Le corps de liane

PETITJEAN-CERF-C

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 30/04/08
LES NOTES :

à partir de
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Ebook

SYNOPSIS :

Cypora petitjean-cerf est née en 1974. elle a publié chez stock en 2005 l'ecole de la dernière
chance, un an en classe-relais et un premier roman remarqué, le musée de la sirène.
5 personnes en parlent

Le corps de Liane tient toutes ses promesses et nous entraine cette fois dans un univers presque exclusivement féminin car dans la famille de la jeune Liane, les hommes ont une fâcheuse tendance à disparaître "avec une rapidité incroyable", mais peut être n'est-ce pas plus mal.Dans ce gynécée évoluent donc trois générations qui se cherchent et s'efforcent d'être de bonne mères, car "ça ne tombait pas tout cuit".9782234059450Liane quant à elle voit son corps se transformer à toute allure et elle en souffre. Il lui faudra donc l'aide de celle qu'elle a élue comme meilleure amie parce qu'elle avait de plus gros seins qu'elle, pour vaincre sa manie de faire des listes et sa peur de vomir. Roselyne, mais aussi Eva, la femme de ménage, ainsi que les héroïnes du feuilleton "Dallas" aideront Liane à s'accepter femme...Tout n'est pas rose cependant dans l'univers de Liane, on y croise aussi des filles qui ne supportent pas -et à juste titre- leur mère, des filles qui analysent très lucidement et finement le comportement de leur génitrice mais chaque personnage évolue grâce aux autre, ce qui donne une tonalité très chaleureuse à ce roman.Une mention particulière au personnage de la grand-mère qui sort des clichés habituels et à celui de l'insupportable et très précoce Armelle qui concurrence le capitaine Haddock en lançant à tout un chacun des bordées de jurons pas piqués des vers cathulu

cathulu
21/07/12
 

Ca fait - vraiment - du bien ! Imaginez que vous ayez une bonne vieille rage de dents des familles, pile le jour où il ne faudrait pas, sinon ce ne serait pas drôle. Vous tourneriez en rond, en vous lamentant, les calmants n'auraient un effet que par trop fugace, et lire, ah vraiment, lire, ce serait la dernière chose dont vous auriez envie.Mais parce qu'on vous a assuré que ce Corps de Liane était un véritable petit bonbon, vous l'ouvririez malgré tout, circonspecte.Au départ, vous n'accrocheriez pas des masses : un peu trop sombre, voire glauque, plus de trois cent pages du même tonneau, une autre fois peut-être, mais là... Et puis peu à peu les personnages vous prennent; par le coude, d'abord, tiens, mais c'est qu'on se sent bien, au milieu de toutes ces femmes : " Aujourd'hui, mercredi 10 juillet 1985, Lamia goûtait chez les femmes libres, seules et bizarres. Quelle chance !" Puis très vite par le cou, et à la fin c'est de gros bécots sur chaque joue et des gloussements ravis et joyeux que vous échangez avec elles, avec eux, tous, même Cliff Barnes !Sorte de journal, chronique d'une famille, sur plusieurs années : au départ Liane, en CM1, enfant perturbée pour le moins, qui se réfugie dans les listes (ceux qui suent et ceux qui ne suent pas, par exemple...), sa mère, sa grand-mère, et puis petit à petit une amie, sa famille, son copain, la femme de ménage, sa fille aux expressions étonnantes, les voisins, etc. Une tribu qui n'est pas sans avoir son petit côté Malaussène, mais en gardant toujours en filigrane une certaine gravité, tout en évitant l'écueil du triste.C'est fantasque, étonnant, émouvant, drôle, c'est la fameuse quête identitaire qui est notre lot à tous, toujours. Sylvie Sagnes

SagnesSy
21/07/12
 

"Le corps de Liane" est un roman écrit de façon relativement simple et fluide qui laisse l'impression d'être proche du narrateur.Les personnages de ce livre sont en grande majorité des femmes mais n'ont que peu de points communs : d'âges différents, avec un passé propre à chacune, des angoisses et des aspirations divergentes, elles se sentent cependant esseulées et rencontrent des difficultés avec les hommes et/ou dans la relation mère/enfant.Toutes sont attachantes, chacune à sa façon (hormis peut-être Armelle ...)Le récit est très entrecoupé : la narration de chaque "évènement" dure de quelques lignes à, rarement, quelques pages, pour ensuite passer au récit d'un autre fait. Les dates sont très présentes au fil des pages.L'impression de proximité qui ressort de l'écriture et des personnages ainsi que le récit très hachuré et daté donnent au final un peu l'impression de lire un journal intime.Beaucoup de qualités pour ce roman ainsi que son auteur. Maylany

Maylany
26/09/11
 

Quand l'histoire commence, Liane a 12 ans. Elle vit dans ce monde, mais n'en a pas la même perception que nous. Remarquez, c'est plutôt normal, dans une famille où les hommes ne font pas long feu. Il arrive même qu'on oublie pourquoi ils ne sont plus là, s'ils sont morts, ou non. On ne sait pas bien.Il y a Christine, la mère de Liane, Christine qui "se sentait pareille à un tube surmonté d'une tête. Sous la tête, c'était dur, sec, inerte. Il n'y avait ni chair, ni chaleur. Ce n'était même pas humain. Combien de temps devrait-elle encore traîner ce tube inutile ?"Il y a Huguette aussi, sa grand-mère, qui "adorait sa Christine. Il avait bien fallu qu'elle l'adore d'ailleurs, pour réussir à surmonter son dégoût. Elle adorait sa petite Liane aussi. mais cette lignée de filles issue de Matteo, Huguette avait quand même dû s'acharner un peu pour réussir à l'aimer. Ca avait été un travail. Un vrai travail d'amour."Il y a Eva, la femme de ménage qui ressemble à Pamela de Dallas, et puis sa fille Armelle, qui aime à dire des "beautés" du genre "va te faire tronçonner en apéricubes par le chef des crackers Belin", "je voudrais qu'un cyclopte pulvérise ta bouche et ton nez", ou encore "Je voudrais que tu te casses en mille morceaux sous les lances des guerriers molmons". Il y a l'arrière-grand-mère de Liane aussi, internée depuis des années, et qui va perdre définitivement la tête lors de l'arrêt de la diffusion de ladite série.Et Roselyne, la meilleure amie de Liane, choisie parce qu'elle avait les plus gros seins. Eh oui. C'est pas facile non plus de se faire des amis, quand on n'ose participer en classe par crainte de vomir dès qu'on ouvre la bouche. Et puis cette manie aussi, de tout consigner dans des cahiers. Surtout le nom de tous les fromages qu'elle découvre, ou les marques de toutes les eaux, après les avoir goûtées. Elle continuera avec les shampooings, puis les produits de beauté, et les parfums. Elle entrera dans la féminité sans en avoir bien conscience. Presque malgré elle. Ailleurs que dans tous ces regards de femmes.Cypora Petitjean-Cerf s'immisce dans les vies de famille sans forcer, naturellement. Un chassé-croisé de blessures, fêlures, manques, contraintes, lassitude, et puis de guérison, de cicatrisation, d'espoir et de liberté. Un chassé-croisé de femmes "libres, seules et bizarres." Femmes qui tour à tour nous donnent leur vision des choses, mais toujours à la troisième personne. Sans jamais imposer leur point de vue. Sans jamais s'imposer.

absolu
08/03/09
 

Ce n'est pas parce qu'on grandit parmi des femmes qu'on se sent forcément plus femme ! C'est le cas pour la petite Liane, âgée d'à peine 10 ans, qui vit seule auprès de sa mère Christine, sans rien savoir de son père. La même situation s'était produite pour la grand-mère Huguette, qui coule ses beaux jours à jardiner en Bretagne, où toute la troupe s'y retrouve chaque été. Dans la famille, on n'aime pas trop les hommes, on ne leur concède pas une place de choix. Pourtant, on n'en parle pas des heures non plus, on n'étale aucun souvenir, juste quelques vagues, et on s'interroge sur cet étrange enfant qu'est Liane, à poser trop de questions, à rédiger des listes dans ses carnets et à craindre de vomir en classe.Un jour, elle rencontre Roselyne qui deviendra sa meilleure amie. Roselyne n'a pas une mère idéale, pourtant la jeune fille resplendit de douceur et de gentillesse. Très vite, elle trouve sa place chez Liane, où vient se greffer Eva, une jeune femme de ménage, un peu étourdie mais belle comme c'est pas permis. Elle aussi vit seule avec sa fillette, Armelle. Pas loin de cette tribu de femmes, il y a en marge l'épicier algérien dont le fils va en classe avec Liane et Roselyne.Bref, que dire sans trop en dévoiler ?"Le corps de Liane" figure, à mon goût, parmi ces lectures "sucre d'orge" où le plaisir ressenti s'étend en longueur, pas systématiquement à la première phrase, car c'est sur la durée qu'il dégaine une petite musique qui s'accroche à l'oreille. C'est une lecture bienfaisante, une lecture qui donne du bonheur (comme "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda ou "Mangez-moi" d'Agnès Desarthe). Après un conte enchanteur et enchanté, Cypora Petitjean-Cerf continue d'émerveiller avec cette histoire sur la féminité et l'amour, où elle démontre avec élégance et sans maniérisme l'étendue de ces deux pôles qu'on cherche toutes à atteindre. Ce n'est pas rien si ce livre est dédié "aux mères et à leurs filles", car Huguette, Christine et Liane rassemblent en trois générations les affres de leurs conditions dues à leur sexe. Les personnages de Roselyne, Eva, Armelle et Lamia viennent apporter à leur façon une bouffée de fraîcheur qui perpétue le ravissement. C'est beau, c'est attachant. Au départ, elles sont toutes paumées, songeuses et s'isolent sans trop en dire, puis la richesse du roman viendra les confronter à s'ouvrir et se dire "des beautés". Il y a un superbe message dans ce roman, sur l'espoir, sur l'envie et ça vous donne un sourire jusqu'aux oreilles.De belles lectures comme ça, personnellement je trouve que ça fait du bien et qu'on en a bien besoin de nos jours ! A recommander, chaudement !!!

Clarabel
20/02/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.16 kg

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