Le cycliste de tchernobyl

SEBASTIAN, JAVIER

EDITEUR : METAILIE
DATE DE PARUTION : 05/09/13
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Ebook

SYNOPSIS :

Un vieil homme hagard, entouré de sacs remplis de vêtements, est abandonné dans un self-service sur les Champs-Élysées. « Ne les laissez pas me tuer », cest tout ce quil sait dire. Pripiat, ville fantôme, à trois kilomètres de la centrale de Tchernobyl : dans les rues désertes, entre la grande roue neuve et les autos tamponneuses abandonnées, pas âme qui vive. Sauf les samosiol, ceux qui sont revenus dans la zone interdite. Laurenti Bakhtiarov chante Demis Roussos devant la salle vide du ciné-théâtre Prometheus, deux Américains givrés testent les effets de la
radioactivité sur leur corps Au cur dune apocalypse permanente, Vassia, lhomme à vélo, croit encore à la possibilité dune communauté humaine. Ce roman magistral est librement inspiré de la vie de Vassili Nesterenko, physicien spécialiste du nucléaire, devenu lhomme à abattre pour le KGB pour avoir tenté de contrer la désinformation systématique autour de Tchernobyl. Des paysages hallucinés aux aberrations du système soviétique, Sebastián signe un texte dune force rare, à la fois glaçant et étrangement beau, hymne à la résistance dans un monde dévasté.
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le roman commence doucement, le début me déçoit un peu. Mais cela ne dure pas longtemps, l'atmosphère de la ville martyre de Pripiat et les personnages qui y vivent sont tout à la fois d'un réalisme cru et d'une humanité poétique. j'ai beaucoup aimé ce bouquin. je le recommande.
annie Mme

Autant le dire tout de suite, ce roman m’a bousculée. Un peu lente au démarrage, je me suis surprise à avaler les pages au fur et à mesure que l’intrigue se nouait et que ma compréhension des évènements s’opérait, et je faisais des allers/retours entre les chapitres et la 4ème de couverture. Parce que cette 4ème induit en erreur, si l’on n’y prend garde. « Ce roman magistral est librement inspiré de la vie de Vassilii Nesterenko, physicien spécialiste du nucléaire, devenu un homme à abattre pour le KGB pour avoir tenté de contrer la désinformation systématique autour de Tchernobyl ». Mes allers/retours, au fil de ma lecture, je les ai faits aussi avec la toile et la biographie de Vassilii Nesterenko. Et, pour équilibrer mes lectures et me donner la possibilité d’avoir un avis aussi objectif que possible (si ce l’est) sur cette tragédie mondiale, je lirai bientôt le document de Svetlana Aleksievich : « La supplication : Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse ». Parce que Vassilii Nesterenko, décédé en 2008, n’a jamais été ce « vieil homme hagard » abandonné sur les Champs Élysées qui n’a de crainte que d’être liquidé par le KGB. Vassia, le héros du roman magistralement écrit par Javier Sebastián, n’est pas Vassilii Nesterenko, même si comme son modèle et inspirateur, il est physicien nucléaire,Ceci entendu, nous voici libres d’entrer dans un texte mené de main de maître, qui a obtenu le prix Cálamo 2011 en Espagne et a été traduit, outre en français chez Métailié par François Gaudry, en allemand, italien et néerlandais. C’est une fiction qui emprunte fidèlement au réel les lieux des évènements : la ville fantôme de Pripiat existe, avec sa grande roue et ses autos-tamponneuses en ruine, à trois kilomètres à peine de cette centrale du diable qui en un instant, en avril 1986, a compromis – voire détruit – irrémédiablement l’avenir de milliers de personnes. C’est le traitement créateur de cette catastrophe nucléaire et de ses conséquences qui a retenu mon attention et mon souffle tout au long des pages, l’alliance du contexte historique et documentaire avec une fiction très bien ficelée qui entraîne le lecteur dans une errance entre Paris, Minsk et Pripiat, au gré des exodes et des va-et-vient de la vie et de la mémoire du personnage central.Javier Sebastián donne là un terrible réquisitoire contre le nucléaire, mais empreint d’une émouvante humanité pour ces survivants, ces « samosiol » qui veulent vivre là où la vie n’a plus de place.Ils sont violents ces pans de vie qu’arrachent à la mort ces personnages fantasques qu’aucun tabou ne retient plus puisqu’ils sont conscients qu’ils vivent pour la dernière fois. Alors ils chantent Demis Roussos, alors ils jouent, alors ils s’entretuent, alors ils offrent leurs expériences à la science. Alors, les uns après les autres, ils meurent. Ils perdent à jamais leurs êtres chers et n’aspirent qu’à les rejoindre. Ils savent, mais ils poursuivent leur lutte – presqu’en silence – contre le silence. Celui du pouvoir en place qui tait sciemment ce cataclysme (et qui le taira au Monde avec a complicité des autres dirigeants planétaires) ; celui qui plombe Pripiat, « leur » ville qu’ils veulent jacasse ; celui qui m’a saisie lorsque j’ai refermé ce roman.

litterauteurs
28/12/14
 

Je n’entrerai pas ici dans la petite polémique que j’ai cru deviner autour de ce livre "librement inspiré de la vie de Vassili Nesterenko" comme le précise l’éditeur : comme toujours dans ces cas-là (de roman inspiré de la vraie vie de vraies ersonnes dans un vai épisode de l’histoire), je lis le livre comme un roman, mais j’y apprends aussi plein de choses et si je prends ce que le roman raconte pour argent comptant, eh bien… c’est que je suis une grande naïve qui se laisse mener par le bout du nez pourvu qu’on lui raconte une bonne histoire… et/ou bien que le romancier est bigrement doué et intelligent pour nous livrer une vérité romanesque qui a toute sa cohérence et toute sa raison d’être. Et c’est cette version que je retiendrai, une fois de plus.De Vassili Nesterenko, je ne connaissais même pas le nom… Tchernobyl, oui, bien sûr, qui ne connaît ce lieu… Je me souviens des reportages d’Envoyé spécial, qui relataient le déroulement des faits, l’évacuation tardive des habitants de la région de Pripiat, à proximité de la centrale, qui montraient ces visages d’enfants et d’adultes fatigués, affaiblis, rongés par la radioactivité.Ces images, ces démonstrations de l’irresponsabilité, de la folie soviétique pour sauver les apparences, ces gens, ces "héros soviétiques" qui ont payé de leur vie l’arrêt de la centrale de Tchernobyl, on les retrouve dans e roman de Javier Sebastian. J’avais la boule au ventre en lisant les souffrances de ces enfants examinés par Nesterenko qui n’a qu’un peu de Pectine et quelques paroles, quelques recommandations sommaires pour les soutenir.Mais le romancier soutient un projet plus vaste : non seulement évoquer la catastrophe et l’action d’un célèbre physicien nucléaire mais aussi parler de ceux qui ont osé, pour diverses raisons (pas seulement l’inconscience collective organisée par le gouvernement), revenir à Pripiat et y vivre plus ou moins clandestinement. Javier Sebastian le fait dans un roman à la narration éclatée, entre Paris et l’Espagne, où vit le narrateur qui a recueilli Nesterenko, et l‘Ukraine (tiens, tiens, toujours d’actualité), les villages qu’il sillonne pour mesurer les effets de la radioactivité et Pripiat, ville fantôme peuplée d’habitants qui symbolisent l’audace, la folie assumée, l’attachement à la terre et aux traditions, l’astuce, l’esprit de résistance.Je n’ai pu m’empêcher de penser un peu au roman de James Canon, Dans la ville des veuves intrépides, où des femmes recréent à partir de rien ou presque une vie, une organisation, un ordre social dans un village sans homme, dévasté par la guerre civile. Ici, à Pripiat, il s’agit d’une autre guerre, et l’avenir de ces pittoresques personnages qui ont osé s’y refaire une vie est absurde, plus qu’improbable. Mais ils vivent, oui, ils vivent là-bas. Dans une langue qui claque ses quatre vérités et sait aussi tourner au lyrisme, Javier Sebastian relate leur vie, leur étrange ténacité, et celle de Vassia Nesterenko, la douce folie qui s’empare du vieil homme. L’Espagnol a su rendre hommage à ces oubliés, à ces damnés russes, avec une maîtrise impressionnante. Anne

Anne7500
21/03/14
 

Une éloquente photographie de couverture et une parfaite quatrième qui dit le contexte, l’atmosphère âpre et la singularité de ce récit sans révéler les choix narratifs de cette histoire qui en font son originalité. Récit Impressionnant, prenant, affolant. Au-delà de la brillante dimension littéraire, le propos est sérieusement documenté, scientifiquement, médicalement, extrêmement précis quant à l’historique de la catastrophe nucléaire, causes possibles et conséquences, les heures qui ont suivi l’accident jusqu’à l’explosion, les décisions, les sacrifices, les rapports et les directives qu’aux années 2010, radioactivité et contamination, les répercussions sanitaires, becquerels et cesium 134. Et au-delà de cette seconde dimension scientifique, l’humanité des scènes, des personnages. Et l’absurde. Et l’effroi. Alors oui, ce roman, c’est celui de l’absurde des folies humaines, folies destructrices, manipulatrices, l’inhumain d’un pouvoir et l’absurde humain de l’espoir, de l’amour, de la vie bien que l’on croise sur ces pages des fantômes et des spectres, des « paysages hallucinés » comme l’écrit l’éditeur. Scènes hallucinantes.« L’autre question concerne les soi-disant barbelés et l’interdiction de franchir le périmètre. Mais je ne les ai pas vus. Quelqu’un a dû les enlever. Ils n’allaient pas rester là mille ans. Au début, il y avait des flaques jaunes, mais on en voit plus. Les gens disent beaucoup de choses, mais rien ne dure mille ans. Et encore moins quatorze millions d’années, comme ce thorium 232, dont parle tout le monde en ce moment, les gens sont fous. »A travers cette biographie romanesque de Vassili Nesterenko – physicien nucléaire « un protégé du régime – directeur de l’Institut de l’énergie nucléaire de Biélorussie » – constructeur et coordinateur du projet Pamir, projet militaire associant la création d’une centrale mobile à l’utilisation de missiles – dont la biographie se dévoile au fil des pages, l’auteur Javier Sebastian raconte l’après Tchernobyl pour la population de la zone devenue interdite ainsi que pour les scientifiques qui tentèrent de contrer les effets de la contamination sur ces populations, de contrer les mesures gouvernementales, de plus en plus modérées afin d’en minimiser l’impact, en rappelant publiquement via les médias et des organismes d’état ou internationaux la gravité de la situation.« Après quoi le silence, terre pourrie et mortelle ».Manipulations de chiffres, manipulations de l’information. Une population perdue. « on ne sait plus ». Et sur ce terrifiant fond narratif, la vie, rendre la vie, à la vie par ses personnages saisis par cet absurde, cette folie, une liberté, une volonté de vivre sans y croire, saisissants. Une vigueur, une brutalité de l’écriture, une maîtrise évidente et une tendresse immense.« Qu’est-ce que vous en pensez ? Je n’ai plus rien à perdre et à Pripiat on n’est pas si mal. Sauf qu’on y meurt, mais on meurt partout. »Un roman rare d’une sombre beauté et d’une lumineuse intensité sur cette neige souillée, sur cette terre violée, sur une tragédie non pas technique mais humaine.

Marilire
30/09/13
 

Vassia Nesterenko est ce vieil homme abandonné dans un self-service des Champs-Élysées et confié à la charge du narrateur, un fonctionnaire espagnol venu à Paris pour participer à la conférence internationale des poids et mesures. Il est aussi celui qui trouve refuge dans la cabine des auto-tamponneuses de Pripiat (la ville la plus proche de Tchernobyl) pour échapper aux chiens et qui circule à vélo entre les immeubles abandonnés. Mais il est également ce physicien menacé de mort par le KGB pour avoir dévoilé l’effroyable réalité de la catastrophe nucléaire et dénoncé la désinformation permanente mise en place par les sources officielles. Il fut l’un des tout premiers envoyés sur place et l’un des plus lucides aussi. Dès le début, il décida de venir en aide en priorité aux enfants et chercha à alerter les médias sur l’ampleur du drame. Une sincérité et une volonté de transparence qui lui valurent bien des inimités.Il y a ce formidable décalage entre l’implacable réalité des chiffres (des millions de cancers), le discours politique rassurant qui relève forcément du mensonge d’état et la vie qui perdure dans les zones contaminées. Le monde des survivants de Pripiat, ou plutôt celui des condamnés en sursis, est un condensé d’optimisme et d’humanité, une volonté farouche de rester debout et de résister, quoi qu’il arrive : « Ils savent tous qu’ils doivent partir. Sinon ils vont mourir. Et pourtant ils sont là. » Parce que c’est ici qu’ils sont nés, parce que c’est ici qu’ils reviennent affronter une mort certaine, parce que c’est ici qu’ils veulent s’aimer, danser et chanter une dernière fois. Emmanuel Lepage avait parfaitement retranscrit cela dans Un printemps à Tchernobyl, Antoine Choplin aussi avec La nuit tombée et Javier Sebastian l’exprime ici à son tour. Un monde interlope où se croisent les résidents permanents, les pillards à la recherche de derniers vestiges à monnayer et même quelques touristes en quête de sensations fortes. Une communauté vibrante et solidaire dans un univers apocalyptique.Le cycliste de Tchernobyl est un roman engagé, profondément antinucléaire. Sebastian parvient à mélanger des éléments scientifiques purement factuels et des tranches de vie romanesques avec une facilité déconcertante. La figure héroïque de Vassia, physicien altruiste seul contre tous, ayant très vite compris l’ampleur de la catastrophe et voulant à tout prix témoigner de la réalité de la situation, est d’une grande pureté. Un texte sombre, désespéré et humain, une grande réussite.

jerome60
30/09/13
 

Premier roman de cet auteur espagnol qui s’inspire librement de la vie de Vassili Nesterenko, physicien du nucléaire, qui géra en partie la catastrophe de Tchernobyl mais fut menacé, par la suite, par le KGB. Ce texte nous plonge dans la fameuse zone d’exclusion à proximité de la centrale détruite, et plus particulièrement, la ville de Pripiat, désertée par ses habitants, fantomatique à souhait, dans laquelle vit une petite communauté de samosiol (qualificatif utilisé pour nommer les habitants restés sur les terres contaminées). Le lecteur suit donc plusieurs personnages tous très attachants, plusieurs destins incroyables sur ce territoire hostile, cette terre stérile, meurtrie, mortelle. Le style de l’auteur m’a bien plu mais parfois, son écriture se fait plus hermétique, la narration plus onirique donc moins compréhensible. Il n’empêche, ce sera un auteur étranger à suivre dans les prochaines années car on sent déjà une grande maturité narrative, très prometteuse. Une bonne découverte de cette rentrée littéraire 2013 !

SophieC
11/09/13
 

Dans un café des Champs-Elysées un homme abandonné craint pour sa vie. Sa solitude intrigue et inspire le respect. Cet homme, malade et presque effacé, autrefois célèbre et sous protection, est l'un des plus grands physiciens soviétiques. C'est lui qui, le lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, fut convoqué d'urgence sur les lieux pour arrêter la propagation de la radioactivité.Le roman, très documenté, mène l'enquête autour du mystère de Vassili Nesterenko, Vassia, connu par tous les habitants de Pripiat comme celui qui est retourné dans la ville fantôme pour protéger la population. Horrifié par les transformations génétiques et le nombre croissant des maladies graves dues à l'explosion, il explique les mesures à prendre pour décontaminer les aliments, dans le pays où presque rien n'est comestible.En traçant le portrait du physicien, l'auteur dénonce les abus du système communiste soviétique, la manipulation de l'opinion publique. Le remarquable courage de Nesterenko et celui de tous les « samosiols » qui ont choisi d'affronter le danger en vivant ensemble à quelques kilomètres de la centrale nucléaire, symbolisent la force de l'âme face à la mort et au désespoir.Ce livre a été lu dans le cadre de l'opération « On vous lit tout ».Merci beaucoup à Libfly et au Furet du Nord pour les émotions fortes que sa lecture m'avait procurées.

Bogusia
02/08/13
 

Le héros de ce roman n'est pas un personnage de fiction, il a existé. Il fût un des liquidateurs lors de l'accident à la centrale de Tchernobyl, en Avril 1986, mais son action personnelle a sauvé « l'Europe de l'enfer ». Lorsque l'on découvre ce type de roman, il faut remercier l'auteur, Javier Sebastiàn, de l'avoir écrit, l'éditeur, Métaillé, de l'avoir fait traduire et publié en France, et en ce qui me concerne, Libfly et le Furet du Nord de me l'avoir adressé en avant-première.Un scientifique espagnol est à Paris, il est membre de la Conférence internationale des poids et mesures. Dans un self-service parisien, il est le témoin d'une scène, un vieil homme est abandonné, après plusieurs péripéties, il le recueille chez lui et va découvrir qui est cet homme, et apprendre également l'existence du " cycliste de Tchernobyl ".Inspiré librement de la vie de Vassili Nesterenko, physicien, directeur de l'institut à l'énergie nucléaire de Biélorussie, qui a dirigé un projet secret de l'URSS, est intervenu immédiatement pour éviter la catastrophe de Tchernobyl, puis pourchassé par le KGB, car il s'opposait à la désinformation sur les conséquences sanitaires de l'accident, fût contraint de se réfugier, à Pripiat, la ville interdite, la plus proche de la centrale, ce roman fait entrer le lecteur au cœur de l'accident de la centrale, lui fait découvrir la vie dramatique des hommes et des femmes qui vivent dans la zone interdite, lui montre les graves conséquences des radiations, notamment sur les enfants, lui révèle l'ampleur de la désinformation du pouvoir soviétique, et les disparitions de plusieurs ingénieurs qui s'y sont opposés.En donnant vie à des personnages tel que le chanteur du théâtre qui reprend les succès de Demis Roussos et pleure sur la tombe de sa femme, la fermière qui élève des poules sur des terres irradiées, à l'enfant qui joue de la guitare, le brigand repenti, l'homme qui dort dans la cabine du manège d'autos tamponneuses abandonné et à tant d'autres, Javier Sebastiàn, donne à la littérature plus de force, que tout autres moyens de communications pour montrer les dégâts humains causés par la catastrophe. Parfaitement documenté, ce roman se réfère à des informations publiées dans des revues scientifiques mais il y ajoute l'émotion de la fiction, en associant des personnages réels et des personnages fictifs, en décrivant les sentiments, les angoisses, les chagrins, la peur, les combats pour survivre, des uns et des autres. Il y a parfois trop de statistiques notamment la comparaison entre le nombre de morts et le nombre de mots du roman, mais le sujet et son traitement en font un livre fort. Un jour peut-être, un écrivain français écrira un roman sur la désinformation concernant le nuage de Tchernobyl, qui s'est arrêté aux frontières de notre pays sans les franchir, d'après les autorités de l'époque, en attendant il faut lire " Le cycliste de Tchernobyl " pour savoir à côté de quoi l'Europe est passée, ce qu'ont vécus et vivent encore les victimes.

JoelC17
02/08/13
 

Format

  • Hauteur : 21.40 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.29 kg
  • Langage original : ESPAGNOL
  • Traducteur : FRANCOIS GAUDRY