Le dernier jour d'un condamne de victor hugo

HUGO, VICTOR ; SEVRAU, DIDIER

EDITEUR : HATIER
DATE DE PARUTION : 03/06/02
LES NOTES :

à partir de
3,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Des clés pour lire l'oeuvre Le résumé et des repères pour la lecture
d'un condamné énigmatique Le monologue intérieur Un réquisitoire contre la peine de mort Une dimension fantastique
3 personnes en parlent

Si je n’avais pas dû lire ce livre pour l’école, je ne l’aurais certainement pas lu. Pas parce que je n’aime pas les livres plus classiques mais tout simplement parce que le résumé ne me donnait pas envie de le lire. Je n’étais donc pas du tout attirée par ce livre mais je ne m’attendais tout de même pas à le détester à ce point.Victor Hugo luttait contre la peine capitale et ça se ressent vraiment dans ce roman. Il est écrit à la première personne, comme un journal intime et j’ai trouvé que c’était une bonne idée mais j’ai très vite compris que c’était une erreur car on a le point de vue du condamné, il nous décrit les lieux, les autres personnages ainsi que les évènements mais du coup, j’ai eu l’impression que ce qu’il disait n’était pas objectif, je me disais qu’il pouvait tout tourner à sa manière.Déjà, il faut savoir que, dans ce livre, il ne se passe quasi rien, l’homme nous dit simplement ce qu’il pense, ça s’arrête là. Du coup, on ne le connait pas, on ne sait absolument rien de lui à part qu’il a une fille et une femme… Le plus dérangeant est le fait qu’on ne sait pas vraiment ce qu’il a fait, il fait allusion à un meurtre mais on n’en sait pas plus. Peut-être que si on avait eu plus de détails sur qui est ce condamné, je me serais attachée à lui, j’aurais ressenti de la peine mais là, absolument pas.La chose que j’ai le plus détestée dans ce livre, c’est la mauvaise foi. L’homme se plaint tout le temps et il va jusqu’à dire que sa famille sera malheureuse s’il meurt. J’ai été vraiment choquée parce que, pour moi, ceux qui sont les plus malheureux, c’est la famille de la personne qu’il a tué. A aucun moment, il ne dit qu’il regrette son geste, qu’il n’aurait pas dû, non, il se lamente encore et encore !Ce roman m’a semblé difficile puisque, malgré les phrases courtes, il est assez dur à comprendre, le vocabulaire est assez poussé. Je pense que je n’ai pas de réel lacune en vocabulaire et pourtant, j’ai vraiment dû m’arrêter à chaque phrase, bien réfléchir à ce que ça voulait dire, ce n’était donc pas facile et ça m’a donné l’impression que le livre était trois fois plus long…Une énorme déception aussi sur la fin, je me demandais s’il allait finalement ne pas être tué ou alors si oui, il allait vraiment mourir et PFIOU, c’est fini. On dirait que l’auteur a coupé un morceau de son histoire pour vite terminer le livre. La fin arrive quand on s’y attend le moins, vraiment comme s’il en avait marre et qu’il voulait mettre un point final quelque part.Ce roman m’a, pour être honnête, vraiment ennuyé, j’attendais vraiment la fin avec impatience mais bon, elle aurait quand même pu être un peu plus travaillée à mon goût. Je trouve dommage que les victimes ne soient pas un peu plus au centre de ce genre de romans. Je comprends l’acte de lutter contre la peine de mort mais je trouve que Victor Hugo est allé un peu trop loin dans la défense du bourreau. Je trouve dommage qu’il n’ait pas un peu plus parlé de la victime, de sa famille, des conditions de sa mort, … car, personnellement, j’ai eu plus de peine lorsque le condamné a parlé brièvement du meurtre qu’il a commis plutôt que lorsqu’on apprend qu’il est mort.Pour toutes ces raisons, je lui accorde la note de 1/5 !

Virgilit
27/09/14
 

Il n'a ni nom , ni crime défini mais dans six semaines , il sera guillotiné . Hugo fut souvent le témoin d'éxécutions capitales . Toute sa vie , il combattit ardemment la peine de mort . Il écrivit ce court mais intense récit à l'age de 27 ans . Sa parution en 1829 souleva un véritable tollé . Cependant , nombreux furent les pays abolitionnistes ( Colombie , Portugal... ) a lui rendre un hommage vibrant pour leur avoir ouvert la voie . La graine est desormais semée et nombreux seront les porte drapeau de renom ! En effet , Jaures , Dostoievski , Camus , Robert Badinter ( qui réussira à en obtenir l'abolition en 1981 , il ya juste 30 ans ! 30 ans seulement ! ) s'y opposeront farouchement , parfois avec succes...Le dernier jour d'un condamné est d'une force rare ! L'empathie et l'identification que suscite un tel monologue ne peut laisser insensible . L'on partage les états d'ame d'un condamné sans avenir ; le questionnement d'un sursitaire en proie à la terreur face au chatiment qui lui est réservé loin de ceux qu'il aime et qu'il ne chérira plus ; la torture psychologique engendrée par un compte à rebours désormais inéluctable égrénant les jours , les heures , les minutes beaucoup trop rapidement à son gout . Ah , pouvoir arreter le temps... Et cette question qui ne cesse de le tarauder , quid de la souffrance ?Le condamné égrenera une palette de sentiments . De l'acceptation a la panique la plus complete en passant par le fol mais vain espoir d'une grace royale . Si Hugo condamne de telles pratiques , il jette également l'opprobe sur tout un peuple qui vient assister à cela comme l'on vient au spectacle . Indécence terrifiante de l'humain qui vient se réjouir de la mort de l'un des siens . Un theme fort traité magistralement !Pour peu que vous soyez curieux de ce que l'on peut ressentir dans une telle situation , Le Dernier Jour d'un Condamné devrait pleinement répondre à vos attentes ! Pour peu que celles-ci n'excedent pas six semaines...Chiffres Amnesty International 2010 : - 23 pays ont procédé à des éxécutions .- 17833 personnes etaient sous le coup d'une peine capitale . - Méthodes utilisées : décapitation , électrocution , pendaison , injection létale , fusillade . - Officiellement , de 714 en 2009 , l'on serait passé à 527 en 2010 .Officieusement , la Chine aurait éxécuté des milliers de prisonniers en 2010 mais garde le secret absolu sur son application de la peine de mort . Le 25 Février 2011 , elle aurait voté un amendement au code pénal qui retire 13 crimes passibles de la peine capitale . Désormais , 55 crimes sont passibles de la peine de mort au lieu de 68...Cynisme quand tu me tiens...

TurnThePage
03/11/13
 

Hugo se dresse contre la peine de mort dans ce récit des dernier jours d'un condamné dont on ignore le nom et le crime... On sait qu'il a une jeune enfant, mais rien d'autre. A lire!

Arfirith
24/08/12
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.12 kg

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