Le cosmonaute

JAENADA, PHILIPPE

EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 04/09/02
LES NOTES :

à partir de
7,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" J'ai rencontré Pimprenelle vers la fin du XXe siècle... La femme la plus légère de la création, la plus seule, portée par la grâce, la plus instable, la plus étrange, la plus candide et la plus cinglante, la plus bizarrement habillée, une fille irrésistible avec des yeux gris et des cheveux fins. " Et si la première impression n'était pas la bonne ? Que se passe-t-il quand on s'endort près d'un ange de douceur et qu'on s'éveille dans les
bras d'une névrosée, maniaque et misanthrope ? Qu'est-ce qu'une vie réduite aux mètres carrés d'un appartement parisien, à la violence domestique, à la jalousie morbide ? Et la liberté, serait-ce alors de partir, seul dans l'espace, sans attaches dans la ville, tel un cosmonaute ? Dès son premier livre, Le Chameau sauvage, il y a eu un style Jaenada : la douleur et le rire, la comédie et la tragédie, l'autodérision et la tendresse lucide.
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Après Sulak, je voulais continuer dans ma découverte de Jaenada. J’avais donc envoyé un mail à la librairie avec un truc du genre « HAAAAAAA Sulak c’est trop bien, si quelqu’un d’entre vous aime Jaenada, mettez-moi de côté vos deux préférés j’en veux encooooore! ». C’est là qu’on voit que le métier de libraire n’est pas facile tous les jours. Isa, qui garde son calme en toutes circonstances, m’a mis de côté Le Cosmonaute et Le Chameau sauvage et j’ai trouvé ça sagement en pile à mon retour. J’ai commencé par le Cosmonaute parce qu’il y avait un blurb du magazine Elle qui disait « Enfin un roman pour rire » et comme j’ai un peu envie de rire en ce moment, je me suis dit « allons-y ».Bon, déjà, une chose à savoir. Elle et moi, on n’a clairement pas le même humour. Non parce que franchement, moi, une nana écartelée de douleur pendant son accouchement et un couple qui vole en éclat pour d’évidentes raisons de santé mentale défaillante avec un gamin au milieu, je ne trouve pas ça drôle drôle … Après, voilà, hein, ça se trouve, je suis rabat-joie, mais bon, là, non… Du coup, ça ne m’a pas vraiment passionnée, même si ça a l’avantage d’être court, parce que je suis par moments assez sensible à la violence entre les personnes et que là, c’était too much pour moi.Pas grave, je me rattraperai sur un autre Jaenada ! J’ai une histoire de chameau dans la PÀL, non ?

Readingintherain
21/10/13
 

Voici une vaste question qui est devenue si importante que des dossiers entiers de presse féminine (et masculine, ne nous le cachons pas !) traitent le sujet, que pléthore de sites de rencontres voient le jour et des entrevues très rapides-6-7 minutes pas plus-permettent à de (sombres) inconnus de se rencontrer… Parce que oui, je ne vous apprends rien, rencontrer quelqu’un, c’est (presque) toujours une aventure. C’est plaisant au début, ça grise, ça donne des petites étoiles au fond des yeux (ou ailleurs, à vous de choisir) mais finalement saviez-vous, vous, qui vous aviez vraiment en face de vous les premiers mois voire les premières années ? Célibataire endurci (e), couple fusionnel ou même indécis (si, si vous avez le droit !), ouvrez ce livre et ressentez. Oui, oui, vous avez bien lu, re-ssen-tir. Puisqu’il est question de sentiments, rien de mieux que d’essayer. Hector est un homme comme vous pourriez l’être. Menant sa vie ordinaire d’écrivain, célibataire de longue date, locataire d'un petit appart douillet, il ne désespère pas de rencontrer une femme mais n’est pourtant pas pressé. Un jour, il rencontre Pimprenelle. Jeune femme d’une légèreté imprécise, elle va tout de suite lui plaire. une rencontre, un baiser, une nuit, rien de plus commun! Ils partageront une vie à deux passionnée et vivante. Seulement voilà, les apparences sont parfois (très) trompeuses et ils vont se découvrir, très éloignés de la séduction des premiers temps. Au plein coeur de la routine, les choses ne se passeront pas exactement de la façon dont elles "devraient" se passer...Un livre très bien fichu au style implacable, drôle mais cynique. Philippe Jaenada nous fait rencontrer deux personnes au caractère épais, défini au millimètre près. Pas d’embage ni de fioriture, il va droit au but en nous imposant l’intimité la plus proche de la réalité des personnages. On est à leurs côtés, dans la peau de chacun. Agacés, amoureux, ahuris ou en colère, ce livre est un réel ascenseur émotionnel. On est surpris, on hésite parfois à fermer le livre pour le ré-ouvrir, envieux de connaitre la suite, comme si c'était notre propre histoire. Une magnifique réflexion sur l’amour, l’attachement et la trace indélébile du passé sur nos vies d’adulte. Outre l’humour que distille Jaenada, les pages que vous lirez surement avec empathie et sensibilité, offrent une belle leçon de vie. Attention femmes enceintes (sur le point d'accoucher), s'abstenir ! (certaines scènes, bla bla, peuvent heurter la sensibilité des femmes en plein boom hormonal). http://achacunsaverite.wordpress.com/

deedoux
15/12/12
 

Surprenant roman qui passe d’un état à l’autre sans prévenir : On croit être dans le registre c’est bon on rigole pour finalement se prendre au jeu et s’interroger sérieusement. Paris, 2000, Hector aime Pimprenelle, ensemble ils font Oscar. C’est d’ailleurs par sa naissance qu’on commence, l’occasion pour le narrateur de se présenter en bonne et due forme et de rivaliser de petites vannes : « (Je reviens une seconde en arrière, juste pour ajouter que j’ai bien entendu plus d’une seule qualité, ne soyons pas bêtement modeste, mais en donner ne serait-ce que l’ébauche d’une liste est toujours un peu gênant, car on passe vite pour un crétin prétentieux qui bombe le torse et gonfle le cou (ce qui ne donne pas une bonne image de soi). Cependant, puisqu’il va y avoir du grabuge et que ça risque de barder pour mon matricule, je m’autorise à citer rapidement quelques aspects positifs de ma personnalité, qui n’apparaîtront peut-être pas toujours clairement pendant le carnage : je suis un rude combattant et un homme très malin, mais hormis ces dons du ciel, qu’on connaît déjà, je suis agile, je l’ai peut-être déjà précisé aussi, je suis gentil, attentif, optimiste, généreux, honnête, poli, sensible, marrant de temps en temps, vaillant face au danger (encore une qualité héritée de mes ancêtres espagnols), enfin pas toujours, je suis bien disposé à l’égard de n’importe qui a priori, j’ai de la curiosité, de la patience, de la volonté, je sais me taire ou me faire discret, je suis un coup hors du commun au lit et un très bon pronostiqueur hippique. On me cerne mieux, je pense). » Donc on s’amuse, on apprend à connaître ce trio sympathique de prime abord. Et puis on nous inflige la rencontre en flash-back, et là c’est lourd. Enfin moi ça ne m’a pas du tout intéressée, c’était redondant et au final juste pour nous expliquer leur amour et l’enfance de Pimprenelle, il y avait mieux à faire. Mais la troisième partie nous plonge dans le drame : Pimprenelle une fois maman tombe du côté obscur, Hector est là mais serait-il absent que ça ne changerait rien, Oscar est malheureux. Que faire ?.... Je ne sais pas quelle est la part d’autofiction dans cette histoire, mais j’ ai été très surprise de certains propos totalement à côté de la plaque. Toute la description des obsessions de Pimprenelle est une liste quasi exhaustive de TOC, et on nous dit : « Il m’arrive de me demander si elle n’est pas, tout simplement, stupide. » « Elle nous sacrifie tous les trois pour satisfaire son obsession vorace. Mais c’est plus fort qu’elle, et elle en devient monstrueusement égoïste. » !! A la toute fin on apprend (quand même !) qu’elle a consulté des psy (chiatres et chanalystes) et même, certaines pointures, «connues» (comme si c’était un élément déterminant, la célébrité du type !). Qui l’ont toutes renvoyée dans ses buts, vous êtes lucide, apprenez à vivre avec, merci, au revoir. Je trouve franchement dommage une telle méconnaissance du sujet, ou une fin occultant le fond du problème. La possibilité d’un parti pris aussi, d’ailleurs.* Je reconnais que ça m’a un petit peu énervée, bien que j’aie tout à fait apprécié par ailleurs la plume de Philippe Jaenada, signée de ses triples parenthèses. Je le lirai sur un sujet qui me touche moins, je serai dans doute plus objective. 355 p. * précisions de l'auteur : " Si je dis, dans le roman, qu'elle est peut-être stupide, égoïste, etc., c'est parce que je voulais que le personnage masculin (qui est presque moi, mais pas tout à fait) soit désarmé, un peu naïf, impuissant face à l'inconnu (c'est une sorte de symbole, si on veut : on est comme ça face aux gens qu'on aime, tout le temps), je ne voulais pas que ce soit un type qui sait tout et comprend tout. Il ne fallait pas, pour l'histoire. De toute manière, je ne voulais pas écrire un livre sur la névrose ou les TOC. Je voulais écrire un livre sur l'amour, c'est tout – sur le peu d'importance qu'a le comportement d'une personne sur l'amour qu'on lui porte. " Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/09/12
 

C'est l'histoire de Pimprenelle et de Nicolas (euh, non, pas cette fois) d'Hector. Le récit débute par l'accouchement épique de la miss (on sent le vécu … partie très très drôle) et est l'occasion de la remontée de souvenirs sentimentaux (la rencontre, leur vie chaotique de célibataires tant sentimentale que professionnelle) et se poursuit par l'arrivée de bébé Oscar dans la famille et l'explosion du couple. La première partie ponctuée de parenthèses imbriquées (sympas mais parfois difficiles à suivre) apportant au style de l'auteur légèreté et gaîté se lit d'une traite ; la seconde partie narrant le quotidien d'un couple en asphyxie chronique (quoique a priori durable) avec enfant me semble plus longue, plus lourde à porter (là, moins de parenthèses imbriquées... moins de légèreté aussi). Même si le Cosmonaute reste une fiction, j'admire la recherche de son auteur à nous plonger dans les états d'âme du héros. Là où je le suis moins (et du coup, j'ai pris beaucoup de distance avec les personnages et l'histoire) paraît le moment où Pimprenelle, lucide sur sa folie, cherche de l'aide auprès de spécialistes (psychiatres/analystes/ologues/othérapeutes), lesquels prétendent que la demoiselle peut s'en sortir toute seule (gloups) : soit Philippe Jaenada a relaté réellement une anecdote vécue par un(e) de ses proches et dans ce cas-là, les spécialistes rencontrés sont aussi doués en psychologie humaine que moi en physique nucléaire, soit il a romancé ce moment et il s'est complètement planté !!!! Du coup, je n'y ai plus cru ni compris cette volonté perpétuelle d'Hector d'excuser par amour Pimprenelle et de continuer à vivre une relation masochiste et douloureuse. Mon avis reste donc nuancé : style remarquable et accessible, histoire bancale sur la fin.Livre lu et reçu dans le cadre d'un partenariat Libfly/ Editions Points que je remercie infiniment.

Cave
03/12/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.33 kg

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