentir, à les considérer comme des moins que rien pour les faire partir. Ce qui se traduit par une paranoïa croissante dans la communauté juive, qui se demande si l'exil vers le Canada est nécessaire, et qui se repose sur la mafia locale pour mettre en place des milices de protection contre les descentes de nazis américains. Roth décrit admirablement le climat de tension, de peur qui touche ce quartier de Newark, alarmé par les informations venant des villes voisines.Ce roman est différent des autres ouvrages historiques de Roth, dans le sens où il invente une alternative à l'histoire officielle. Il conserve néanmoins les noms de tous les protagonistes de l'époque, que ce soit le vice-président Wheeler ou le journaliste opposant Winchell qui enthousiasme le quartier juif tous les dimanches soirs. Heureusement, l'auteur a ajouté une biographie des principaux protagonistes, afin que le lecteur démêle à la fin de sa lecture, la vérité historique de la fiction de Roth. Une plongée intrigante dans les États-Unis des années quarante, fiction prenant place entre le New Deal et la chasse aux sorcières de McCarthy et qui montre les angoisses des juifs américains, pleinement intégrés mais rapidement mis sur la sellette par le pouvoir en place.

Yohan59
27/01/13
 

Le Complot contre l'Amérique c'est une uchronie ou une histoire parallèle, ça n'a pas eu lieu mais ça aurait pu. Mais je suis partagé sur la portée du récit. J'ai trouvé original de penser à ce qu'il aurait pu se passer si un régime fasciste était apparu aux Etats-Unis. Mais j'ai trouvé peu d'originalité dans les sentiments exprimés : la difficulté d'accepter un tel changement, fatalement un frère qui adhère aux idées de Lindbergh, la présence d'un parti collaborationniste au sein des Juifs.Philip Roth est plus convaincant dans la description du développement d'un antisémitisme latent, où apparaissent des attitudes qui révulsent.La fréquente énumération des personnages historiques est usante à la longue.Malgré des éléments que j'ai pu trouvé "moyen", je considère Le Complot contre l'Amérique comme un incontournable, car en utilisant le biais de l'uchronie Philip Roth permet de se rappeler que l'on n'est jamais à l'abri de la réapparition d'un régime qui remettrait en cause les droits et libertés, que l'un des moyens pour ne pas se laisser aveugler et de lire et de se tenir au courant de l'actualité.

Chiwi
31/12/12
 

1940. Elections présidentielles aux Etats-Unis. On attend la réélection de Roosevelt, dont la politique interventionniste sauvera l’Europe du joug nazi. Surprise ! C’est Lindbergh qui est choisi, le héros de la traversée de l’Atlantique en avion, mais aussi un proche du nazisme et d’Hitler. Alors s’étendent sur les Juifs des Etats-Unis l’incompréhension, la peur, les pogroms. Le récit du jeune Philip troublant de vérité porte un regard angoissant sur leur intégration. Il nous fait douter de la réalité : Roosevelt a bien été réélu en 40 ! Frédérique Barret

Un livre de fiction. Un livre terrifiant. Pour en finir avec la vision manichéenne des forces en présence lors de la seconde guerre mondiale. L'antisémitisme avait également gangrénait la terre de l'Oncle Sam. Philip Roth nous montre une certaine Amérique des années 1940.Post-scriptum très intéressant ( chronologie et documents historiques tels que les discours de Lindbergh)

atos
23/09/10
 

Remarquable ! C'est un roman de politique-fiction captivant, remarquable ouvrage et livre de guerre, Il narre les souvenirs d’enfance de Philip Roth : la vie à Newark, les persécutions faites aux juifs américains. Cette œuvre brillante est riche en rebondissements inattendus.

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.50 kg

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