Le dernier baiser

CRUMLEY, JAMES

livre le dernier baiser
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/04/06
LES NOTES :

à partir de
9,70 €

SYNOPSIS :

« Quand j'ai finalement rattrapé Abraham Trahearne, il était en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le coeur d'une superbe journée de printemps. Trahearne en était à près de trois semaines de foire et de balade, et avec ses fringues kaki toutes fripées, le grand homme ressemblait
à un vieux soldat au bout d'une longue campagne qui essaierait de faire durer ses bières pour faire passer le goût de mort qu'il avait dans la bouche. » Ainsi débute Le dernier baiser, livre culte de James Crumley qui fit entendre, pour la première fois en France, la voix de l'un des plus grands auteurs contemporains de polar. Première enquête de C.W. Sughrue, ce chef-d'oeuvre aura marqué l'histoire du genre.
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C'est drôle, mais avec Le Dernier Baiser, j'ai su que je tenais un bon livre quand je me suis rendue compte qu'au bout d'à peine quelques dizaines de pages, j'avais très très très envie de boire du whisky en lisant le bouquin. Ou de la bière. Ou n'importe quoi d'alcoolisé pour accompagner les aventures de C.W. Sughrue, qui pourrait marquer sur son CV qu'il peut conduire des journées entières avec une bouteille à la main, de son encombrant acolyte aviné Trahearne, et du bouledogue Fireball, excellent pillier de bar. Bref, Le Dernier Baiser fait partir de ce type de livres dans lequel on plonge avec tellement de délices qu'on finit par attraper les gimmicks de ses personnages.Il parait que James Crumley est culte aux Etats-Unis, ainsi que la première phrase de ce roman (il suffit de taper The Last Good Kiss et Google propose automatiquement "first line" à la suite). En VO : "When I finally caught up with Abraham Trahearne, he was drinking beer with an alcoholic bulldog named Fireball Roberts in a ramshackle joint just outside of Sonoma, California, drinking the heart right out of a fine spring afternoon."Traduit chez nous, ça donne : "Quand j’ai finalement rattrapé Abraham Trahearne il était en train de boire des bières avec un bouledogue alcolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le coeur d’une superbe journée de printemps”.Voilà un bon aperçu de l'ambiance de ce livre qui démarre comme un bouquin de détective privé, évolue en road trip atypique, termine en histoire d'amour ravagée, avec une note mélancolique sur la tentation de l'auto-destruction. De l'action et du suspense ? Il y en a, mais finalement ce n'est peut-être pas l'objectif premier du livre. Son caractère se situe ailleurs, par exemple dans ce mélange détonnant d'humour revêche et un tantinet bon enfant à ses heures, et de noirceur cynique d’Amérique post-guerre du Vietnam. Ou dans ses personnages, attachants dans leur côté hors-normes, complètement exaspérants à d'autres moments pour la même raison. Et il y a bien entendu le style, ces phrases, qui donnent l'impression assez jouissive que James Crumley a du beaucoup s'amuser en écrivant ce livre. Exploratology / www.exploratology.com

Exploratology
02/08/16
 

Abraham Trahearne, écrivain de renom, a deux soucis dans sa chienne de vie: un goût prononcé pour la bibine qu'il partage généreusement avec son bouledogue alcoolique Fireball Roberts et une ex un peu trop collante. Lorsque ce dernier en panne d'inspiration décide qu'il est grand temps pour lui d'aller se changer les idées en allant écluser tous les troquets affichant ouvert à 500 bornes à la ronde, sa sublime répudiée, qui partage peu sa passion dévorante pour le coma éthylique, décide d'y mettre le holà en embauchant C.W.Sughrue et le missionnant de ramener fissa l'écrivain maudit à la maison !Caustique, corrosif, acéré, l'humour de Crumley donne le ton avec une couverture qui affiche d'entrée Drug Free Zone puis Gun Free Zone alors qu'il n'est question que de cela si l'on passe sur la pornographie, les secrets et rapports familiaux nauséabonds, les effluves de tord-boyaux qui transpirent de ce bouquin grisant et autres joyeusetés du même acabit.Première enquête de ce privé au nom à coucher dehors, ce qu'il fait régulièrement d'ailleurs puisqu'il est régulièrement dans l'incapacité de retrouver son plumard à 5gr, petit joueur va, et monstrueux enthousiasme en découvrant au fil de l'enquête tous ces portraits au vitriol. Lorsque quelqu'un tourne avidement les pages, le sourire du petit ravi de la crèche constamment vissé aux lèvres, c'est plutôt bon signe !Crumley est pour l'égalité des sexes car il n'épargne ni les hommes qui sont tous rien que des salauds, ni les femmes qui font rien que manigancer histoire de palper toujours un peu plus.Pourquoi lire Crumley ? Tout simplement parce que ce manuel de survie en milieu hostile est un hymne au polar racé baignant dans son jus d'ironie mordante.Le Dernier Baiser, celui du serpent, restera comme l'une de mes plus mémorables gueules de bois...

TurnThePage
02/02/14
 

Voici le premier volume de la (courte) série consacrée par James Crumley à son personnage C.W. Sughrue.Notre homme, vétéran du Viet Nam, est détective privé dans le Montana.Au début du roman, il attend nonchalamment le client lorsqu'il est contacté par Catherine Trahearne qui souhaite qu'il se lance à la poursuite de son ex-mari, Abraham Trahearne, poète et romancier, évaporé dans la nature pour une virée alcoolique de bar en bar d'une ville à l'autre, comme il en a l'habitude.Sughrue va finir par retrouver Trahearne mais sera mis sur la piste d'une femme disparue depuis dix ans, fille de la propriétaire du bouge dans lequel s'est arrêté notre écrivain en balade.Crumley campe une belle galerie de personnages, principaux comme secondaires, tous plus ou moins marqués par l'existence, et promène son héros sur les routes américaines dans une quête de vérité loin du voyage d'agrément.Trahearne a en commun avec Sughrue un besoin immodéré d'alcool, et tous deux ont de nombreux traits que l'on retrouvait chez l'auteur lui-même.Le détective est un personnage balloté par les événements et les gens qu'ils côtoient. Il mettra du temps avant de démêler l'affaire et de s'y retrouver dans cet imbroglio où chacun est perdu par ses sentiments. Maltese

Maltese
27/01/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.23 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : PHILIPPE GARNIER

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