Le danois serbe

DAVIDSEN, LEIF

livre le danois serbe
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/10/07
LES NOTES :

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8,80 €

SYNOPSIS :

Per Toftlund se doute que la venue de Sara Santanda à Copenhague ne sera pas de tout repos. La jeune femme, équivalent féminin de Salman Rushdie, est sous le coup d'une fatwa lancée par les autorités religieuses d'Iran. Sa tête est mise à prix. Les politiques ne veulent pas la rencontrer. La protection se fait sans grands moyens. Toftlund doit éviter l'attentat et gérer 24 heures de danger permanent alors que des fuites annoncent la présence d'un professionnel
de la pire espèce. Un contrat. Un isolé. Un homme jeune, blond, qui se fait appeler Vuk. Un homme qui, à dix-sept ans, a quitté le Danemark et des études brillantes pour revenir en Bosnie avec ses parents. Un Serbe qui a vu les siens massacrés d'horrible manière par des voisins et amis avant de devenir à son tour, traumatisé, harcelé de cauchemars, un impitoyable tueur. Il est l'homme idéal, il parle la langue, il est indétectable : il est le Danois serbe.
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C'est vraiment un excellent polar que nous a concocté ce Leif Davidsen, que pour ma part je ne connaissais pas mais qui en est déjà à son septième roman traduit en français. L'intrigue n'est pas particulièrement neuve mais elle est fort bien troussée, en partie grâce à la construction narrative : on suit les principaux protagonistes en parallèle, devinant le moment où leurs chemins vont finir par se croiser, et la tension monte lentement pour finir par atteindre son paroxysme dans les derniers chapitres. Ensuite, les personnages sont vraiment très intéressants et complexes, surtout Vuk, le fameux Danois serbe qui donne son titre au roman. C'est un jeune homme détruit par la guerre en Yougoslavie, guerre qui, en le privant de toute sa famille, atrocement massacrée, a fait de lui un tueur froid et déterminé hanté par les cauchemars de ses propres exactions. Mine de rien, le roman s'interroge sur la limite entre l'humain et l'animal et l'impossible retour en arrière : il n'y a pas de repos possible pour Vuk, tenaillé malgré lui par le "Et si je n'avais pas quitté le Danemark ?", qui revient comme un leitmotiv chez ce jeune homme prisonnier d'une vie qu'il a l'impression de ne pas avoir choisie. Face à lui, Per Toftlund est un professionnel différent de ceux qu'on a l'habitude de voir dans les polars : il est heureux, n'a pas de vices cachés, mène une vie qui lui convient parfaitement et tombe amoureux sans se poser de questions! Un commissaire ma foi fort reposant par rapport à ses habituels homologues... Si l'on ajoute à cela des personnages secondaires sympathiques et bien campés et une ville, Copenhague, qui a ma foi l'air très agréable à vivre, on obtient un polar de très bonne facture!

fashiongeronimo
15/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.20 kg
  • Langage original : DANOIS