Le dejeuner de de la nostalgie

TYLER-A

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 15/04/09
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SYNOPSIS :

Il y a des blessures qui ne se referment jamais. des silences qui pèsent et finissent par laisser des traces qu'aucun discours ne pourra réparer. blessures, silences, déni : le trio fatal qui conduit à la destruction. Dans l'amérique des années 1960, une famille sans histoire vit au rythme des déménagements successifs que leur impose le père, représentant de commerce. baladés d'une ville à l'autre, les enfants se partagent entre leur mère, pearl, une femme autoritaire, et leur père, beck, souvent absent. le rythme est précaire mais il existe, jusqu'au jour où le mari décide de les quitter... pour ne jamais revenir.
ne rien dire aux enfants. leur faire croire qu'il est parti en voyage. continuer à vivre dans l'illusion d'une vie normale. s'occuper seule des gamins, travailler dans un supermarché, et tenter de maintenir le bonheur d'« avant » vivace. Anne tyler nous offre dans le déjeuner de la nostalgie le portrait à fleur de peau d'un drame familial calfeutré, en y décortiquant leur incapacité à vivre ensemble. jalousies, trahisons, méfiance, bonheurs souvent succincts perdus dans le flot du désamour, symptômes d'un manque qui, malgré le dévouement maternel absolu, laissera toujours entendre sa voix nostalgique.
Tout en finesse et en humanité, Anne Tyler dresse le portrait touchant d'une famille américaine dans les années 60. Un beau jour, le père s'en va, laissant derrière lui sa femme et ses enfants. Pearl, la mère, décide de le cacher à tout le monde, prétextant un déplacement professionnel de longue durée. Péniblement, elle tente de maintenir une sorte de bonheur familial. L'auteur nous interpelle alors et s'interroge : quel est le secret pour maintenir la cohésion d'une famille?

stéphanie (lille)
Tout en finesse et en humanité, Anne Tyler dresse le portrait touchant d'une famille américaine dans les années 60. Un beau jour, le père s'en va, laissant derrière lui sa femme et ses enfants. Pearl, la mère, décide de le cacher à tout le monde, prétextant un déplacement professionnel de longue durée. Péniblement, elle tente de maintenir une sorte de bonheur familial. L'auteur nous interpelle alors et s'interroge : quel est le secret pour maintenir la cohésion d'une famille?
Stéphanie ,
Librairie
(Lille)
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Chez les Tull, on ne rigole pas souvent. Le père est parti un beau jour, il a dit "je pars", et voilà. Sont restés avec Pearl, la mère, les trois enfants, Cody, Ezra, et Jenny. Pearl a fait comme elle pouvait, en retrait de toute vie sociale. Les enfants ont grandi. La vie est passée. Mais jamais - jamais - ils n'ont pu mener à son terme un simple repas en famille...Ce roman est merveilleux. A travers une trame des plus épurées (le portrait d'une famille banale), il décline toute la gamme des émotions. Nos personnages sont fragiles, touchants, on les voit s'emmêler dans les erreurs et on se fait charcuter le coeur au passage. On met le doigt sur les causes et effets, on voudrait pouvoir leur filer un petit coup de pouce, on voudrait ne jamais se reconnaître dans tel ou tel moment et arrêter cette culpabilité montante et en même temps que ça dure toujours, que personne ne meurt, que les pages se multiplient toutes seules pour ne jamais en terminer."Je savais très bien ce qui allait se passer, ce soir, au dîner, dit Pearl à Cody. Je ne suis pas idiote. Je le savais. Il s'est fiancé; il va épouser cette fille de la campagne. Je le savais de toute façon, mais ça m'a fait un coup en entrant dans le restaurant de voir ces cinq couverts sur la table. Je me suis conduite stupidement. Oui, stupidement. Tu n'as pas besoin de me le dire, Cody. Seulement voilà, quand j'ai vu ces assiettes, quelque chose s'est brisé à l'intérieur de moi. J'ai pensé : "Bon, bon, si ça doit arriver très bien, mais pas ce soir, vraiment pas ce soir. Au moment où je viens d'acheter une robe de mariage, une seconde robe de mariage pour ma fille unique." Et alors, tu l'as vu, je me suis arrangée pour faire une scène de manière que ce dîner soit annulé. Exactement comme si j'avais tout prémédité, ce qui, évidemment, n'est pas le cas. Tu me crois, n'est-ce-pas ? Je ne suis pas aveugle. Je sais parfaitement quand je me conduis bêtement. Parfois je me vois de l'extérieur comme si j'étais sortie de mon corps et je regarde ce qui se passe, totalement détachée. "Maintenant, arrête", je me dis quelquefois mais c'est comme si j'étais... embrasée. Je dois poursuivre, je dois foncer. "Oui, oui, je vais m'arrêter, simplement je voudrais encore dire cette petite chose, juste cette petite chose en plus..." Cody, tu le sais, n'est-ce-pas, que je veux que vous soyez heureux tous les trois ? Bien sûr que je le veux. Et je ne vais pas empêcher Ezra d'épouser cette fille - bien que je ne ne voie pas ce qu'il lui trouve : un garçon manqué, pratiquement sans éducation. Elle arrive vraiment de la cambrousse, je me demande si elle savait ce que c'était que des chaussures - tu devrais jeter un coup d'oeil sur la plante de ses pieds un de ces jours. Ce que je veux dire, c'est que je n'ai jamais été une de ces mères qui essaient de garder leur fils pour elle. Franchement, je souhaite qu'Ezra se marie. Je le souhaite vraiment. Je veux que quelqu'un prenne soin de lui, tout particulièrement de lui. Toi, tu peux te débrouiller tout seul mais Ezra est si... je ne sais pas, tellement sans défense... Évidemment je vous aime tous les trois de la même manière, exactement de la même manière, mais... Tu vois, Ezra est tellement bon. Tu comprends ? De toute façon maintenant il a cette fille, cette Ruth et ça l'a complètement changé. Regarde-le quand elle entre dans une pièce avec son air fanfaron ou quel que soit le nom que tu donnes à cette allure qu'elle a. Il l'adore. Quand ils sont ensemble, ils ne pensent qu'à jouer, comme deux tourtereaux. C'est vrai, ils me font souvent penser à des tourtereaux se serrant l'un contre l'autre en gloussant, en sautillant autour de la cuisine. Ou alors ils écoutent ces Folk songs du Sud dont Ruth est absolument folle. Mais, dis-moi, Cody, tu me promets de ne répéter ça à personne. Tu me le promets, n'est-ce-pas ? Quelquefois, Cody, je reste là à les regarder et je me rends compte qu'ils croient qu'ils sont absolument uniques, les premières, les seules personnes au monde à avoir éprouvé de tels sentiments. Ils croient qu'ils seront éternellement heureux, que leur mariage ne ressemblera en aucune façon à ces unions médiocres, ennuyeuses, plates qu'ils voient autour d'eux. Ils ne se contenteront jamais de si peu. Ça me rend folle. Je n'y peux rien, Cody, je sais bien que c'est de l'égoïsme mais je n'y peux rien. J'ai envie de leur demander : "Mais pour qui donc vous prenez-vous ? Pensez-vous vraiment être uniques ? Pensez-vous vraiment que j'ai toujours été cette vieille femme acariâtre ?" Écoute, Cody, moi aussi j'ai été, à un moment de ma vie, unique pour quelqu'un. Il me suffisait d'étendre la main, de poser un doigt sur son bras au moment où il était en train de parler pour qu'il se taise brusquement, tout embarrassé. J'étais pleine d'espoir. On me courtisait. J'ai eu un mariage magnifique. J'ai eu trois grossesses merveilleuses. Chaque matin je me réveillais en pensant que quelque chose d'absolument parfait se produirait dans neuf mois, puis dans huit, puis dans sept... c'était comme si j'étais illuminée de l'intérieur. L'avenir me paraissait lumineux. Et lorsque vous étiez tout petits, eh bien, j'étais le centre de votre univers ! J'étais tout pour vous ! C'était maman par-ci, maman par-là et : "Où donc est maman ? Où est-elle partie ?" et lorsque vous rentriez de l'école : "Maman ? Est-ce que tu es là ?" Ce n'est pas juste, Cody. Franchement ce n'est pas juste. Maintenant je suis vieille et je passe sans que personne ne me remarque, une étrangère. Cette injustice m'est insupportable, Cody, mais je t'en prie, ne répète rien de ce que je t'ai dit aux autres."C'est un très long extrait (et on est même pas jeudi, tsss), mais je le trouve parfait. Beau, émouvant, et terriblement sincère. On ne peut pas dire que Pearl soit toujours dépeinte sous un jour sympathique, mais ce n'est pas moi qui lui jetterai la première pierre.Un roman qui m'a touchée au plus profond, en tant que fille, mère, soeur, belle-mère, belle-soeur (c'est dire si l'éventail des portraits est grand) et future grand-mère (pas tout de suite-tout de suite, non plus, hein). Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.47 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)